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jeudi, avril 20, 2017

Cambodge - Parcours : San Kosal, tout jeune Secrétaire Général du CMK

‘’…Alors que je devais faire un choix pour mes études, j’avais déjà compris que le Cambodge aurait rapidement besoin de cadres supérieurs dans le secteur des services, c’est pour cette raison que je me suis orienté très tôt vers la banque et la finance…’’, annonce, tout souriant, dans un français parfait, et ravi de partager son parcours, San Kosal, Secrétaire Général du Crédit Mutuel Kampuchéa. 

San Kosal, Secrétaire Général du Crédit Mutuel Kampuchéa
San Kosal, Secrétaire Général du Crédit Mutuel Kampuchéa
A peine âgé de 31 ans, le jeune cadre a gravi les échelons de l’établissement financier en quelques années seulement :’’… Je l’ai rencontré à son retour au Cambodge en 2014 et, j’ai rapidement été séduit par son profil, son expérience et sa double culture. Embauché au Crédit Mutuel Kampuchea en novembre 2014 au département des Ressources Humaines, il s’est rapidement distingué par son professionnalisme, et surtout son esprit d’initiative, une qualité encore rare parmi les jeunes cambodgiens. Malgré son jeune âge, il a donc rapidement gravi les échelons jusqu’à être promu Secrétaire Général du CMK, membre du Comité de Direction en janvier 2016…’’, explique Michel Kindbeiter, le Directeur Général de l’établissement…’’.

Vrai que le parcours du jeune cadre cambodgien révèle tous les aspects d’une réelle et forte ambition mais, posée et soigneusement mesurée. Alors qu’il passe son baccalauréat au Lycée de Toul Tom Poung, San Kosal choisit aussi d’apprendre n même temps le français à l’Institut Français de Phnom Penh, un apprentissage qu’il qualifie de difficile, mais indispensable pour pouvoir continuer ses études : ‘’…Je voulais partir étudier en France, j’ai une tante qui vit à Paris, c’était plus facile pour moi. C’est donc là-bas que j’ai passé mon premier diplôme, un BTS Banque. Puis, j’ai enchaîné avec une Licence en banque, finance et assurance et, ensuite avec un Master de la même filière, à l’université de Paris Nord…’’, déclare le jeune homme. Diplômes en poche, San décroche quelques contrats avec le Crédit Mutuel et BNP Paribas, mais il se heurte aux exigences administratives métropolitaines : ‘’ Alors que j’avais un titre d’étudiant, Il m’était  très difficile d’obtenir une autorisation de séjour permanente et de travailler en France, je savais aussi que le marché était plutôt étroit pour les jeunes diplômés étrangers…mais ce n’était pas trop grave pour moi, je comptais revenir au pays, donc  c’est ce que j’ai fait en 2014, après dix ans passés en France…’’, raconte-t-il. 

Bien lui  en a pris, ainsi qu’il le prévoyait, le pays est en pleine croissance et manque de cadres supérieurs cambodgiens : ‘’…le royaume  connait aujourd’hui une croissance de 7%, c’est un pays d’opportunités pour les jeunes générations. C’est la première fois qu’il y a autant de perspectives pour les diplômés de bon niveau, c’est un marché bien plus attrayant qu’auparavant…’’, explique-t-il en ajoutant que son projet professionnel n’est pas la seule raison de sa satisfaction d’être revenu vers sa terre natale : ‘’…C’est un pays ou le coût de la vie est très acceptable, c’est aussi assez facile de voyager depuis le Cambodge vers les pays d’Asie, donc je me sens bien ici…’’. A son retour de France, San Kosal va répondre à une petite annonce pour un poste disponible au CMK et intégrer l’établissement financier sur un poste administratif au département des Ressources Humaines dans un premier temps. S’il gravit rapidement les échelons grâce à ses compétences, San avance également l’environnement de l’entreprise qui, selon lui, concoure largement à sa satisfaction professionnelle :’’..Le CMK est un réseau étendu et performant, mais qui reste à une échelle humaine, il y a une excellente ambiance au sein du groupe, c’est important. C’est aussi un établissement ou les possibilités de carrière sont plus accessibles que dans  une banque de plus grande taille avec des décideurs enfermés dans une tour d’ivoire. Le coté humain et le relationnel sont importants au CMK et c’est très appréciable. J’apprécie aussi, bien sur, la confiance que m’a accordé la direction en me confiant un poste à responsabilités, une position valorisante, ce n’est pas négligeable non plus…’’, déclare le jeune homme. 

