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mardi, juillet 25, 2017

Cambodge - Transports : Succès Pour l’Immatriculation En Ligne Des Véhicules

Grâce au nouveau système d’enregistrement en ligne, 17.000 plaques d’immatriculation spéciales ont été vendues, apportant ainsi 14.000 millions de riels (environ 3,5 millions de dollars américains) à l’Etat depuis sa mise en service. C’est ce qu’a déclaré Sun Chanthol, ministre d’Etat et ministre des Travaux publics et des Transports, lors de la remise de son rapport sur les progrès de l’immatriculation en ligne, destiné au vice-Premier ministre Samdech Kralahom Sâr Khéng, ministre de l’Intérieur.

Circulation à Phnom Penh
Le nouveau système en ligne, a ajouté le ministre, ''...facilite la transparence de la collecte de revenu national, mais fournit également des services rapides et de bonne qualité..''. Le ministère des Travaux publics et des Transports a mis en place un code de réponse rapide (QR Code), sur les plaques d’immatriculation de nouveaux véhicules afin d'éviter la prolifération de fausses plaques et identifier les véhicules soumis à la taxe d'immatriculation. Etant capable de scanner à l’aide d’un téléphone intelligent, le code QR peut identifier des informations détaillées sur les propriétaires de véhicules et les données précises du dit-véhicule, telles que la couleur, les numéros, la cylindrée..etc.
Avec Chea Pharith - AKP Phnom Penh, juillet 2017 –


Cambodge - Magazine : Le Développement Côtier Au Cambodge

Nous partagerons cette semaine une série d'articles de la version papier du magazine Cambodge Mag, le titre phare de la presse francophone locale. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir un exemplaire papier, il est à présent possible de consulter l'intégralité du contenu de la version papier Cambodge Mag, en PDF, et en suivant le lien ici...

Dossier : Le développement côtier au Cambodge

Phnom Penh et ses alentours restent  la première destination touristique du royaume suivis d’Angkor Wat, des régions côtières et des zones d’éco-tourisme. Avec une progression légèrement supérieure à 5% entre 2015 et 2016, la destination côtière connait une croissance de sa fréquentation supérieure à celle de la cité des temples (+3,8 % seulement). Nouvel eldorado, région du prochain boom économique, zone d’avenir…les qualificatifs ne manquent pas concernant les opportunités vers les villes côtières dont la popularité s’accroit aussi chez les touristes locaux. Les projets et initiatives ne manquent pas non plus, les prévisions statistiques sont encourageantes… autorités, chambres consulaires et investisseurs privés se concertent régulièrement. Cela sera-t-il suffisant  pour un développement maîtrisé ? Tour d’horizon des projets et paradoxes d’une région très convoitée :

Le littoral de Kep
Kep et Kampot
Kep et Kampot semblent encore peu soumises aux pressions des promoteurs immobiliers et des investisseurs. Provinces du bord de mer (Golfe de Thaïlande )qui furent autrefois les villégiatures privilégiées du roi Sihanouk et des français aisés du protectorat, elles dévoilent  aussi un potentiel de développement touristique non négligeable avec, en plus de l’exotisme du bord de mer et des iles environnantes, quelques attractions  intéressantes telles le temple de Phnom Chhgnok qui date du 6éme siècle, les caves de Phnom Kampong Trach, le parc naturel de Kep Thmey, le marché aux crabes de Kep, la station du Bokor, les cascades de Prek Thnout, les vieilles maisons coloniales et bien d’autres encore pour les amoureux de la nature et de l’ambiance familiale de petite station balnéaire encore épargnée par le tourisme de masse. L’investissement majeur de ces dernières années reste le fameux Thansur Bokor Highland Resort, développé par le groupe Sokha, qui entendait tirer profit de la proximité du vieux casino et de la nature environnante tout en proposant un hébergement « de classe internationale ». Las, les études de chalandise ont dû être effectuées à la hâte car si l’hôtel fonctionne, la fréquentation semble être en-dessous des espérances.

