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vendredi, avril 28, 2017

Cambodge - Prak Sokhonn : Le Cambodge est prêt à travailler avec les Etats-Unis...

Alors que le royaume entretien des relations quelque peu houleuses avec le gouvernement américain depuis l'arrêt des exercices militaires communs, les problèmes de dettes de guerre et l'accord de rapatriement Cambodge- USA, Le ministre d’Etat et ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Prak Sokhonn, a affirmé que le Cambodge était toutefois prêt à travailler avec le nouveau gouvernement américain pour renforcer et élargir la coopération entre les deux pays dans tous les secteurs sans exception.

Prak Sokhonn,  ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale
Le chef de la diplomatie cambodgienne a fait cette déclaration lors de son entretien avec W. Patrick Murphy, assistant adjoint du secrétaire d’Etat américain pour les affaires de l’Asie de l’Est et du Pacifique, à Phnom Penh hier après-midi, a rapporté Chum Sounry, porte-parole du ministère. Prak Sokhonn a également souligné les bonnes relations entre le MAE-CI et l’Ambassade des Etats-Unis au Cambodge. Toutefois, de récentes fuites de documents provenant de l'administration Trump laissaient envisager la possibilité d'un arrêt de l'aide au développement pour l'ensemble des pays soutenus par les USA, ce qui affecterait aussi le Cambodge. Le ministre cambodgien des Affaires étrangères a considéré la visite de M. Murphy comme une bonne occasion de discuter de la coopération bilatérale, des questions régionales et, en particulier, de celle concernant la péninsule coréenne. Prak Sokhonn  a appelé à l’élimination des armes nucléaires dans la région et au respect des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.
Avec AKP Phnom Penh, 26 avril 2017 –

Cambodge - People - TV : Srey Oun, jugée trop sexy, sanctionnée par le ministère de la culture

Srey Oun aka Denny Kwan, 24 ans, vient de recevoir une interdiction d'un an de se produire à la télévision ou dans tout autre média par le ministère de la Culture et des Beaux-Arts. Le motif : la jeune actrice aurait enfreint le code de bonne conduite qu'elle avait promis d'adopter il y a un an alors que le ministère l'avait convoquée déjà, pour les mêmes raisons, des tenues et poses qu'elle affiche sur les réseaux sociaux, jugées provocatrices et trop sexy selon les censeurs. 

Srey Oun aka Denny Kwan. Photographie par Pu Samu
Ce n'est pas la première fois que la Cambodgienne attire l'attention sur les réseaux sociaux. Il y a quelques temps, elle était apparue au mariage de son frère dans une tenue qui avait déclenché les passions, souvent hypocrites, sur ces mêmes réseaux. Bien qu'elle ait déclaré à la presse locale de ne pas se soucier de cette décision quant à son avenir professionnel, elle prétend être à l'abri de tout besoin financier, on peut se demander si cette ultime provocation n'est pas une occasion d'attirer un peu plus l'attention. C'est une hypothèse car d'autres actrices légèrement sur le déclin ont souvent adopté ce type d'attitude quand ce ne sont pas tentatives de suicides ou crises de larmes publiées en direct.

Srey Oun aka Denny Kwan. Photographie par Pu Samu
A force de dévoiler, littéralement, sa (ses) plastique(s) se voit donc privée d'accès à l'écran pendant douze mois pour avoir ignoré les sermons du ministère. Éventuellement, il est à souligner que l'artiste était beaucoup plus jolie et naturellement attirante il y a quelques temps avant qu'elle ne décide de se mettre à la peinture et
de jouer alternativement les flamboyantes rousses et les blondes platine. Ainsi va le show-biz au Cambodge...


Phnom Penh - Gastronomie - Topaz : Li Yingying, j'ai dîné avec les stars...

Episode 4 de la série ''Dine with the Stars '', consacré à la venue du chef étoilé Michelin Nicolas Isnard, et dont le talent était soumis hier soir à l'épreuve du palais, souvent exigeant, des clients du Topaz à Phnom Penh. L’événement a fait salle comble et, parmi les convives, se trouvait Li Yingying, rédactrice en chef de la revue Enjoy Cambodia, un magazine de divertissement imprimé en langue chinoise et largement distribué à travers le royaume. Si la clientèle d'affaires chinoise fréquente à présent régulièrement l'établissement, il était plutôt intéressant de connaitre les réactions d'une journaliste spécialisée, grande amatrice de vins français et dont c'était la deuxiéme expérience seulement avec un chef étoilé, la précédente était avec Christian Peyre, au Topaz également. Nous lui avons alors demandé son avis, sur chacun des plats préparés par Nicolas Isnard.