San Kosal avec des collègues : ‘’…Il y a un bon esprit au CMK, c’est important…’’
San Kosal avec des collègues : ‘’…Il y a un bon esprit au CMK, c’est important…’’
San Kosal est aujourd’hui Secrétaire Général du CMK, il a notamment en charge la « vie sociale » comprenant les relations avec les élus des sociétaires (administrateurs), la constitution des conseils d’administration des Caisses locales et les assemblées générales. Le Secrétaire Général a aussi en charge la logistique au sens large, comprenant les relations avec les fournisseurs, les achats et appels d’offres, le parc matériel et immobilier etc. Enfin, c’est lui qui est en relation avec les autorités et qui gère les affaires juridiques tout comme l’ensemble de la correspondance officielle de l’entreprise. Le poste est donc une responsabilité assez lourde pour les épaules du cadre cambodgien, pour qui sa direction ne tarit pas d’éloges : ‘’ …Très bien intégré dans l’entreprise, San Kosal est respecté pour son sérieux et pour les excellentes relations qu’il entretien avec l’ensemble des personnels. Nul ne doute qu’il progressera encore au sein de notre entreprise et qu’il fera partie des cadres qui auront demain la responsabilité de présider aux destinées du CMK…’’, indique son directeur, Michel Kindbeiter.

San Kosal est respecté pour son sérieux et pour les excellentes relations qu’il entretien avec l’ensemble des personnels
San Kosal est respecté pour son sérieux et pour les excellentes relations qu’il entretien avec l’ensemble des personnels
Quant à la vie privée de San Kosal : ‘’…Je ne suis pas quelqu’un qui sort beaucoup, je dîne dehors le soir de temps en temps avec quelques amis, mais vous ne me verrez pas beaucoup dans les boites de nuit…J’aime aussi le sport, le tennis de table en particulier, même si je ne suis pas encore très bon…et, comme je l’ai déjà dit, j’aime voyager vers les pays de la région…’’. Indique San avec son sourire  qu’il n’aura jamais quitté durant l’entretien, sourire d’un Cambodgien heureux et ambitieux, qui file aussi le parfait amour avec une jeune  Cambodgienne, épousée il y a quelques mois, et  rencontrée au CMK…Il y a des signes qui ne trompent pas.


jeudi, avril 13, 2017

Cambodge - Cuisine : Secrets de Citronnelle Khmère avec le Chef Luu Meng

Il en parle comme d’un bon vin, la sent, la frôle entre ses doigts, la décortique, cherche les arômes…Chef Luu Meng (Restaurant Malis) ne cache pas sa passion pour la citronnelle de son pays  : ‘’…Un composant clé de la cuisine cambodgienne, et même asiatique, depuis si longtemps…’’, annonce-t-il, avant de déclarer avec une pointe de fierté : ‘’…La citronnelle cambodgienne est assez unique, elle pousse facilement dans le pays, il n’existe pas de culture intensive avec utilisation d’engrais ou de pesticides, elle est donc saine et naturelle à 100%. Il existe d’autres citronnelles intéressantes dans les pays de la région mais, à chacun de mes déplacements professionnels, j’apporte de la citronnelle locale car elle est unique, et cela fait sourire mes collègues étrangers qui s’étonnent et me disent qu’eux aussi ont de la citronnelle…mais je préfère utiliser celle du Cambodge…’’.

Chef Luu Meng : La citronnelle cambodgienne est unique
Chef Luu Meng : La citronnelle cambodgienne est unique
De son appellation scientifique, La Cymbopogon cambogiensis regroupe les citronnelles du Cambodge, de la Thaïlande et du Vietnam parmi les cinquante-cinq variétés existantes à travers le monde. C’est au 17ème siècle seulement qu’est apparu le commerce de la citronnelle depuis les Philippines vers le vieux continent. Mais l’Asie utilisait cette herbe depuis plusieurs siècles, en Inde et en Chine pour ses vertus thérapeutiques et aussi pour la cuisine. Au Cambodge, elle serait utilisée depuis très longtemps également. Les Khmers la faisaient pousser autour de leur foyer pour éloigner les moustiques et l’utilisaient déjà abondamment dans leurs recettes locales. L’histoire lointaine suggère que ce sont les Indiens qui auraient enseigné  les techniques d’utilisation de la citronnelle dans les préparations culinaires aux javanais, qui les auraient ensuite transmises aux Khmers.

