Cambodge Mag

Premier magazine francophone au Cambodge

Cambodge Mag

Premier magazine francophone au Cambodge

Cambodge Mag

Premier magazine francophone au Cambodge

Cambodge Mag

Premier magazine francophone au Cambodge

Cambodge Mag

Premier magazine francophone au Cambodge

jeudi, avril 20, 2017

Cambodge - Parcours : San Kosal, tout jeune Secrétaire Général du CMK

‘’…Alors que je devais faire un choix pour mes études, j’avais déjà compris que le Cambodge aurait rapidement besoin de cadres supérieurs dans le secteur des services, c’est pour cette raison que je me suis orienté très tôt vers la banque et la finance…’’, annonce, tout souriant, dans un français parfait, et ravi de partager son parcours, San Kosal, Secrétaire Général du Crédit Mutuel Kampuchéa. 

San Kosal, Secrétaire Général du Crédit Mutuel Kampuchéa
San Kosal, Secrétaire Général du Crédit Mutuel Kampuchéa
A peine âgé de 31 ans, le jeune cadre a gravi les échelons de l’établissement financier en quelques années seulement :’’… Je l’ai rencontré à son retour au Cambodge en 2014 et, j’ai rapidement été séduit par son profil, son expérience et sa double culture. Embauché au Crédit Mutuel Kampuchea en novembre 2014 au département des Ressources Humaines, il s’est rapidement distingué par son professionnalisme, et surtout son esprit d’initiative, une qualité encore rare parmi les jeunes cambodgiens. Malgré son jeune âge, il a donc rapidement gravi les échelons jusqu’à être promu Secrétaire Général du CMK, membre du Comité de Direction en janvier 2016…’’, explique Michel Kindbeiter, le Directeur Général de l’établissement…’’.

Vrai que le parcours du jeune cadre cambodgien révèle tous les aspects d’une réelle et forte ambition mais, posée et soigneusement mesurée. Alors qu’il passe son baccalauréat au Lycée de Toul Tom Poung, San Kosal choisit aussi d’apprendre n même temps le français à l’Institut Français de Phnom Penh, un apprentissage qu’il qualifie de difficile, mais indispensable pour pouvoir continuer ses études : ‘’…Je voulais partir étudier en France, j’ai une tante qui vit à Paris, c’était plus facile pour moi. C’est donc là-bas que j’ai passé mon premier diplôme, un BTS Banque. Puis, j’ai enchaîné avec une Licence en banque, finance et assurance et, ensuite avec un Master de la même filière, à l’université de Paris Nord…’’, déclare le jeune homme. Diplômes en poche, San décroche quelques contrats avec le Crédit Mutuel et BNP Paribas, mais il se heurte aux exigences administratives métropolitaines : ‘’ Alors que j’avais un titre d’étudiant, Il m’était  très difficile d’obtenir une autorisation de séjour permanente et de travailler en France, je savais aussi que le marché était plutôt étroit pour les jeunes diplômés étrangers…mais ce n’était pas trop grave pour moi, je comptais revenir au pays, donc  c’est ce que j’ai fait en 2014, après dix ans passés en France…’’, raconte-t-il. 

Bien lui  en a pris, ainsi qu’il le prévoyait, le pays est en pleine croissance et manque de cadres supérieurs cambodgiens : ‘’…le royaume  connait aujourd’hui une croissance de 7%, c’est un pays d’opportunités pour les jeunes générations. C’est la première fois qu’il y a autant de perspectives pour les diplômés de bon niveau, c’est un marché bien plus attrayant qu’auparavant…’’, explique-t-il en ajoutant que son projet professionnel n’est pas la seule raison de sa satisfaction d’être revenu vers sa terre natale : ‘’…C’est un pays ou le coût de la vie est très acceptable, c’est aussi assez facile de voyager depuis le Cambodge vers les pays d’Asie, donc je me sens bien ici…’’. A son retour de France, San Kosal va répondre à une petite annonce pour un poste disponible au CMK et intégrer l’établissement financier sur un poste administratif au département des Ressources Humaines dans un premier temps. S’il gravit rapidement les échelons grâce à ses compétences, San avance également l’environnement de l’entreprise qui, selon lui, concoure largement à sa satisfaction professionnelle :’’..Le CMK est un réseau étendu et performant, mais qui reste à une échelle humaine, il y a une excellente ambiance au sein du groupe, c’est important. C’est aussi un établissement ou les possibilités de carrière sont plus accessibles que dans  une banque de plus grande taille avec des décideurs enfermés dans une tour d’ivoire. Le coté humain et le relationnel sont importants au CMK et c’est très appréciable. J’apprécie aussi, bien sur, la confiance que m’a accordé la direction en me confiant un poste à responsabilités, une position valorisante, ce n’est pas négligeable non plus…’’, déclare le jeune homme. 