 Li Yingying, Rédactrice en chef du magazine Enjoy Cambodia
Nous lui avons demandé ses impressions, mais aussi d'attribuer une note de 1 à 5 sur chacun de ces plats concoctés par le chef Isnard : ''...Ne vous attendez donc à aucune complaisance, si j'aime je le dirai, si j'aime moins je le dirai également...'', annonce d'emblée Li, toute souriante alors qu'elle se fait servir le premier plat, une sélection d'amuse-bouches accompagnée d'un Champagne brut Duval Leroy, suivie d'une fricassée de pieds de cochon avec escargots et truffes noires, servie avec un Sillage de Malartic 2011...

 Li Yingying, Rédactrice en chef du magazine Enjoy Cambodia
Li photographie les plats avec son Huawei, vérifie le menu, déguste avec précaution, tente d'identifier les saveurs, revérifie le menu...termine lentement, prends quelques notes. Le premier test est concluant, elle attribuera  une note de 5/5 aux deux plats, ajoutant : ''C'est très bon...mais, vous savez, même si j'ai beaucoup voyagé en Europe, le style français est toujours surprenant pour une pure asiatique, au moins la la première fois. Dans ma région natale, nous avons l'habitude de déjeuner ou dîner autour d'une table sur laquelle abondent plats épicés et plutôt chargés en huile, et chacun se sert, sans ordre particulier. Ici, je goûte une cuisine bien plus raffinée à l'évidence, et je vois un ordre de plats vraiment bien établi, cela peut surprendre...quant aux vins...I love it...'', précise-t-elle ravie alors qu'arrive l'entrée, un tartare de Saint-Jacques avec concombre et pomme Granny Smith, qui sera suivie d'un mérou avec poireaux, kumquat et sauce cacahuète, ce dernier allongé avec un Hugel Riesling Classic 2014.

Tartare de Saint-Jacques avec concombre et pommes Granny Smith
''...C'est très bon également, je suis un peu surprise par la cuisson du poisson car nous avons, en particulier au Cambodge, l'habitude de poissons grillés, et aussi de beaucoup plus d'épices...'', déclare Li, à peine moins enthousiaste, en attribuant 3/5 au tartare et 4/5 au poisson, et expliquant que le principe du tartare et la cuisson à l'étouffé pour du poisson ne lui sont pas tout-à-fait familiers. ''...Il y a aussi une différence majeure avec la cuisine chinoise, nos plats sont très saucés et souvent très épicés. Avec ce type de cuisine française, il y a plus de recherche dans les consistances, dans les odeurs, et même dans la présentation. Ici, j'ai l'impression que chaque composant du plat à une importance et que cela a été savamment étudié. Ça l'est beaucoup moins chez nous, sauces et épices constituent souvent l'essence du plat, au moins dans la cuisine familiale...'', précise-t-elle en terminant son verre de Riesling.

Mérou avec poireaux, kumquat et sauce cacahuète
C'est alors le tour des viandes du pigeon rôti, pommes en l'air, pommes par terre, noisette-Sate, accompagnées par un Dauphin d'Olivier 2008. Même démarche professionnelle, photos, prise de notes, vérifications avec le menu, quelques questions et une note un peu au-dessus de la moyenne au final : 3/5.

 Li Yingying, Rédactrice en chef du magazine Enjoy Cambodia
Li sera moins convaincue par la soupe à l'oignon contemporaine, un plat ''signature'' de Nicolas, mais pour lequel le mélange soupe et glace passe difficilement aux yeux de la jeune critique chinoise. Nicolas aura beau expliquer plus tard que la présence de glace est en fait une espèce de trou normand et que les saveurs de la fameuse soupe à l'oignon ne sont pas altérées, le verdit de Li est de 1/5. ''...Les saveurs de sont pas en cause, il y a même des croustillantes agréables, je ne suis juste pas séduite par la présence d'un composant glacé pour une soupe, c'est tout...'', indique-t-elle pour justifier sa note.