Nouveau Kampot
Aujourd’hui, conscients du potentiel de cette région, les agents immobiliers achètent du terrain, subdivisent et appellent les investisseurs potentiels à profiter dès maintenant de cette opportunité pour développer des projets d’hôtels de petite et moyenne taille arguant de l’amélioration de la connectivité, de l’attrait de la région et du prix encore abordable des terrains. La province de Kampot, devrait être transformée en un port touristique avec la construction d'un terminal de ferry d’un montant de  dix-huit millions de dollars, financé par la Banque asiatique de développement (BAD). Soy Sinol, directeur du département de tourisme de Kampot, avait annoncé en début d’année que l'étude de faisabilité et les plans de construction du port maritime proposé étaient achevés et que le port, avec le terminal du ferry, seraient terminés d'ici fin 2018. Selon le rapport de la BAD le terminal du ferry de Kampot, situé dans le district de Tek Chhou de Kampot, devrait desservir 360 000 touristes internationaux et locaux dès 2018 et 442 000 en 2022. « Le développement de cette jetée de passagers soutiendra une augmentation du tourisme dans les zones côtières du sud et aidera à établir une nouvelle passerelle entre le sud du Cambodge, le Vietnam et d'autres destinations dans le golfe de Thaïlande », annonce  Eric Sidgwick, directeur de la BAD Cambodge. Il déclare également que le Département du Tourisme de Kampot travaille avec les ministères compétents pour aider à développer un complexe touristique sur  deux cent hectares de terres dans la province. La nouvelle zone touristique s'appellera « Kampot Thmey – Nouveau Kampot » et, elle sera reliée au nouveau port touristique, avec un accès facilité à la ville de Kampot. 

Projet gargantuesque
C’est en février de cette année que le directeur commercial du groupe Pallas, Chheang Sophanna, avait quelque peu défrayé la chronique en annonçant le lancement d’un gigantesque projet touristique de 23,2 milliards de dollars US dans la zone côtière de Kampot et Kep. L’autorisation pour ce projet avait été donnée par le gouvernement  fin 2016. Pallas Group est une société internationale, basée à Dubaï dans les Emirats Arables, projetant d’occuper une superficie totale de 4 158 hectares à Kampot et 144 hectares de terrain à Kep, dans les communes de Chum Kreal et Trapangosangke, dans le district de Tek Chhou, situé à cheval entre Kampot et Kep. 

Le projet de Phallas tel qu’il apparaît sur sa brochure de présentation
La société, qui projette d’œuvrer également dans la production cinématographique et le conseil en investissement, cherche aussi à lancer un projet similaire en Thaïlande et au Vietnam. Phallas annonce un programme d’envergure internationale qui transformerait cette zone côtière en une petite côte d’Azur. La French Riviera Marina”, c’est ainsi que Mme Siriluck Choochart, présidente du groupe Pallas dénomme le projet, entend offrir un parc marin sécurisé avec des résidences privées, des hôtels, des appartements, une piscine, une plage artificielle, une côte privée, un parcours de golf, un port, des boutiques, des loisirs et bien d'autres commodités propres à recréer l’ambiance de côte d’Azur qui semble animer les promoteurs de Dubaï et leurs représentants au Cambodge. Siriluck déclarait aussi que le projet créerait plus de 50000 emplois après la construction, et des milliers d'autres après l'achèvement du projet. Toutefois, ce projet gargantuesque avait soulevé quelques remous dans la presse locale en raison du flou concernant les investisseurs et de la présence du magnat du bois Trey Pheap. Il semble aussi que le groupe Phallas n’ait dans son portefeuille que des projets et aucune réalisation concrète et que le démarrage des travaux n’ait pas encore eu lieu, ce qui laisse planer quelques interrogations.

French Touch
Plus raisonnable et plus soucieux d’allier qualité et développement, le groupe Maads a choisi d’investir à Sihanoukville, et aussi dans cette région avec l’Ancienne Halle aux Poissons de Kampot.  « Alors qu’on constate de sérieux efforts officiels pour protéger le littoral immédiat, note Alexis de Suremain, Français fondateur du groupe de management et communication hôtelier Maads, la municipalité de Kampot semble moins sollicitée par les promoteurs immobiliers. 

L’Ancienne Halle aux Poissons de Kampot
A notre modeste niveau, notre contribution est d’encourager, d’accompagner et de réaliser des développements ou réhabilitations qui se distinguent par leur qualité architecturale, leur respect du contexte naturel et leur intégration dans des infrastructures touristiques de qualité ». Dans cette démarche, MAADS ne pouvait que croiser la route d’architectes et entrepreneurs qui ont compris l’importance de s’inscrire dans l´urbanisation accélérée de la côte cambodgienne tout en affirmant la spécificité culturelle du pays. L’architecte Yvon Chalm, est à l’origine de plusieurs réalisations de la zone côtière qui reprennent la tradition et l’esthétique du mouvement « Nouveau Khmer » sans renoncer aux impératifs du confort moderne ni aux ressources de matériaux innovants. Avec sa jeune équipe de professionnels khmers et internationaux, On lui doit ainsi la prouesse architecturale de la « résurrection » de l’Ancienne Halle aux Poissons de Kampot, qui est devenu aujourd’hui un restaurant couru et une destination en soi pour les visiteurs de passage dans la région. Si la physionomie de Kampot risque de changer au bénéfice d’une desserte plus efficace, Kep n’a pas beaucoup changé en dehors de l’aménagement de la station du Bokor. Pour la grande dame de Sihanoukville, c’est une autre histoire.

