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samedi 17 septembre 2016

Sylvia Sisowath, « Princesse du Cœur » du Crédit Mutuel Kampuchea.

Le Crédit Mutuel Kampuchea (CMK) n’est pas seulement la première institution financière mutualiste du royaume mais c’est aussi la préférée des Français et francophones du royaume. Le CMK est aussi le seul établissement à proposer un « accueil princier », dans le sens le plus large du terme, à ses clients-sociétaires et prospects. Cette particularité unique tient à la présence de Son Altesse Royale la Princesse Sylvia Sisowath, cousine germaine du défunt Roi-Père Norodom Sihanouk, cadre du CMK depuis cinq ans déjà, auparavant chargée des ressources humaines et aujourd’hui également en charge des relations publiques du réseau cambodgien.

Avant de revenir s’installer au Cambodge, la Princesse Sylvia travaillait déjà dans la finance et la gestion, dans une chaine de luxe à Paris. Lorsqu’elle revient au pays au milieu des années 2000, elle rencontre Michel Kindbeiter, Directeur Général du CMK et lui fait part de son désir de s’investir dans le social. Elle devient alors directrice des ressources humaines : ‘’…Je pense avoir un côté un peu maternel et une faculté d’écoute qui m’ont permis de vite créer un climat de confiance parmi les employés du CMK. Vrai qu’étant une femme et un peu plus âgée, donc plus sage qu’eux, je suis devenue un peu leur maman. Je pense savoir prodiguer les bons conseils et réconforter en cas de petits soucis, mais je sais également être ferme lorsque cela est nécessaire…’’, explique la princesse.

Sylvia SISOWATH, « Princesse du Cœur » du Crédit Mutuel Kampuchea.
Sylvia SISOWATH, « Princesse du Cœur » du Crédit Mutuel Kampuchea. 
Son relationnel, sa double culture, sa maîtrise de la langue française et son côté avenant incitent ensuite le Directeur Général du CMK à lui confier, en sus de la responsabilité des ressources humaines, celles des relations publiques de l’institution. ‘’…Le fait d’avoir un interlocuteur qui parle français rassure les clients-sociétaires, les met en confiance, facilite tout de suite le contact et simplifie beaucoup la relation bancaire au quotidien….’’ indique la princesse qui travaille en étroite collaboration avec Michel Kindbeiter. 

Sylvia SISOWATH, dans les bureaux du Crédit Mutuel Kampuchea. 
Pour ce dernier, la présence de la princesse au sein du réseau à ces fonctions clés constitue un apport non négligeable : ‘’…humble mais efficace, dévouée et profondément honnête, Sylvia est notre « Princesse du Cœur » à nous et c’est avant tout une femme d’engagement. Vous la retrouverez bien sûr à Phnom Penh et souvent à Kep où elle préside aux destinées de la Maison de la Culture et des Sports qui lui tient tant à cœur, mais aussi à Sihanoukville, à Siem Reap, à Battambang et dans tout le Royaume qu’elle parcourt du nord au sud et de l’est à l’ouest pour être en permanence à l’écoute de nos clients-sociétaires et leur apporter avec le sourire et la gentillesse, toutes les réponses à leurs besoins et à leurs attentes…'', indique-t-il.

Contacter Sylvia SISOWATH au CMK :

Tel. +855 17 609 714 



jeudi 8 septembre 2016

Mode - Marais Paris Fashion : New collection - Nouvelle collection

Pour celles qui aiment la mode parisienne, fraîche et colorée, et à des prix abordables, la boutique Le Marais Paris Fashion informe son aimable clientèle de l'arrivage des nouvelles collections en direct de Paris. Robes de soirée, tenues décontractées, sacs et accessoires, venez découvrir ces nouvelles créations et aussi profiter des soldes jusqu'à 50% sur les précédentes.

For those who love French fashion and its fresh, colorful, and affordable clothes, the shop Le Marais Paris Fashion informs his dear customers of the arrival of brand new collections from Paris. Evening dresses, casual wear, bags and accessories, discover these new creations and also enjoy till 50% discount on previous collections.