Fruits rouges en texture
Mais le plaisir revient rapidement avec le dessert de fruits rouges en texture servi avec un Domaine Labranche Laffont, Pacherene du Vic Bilh 2014. ''..C'est tellement doux, suave et frais...là j'adore...'', susurre la jeune journaliste avant de décerner un 5/5 à ce plat final. Alors que Nicolas termine son tour de tables après avoir été félicité par une centaine de clients ravis, ce dernier vient échanger quelques mots à la table, précisant qu'un menu spécial de ses créations sera disponible toute la semaine au Topaz. Li fera part de ses impressions au chef français, tout attentif à sa notation pour laquelle la journaliste tiendra à préciser : ''...Vous ne m'avez pas demandé de noter les vins, le service et le cadre du restaurant, et pourtant cela mérite une note maximale...'', tient-elle à préciser.

Li, Nicolas et le Phnom Penh Post
Salle comble pour cette quatrième édition de ''Dine with the Stars''

Les suggestions du chef Isnard disponibles au Topaz  toute la semaine : 

Huître Vichyssoise, caviar Sturia
 
Oeuf façon Carbonara

Demoiselle du Mekong, sauce cacahuète, tomates, mini concombres

Côtelettes d'agneau NZ, tartelette d'aubergines, cèpes, jus au safran

Filet de bœuf et déclinaison de tomates, truffes
 
Exotic 2017 : Symphonie de fruits de la passion avec mousse et sorbet

Oeuf façon Carbonara

mercredi, avril 26, 2017

Phnom Penh - Gastronomie - Topaz : Créativité, Asie et imagination avec Nicolas Isnard

Dans la série au succès grandissant ''Dine with the Stars - Dinons avec les stars'', après l'artiste fromager Xavier Huret, le restaurant Topaz accueille cette fois-ci Nicolas Isnard, dont nous avions esquissé le parcours il y a quelques jours. Cette fois-ci, le chef étoilé Michelin, qui est arrivé hier pour la préparation du dîner de jeudi prochain, a accepté de livrer quelques secrets de son art. Anticonformisme, influence des voyages et de l'Asie, créativité et imagination au menu...

Créativité, Asie et imagination avec Nicolas Isnard
Créativité, Asie et imagination avec Nicolas Isnard
Premier séjour au Cambodge ?
Oui, mais je voyage souvent en Asie, Vietnam, Thailande, Singapour, Philippines, Japon...Phnom Penh semble être une ville très active, j'ai hâte de découvrir la cuisine locale et surtout les marché de la ville. Le marché est, en général l'endroit que j'adore visiter lorsque je découvre une nouvelle ville. Je suis aussi ravi de voir que la cuisine française est joliment représentée ici, avec une structure dynamique et, à mon sens, bien pensée.

Quel type de chef est Nicolas Isnard ?
Anticonformiste et contre les stéréotypes, j'ai suivi une formation classique dont j'ai commencé à m'émanciper il y a quelques temps déjà. Mais il ne s'agit pas de tout bouleverser, ma cuisine utilise des concepts que j'aime à retravailler en utilisant l'inspiration procurée par mes nombreux voyages et en proposant de nombreux produits. J'aime ajouter des produits exotiques, dériver une recette classique, c'est un peu cela ma méthode. l'Asie est tellement riche en condiments et produits originaux qu'il y a une envie spontanée d'essayer quelque chose de nouveau et de différent, et de partager l’expérience. Mais il n'y a pas que l'Asie, il y a les pays de la méditerranée, c'est ma région d'enfance,  qui m'inspirent fortement, les pays nordiques ont aussi une influence sur mes compostions. Je voudrais ajouter que les saveurs et leur composition sont un axe de travail, mais les couleurs le sont aussi, elles peuvent guider une idée originale.

Un exemple de votre méthode
Tout-à-l'heure, je préparerais une recette de carbonara sans pâtes...c'est un axe classique, tout le monde connait la recette carbonara, il était intéressant pour moi de décliner cette construction, et d'en proposer une version qui privilégie l’accompagnement au point de le transformer en un plat sensiblement différent. Il n'y a pas de produits asiatiques pour cet exemple mais, à l'évidence, une influence méditerranéenne. 

Carbonara sans pâtes par Nicolas Isnard
Je vous ferais goûter également des côtelettes d'agneau de Nouvelle-Zélande avec de la tartelette d'aubergine, des cèpes et du jus de safran, un plat qui sent bon le voyage, le soleil, avec un peu de tradition et de terroir.