Sihanoukville
C’est au milieu des années 1964 que la décision fut prise d’établir un port en eaux profondes à Kampong Som pour développer le commerce maritime alors principalement axé sur le Mékong. La ville fut baptisée Sihanoukville en l’honneur du Roi-père et de son combat pour l’indépendance du royaume.   Une décennie plus tard, Sihanoukville devenait un important poste de transit destiné aux forces américaines en guerre contre  le  Vietnam. Au milieu des années 1970, Sihanoukville elle-même fut attaquée et subit de lourdes pertes après la capture du Mayaguez SS, un porte-conteneur américain, par les troupes Khmers rouges.  Aujourd'hui, la province présente le visage presque paisible d’une destination côtière de plus en plus prisée par les touristes locaux et internationaux. Sihanoukville présente de nombreux atouts en termes de développement touristique mais aussi industriel. La province est déjà considérée comme le prochain eldorado du royaume par les investisseurs classiques et les promoteurs touristiques.

Ochheuteal, parmi les plages les plus populaires de Sihanoukville
Atouts
Sihanoukville est aujourd’hui le deuxième pôle industriel du pays après Phnom Penh et le gouvernement a largement encouragé la création et le développement d’industries locales avec l’ouverture d’une zone économique spéciale en 2012, démarche logique qui permet aux industriels, principalement des manufacturiers du textile, de bénéficier quasiment sur site des facilités d’export par voie maritime. La capacité de la zone économique spéciale devrait doubler d’ici 2020 et accueillir 300 entreprises. La province sera également prochainement l’un des principaux fournisseurs d’électricité du pays avec trois centrales dont l’une est déjà opérationnelle. Mais l’attrait majeur de la province réside aussi dans son énorme potentiel touristique. Avec ses plages de sable fin, ses iles paradisiaques, ses cascades et ses parcs naturels, Sihanoukville n’échappe pas aux convoitises des professionnels du tourisme qui voient là l’opportunité de créer une zone d’attraction touristique susceptible de concurrencer les destinations thaïlandaises ou vietnamiennes avec un petit avantage : la province semble épargnée par les catastrophes naturelles et n’a jamais connu de Tsunami ou de typhons meurtriers comme ses voisins.

Tendances
Alors principalement orientée vers la clientèle de backpackers, ravis de pouvoir trouver une destination exotique et attractive avec ses bungalows et bars rudimentaires du bord de mer, depuis la fin des années 1990, Sihanoukville est devenue très rapidement populaire auprès de la clientèle locale et des touristes internationaux, une tendance qui a provoqué  en très peu de temps la construction de maisons d’hôtes, d’hôtels de bon standing et de cinq étoiles. Cela a également amené  les autorités à réagir en prenant des mesures pour réaménager les fronts de mer des plages d’Ochheuteal et Serendipity. 

Projets
Avec une croissance de la fréquentation touristique à deux chiffres depuis 2011 et un nombre d’hôtels qui a quasiment doublé depuis 2015, la province de Sihanoukville s’oriente alors vers la construction d’hôtels et d'ensemble de résidences secondaires, des initiatives motivées pour partie par les demandes de la clientèle chinoise. Des centaines de millions de dollars US d'investissement ont atterri à Sihanoukville ces cinq dernières années, des initiatives largement orientées vers des complexes intégrés, incluant casinos, un divertissement très populaire pour la clientèle chinoise, quinze casinos opèrent à Sihanoukville et cinq autres devraient ouvrir prochainement. La  province côtière attire aussi des initiatives privées axées sur le tourisme de luxe (Iles). Un Français, Etienne Chenevier est partenaire du groupe Citystar private Equity Asia, qui a choisi d’investir dans un hôtel de luxe sur une île de la province. Il explique les motivations du groupeet avance également la nécessité d’un développement maitrisé : « Sihanoukville a un potentiel de développement immobilier énorme, le marché est loin d'être saturé et nous ne sommes qu'au début de l'histoire », avance Etienne Chenevier, rappelant que ce sera le premier établissement cinq étoiles qui ouvrira prochainement : l'Alila Villas Koh Russey.  Ce projet d’hôtel de luxe est situé sur l'île vierge de Koh Russey . « Cet établissement occupera un emplacement exclusif de 25 hectares, niché entre le cap occidental et une belle plage de deux kilomètres au sud de l'île, offrant des vues magnifiques, un accès exclusif à la plage et une intimité absolue pour ses futurs résidents et invités », indique le Français.