San Kosal avec des collègues : ‘’…Il y a un bon esprit au CMK, c’est important…’’
San Kosal avec des collègues : ‘’…Il y a un bon esprit au CMK, c’est important…’’
San Kosal est aujourd’hui Secrétaire Général du CMK, il a notamment en charge la « vie sociale » comprenant les relations avec les élus des sociétaires (administrateurs), la constitution des conseils d’administration des Caisses locales et les assemblées générales. Le Secrétaire Général a aussi en charge la logistique au sens large, comprenant les relations avec les fournisseurs, les achats et appels d’offres, le parc matériel et immobilier etc. Enfin, c’est lui qui est en relation avec les autorités et qui gère les affaires juridiques tout comme l’ensemble de la correspondance officielle de l’entreprise. Le poste est donc une responsabilité assez lourde pour les épaules du cadre cambodgien, pour qui sa direction ne tarit pas d’éloges : ‘’ …Très bien intégré dans l’entreprise, San Kosal est respecté pour son sérieux et pour les excellentes relations qu’il entretien avec l’ensemble des personnels. Nul ne doute qu’il progressera encore au sein de notre entreprise et qu’il fera partie des cadres qui auront demain la responsabilité de présider aux destinées du CMK…’’, indique son directeur, Michel Kindbeiter.

San Kosal est respecté pour son sérieux et pour les excellentes relations qu’il entretien avec l’ensemble des personnels
San Kosal est respecté pour son sérieux et pour les excellentes relations qu’il entretien avec l’ensemble des personnels
Quant à la vie privée de San Kosal : ‘’…Je ne suis pas quelqu’un qui sort beaucoup, je dîne dehors le soir de temps en temps avec quelques amis, mais vous ne me verrez pas beaucoup dans les boites de nuit…J’aime aussi le sport, le tennis de table en particulier, même si je ne suis pas encore très bon…et, comme je l’ai déjà dit, j’aime voyager vers les pays de la région…’’. Indique San avec son sourire  qu’il n’aura jamais quitté durant l’entretien, sourire d’un Cambodgien heureux et ambitieux, qui file aussi le parfait amour avec une jeune  Cambodgienne, épousée il y a quelques mois, et  rencontrée au CMK…Il y a des signes qui ne trompent pas.


jeudi, avril 13, 2017

Cambodge - Cuisine : Secrets de Citronnelle Khmère avec le Chef Luu Meng

Il en parle comme d’un bon vin, la sent, la frôle entre ses doigts, la décortique, cherche les arômes…Chef Luu Meng (Restaurant Malis) ne cache pas sa passion pour la citronnelle de son pays  : ‘’…Un composant clé de la cuisine cambodgienne, et même asiatique, depuis si longtemps…’’, annonce-t-il, avant de déclarer avec une pointe de fierté : ‘’…La citronnelle cambodgienne est assez unique, elle pousse facilement dans le pays, il n’existe pas de culture intensive avec utilisation d’engrais ou de pesticides, elle est donc saine et naturelle à 100%. Il existe d’autres citronnelles intéressantes dans les pays de la région mais, à chacun de mes déplacements professionnels, j’apporte de la citronnelle locale car elle est unique, et cela fait sourire mes collègues étrangers qui s’étonnent et me disent qu’eux aussi ont de la citronnelle…mais je préfère utiliser celle du Cambodge…’’.