En plein travail sous les yeux attentifs du  Chef  Sopheak Pov (Topaz)
Comment vous est venu cette passion pour la cuisine ?
Depuis l'age de douze ans, ma grand-mère cuisinait beaucoup, ma mère cuisinait beaucoup...et j'adore manger, je suis gourmand, et gourmet dans le sens absolu du terme, regardez ma corpulence...cela se voit que j'aime manger (sourire).

Comment trouvez-vous le temps de voyager ?
J'ai des associés donc cela permet de dégager du temps. Cela fait maintenant dix ans que je voyage et cela m'apporte énormément, non seulement pour l'inspiration, mais aussi pour découvrir d'autres méthodes de travail dans le secteur de la restauration. A l'étranger, les concepts sont différents, la façon de travailler, d'investir, de prendre soin du management peuvent différer sensiblement et cela est passionnant, j'observe beaucoup, j'apprends beaucoup en voyageant, c'est extrêmement enrichissant sur de nombreux points de vue.

 J'observe beaucoup, j'apprends beaucoup en voyageant...
 J'observe beaucoup, j'apprends beaucoup en voyageant...
Vos loisirs ?
Là aussi, je prends le temps, d'abord j'ai deux enfants avec qui je passe beaucoup de temps. Pour mes loisirs, j'aime le poker, le football, le basket-ball, les films...

Vos projets ?
Dans l'immédiat, réussir le dîner de jeudi. Je travaille aussi quelques recettes avec l'équipe du Topaz qui les proposeront en exclusivité pendant une semaine après mon départ. En sus des recettes mentionnées plus haut, il y aura une demoiselle du Mékong avec une sauce cacahuètes originale, des tomates et du concombre; également de l’huître vichyssoise avec du caviar sturia, du filet de bœuf avec déclinaison de tomates et truffes, et pour conclure, une symphonie exotique avec...surprise... Pour les projets plus immédiats, je vais aller goûter la cuisine locale au  restaurant Malis ce soir, et goûter le fameux Pra Hok et d'autres spécialités cambodgiennes, j'espère. Autrement, j'ai le projet, dans un avenir relativement proche, d'ouvrir un restaurant en Thailande, à Changmai plus précisément, cela avance...

Côtelettes d'agneau de Nouvelle-Zélande avec de la tartelette d'aubergine, des cèpes et du jus de safran

mardi, avril 25, 2017

Cambodge - Chine : Nouvelle visite d'état pour resserrer les liens

Yang Jiechi, conseiller d’Etat de la République populaire de Chine, effectuera une visite officielle au Cambodge les 27 et 28 avril 2017, à l’invitation du vice-Premier ministre Hor Namhong, indique le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Pendant son séjour dans le Royaume, Yang Jiechi présidera la quatrième Réunion du Comité intergouvernemental de coordination entre le gouvernement royal du Cambodge et le gouvernement chinois pour promouvoir davantage le partenariat entre les deux pays, une réunion prévue le 27 avril au Palais de la Paix, à Phnom Penh.

Yang Jiechi, conseiller d’Etat de la République populaire de Chine. Photographie RFA
A rappeler que, durant la troisième Réunion du Comité intergouvernemental de coordination qui s'est déroulée en février dernier à Pékin, les deux parties avaient convenu de travailler ensemble sur : la coopération gouvernementale dans la lutte contre le trafic d’êtres humains et le terrorisme, l’augmentation des échanges commerciaux bilatéraux à cinq milliards de dollars américains vers 2017 et la poursuite du soutien au développement de la zone économique spéciale dans la province de Preah Sihanouk, la préparation et la signature du document sur la coopération “Une ceinture, une route”, et la promotion du projet de construction de la voie express Phnom Penh- Preah Sihanoukville.