La Cymbopogon cambogiensis
La Cymbopogon cambogiensis
Les Cambodgiens ont ainsi appris l'art de mélanger les épices en une pâte aromatique à l'aide de nombreux ingrédients locaux comme la citronnelle bien entendu, mais aussi le galangal, l'ail, les échalotes, la coriandre et les feuilles de kaffir, y ajoutant également de la cardamome, de l’anis, des clous de girofle, de la cannelle, du gingembre et du curcuma, constituant ainsi un mélange d'épices très particulier et complexe appelé le kroeung, toujours couramment utilisé dans la cuisine cambodgienne. 

Amok de poisson préparé pour les convives du Malis. Ce plat traditionnel est fait avec des filets de poisson marinés dans une pâte de curry et de citronnelle, cuits ensuite à la vapeur dans un panier de feuilles de bananier, servi avec du riz au jasmin.
Amok de poisson préparé pour les convives du Malis. Ce plat traditionnel est fait avec des filets de poisson marinés dans une pâte de curry et de citronnelle, cuits ensuite à la vapeur dans un panier de feuilles de bananier, servi avec du riz au jasmin.
Mais la citronnelle n’est pas seulement un ingrédient parmi d’autres dans la préparation du Kroeung : ‘’ …En fait, il y a trois types de citronnelle à utiliser pour un seul plant…’’, explique Chef Luu Meng, la partie inférieure de couleur blanche, très concentrée en arômes, sera utilisée pour les préparations dites fortes à cuisson lente comme le curry local par exemple. Les parties supérieures, plus légères seront utilisées pour les sauces, pour accompagner les plats à base de nouilles mais aussi les desserts, comme nous le faisons au restaurant Malis. C’est l’avantage de la citronnelle, elle offre plusieurs niveaux d’arômes et sa dominante citronnée permet de l’utiliser tant pour les plats principaux que pour les desserts…’’.

Plusieurs sauces à base de citronnelle, pour les nouilles (couleur jaune) et le curry (couleur rouge)
Plusieurs sauces à base de citronnelle, pour les nouilles (couleur jaune) et le curry (couleur rouge)
La base des tiges fraîches, coupée en rondelles, peut également servir pour aromatiser les salades, marinades, et soupes afin de donner un léger goût citronné aux plats La citronnelle est aussi utilisée localement pour préparer thés et infusions : ‘’…C’est une herbe absolument fascinante pour cuisiner car elle peut servir de condiment principal mais se marie très bien avec d’autres épices et saveurs ;elle a aussi, c’est bien connu, des vertus thérapeutiques. Une bonne infusion de citronnelle cambodgienne fraîche aidera à faire tomber une fièvre, c’est aussi une herbe qui aide à éliminer les toxines.  Aujourd’hui, on l’utilise beaucoup dans les clubs de sports pour les saunas et bains de vapeur. Il y a beaucoup d’autres utilisations avec des variantes ailleurs, mais au Cambodge, les deux principales utilisations traditionnelles restent le Kroeung, les sauces et les infusions …’’, explique Luu Meng…avant de conclure : ‘’…C’est vrai qu’elle n’a pas une apparence très sexy, mais la citronnelle de mon pays est pleine de qualités et c’est pour cela qu’elle reste et restera pour longtemps, je l’espère, un composant majeur de notre cuisine…’’.

Chef Luu Meng : La citronnelle de mon pays est pleine de qualités
Chef Luu Meng : La citronnelle de mon pays est pleine de qualités

vendredi, mars 24, 2017

Eurocham - CCI FRANCE CAMBODGE : Plein succès pour l'exception française à Phnom Penh

Plus de deux cent personnes se sont rendues ce mercredi soir à la soirée ''Marché de l'Exception Française'', organisée par la CCI France Camboge au DIB Club de Koh Pich, soutenue par Eurocham et sponsorisée par AGS four Winds. Vingt-deux entreprises étaient présentes et avaient fait un effort tout particulier de décor et présentation autour de la grande piscine du récemment ouvert DIB Club à Koh Pich. Pour voir l'intégralité de l'album photo, cliquer ici.