Chef Luu Meng : La citronnelle cambodgienne est unique
Chef Luu Meng : La citronnelle cambodgienne est unique
De son appellation scientifique, La Cymbopogon cambogiensis regroupe les citronnelles du Cambodge, de la Thaïlande et du Vietnam parmi les cinquante-cinq variétés existantes à travers le monde. C’est au 17ème siècle seulement qu’est apparu le commerce de la citronnelle depuis les Philippines vers le vieux continent. Mais l’Asie utilisait cette herbe depuis plusieurs siècles, en Inde et en Chine pour ses vertus thérapeutiques et aussi pour la cuisine. Au Cambodge, elle serait utilisée depuis très longtemps également. Les Khmers la faisaient pousser autour de leur foyer pour éloigner les moustiques et l’utilisaient déjà abondamment dans leurs recettes locales. L’histoire lointaine suggère que ce sont les Indiens qui auraient enseigné  les techniques d’utilisation de la citronnelle dans les préparations culinaires aux javanais, qui les auraient ensuite transmises aux Khmers.

La Cymbopogon cambogiensis
La Cymbopogon cambogiensis
Les Cambodgiens ont ainsi appris l'art de mélanger les épices en une pâte aromatique à l'aide de nombreux ingrédients locaux comme la citronnelle bien entendu, mais aussi le galangal, l'ail, les échalotes, la coriandre et les feuilles de kaffir, y ajoutant également de la cardamome, de l’anis, des clous de girofle, de la cannelle, du gingembre et du curcuma, constituant ainsi un mélange d'épices très particulier et complexe appelé le kroeung, toujours couramment utilisé dans la cuisine cambodgienne. 

Amok de poisson préparé pour les convives du Malis. Ce plat traditionnel est fait avec des filets de poisson marinés dans une pâte de curry et de citronnelle, cuits ensuite à la vapeur dans un panier de feuilles de bananier, servi avec du riz au jasmin.
Amok de poisson préparé pour les convives du Malis. Ce plat traditionnel est fait avec des filets de poisson marinés dans une pâte de curry et de citronnelle, cuits ensuite à la vapeur dans un panier de feuilles de bananier, servi avec du riz au jasmin.
Mais la citronnelle n’est pas seulement un ingrédient parmi d’autres dans la préparation du Kroeung : ‘’ …En fait, il y a trois types de citronnelle à utiliser pour un seul plant…’’, explique Chef Luu Meng, la partie inférieure de couleur blanche, très concentrée en arômes, sera utilisée pour les préparations dites fortes à cuisson lente comme le curry local par exemple. Les parties supérieures, plus légères seront utilisées pour les sauces, pour accompagner les plats à base de nouilles mais aussi les desserts, comme nous le faisons au restaurant Malis. C’est l’avantage de la citronnelle, elle offre plusieurs niveaux d’arômes et sa dominante citronnée permet de l’utiliser tant pour les plats principaux que pour les desserts…’’.

Plusieurs sauces à base de citronnelle, pour les nouilles (couleur jaune) et le curry (couleur rouge)
Plusieurs sauces à base de citronnelle, pour les nouilles (couleur jaune) et le curry (couleur rouge)
La base des tiges fraîches, coupée en rondelles, peut également servir pour aromatiser les salades, marinades, et soupes afin de donner un léger goût citronné aux plats La citronnelle est aussi utilisée localement pour préparer thés et infusions : ‘’…C’est une herbe absolument fascinante pour cuisiner car elle peut servir de condiment principal mais se marie très bien avec d’autres épices et saveurs ;elle a aussi, c’est bien connu, des vertus thérapeutiques. Une bonne infusion de citronnelle cambodgienne fraîche aidera à faire tomber une fièvre, c’est aussi une herbe qui aide à éliminer les toxines.  Aujourd’hui, on l’utilise beaucoup dans les clubs de sports pour les saunas et bains de vapeur. Il y a beaucoup d’autres utilisations avec des variantes ailleurs, mais au Cambodge, les deux principales utilisations traditionnelles restent le Kroeung, les sauces et les infusions …’’, explique Luu Meng…avant de conclure : ‘’…C’est vrai qu’elle n’a pas une apparence très sexy, mais la citronnelle de mon pays est pleine de qualités et c’est pour cela qu’elle reste et restera pour longtemps, je l’espère, un composant majeur de notre cuisine…’’.