La Chine continuera à accorder des aides au développement et des prêts de concession au Cambodge. Les deux parties ont prévu de continuer à stimuler le financement de la coopération pour soutenir différents projets comme stipulés dans le plan de coopération quinquennal 2015-2019 proposé par le Cambodge. Les deux parties ont convenu également d’augmenter l’aide de la Chine dans les domaines liés à l’amélioration des conditions de vie des Cambodgiens, et pour les grands projets de coopération entre les deux pays comme la construction d’un stade national, l’accroissement de la coopération dans l’agriculture, l'organisation de la troisième Réunion du Groupe de travail mixte sur la coopération agricole, et l'établissement d'un mécanisme intergouvernemental pour la coopération forestière. La Chine a également promis d'intervenir dans les domaines de la connectivité, de la gestion des ressources en eau, de la gestion des inondations, de la réduction des risques de catastrophes, de l’éducation, du tourisme, et de la restauration d’anciens temples.
Avec C. Nika - AKP Phnom Penh, avril 2017 –


Cambodge - Insolite - Cuisine : Le Balut ou Pong Tie Kon (ពងទាកូន)

Parmi les mets « étranges » consommés en Asie Orientale, l’un de ceux qui fera le plus hésiter le gastronome occidental même le plus intrépide, est sans doute ce que l’on appelle, du mot issu du tagalog (langue officielle des Philippines), le « balut ».

Balut. Photographie par Shankar s. (cc)

Le « balut », appelé en Chine 毛蛋 máodàn (littéralement « œuf poilu ») ou pong tie kon (ពងទាកូន, littéralement « bébé œuf de cane ») au Cambodge, est un œuf, qui peut être de cane ou de poule, fertilisé et partiellement développé. Pour être tout à fait clair, le « balut » est un embryon de poulet ou de canard. Ce mets est connu dans de nombreux pays d’Asie Orientale : Chine, Philippines, Vietnam, Thaïlande, Cambodge. C’est d’ailleurs avec des amis vietnamiens de Paris que j’ai eu la première fois l’occasion d’y goûter. J’en ai également essayé la version chinoise, dans un restaurant de la banlieue de Suzhou. Ce n’est certes pas l’une des mes friandises préférées.

Le balut est considéré par certains comme un mets excellent, qui aurait des vertus aphrodisiaques et serait très riche. D’autres considèrent au contraire qu’il s’agit d’un mets des plus suspects, susceptible d’être contaminé par différents micro-organismes nocifs pour la santé humaine, et cause de divers problèmes hormonaux. On a rapporté en Chine de nombreux cas d’intoxication au balut. Les œufs fertilisés sont laissés à développer pendant une période variant, selon les régions, de 14 à 21 jours. Ils sont ensuite cuits à l’eau, et peuvent être dégustés tels quels, dans leur coquille, ou bien accommodés de différentes façons : grillés en brochettes, sautés, etc.

Balut. Photographie par Shankar s. (cc)
Ils sont le plus souvent agrémentés tout simplement de sel, mais aussi parfois de jus de citron vert, de poivre ou d’herbes aromatiques (en particulier Polygonum odoratum, appelée coriandre vietnamienne, ou, en khmer, « herbe à balut » : ជីរពងទាកូន, connue aussi sous le nom de ជីរក្រសាំងទំហំ). Les baluts sont le plus souvent vendus par des vendeurs de rue ambulants, et se consomment en général accompagnés de bière. Selon la date à laquelle la gestation de l’œuf a été interrompue, le balut aura une consistance très différente : à 14 jours, le caneton est à peine formé, et ne possède ni bec, ni plumes, ses os sont à peine remarquables sous la dent. À l’inverse, à 21 jours, le gourmand remarquera facilement la présente des plumes, des os et du bec. Si la production des baluts reste surtout artisanale, des tentatives d’industrialisation de la fabrication ont été faites, en particulier aux Philippes, où un fabricant propose des baluts en pots.
Par et avec l'aimable autorisation de Pascal KH - Sinogastronomie



Cambodge - Vietnam : Signature de quatre accords de coopération

Le gouvernement royal du Cambodge et le gouvernement de la République socialiste du Vietnam ont conclu ce matin quatre accords de coopération pour promouvoir le développement des infrastructures, de la pêche, de la connectivité, et du commerce. La cérémonie de signature était présidée par Samdech Techo Hun Sèn, Premier ministre du Royaume du Cambodge, et son homologue vietnamien Nguyen Xuan Phuc, cérémonie qui faisait suite à leur entretien officiel au Palais de la Paix, à Phnom Penh, le même jour.

Nguyen Xuan Phuc et Samdech Techo Hun Sèn
Ces quatre documents comprennent un mémorandum d’entente sur l’étude conjointe de la construction de l’autoroute Phnom Penh-Bavet, de l’autoroute Ho Chi Minh-Moc Bai, un projet de construction d’un centre de traitement volontaire et communautaire pour les toxicomanes dans la province de Preah Sihanouk, un mémorandum sur la coopération bilatérale dans le secteur de​ la pêche et un autre accord sur la construction du boulevard de l’amitié Phnom Penh-Hanoï.