Le Projet Alila Villas Koh Russey
S'il entend promouvoir un type de tourisme de luxe respectueux de l'environnement et susceptible d'attirer une clientèle habituée aux grandes marques de l'industrie, et donc très exigeante, Etienne Chenevier n'a pas manqué de souligner qu'il a pris le risque d'investir alors que de nombreux obstacles se dressent quant à un développement harmonieux des projets sérieux et inscrits dans une perspective de développement durable, sur la côte et dans les îles. Si Sihanoukville bénéficie à présent d'une connectivité routière bien meilleure que par le passé, l’accès de la côte par la route reste assez dangereux. Si la province jouit à présent d'une desserte aérienne internationale convenable, la capitale Phnom Penh n'a pas de ligne directe vers Sihanoukville et cela obère, selon l'investisseur, les possibilités pour les résidents aisés de la capitale de se rendre régulièrement ou d'investir vers cette destination pour l'achat de résidences secondaires par exemple.

D’autres grands projets ont démarré, à Ream, une partie un peu moins connue de la province de Sihanoukville, une concession d'environ 3 300 hectares est actuellement développée par Yeejia Tourism Development Co Ltd en partenariat avec une douzaine d’entreprises chinoises. A ce jour, près de quinze accords ont été signés pour des parcelles de terrain, avec le projet de construire une zone d'accueil intégrée avec des terrains de golf, des hôtels de luxe, et des activités d'éco-tourisme. Une jetée suffisamment solide et qui pourrait soutenir les navires de croisière est également prévue  afin d’accueillir des navires de croisière en provenance de Chine et de Hong Kong. L’homme d’affaires Kith Meng (Royal Group) a envoyé ses bulldozers sur l’ile paradisiaque de  Koh Rong pour construire l’hôtel de luxe Royal Sands Koh Rong, un cinq étoiles construit en partenariat avec des investisseurs suisses.  Six Senses Krabey Island, un autre cinq étoiles en construction devrait ouvrir ses portes cette année…la tendance ne fléchit pas.  Sihanoukville attire de plus en plus  investisseurs et, il ne se passe pas une semaine sans que la presse locale ne se fasse l’écho d’un nouvel investissement dans la région. Aux dernières nouvelles, le patron du site Alibaba aurait acheté quelques parcelles d’Otres Beach pour un développement immobilier, entraînant même une soudaine hausse du prix des terrains… 

French Touch II
Dans un esprit différent, Alexis de Suremain (MAADS), également investisseur à Sihanoukville, explique la démarche du groupe : « la planification urbaine est plus que jamais balbutiante à Sihanoukville. Là aussi, nous nous inscrivons    dans le respect du contexte naturel et l’intégration de projets avec des infrastructures de qualité Ce sont ces principes qui guident notamment la campagne de rénovation et d´expansion que le groupe Dara Hotels a entrepris, avec MAADS pour le bénéfice de la ‘’Grande Dame’’ de Sihanoukville, avec l’emblématique hôtel Independence, un joyau d’optimisme de l’âge d’or du Cambodge,serti dans l’un des derniers grands espaces de flore tropicale préservée au bord de la côte. Plus que jamais, les nouvelles générations khmères éprouvent une vraie fierté en venant se promener sur la plage et autour de ces bâtiments qui appartiennent à leur héritage culturel », déclare-t-il.

L’emblématique hôtel Independence, un joyau d’optimisme de l’âge d’or du Cambodge
Condos
D’Seaview, Sunshine Bay, Blue Bay Condominium, Royal Bayview Condominium, The Scarlett et Blue Sky Tower. Meanwhile sont autant de projet de condominiums actuellement en construction et toujours destinés à capter la clientèle chinoise. En effet, une enquête effectuée par le magazine spécialisé Juwai (Chine) indiquait que 57% des touristes chinois qui voyageaient étaient prêts à investir dans une résidence secondaire dans l’un des pays visités. 