Chef Luu Meng : La citronnelle de mon pays est pleine de qualités
Chef Luu Meng : La citronnelle de mon pays est pleine de qualités

jeudi, mars 30, 2017

Siem Reap : Arrestation du faux docteur Howard Spike...

Cambodge Mag avait soulevé l'affaire Howard Pike en 2014 alors que nombre de voix s'étaient élevées à l'époque dans Siem Reap contre les pratiques d'Andrew Howard John Pike, un Australien de 57 ans qui officiait dans la province comme médecin de campagne au travers d'ONG qu'il montait lui-même. Des pétitions avaient circulé sur le web et quelques recherches avaient montré que le prétendu médecin avait déjà été condamné pour escroquerie alors qu'il résidait encore en Australie. Ces recherches avaient montré également que l'arrogant praticien n'avait jamais fait d'études de médecine, ni même d'infirmier ou d'une quelconque filière de santé...ci-dessous, la une de Cambodge Mag en 2014 sur l'affaire Pike.

La une de Cambodge Mag en 2014 sur l'affaire Pike
Se faisant volontiers prendre en photo armé d'une seringue lors de ses tournées provinciales à l'époque, Howard Pike avait lancé plusieurs crowdfunding en ligne et réussi également à soutirer plusieurs milliers de dollars ici et là, pour le bénéfice de ses ''ONG''. Lorsque nous nous sommes intéressés à ce fait-divers, Howard Pike promettait alors de sérieuses représailles à tous ceux, y compris Cambodge Mag, qui publieraient des informations le concernant. Et il avait mis ses menaces en route et, nous avions du avec plusieurs autres, faire machine arrière et effacer nos publications pour éviter des ennuis avec un sociopathe. Ensuite, l'homme avait tenté de se faire interviewer, prétextant qu'il était victime d'une machination, que le Pike condamné en Australie était un homonyme... Il avait ensuite inondé nos messageries d'envois indigestes d’enregistrements de conversations durant lesquelles il tentait de montrer qu'il était un gentil victime de méchants...Aujourd'hui, la presse locale rapporte l'arrestation du sieur Pike, suite à la plainte de son propriétaire. Le dit-propriétaire, M.Borin avait déjà tenté de se faire entendre déjà en 2015 et se plaignait du manque d'action des autorités. Pike devrait plus de 8000 dollars à son propriétaire, aurait fabriqué des faux documents l'attestant comme propriétaire, et aurait également commis quelques autres indélicatesses à hauteur de quelques dizaines de milliers de dollars dans la région. Il est aujourd'hui sous les verrous, à la prison provinciale de Siem Reap.


Sihanoukville : Visite des marins Kiwis

Arrivée aujourd'hui du navire de la Marine royale néo-zélandaise, HMNZS Endeavour,  qui a accosté au port autonome de Sihanoukville ce matin pour une visite de courtoisie de six jours au Cambodge. Photographies par Ngo Somony.

Sihanoukville : Visite des marins Kiwis
Sihanoukville : Visite des marins Kiwis
Sihanoukville : Visite des marins Kiwis



Cambodge - Japon : Nouvelle contribution japonaise de 140 millions

Le Japon vient d'attribuer officiellement une série d'aides non-remboursables et un prêt pour une valeur globale de 140 millions de dollars US. Ces accords de prêt (98 millions) et de subventions (42 millions) ont été signés entre Prak Sokhonn, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et Horinouchi Hidehisa, ambassadeur japonais, et entre Aun Porn Moniroth, ministre d’Etat et ministre de l’Economie et des Finances, et Yuichi Sugano, nouveau représentant en chef de la JICA au Cambodge, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, à Phnom Penh.

Nouvelle contribution japonaise de 140 millions. Photographie par  Chim Nary & Khem Sovannara
42 millions de dollars sont des aides non-remboursables pour la mise en œuvre du projet de protection contre les crues dans la capitale de Phnom Penh (phase IV), du projet d’amélioration de l’hôpital provincial de référence de Battambang, et du projet d’expansion du réseau d’approvisionnement d’eau potable dans la province de Kampong Thom. Le prêt de 98 millions de dollars servira à soutenir le projet d’amélioration de la portion Battambang-Sisophon de la Nationale 5 (section II).