La délégation vietnamienne dirigée par Nguyen Xuan Phuc et son épouse est arrivée à Phnom Penh hier après-midi pour une visite officielle de trois jours au Cambodge. Après son arrivée, la délégation a été reçue en audience royale par Sa Majesté Norodom Sihamoni, Roi du Cambodge. Cet après-midi, le chef du gouvernement vietnamien a fait des visites de courtoisie à Samdech Vibol Sena Pheakdei Say Chhum, président du Sénat, à Samdech Akka Moha Ponhea Chakrei Héng Samrin, président de l’Assemblée nationale, et au vénérable Tep Vong, patriarche suprême général de l’Ordre Dhamma Mahanikaya du Cambodge. Ce soir, Samdech Techo Hun Sèn et son épouse organiseront un banquet en l’honneur de Nguyen Xuan Phuc et de son épouse au Palais de la Paix.

Cette visite marquera la célébration de l’Année de l’amitié 2017 et du cinquantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Cambodge et le Vietnam.
Avec C. Nika - AKP Phnom Penh, avril 2017 –


Histoire - ONG : Les jeunes d'aujourd'hui commentent le Cambodge de 1980

Trois jolis textes - commentaire sur photo d'archives, dont un poème, écrits par des adolescents cambodgiens de l'ONG Anjali House, en prélude à l'exposition “Renaissance du Cambodge – Un an après les Khmers Rouges” qui se tiendra à Siem Reap début mai, et pour laquelle l'ONG a souhaité recueillir les impressions des jeunes d'aujourd'hui concernant cette période de l'histoire du Cambodge Une initiative à encourager, pour que la mémoire ne meure pas.

Train surchargé par John Burgess

Pendant longtemps, nous avons vécu l’enfer. Nous avons essayé de vivre avec. Nous avons prié Dieu chaque jour. Nous lui avons raconté notre chagrin. Nous avons besoin de son aide. Nous avons besoin que Dieu nous sorte de l’enfer. Nous souffrons tant. Nous sommes tellement énervés. Nous ne voulons plus vivre en enfer. Nous n’avons jamais connu la liberté, nous ne mangeons jamais à notre faim, nous ne nous reposons pas quand nous sommes fatigués. Nous n’avons pas de maison où vivre. Nous vivons dans la peur. Nous devons travailler du lever au coucher du soleil. Nous n’avons pas le temps de faire autres choses. Si nous voulons essayer, ils ordonnent « Tuez-les ». Ils sont les Khmers Rouges. Ils n’ont pas de cœurs. Ils détruisent notre humanité. Ils nous apprennent à tuer, à haïr les intellectuels. Ils apprennent aux enfants à tuer leurs parents. Ils sont comme le diable. Parfois, ils nous exécutent sans raison. S’ils ont décidé que c’était notre heure, nous ne pouvons pas les implorer. Nous ne pouvons-nous enfuir. Nous ne pouvons protester. Il n’y a qu’un chemin, s’asseoir et les laisser nous tuer. Nous devons les suivre et découvrir l’endroit où nous allons mourir. Savez-vous combien nous avons souffert ? Mais maintenant nous sommes libérés de l’enfer. Nous sommes tellement heureux. Nous y avons échappé, nous sommes en vie. Cela ne se reproduira jamais. Nous ne voulons plus y retourner. Nous savons que nous pouvons vivre heureux, que nous pouvons être libres, que nous pouvons manger autant qu’on veut. Personne de nous empêchera d’être libre. Personne ne nous tuera. Personnes ne nous mettra en joute pour nous forcer à travailler. Mais nous n’oublierons jamais ce cauchemar, jusqu’à notre mort. 
Chy, 17 ans

Enfants dans la rue par John Burgess
Je pense que cette photo a été prise après la guerre. Des personnes ont perdu leur mère, leur père, leur sœur, leur frère, leur tante, leur oncle et d’autres membres de leur famille. Je pense que leurs mères et leurs pères sont morts pendant la guerre et qu’ils essayent de survivre en travaillant après la guerre.  J’ai de la peine et je suis triste, car je ne sais pas comment ils ont vécu après la guerre ou pendant le temps du Pol pot. Je veux les encourager à se battre pour vivre. Ne pas pensez au passé et tournez-vous vers l’avenir, faire de ton mieux, entraidez-vous les uns les autres pour vivre. Soyez une bonne personne et vous réussirez dans l’avenir. 
Soknang, 19 ans

Char abandonné par John Burgess
Char abandonné par John Burgess
Je veux savoir pourquoi

Sur mon vieux vélo
Sous le soleil, sans chaussure. 
Un petit sac de riz et un tapis. 
Pas d’école. 
Où dois-je aller ? 
Que puis-je faire ? 