Vue depuis le projet de condominiums D’Sea View à Sihanoukville
D’après une étude réalisée par l’agent immobilier Knight Frank, 25 500 unités devraient être disponibles d’ici 2020 faisant ainsi de Sihanoukville la deuxième destination pour ce type de résidences derrière Phnom Penh et ses environs.

Précautions
Pléthore de projets et obstacles et risques liés au développement rapide de la zone côtière ont amené les officiels du gouvernement et les professionnels du secteur à se réunir régulièrement sous l’impulsion d’Eurocham qui a fait du développement de cette région l’un de ses principaux chevaux de bataille. Deux grands forums ont été organisés en 2016 et 2017 au cours desquels l’ensemble des problématiques : encadrement légal, pollution et traitement des déchets, approvisionnement en eau pour les iles, planification urbaine, connectivité, desserte aérienne, manque de main d'œuvre qualifiée et besoins urgents de formation, ont été évoqués, débattus, et feront l’objet de la publication d’un document à destination du gouvernement pour aider à aller dans le sens d’un développement harmonieux, équitable et maitrisé. « Je crois que la démarche de proposer un cadre de développement plus rigoureux, et susceptible de participer à un développement touristique et donc économique, est essentiel », indique Arnaud Darc, le Président d’Eurocham. « Un cadre juridique bien pensé, qui tient compte de toutes les spécificités de la région, doit être amélioré et mis en application rapidement. Imaginez-vous en train de construire un resort de luxe au bord de mer et voir ensuite les bulldozers arriver pour construire des tours en face de vos bungalows…non…c’est ce type de mésaventure que nous voulons éviter. Les mesures que nous souhaitons voire mises  en place pour garantir un développement touristique de façon pérenne et harmonieuse devront être appliquées pour tous les projets de construction quel que soit l’origine des investisseurs. La destination côtière est très intéressante économiquement. A l’inverse des temples qu’on ne visite qu’une fois en général, sur des séjours plutôt courts, la plage est un endroit où l’on revient régulièrement, et pour des séjours plus longs », explique-t-il.

La région côtière du Cambodge deviendra-t-elle la nouvelle destination balnéaire privilégiée en Asie du Sud-est ? Les conditions géographiques et économiques sont réunies, les volontés sont là, les projets ont commencé à voir le jour ; les risques de dérapage existent mais  tant du côté du gouvernement que des investisseurs, mais  il semble y avoir la volonté d’adopter une attitude commune pour un développement maîtrisé et équitable, peut-être la clé de l’avenir de ce littoral cambodgien devenu si populaire et si convoité  en si peu de temps.
Texte : Christophe Gargiulo  
Contributeur : Panha Huysmans
Illustrations : Christophe Gargiulo – Bruce dv/DaraIndependence – Realestate.com.kh - JF Périgois -  Citystar private Equity Asia

Phnom Penh - Transports - En Images : Inauguration d'un Centre de Contrôle Technique

Sun Chanthol, Ministre des Travaux publics et des Transports, présidait ce matin la cérémonie d’inauguration d’un Centre d’inspection des véhicules à Boeung Snor, situé le long de la Nationale 1 dans le village de Kdey Takoy, quartier Veal Sbov, arrondissement Chbar Ampov, à Phnom Penh. Rappelons, qu'en théorie et malgré les apparences, le controle technique est obligatoire dans le royaume pour tous les véhicules 4 roues...Photographies par Khem Sovannara.








Cambodge - Exclusif - Magazine : Somaly Mam aujourd'hui

Nous partagerons cette semaine une série d'articles de la version papier du magazine Cambodge Mag, le titre phare de la presse francophone locale, que les lecteurs plébiscitent depuis de longs mois au point de l'avoir porté parmi les titres francophones les plus consultés du pays,largement, mais aussi de la région. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir un exemplaire papier, il est à présent possible de consulter l'intégralité du contenu de la version papier Cambodge Mag, en PDF, et en suivant le lien ici... pour ce premier partage, nous vous offrons un dossier exclusif avec une rencontre avec Somaly Mam. Depuis trois ans, Somaly n'a plus jamais donné d'interview à un journaliste indépendant...Rencontre exclusive :

Somaly Mam aujourd'hui

A l’occasion du tournage récent d’un documentaire sur l’Afesip, (Agir pour les Femmes en Situation Précaire), nous avons passé quatre jours aux côtés de Somaly Mam. C’est la première fois depuis 2014 que la passionaria accepte de parler en présence d’un journaliste indépendant. Personnage immensément populaire, encensé par les médias lorsqu’elle parcourait le monde pour alerter l’occident des ravages causés par la prostitution enfantine en Asie du Sud-est, femme bousculée par cette même presse devenue tricoteuse de haine, et qui n’a jamais cherché à comprendre pourquoi, et femme aujourd’hui plus que jamais impliquée dans son combat contre ce fléau qui ravage, encore et toujours, les innocences de ces fillettes d’Asie.