S’exprimant à cette occasion, Prak Sokhonn a déclaré que cette aide publique au développement (APD) jouerait un rôle clé dans la promotion du développement socio-économique au Cambodge et dans l’amélioration du niveau de vie des Cambodgiens. Il a également exprimé sa gratitude au gouvernement et au peuple japonais pour le soutien continu apporté au Cambodge.
Avec C. Nika - AKP Phnom Penh, mars 2017 –


Spectacle : Amour, Crocodiles, Vengeance et Rédemption avec Sophiline Cheam Shapiro

Le célèbre «A Bend in the River» du Sophiline Arts Ensemble revient sur la scène de l'emblématique théâtre Chaktomuk de Phnom Penh, du vendredi 31 mars au dimanche 2 avril. "A Bend in the River" est un ballet enchanteur mariant l'amour, les crocodiles, la vengeance et la rédemption. Sophiline, la créatrice, a été inspirée par conte qu'elle a lu lorsqu'elle était adolescente. Il s'agit d'une jeune fille, Kaley, naviguant sur la rivière avec sa famille, vers la maison de futur mari. Avant de se rendre au mariage, Kaley et sa famille sont attaqués par un crocodile nommé Moha. Avant de rendre son dernier souffle, Kaley fait le serment de se réincarner en crocodile pour venger sa famille...

«A Bend in the River» en 2014, du Sophiline Arts Ensemble. Photographie fournie
«A Bend in the River» du Sophiline Arts Ensemble. Photographie fournie
Cette chorégraphie est conçue et dirigée par Sophiline Cheam Shapiro, les grandes marionnettes de crocodile en rotin sont confectionnées le sculpteur Pich Sopheap, la musique originale pest de Him Sophy, les costumes viennent du designer San Vannary.

Voir un extrait : 


Vendredi 31 mars et samedi 1er avril à 19 heures.
Dimanche 2 avril à 16 h.
Les billets sont à 25 $, 20 $, 15 $, 10 $ et 5 $ et sont disponibles au théâtre depuis le 25 mars.

Photographie - People - Event : Inauguration du projet Serene Villas

Inauguration du projet Serene Villas à Phnom Penh. Cette page People - Event vous est offerte par le photographe spécialiste de l’événementiel et de la mode, Jérémie Montessuis - Film Noir Studio. Pour consulter la totalité du reportage photo, cliquer ici.

Photographie par Jérémie Montessuis - Film Noir Studio
Photographie par Jérémie Montessuis - Film Noir Studio
Photographie par Jérémie Montessuis - Film Noir Studio
Photographie par Jérémie Montessuis - Film Noir Studio
Photographie par Jérémie Montessuis - Film Noir Studio
Photographie par Jérémie Montessuis - Film Noir Studio
Photographie par Jérémie Montessuis - Film Noir Studio
Photographie par Jérémie Montessuis - Film Noir Studio


Cambodge - Initiative : Premiers masques anti-pollution efficaces

"...Nos masques ne sont pas la solution à la pollution de l'air dans Phnom Penh...ils sont comme des gilets de sauvetage pour aider les gens à se secourir...", déclare déclare Veasna Srey, Franco-Khmer revenu au pays en 2016,  dans un reportage de CNA consacré à la mise sur le marché du premier masque anti-pollution efficace à Phnom Penh. Chaque jour, des millions de personnes à Phnom Penh remplissent leurs poumons d'air pollué. Chaque fois qu'ils respirent (environ 30 000 fois par jour pour un adulte), leur système respiratoire s'expose à ces polluants nocifs  présents au dessus de la ville. Certains d'entre eux sont si fins qu'ils peuvent atteindre les parties les plus profondes des poumons et peuvent ainsi devenir gravement nuisibles à la santé, voir conduire au décès sur le long terme : ''...C'est comme si vous mangiez le même poison tous les jours; Vous ne le sentez pas maintenant, mais vous en paierez les conséquences plus tard...'', déclare Veasna Srey à CNA.