Je vois un tank.
Mes larmes coulent.
Je pense au passé. 
Je pense à la guerre. 
Ma famille. 
Mon pays. 
Ma vie de souffrance. 

Je veux savoir. 
Je veux comprendre. 
Qu’avons-nous fait de mal ? 
Pourquoi devez-vous tuer ? 
Pourquoi devez-vous nous punir ?
Je veux savoir pourquoi. 
Eung Sok Buntha, 17 ans



Cambodge - ONG - Initiative : Du devoir de mémoire vers les plus jeunes

Belle initiative de l'ONG Anjali House qui souhaite associer la nouvelle génération cambodgienne à une exposition photographique explorant la vie du Cambodge peu de temps après après la libération du joug meurtrier des Khmers Rouges. Le projet s'intitule : Réflexions de jeunes cambodgiens sur la série photographique de 1980 : “Renaissance du Cambodge – Un an après les Khmers Rouge” . Explications : 

À Siem Reap, le 3 mai 2017, se tiendra l’inauguration de l’exposition de la série photographique « Renaissance du Cambodge – Un an après les Khmer Rouge », série réalisée par l'américain John Burgess, écrivain et ancien journaliste au Washington Post. L’exposition réalisée avec la collaboration de Anjali House, une ONG cambodgienne accès sur l’éducation, est parrainée par l’Ambassade américaine de Phnom Penh.

L'une des photographie de l'exposition (John Burgess)
L'une des photographie de l'exposition (John Burgess)
C'est la première fois que cette exposition est présentée à Siem Reap. Elle retrace le voyage de John Burgess, arrivé à Phnom Penh, en avril 1980, avec un des premiers visas délivrés par le nouveau gouvernement Cambodgien après le renversement du régime des Khmers Rouge. Durant deux semaines, il a exploré la capitale et voyagé en voiture autour du Tonle Sap en s’arrêtant à Siem Reap et Battambang. John Burgess y a trouvé un pays partagé entre des lieux enfermés dans les horreurs du passé et d’autres s’élançant vers une nouvelle vie entraînée par l’énergie débordante de ces habitants. 

Ces images donnent un aperçu du quotidien se réorganisant peu à peu après la période des Khmers rouges. Aujourd’hui, la nouvelle génération cambodgienne a hérité de cette reconstruction. Cependant certaines questions persistent : Que ressent cette nouvelle génération face au passé de leur pays ? Fait-il parti de leur identité ? Souhaitent-ils oublier leur histoire ou au contraire l’apprendre, le comprendre et s’exprimer ? 

Les jeunes adultes d’Anjali House (14 -19 ans), représentant la nouvelle génération de Cambodgiens qui n’a pas été témoin des atrocités des Khmers Rouge, ont étudié les photos de l’exposition avant d’exprimer leurs ressentis et formuler une réponse à ces dernières. Certains ont écrit des poèmes, d’autres ont imaginé des histoires ou simplement exprimé leurs émotions. Chaque texte a été traduit en anglais et sera présenté lors de l’exposition à côté de la photo qui les a inspirés.

Simon Ke, directrice d’Anjali House, déclare : ''...Anjali House soutient les enfants défavorisés et aide les jeunes adultes de Siem Reap à envisager un avenir meilleur. Notre programme d’éducation est basé sur l’acquisition de connaissances et aussi, ce qui est surement le plus important, favorise et encourage l’indépendance et l’esprit critique. Les photos de John Burgess, témoins de la vie juste après les Khmers Rouge, ont offert à nos jeunes adultes l’incroyable opportunité de relier l’histoire de leur pays avec leur présent et leur future, associant la reconstruction à la stabilité et l’espoir à l’ambition...''