Le Marais Paris Fashion. Aeon Mall 132, rue Sothearos. Phnom Penh Cambodge. Ouvert de 9 à 22 heures. Téléphone : 023 901 069 ou 010 817 78. Photographie par Christophe Gargiulo +855 87 261 019
Le Marais Paris Fashion. Aeon Mall 132, rue - street Sothearos. Phnom Penh Cambodge - Cambodia.
Ouvert - Open : 9 à - to 22 heures-hours.
Téléphone - Phone shop : 023 901 069 ou 010 817 78. Photographie par Christophe Gargiulo +855 87 261 019
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Les marques - Brands : 


mardi 30 août 2016

Thairung projette d'ouvrir un atelier d’assemblage au Cambodge

Le Transformer II de Thairung semble connaitre un bon démarrage dans ses ventes. Le constructeur compte exporter son modèle en Malaisie et projette d’ouvrir un atelier d’assemblage au Cambodge. L’atelier pourrait être bâti d’ici la fin de l’année. 

Thairung projette d'ouvrir un atelier d’assemblage au Cambodge. Source Autospin
Le Transformer II est un Toyota Hilux re-carrossé. Il en conserve l’intérieur et la mécanique. Thairung en propose également une version militaire. Cette dernière a la faveur des Malaisiens, qui en ont commandé cent unités. Un autre lot de cent est espéré pour le quatrième trimestre. Le Japon, lui, souhaiterait des versions civiles.


Photographie du Jour : Phnom Penh plus haut...

Photographie prise en pleine canicule, depuis la terrasse d'un petit hôtel douillet, et qui montre que, sous n'importe quel angle, il n'est plus possible de photographier Phnom Penh sans voir une construction...

Phnom Penh plus haut...Photographie par Christophe Gargiulo

Cambodge - Energie : Première ferme solaire de dix mégawatts disponible en 2017

Le Cambodge mettra en service une ferme solaire de dix mégawatts dans six mois, a déclaré le directeur général de l’Electricité du Cambodge (EDC), Keo Ratanak. S’adressant aux journalistes après la cérémonie de signature de l’Accord sur l’achat d’électricité entre l’EDC et Sunseap Asset (Cambodia) Co.Ltd. tenue lundi à Phnom Penh, Keo Ratanak a dit que ceci était la première ferme solaire au Cambodge. Elle se situe dans la ville de Bavet, province de Svay Rieng, a-t-il indiqué. Ce projet de 12,5 millions de dollars américains produira de l’énergie pour l’utilisation dans la province, et elle sera aussi reliée au réseau national.

Ferme solaire. Photographie Sunseap Asset
Ferme solaire. Photographie Sunseap Asset
L’énergie solaire générée par ce projet permettra non seulement de fournir de l’énergie propre et renouvelable pour la communauté, mais aussi d’aider à diversifier les sources d’énergie du Cambodge.
Par C. Nika - AKP Phnom Penh, août 2016 –

Retraite - Cambodge - Témoignages : Douceur de vivre à Battambang pour moins de 600 dollars mensuels

Troisième destination de la série des endroits où il fait bon vivre au Cambodge : Battambang, la ville au charme encore français, la ville où le temps semble s'écouler paresseusement...reportage de Steve King.

Terrasse de café à Battambang. Photographie par James Antrobus (CC)
Je pense que ce sont le rythme de vie et l'atmosphère de ville de province qui m'ont le plus charmé. La deuxième ville du Cambodge, en terme d'habitants (environ 250 000), est située au Nord-ouest du pays, c'est un endroit social et accueillant, encore loin de l'agitation touristique de certains quartiers de Phnom Penh, de Siem Reap ou de Sihanoukville. A Battambang, personne ne semble pressé; se promener, prendre un verre, ou rencontrer du monde semblent être des passe-temps populaires...Quand je suis en ville, les gens, les expatriés, me parlent librement, du dernier restaurant qu'ils ont aimé, de la dernière galerie d'art qui vient d'ouvrir, de la classe de yoga.

A Battambang, le temps passe moins vite, il y a une vraie brise de nostalgie, un parfum colonial, une douceur de vivre presque indochinoise...un autre monde, bien loin de l'effervescence de Phnom Penh qui se développe à une vitesse vertigineuse...J'étais venu visiter une première fois Battambang en 2006. Il y a eu quelques changements, de nouveaux business ont ouvert, quelques vieux bâtiments français ont été restaurés, d'autres ont disparu mais, en dehors des routes, il y a peu d'infrastructures nouvelles. Quelques rues du centre sont encore poussiéreuses et je retrouve les mêmes marchands ambulants ou leurs enfants. A proximité de la ville, les ruines de deux temples anciens attendent toujours une restauration improbable, ou peu urgente, à l'image de la lenteur et de la tranquillité du temps cambodgien qui s'expriment ci-bien dans cette ville de Battambang.