Somaly Mam aujourd'hui, (presque) rien n'a changé...
La jeune Cambodgienne, qui avait ému le monde entier lors de sa première émission sur la télévision française en 1998, n’a pas beaucoup changé. Au glamour et à l’élégance qu’elle parvient à déployer en représentation à l’étranger, Somaly sait y ajouter des qualités de simplicité et de naturel… le tutoiement arrive d’office avec cette même spontanéité qui surprenait constamment les gens de télévision lorsqu’elle se préparait pour une interview. La Cambodgienne la plus connue du monde arrivait pieds nus, souriante, et forcément déconcertante. Somaly n’est pas qu’une icône, c’est une vraie beauté khmère, une très belle femme qui aujourd’hui, à cinquante ans passés, continue d’entretenir son élégance, en toutes circonstances, cachant quelques mèches grises derrière une coloration soignée et quelques rares ridules derrière un maquillage discret. 

«  Viens, je vais te montrer… » Dit-elle avant de nous emmener au siège de l’Afesip, la première ONG créée il y a vingt ans avec son mari Pierre Legros, qui deviendra aussi son éminence grise durant son irrésistible ascension. Le centre d’accueil est un endroit agréable, parsemé de jardins bien entretenus, avec une immense place centrale autour de laquelle sont érigés des bâtiments, à l’esthétique apparemment bien pensée, mais surtout fonctionnels : La salle commune, les salles de cours, les ateliers, les dortoirs, les créateurs avaient pensé à tout. Cinq fillettes arrivent, la plus âgée doit avoir sept ou huit ans. Les gamines se jettent dans les bras de « Maman », c’est ainsi que tout le monde l’appelle ici. Le visage de Somaly s’éclaire. Elle les prend dans ses bras, elle les embrasse, les fillettes sont aux anges, apparemment tellement heureuses que nous nous demandons pourquoi elles sont ici, sauf à imaginer l’impensable. De cet impensable, Somaly  nous en  donne un extrait en prenant l’une des plus jeunes par la main, Srey Ni (*) : « Elle a commencé à être vendue et violée dès l’âge de cinq ans. Mais elle a aussi été torturée », explique Somaly en montrant une longue cicatrice sur l’abdomen de la petite. Malaise, nausée, incompréhension de notre part…Somaly poursuit ses explications, montrant une enfant qui a du mal à marcher car elle a dû être recousue suite aux maltraitances répétées de son violeur, résumant ainsi le triste début de vie des 70 fillettes et adolescentes qui ont pu heureusement être secourues par Somaly Mam et l’Afesip, et qui, à présent, bénéficient d’un hébergement, d’un appui à leur scolarité, d’un programme d’éducation physique et également d’un suivi médical et psychologique…sans oublier l’amour de « Maman ». 

Séance de méditation avec les pensionnaires de l'AFESIP
Somaly Mam aujourd’hui se dit être restée la même, active, et à peine ébranlée par la tornade qui s’est abattue sur elle un jour de 2014. Rappelons qu’à l’époque, Somaly Mam était jetée en pâture aux médias en raison de contradictions dans sa biographie et pour son train de vie. De cet épisode, Somaly ne souhaitera pas en parler, ne lâchant qu’un « maintenant, je suis blindée » sur un ton persuasif. C’est Adana, sa propre fille, qui dirige aussi ce tournage, qui donnera  plus de détails : « le résultat de cet acharnement médiatique ! l’Afesip a perdu la 50% de ses financements et donc la moitié de ses pensionnaires. 70 gamines violées sont reparties dans la rue ou chez leurs violeurs », explique Adana. Cela en valait-il la peine ? Mais les fidèles sont restés fidèles. Somaly bénéficie aujourd’hui de l’aide de sponsors privés, de l’appui de la fondation Solyna et de l’amitié indéfectible et généreuse ‎de quelques stars de Hollywood dont Susan Sarandon et AnnaLynne McCord que les fans de Prison Break sauront situer…autant de précieuses cartes que l’indestructible diva a su mettre à profit pour poursuivre avec l’Afesip, et veiller ainsi sur celles qu’elle appelle tendrement « ses enfants ». 