Le coin dégustation du restaurant Khéma, parmi les plus visités de la soirée
Le coin dégustation du restaurant Khéma, parmi les plus visités de la soirée
Un autre coin pour les amateurs de fromage et de charcuterie
Un autre coin pour les amateurs de fromage et de charcuterie
Élégance, costumes, mode et fantaisie
Élégance, costumes, mode et fantaisie
Élégance, costumes, mode et fantaisie
Mode et fantaisie
Accessoires et Déco
Cosmétiques et Soins du corps
Cosmétiques et Soins du corps
Les vins en vedette
Les vins en vedette
Evasion
Evasion
Plus de deux cent personnes pour cet événement
Plus de deux cent personnes pour cet événement
Dans le cadre frais et relax du DIB
Dans le cadre frais et relax du DIB
Beaucoup de Français mais aussi de francophones
Beaucoup de Français mais aussi de francophones
Produits du soleil
Produits du soleil
Guillaume Massin, Président de la CCI FRANCE CAMBODGE
Guillaume Massin, Président de la CCI FRANCE CAMBODGE
Fait maison et naturel
Glace et viennoiseries
Glace et viennoiseries
Cosmétiques
Cosmétiques

jeudi, mars 23, 2017

Cambodge - Friandises : Serpent grillé (ពស់អាំង)

Les nuits phnom-penhoises peuvent être torrides, à tous points de vue, et notamment au point de vue gastronomique. Car en effet, dans le sachet que me tendit la jeune cambodgienne, en plus des baluts de caille, se trouvait une brochette d’un genre assez particulier : une brochette de serpent grillé (en khmer ពស់អាំង, prononcer « pouh-ang ») ! En Asie orientale, comme dans d’autres contrées, d’ailleurs, la consommation du serpent n’est pas un fait exceptionnel. On connaît bien, au Vietnam, à Taiwan ou en Chine continentale, ces étals des marchés de nuit où le serpent vivant est suspendu par la queue et éventré devant vos yeux, son sang, son cœur et sa vésicule biliaire récupérés pour être consommés immédiatement, « encore chauds », mêlé (pour le sang) et plongés dans (pour le cœur et la vésicule) de l’alcool blanc. Ce mets a paraît-il des vertus médicinales exceptionnelles, mais les médecins modernes déconseillent fortement ce genre de consommation, en particulier en ce qui concerne la vésicule, qui peut contenir des parasites qui ne seront pas éliminés, faute de cuisson.

Brochettes de serpent grillé
Brochettes de serpent grillé
J’avais également eu l’occasion de manger en Chine des tronçons de serpent frits, à la mode « poivre et sel ». Les saveurs ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable, mais le spectacle de la jeune cuisinière (les restaurants chinois délèguent toujours une frêle jeune fille pour ce genre de tâche) plongeant sans hésiter la main dans la cage grillagée contenant les animaux sur le point d’être sacrifiés, et en ressortant, serrée dans son poing, un serpent vivant de belle taille, est ma foi assez divertissant.

Au Cambodge aussi, m’a-t-on dit, le serpent constitue un mets de choix, mais jamais je n’ai eu l’occasion d’en trouver sur la carte d’un restaurant local. Il faut dire que la vente des animaux sauvages, comme les serpents, est interdite au Cambodge, et fait souvent l’objet d’une répression sévère. En revanche, à la faveur de la nuit et du repos réparateur des gens d’armes de tous poils, certains marchands ambulants de la capitale cambodgienne proposent sur leurs stands des victuailles, licites ou pas, diverses et originales. C’est chez ces petits commerçants que l’on achète le serpent grillé qui donne le prétexte à ce billet.

Il s’agit d’un petit serpent jaune dont j’ignore l’espèce. Avant de le mettre à griller, on décapite l’animal, puis on l’éventre sur toute sa longueur pour le vider. Il est mis à macérer dans une sauce qui m’est aussi inconnue, puis on l’enfile, en le tortillant un peu à la manière du serpent que l’on voit sur certaines enseignes de pharmacie, sur une brochette de bambou. Lorsqu’il est assez petit, le serpent peut être croqué tout entier, sans autre forme de procès, peau et os compris. Lorsqu’il est plus gros, ses os sont trop durs, et on doit alors se contenter d’arracher à la longue cage thoracique les morceaux de chair un peu sèche. Bien entendu, le modèle à taille réduite est plus amusant à croquer. Du point de vue purement gastronomique, le mets ne présente pas un intérêt majeur. À essayer donc, éventuellement, par simple curiosité.
Par et avec l'aimable autorisation de Pascal KH - Sinogastronomie



Institut Français - Exposition : FORMIDABLE "moments de cinéma"

Du 30 mars au 23 avril, Christian Milovanoff, artiste photographe, spécialiste du cinéma propose dans la galerie de l’Institut Français du Cambodge avec l’exposition FORMIDABLE "moments de cinéma", une installation vidéo réunissant plusieurs centaines d'extraits de films. Réunis dans quatre thématiques, ces extraits racontent des histoires autonomes des films dont ils sont issus donnant ainsi naissance à des moments graves, tristes, heureux ou drôles.