 Premier masque anti-pollution efficace à Phnom Penh. Capture d'écran

Voyant qu'il n'existait pas de matériel adapté face à l'augmentation de la pollution citadine liée à l'explosion du nombre de véhicules ces dernières années, et voyant aussi que les pouvoirs publics ne prenaient pas encore de mesures anti-pollution, le jeune créateur a décidé de créer des masques efficaces et, avec un prix de vente abordable ; en effet, les masques de protection importés coûtent aux alentours de cinquante dollars US et ne sont donc pas accessibles à la majorité des Cambodgiens.

Sa start-up KamasK a donc créé et mis sur le marché deux modèles abordables vendus huit et dix dollars US pièce. L'un d'entre eux peut piéger les particules fines telles que les particules de combustion, les composés organiques et les métaux, tandis que l'autre peut capturer les particules les plus fines. Selon Veasna, ils sont les premiers de leur genre à être fabriqués par une société cambodgienne. Le filtre contient du charbon de bois actif et des micro fibres qui peuvent être portées pendant 70 heures. ''...Notre but est de les rendre accessibles aux Cambodgiens. J'ai grandi en France mais je suis né cambodgien. Je veux donc aider les Cambodgiens à se protéger », conclut Veasna.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les concentrations annuelles moyennes de PM2,5 dans une ville ne devraient pas dépasser 10 microgrammes par mètre cube d'air (μg / m3). Dans la capitale cambodgienne, cependant, les données de l'OMS montrent qu'elles peuvent aller jusqu'à 25 μg / m3 par an. Et, sur 180 pays dans le monde, sa qualité de l'air se classe 148ème dans l'indice de performance environnementale. "...La pollution de l'air à Phnom Penh a augmenté, mais le niveau est encore acceptable...", déclare portant Thiv Sophearith, directeur du Département de la qualité de l'air et de gestion du bruit du ministère de l'Environnement, ajoutant que le ministère de l'Environnement travaillera avec le ministère des Transports dans la surveillance et la réduction de la pollution causée par les transports.

Voir le reportage de CNA




Noeuy, vaincre la polio et l'abandon

Atteinte de la polio à l’âge de trois ans et abandonnée ensuite par le système scolaire, la jeune Noeuy, originaire du Ratanakiri, a bénéficié l'année dernière d'un programme de réadaptation pilote dit Life Skill, mis en place par une ONG (USAID) en partenariat avec le ministère de l'éducation, dans plusieurs provinces du Cambodge. La technique du Life Skill consiste, globalement, à tenter d'utiliser toutes les ressources et potentiels des enfants en difficulté pour s'adapter au mieux à leur environnement et au marché du travail, en fonction de leurs possibilités.

Noeuy en plein travail
En fait, les bénéficiaires du projet, qui existe depuis 2012, ont une évaluation et un suivi qui les aident à parfaire leur formation pour ensuite suivre des ateliers de formation plus ciblés et qui correspondent au mieux à leurs aspirations et à leurs possibilités, physiques ou intellectuelles.''.. L'autre élément déterminant dans la prise en charge reste également le marché du travail, expliquent les éducateurs, il n'est pas question de préparer quelqu'un pour travailler dans un secteur qui n'est pas fiable ou saturé...''

Noeuy devant son magasin
En ayant suivi le programme implémenté par le ministère, mais probablement aussi grâce à une volonté farouche, la jeune fille a pris confiance en elle, a suivi une formation aux soins de beauté et a ensuite décidé d'ouvrir son petit business de soins de beauté et de vente de cosmétiques dans son village. Noeuy gagne aujourd'hui entre deux et trois dollars par jour, ce qui est peu mais suffisant pour vivre à peu près correctement dans son petit village du Ratanakiri où elle continue de vivre en famille.

463
Noeuy en famille
Photos par Mom Chan Dara Soleil - AKP Rattanakiri

Photographie - Beauté du Jour : Jen

Trois cliché de la belle Jen (nom d'emprunt...), qui aime la mer, la montagne, les cascades et les deux-pièces élégants... Série de Photographies réalisée par Marc Chandra 

Beauté du Jour : Jen par Marc Chandra (cc)
Beauté du Jour : Jen par Marc Chandra (cc)
Beauté du Jour : Jen par Marc Chandra (cc)
Beauté du Jour : Jen par Marc Chandra (cc)