Pour le deuxième jour, Somaly prépare un évènement spécial. Srey Nak (*), une victime de 14 ans, doit retourner voir ses parents dans son village, dans la maison familiale, tout près de la demeure d’un monstre qui, un soir de novembre 2016, s’est acharné sur elle : Alors qu’il l’entend prendre sa douche, le voisin de Srey Nak, marié et père de famille, profite de l’absence de la mère de la jeune fille pour s’introduire dans la propriété, se jeter sur elle, l’assommer avec une pierre et la violer avant de la jeter dans l’étang. Srey Nak, dans un état de semi-conscience, parviendra à s’accrocher à une branche qui surplombe l’étang et à pouvoir respirer en attendant le retour de sa mère. Cette dernière emmènera sa fille à l’hôpital, préviendra la police qui alertera Somaly Mam. Les réseaux continuent de bien fonctionner et, pour ce type de cas, Somaly est souvent sollicitée. Elle passera quelques jours au chevet de Srey Nak, la prendra ensuite à l’Afesip jusqu’à ce qu’elle soit en état de revoir sa famille. Pleurs, embrassades, remords, sentiments de culpabilité de la mère, les retrouvailles ne pouvaient être qu’émouvantes, mais la jeune fille devra retourner au centre, pas question d’un retour définitif pour le moment. 

Somaly et la mère de Srey Nak
Au troisième jour, nous découvrons un quartier de Toul Kork où l’ONG vient en aide à des prostituées plus « difficiles ». Ce sont des mères de famille, des jeunes filles embourbées dans le cercle infernal des dettes et de la drogue et qui n’ont qu’une option : survivre et nourrir leur progéniture. Certaines ont des maladies de peau, d’autres sont alcooliques. Il n’y a plus trop d’espoir de les ramener à une vie normale mais l‘Afesip s’efforce d’intervenir en matière de santé, de prévention et d’aide directe pour leurs enfants. Beaucoup d’interviews, beaucoup de misère, beaucoup de pleurs et surtout le sentiment que c’est « presque trop tard, mais nous sommes quand même là », explique Somaly.

Prostituée de Toul Kork
Les jours suivants seront une revue des activités de l’Afesip, une journée de Somaly avec les enfants qui commence vers 5 heures du matin pour s’achever au diner vers 18 heures, avec une Somaly constamment présente, qui cuisine pour ses filles, joue avec elles, rit avec elles, les réconforte, leur lit des histoires.  A cela s’ajouteront des visites plus teintées d’optimisme comme celles des rescapées qui vont aujourd’hui à l’université ou à l’école. Le tournage se terminera par une interview de Somaly réalisée par sa fille Adana. Au-delà des explications sur le fonctionnement de l’Afesip, Somaly n’hésitera pas à parler de ses contradictions, de ses craintes lorsqu’elle était enceinte alors qu’elle ne savait que trop à quoi peuvent être exposés les jeunes filles. Somaly expliquera aussi pourquoi elle n’abandonnera jamais son projet : « parce que je connais leur souffrance, parce que je l’ai vécue », dira-t-elle. De Pierre Legros qui l’a accompagnée 15 ans dans sa vie et son projet, et qui sera toujours  resté admiratif devant les efforts de son épouse, Somaly n’en soufflera mot si ce n’est de dire combien cela peut être difficile parfois de travailler avec un Français...Mais cela, c’était devant la caméra… en voiture, Somaly glissera « Sans lui, ce projet n’aurait jamais vu le jour… ». Il y a des histoires qui ne meurent jamais...http://www.afesip.org/ 
(*)  Noms d’emprunt
Textes et Photographies par Christophe Gargiulo, avec la participation d’Adana Legros


Phnom Penh - Message : Nouvelle Recrue chez Trusted Nannies

Bonjour tout le monde, je m'appelle Chanda. J'ai 24 ans et je suis diplômé du PSE Institute (Business School). Je suis heureuse de rejoindre l'équipe de Trusted Nanny Cambodia depuis une semaine! Je suis chargé de gérer le recrutement des nounous et de communiquer avec nos clients. N'hésitez pas à me contacter pour toute demande sur mon portable: 012 542 382, 086 680 658

 Chanda, Chargée de communication pour Trusted nannies

Cambodge - Musique - Phnom Penh : L'Au Revoir de Philippe Javelle

Il en avait parlé plusieurs fois, et, cette fois-ci, la décision est prise, Philippe Javelle, musicien et organisateur d’événements à Phnom Penh, quitte le Royaume du Cambodge pour une destination tout aussi ensoleillée : Le Maroc. Critiqué parfois pour ses opinions, chacun s'accorde à dire que Philippe reste et sera toujours un grand professionnel de la musique et un personnage somme toute attachant. Nous avions échangé plusieurs fois, pas assez, et il avait eu la gentillesse de nous accorder une longue interview dans les colonnes du magazine. Nous lui souhaiitons bien évidemment le meilleur pour cette nouvelle aventure.