L’exposition FORMIDABLE "moments de cinéma" propose ainsi un voyage étrange au cœur du cinéma. Un spectacle fait d'une succession de plusieurs centaines de courts extraits de films de cinéastes appartenant à des styles, des époques, des courants différents. Ces histoires dans l’histoire finissent par être de nouvelles narrations qui alimentent le propos de Christian Milovanoff et sa lecture du cinéma et de son histoire. Ces « moments » de Cinéma sont présentés dans quatre espaces de la galerie de l'IFC.

Vernissage : Jeudi 30 mars à 18h30. Exposition visible jusqu’au 23 avril 2017


Cambodge - Corée : Don de véhicules militaires

Le vice-Premier ministre Tea Banh, ministre de la Défense nationale, et Kang Byung-joo, vice-ministre de la Défense de la République de Corée (RDC), ont présidé ce matin la cérémonie de remise de 222 véhicules militaires offert par la Corée du Sud au ministère de la Défense nationale du Cambodge, cérémonie qui s'est déroulée ce matin à l’Institut technique militaire Techo Hun Sèn dans la province de Kampong Speu. Photographies par Khem Sovannara - AKP

 Don de véhicules militaires
S’exprimant à cette occasion, le général Tea Banh a hautement apprécié cet appui logistique qui contribue, selon lui, de manière importante au développement de l'armée du Cambodge. Pour sa part, Kang Byung-joo a déclaré partager le même sentiment avec le ministre cambodgien de la Défense nationale, en ajoutant que ce don contribuerait à promouvoir la coopération et l’amitié entre les deux pays, à renforcer la sécurité et à améliorer les équipements militaires du Cambodge.

 Don de véhicules militaires
Selon le général Chao Phirun, directeur général du Département général des matériels techniques relevant du ministère de la Défense nationale, cette livraison, la troisième du genre, comprend 208 voitures et camions militaires, 14 engins d’ingénierie, et pièces de rechange. Depuis 2010, la République de Corée a remis au total 717 camions militaires et engins d’ingénierie au Cambodge et, en juillet prochain, il y aura une autre livraison de 135 véhicules, 8 engins d’ingénierie, 2 bateaux de patrouille et probablement des camions de transport.

 Don de véhicules militaires
 Don de véhicules militaires
 Don de véhicules militaires
 Don de véhicules militaires
 Don de véhicules militaires
 Don de véhicules militaires

Institut Français - Conférence : Christine Ockrent et l’évolution des médias

Bousculé par le changement de mode de consommation de l’information par les publics et la remise en cause des modèles économiques des médias, comment fonctionne alors le métier de journaliste ? Plus que jamais concurrencé par les nouvelles techniques de communication qui permettent de s’informer, de faire circuler l’information sans être journaliste et sans utiliser les canaux historiques de la presse, de la radio ou de la télévision, quelle place reste-t-il au journaliste ?

Christine Ockrent. Photographie Institut Français
Christine Ockrent. Photographie Institut Français
Comment les journalistes traditionnels vivent-ils ces mutations, souvent brutales ? Les spécificités d’une profession, récemment décriée comme étant une caste, constituent-elles pour ses acteurs une protection ou un handicap ? Enfin, ce métier survivra-t-il à la généralisation de la communication en direct, à l’accélération phénoménale de la vitesse de circulation des informations et à la banalisation de celles-ci ?

Dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie
L’évolution des médias et du métier de journaliste
par Christine Ockrent, journaliste
Modérateur Sébastien Bonnemason-Richard
Samedi 25 Mars à 18h
Conférence en français traduite en khmer et en anglais
Entrée libre


ONG - Cambodge : Tamie Tran et la fibre humanitaire

''...Je ne crois pas à tout ce qui favorise ou encourage la ségrégation, je crois à l'universalité et à la possibilité de vivre ensemble et de s'entraider...'', déclare Tamie Tran, directrice de la Fondation Morris Irving et de la Fondation Lathan Sanaa. Humanitaire passionnée, diplômée de l'Université de Californie - Berkeley en économie de l'environnement et en finances, Tamie est également impliquée dans le projet ''Koya'', une ONG qui tente de développer des systèmes d'aquaponie au Cambodge, en collaboration avec l'ONG d'Ermine Norodom, Shanty Town Spirit à Phnom Penh.