Parlant de la collaboration avec les jeunes adultes d’Anjali House, John Burgess indique :  ''...J’ai fait ces photos en 1980 pour aider le peuple américain à comprendre la renaissance du Cambodge après les atrocités des Khmers Rouges. C’est une grande exaltation pour moi de voir que ces images peuvent aider ces jeunes Cambodgiens à appréhender ce qu’ont enduré leurs parents et grands-parents et à discerner leurs propres ressentis face à une histoire éloignée dans le temps, mais jamais loin dans le cœur...''.

L’exposition sera ouverte au public, tous les jours, du 3 mai au 17 mai, de 10 h à 22h 
à Footprint café, Siem Reap.

À propos de John Burgess :
John Burgess est un écrivain américain et journaliste qui a une affection particulière pour l’Asie du Sud-Est. En 1979 et 1980, il a couvert la crise des réfugiés d’Indochine pour le Washington Post ainsi que pour le  Time magazine. Ces dernières années, il se concentre dans l’écriture de livres sur les habitants d’Angkor. Le dernier publié s'intitule '' La fille du guide de l’escalier''  , un ouvrage historique sur le temple de Preah Vihear datant du 12ème siècle.  Plus d’informations sur  : http://www.john-burgess.net/

À propos d’Anjali House :
Anjali House est une ONG situé à Siem Reap au Cambodge. Elle soutient 120 enfants défavorisés et jeunes adultes, âgés de 5 à 19 ans. L’organisation offre à chaque élève un accès gratuit à l’éducation, aux soins de santé et fournit chaque jour un repas et un accès illimité à l’eau potable. Anjali House organise aussi des ateliers pour soutenir les familles sur différentes thématiques comme la violence domestique ou encore pour développer et valoriser les compétences parentales.  C’est une organisation locale où la directrice ainsi que tous les professeurs et les travailleurs sociaux sont Khmers. Active depuis plus de 10 ans, Anjali House est une ONG reconnue et transparente qui a ses comptes financiers professionnellement et indépendamment audités tous les ans. Les rapports annuels sont aussi publiés sur le site internet. 

Enfants d'Anjali House. Photographie fournie
L’objectif principal d'Anjali House est de voir ses élèves acquérir des connaissances et de devenir des jeunes adultes sain et pleins d’ambitions prêt à rentrer dans le monde du travail. Plus d’informations sur : www.anjali-house.com


Cambodge - mannequin du jour : Les poses de Ly Danam

Elle a vingt et un ans, elle vient de Koh Kong et travaille comme commerciale dans une entreprise de la place. Occasionnellement, la jeune et jolie Cambodgienne fait du modeling pour quelques marques de vêtements. Avec KP-C Studio Photography, quelques images de Ly en tenue de baignade :

Ly Danam KP-C Studio Photography
Elle a vingt et un ans, elle est originaire de Phnom Penh et travaille comme commerciale dans une entreprise de la place. Occasionnellement, la jeune et jolie Cambodgienne fait du modeling pour quelques marques de vêtements. Avec KP-C Studio Photography, quelques images de Ly en tenus de baignade:
Ly Danam KP-C Studio Photography
Elle a vingt et un ans, elle est originaire de Phnom Penh et travaille comme commerciale dans une entreprise de la place. Occasionnellement, la jeune et jolie Cambodgienne fait du modeling pour quelques marques de vêtements. Avec KP-C Studio Photography, quelques images de Ly en tenus de baignade:
Ly Danam KP-C Studio Photography
Elle a vingt et un ans, elle est originaire de Phnom Penh et travaille comme commerciale dans une entreprise de la place. Occasionnellement, la jeune et jolie Cambodgienne fait du modeling pour quelques marques de vêtements. Avec KP-C Studio Photography, quelques images de Ly en tenus de baignade:
Ly Danam KP-C Studio Photography
Elle a vingt et un ans, elle est originaire de Phnom Penh et travaille comme commerciale dans une entreprise de la place. Occasionnellement, la jeune et jolie Cambodgienne fait du modeling pour quelques marques de vêtements. Avec KP-C Studio Photography, quelques images de Ly en tenus de baignade:
Ly Danam KP-C Studio Photography
Elle a vingt et un ans, elle est originaire de Phnom Penh et travaille comme commerciale dans une entreprise de la place. Occasionnellement, la jeune et jolie Cambodgienne fait du modeling pour quelques marques de vêtements. Avec KP-C Studio Photography, quelques images de Ly en tenus de baignade:
Ly Danam Pk studio