Philippe Javelle
Le message de Philippe Javelle :
Chers amis et fans, j'aimerais vous informer que je quitterai le Cambodge le 28 août, en direction de Casablanca, au Maroc, pour un nouveau travail. J'ai passé huit ans incroyables ici, une aventure passionnante et inoubliable sur mon chemin professionnel et dans ma vie personnelle. Mes meilleures pensées pour vous, Cambodgiens et expatriés que j'ai rencontrés, partageant cette vie unique dans ce pays étonnant. Je reviendrai peut-être un jour! Plein d'amour et de musique dans votre vie.



Cambodge - Santé : Vigilance Pour Une Nouvelle Souche de Grippe Aviaire

Le ministère de la Santé a lancé hier un avertissement au sujet d'une nouvelle souche H7N9 de la grippe aviaire, qui s'est Récemment propagée en Chine et dans les pays voisins. Le porte-parole du ministère de la Santé, Ly Sovann, a déclaré que, au cours des deux dernières années, le Cambodge n'a eu aucun cas de grippe aviaire H5N1, malgré une sérieuse alerte dans la province de Svay Rieng au début de cette année.

Vigilance Pour Une Nouvelle Souche de Grippe Aviaire
Cependant, il a déclaré que les fonctionnaires de la santé sont préoccupés par la nouvelle grippe aviaire H7N9, qui s'est répandue en Chine, au Vietnam et au Laos. M. Sovann, également chef du service de contrôle des maladies transmissibles au ministère, a appelé le public et les autorités hier à être très prudents et à signaler avec diligence les cas de volailles malades ou mortes.

"...H7N9 est un sous-type que nous ne pouvons pas contenir...", a-t-il déclaré. "...Nous pouvons contenir H5N1, mais H7N9 est difficile. Pour le virus H5N1, s'il infecte la volaille, celle-ci meurt quasi immédiatement, cela est différent avec cette nouvelle souche car les volailles restent en vie plus longtemps et le risque d'infection vers les humains est multiplié... ", a-t-il ajouté. Selon M. Sovann, le Cambodge n'a identifié jusqu'ici aucun cas de H7N9.

Teng Srey, directrice adjointe du département de contrôle des maladies transmissibles, a déclaré que si une personne contractait le H7N9, elle éprouverait les mêmes symptômes qu'avec le H5N1 : fièvre, toux, essoufflement et pneumonie. Le Dr Srey a appelé la population à être vigilante et à veiller soigneusement à l'hygiène dans les foyers, en particulier avec le traitement ou la consommation de volailles. Elle a ajouté que les gens ne devraient pas manger de volailles malades ou mortes, car cela peut entraîner l'infection : "...H7N9 s'est propagé parmi les élevages de volaille au Laos et au Vietnam. Bien qu'il ne soit pas apparemment pas encore transmis aux humains, nous devons rester vigilants au Cambodge parce que nous importons de la viande du Vietnam...".


Cambodge - Siem Reap : Des Caméras de Sécurité Supplémentaires pour Pub Street

Le gouvernement provincial prévoit d'installer des caméras de sécurité CCTV le long de la très populaire pub Street Pub à Siem Reap avec l'assistance du Japon. Sok Thol, administrateur adjoint de la province, a déclaré que MineBea, une entreprise japonaise privée, a soumis le projet et reste en l'attente du feu vert de la province pour installer les caméras.

Pub Street à Siem Reap
"...Nous ne pouvons pas dire quand les caméras seront installées...Nous attendons un accord final avec le gouvernement japonais...", a déclaré M. Thol. Pub Street compte actuellement plus de vingt caméras de sécurité et les autorités envisagent d'en installer trente autres. Le vice-gouverneur Ly Samreth a déclaré que les caméras aideraient à renforcer la sécurité des 3500 touristes et visiteurs quotidiens de Pub Street.