Tamie Tran, humanitaire passionnée.
Tamie Tran est née et a grandi au sein d'une famille vietnamienne modeste, à Torrance aux USA. Tamie raconte avoir beaucoup appris du voyage de ses parents, qui ont immigré aux Etats-Unis après avoir vécu les dures réalités de la guerre du Vietnam (1955 - 1975). Elle déclare ainsi avoir commencé dès son plus jeune âge à développer une conscience sociale et une certaine sensibilisation alors qu'elle écoutait les récits de ses parents et voyait les conditions de vie difficiles de membres de la communauté asiatique dans les quartiers environnants : ''...J'étais jeune et je ne comprenais pas pourquoi il y avait une telle disparité. Je trouvais la pauvreté injuste dans ces communautés alors qu'elles vivaient dans ce pays d'abondance et de consommation que sont les Etats-Unis...Oui, nous vivons dans un monde d'abondance, tout le monde devrait pouvoir manger à sa faim. 

Donnez un poisson à un pauvre et il mangera ce jour-là, mais apprenez-lui à pêcher, il saura se nourrir toute se vie ...", dit-elle, ravie de citer Confucius.

Tamie Tran raconte aussi avoir été fortement influencée par les films culturels, tels que Boyz N The Hood et Menace II Society qui illustrent certaines des luttes cycliques qui ont affecté ces communautés et qu'elle estime toujours d'actualité. Le milieu familial, la proximité avec les habitants des quartiers défavorisés et le désir de combattre l'injustice sociale ont donc tout naturellement influencé la vocation de la jeune femme. Mais, Tamie ne croit pas aux croisades solitaires : ''...Nous sommes plus forts en équipe, et les rêves peuvent se réaliser plus facilement...'', dit-elle. 

Tamie Tran au Cambodge pour le projet Koya
Tamie Tran au Cambodge pour le projet Koya
En tant que directeur exécutif à la fois du projet Koya et la Fondation Irving Morris, Tamie se taille un joli chemin de carrière comme entrepreneur social. Le projet cambodgien Koya est un projet basé sur l'aquaponie, et qui enseigne aux enfants et aux familles les méthodes de culture des fruits et légumes biologiques avec une efficacité sans précédent. De son coté, la Fondation Irving Morris a pour mission de fournir les produits de base, de la nourriture, des abris, de l'eau et de l'éducation à ceux qui sont dans le besoin. Tamie a également joué un rôle essentiel dans le lancement de la Fondation Sanaa Lathan, créée par la vedette du même nom et amie de Tamie, et dont la mission est de permettre aux jeunes femmes issues du système de placement familial américain (le fameux Foster Care) d'acquérir leur indépendance en leur permettant l'accès à l'enseignement supérieur : ''...50% des enfants adoptifs deviennent des sans-abri ou des délinquants dès la première année de leur émancipation...70% des filles issues de familles d'accueil en Californie deviennent victimes du trafic sexuel juste parce qu'elles sont très tôt considérées comme une valeur marchande, car l'Etat américain paye les familles d'accueil. J'ai une amie qui venait du système de placement familial et sa famille d'accueil nourrissait le chat et le chien avec le chèque de la pension...Il a fallu deux ans avant que les travailleurs sociaux s'en rendent compte...'', confie-t-elle l'air désabusé.

Tamie Tran avec les enfants des bidonvilles de Boeng Trabeck à Phnom Penh
Tamie Tran avec les enfants des bidonvilles de Boeng Trabeck à Phnom Penh
Pour conclure : ''...Je reviens toujours à l'amour. C'est littéralement la base de tout ce que je fais et qui me motive..l'amour, mais aussi la compassion et la gratitude...et il y a toujours un retour qui est source de satisfaction, mais la démarche doit rester sincère...", déclare-t-elle, les yeux brillants et toute sourire... Pour en savoir plus sur le projet Koya à Phnom Penh, cliquer ici.
Avec Georgii Speakman et Christophe Gargiulo