Bâtiment colonial à Battambang. Photographie par James Antrobus (CC)
Vous pouvez vous promener d'un bout du centre-ville à l'autre en trente minutes environ, longer les allées pavées bordant les rives de la rivière Sangker, qui traverse le milieu de la ville. Les parcs le long des berges de la rivière sont bien entretenus et sont un endroit de rencontre et de loisirs pour les citadins, ils viennent y jouer avec leurs enfants sur les terrains de jeux, rencontrer leurs amis, profiter des bancs ombragés, ou faire tout simplement un peu d'exercice. De chaque côté, des wats bouddhistes (temples) proposent un refuge tranquille pour l'inspiration, le repos et la réflexion.

Plusieurs énormes demeures néoclassiques avec des entrées imposantes, ornées de colonnes spectaculaires, et de balcons extravagants, sont dispersés autour de la ville, vestiges de l'époque où le Cambodge était un protectorat français. La plupart des bâtiments dans le centre-ville sont âgés d'au moins cent ans. Au rez-de-chaussée de ses bâtisses du souvenir, on y trouve des commerces, des restaurants, des cafés. La ville abrite aussi une université des arts, qui a attiré des artistes venus de tout le pays. Battambang connaît donc certain un renouveau culturel, avec plusieurs galeries proposant le travail des meilleures artistes du royaume. 

Kate Shuttleworth, une britannique, a vécu sept ans à Battambang. Elle déclare qu'il a été très facile de rencontrer des gens : ''...Il y a des clubs de livres, des soirées cinéma,des trivia quiz, des barbecues, des classes de yoga ouvertes à tous, il est très facile de socialiser ici...'', confie-t-elle. Battambang est également une ville couche-tôt, il n'y a guère plus d'une entreprise dans la ville qui reste ouverte après vingt-et-une heures. Cela convient parfaitement à certains expatriés tel Pat, originaire du Kansas et voyageur de longue date qui a décidé de pendre sa retraite à Battambang il y a quatre ans : ''...Je ne veux pas de la vie nocturne et des soirées bruyantes, et cela me convient donc tout-à-fait...'', déclare-t-il.

Rue de Battambang. Photographie par James Antrobus (CC)
Les nombreux temples anciens situés dans la campagne sont assez semblables aux fameux temples de Siem Reap, mais ils reçoivent très peu de visiteurs. Explorer les ruines sans se heurter à des foules de touristes est une véritable aventure et une expérience unique. Wat Ek Phnom, situé à seulement treize kilomètres de Battambang, est le temple en ruines le plus visité dans la région. Cependant, en semaine, vous aurez probablement le temple pour vous tout seul.

Deux des plus beaux restaurants de la ville, Au Cabaret Vert et le Bambu Hôtel Restaurant, proposent une cuisine cambodgienne et européenne raffinée. Un repas pour deux à chaque restaurant, avec un apéritif et des boissons, ne coûtera pas plus de trente-huit dollars US. La plupart des autres restaurants de la ville sont beaucoup moins chers, et le dîner pour deux, y compris les boissons, coûtera vingt dollars ou moins. Bien sûr, si vous vous restaurez là où les locaux mangent, vous pouvez trouver de la nourriture bon marché et saine pour à peine un dollar ou deux. La bière dans un restaurant coûte environ cinquante cents. Si l'envie de faire un petit voyage dans le temps vous prend, il existe aussi La Villa, endroit à l'architecture coloniale (1930) merveilleuse, et tenu par une française énergique installée de longue date au Cambodge, et qui propose une cuisine mixte à des prix très abordables.

A l'image du Cambodge dans son ensemble, le coût de la vie à Battambang est assez faible. La location d'une maison est particulièrement bon marché. Louer une maison de style moderne vous coûtera de 205 à 410 dollars US par mois. Un deux-pièces ou un petit appartement meublé, avec une piscine commune, et la plupart des charges incluses , vous coûteront moins de 285 dollars US par mois. Les expatriés avec qui j'ai discuté indiquent tous que leur plus grosse dépense de logement est l'électricité. La plupart d'entre eux déclarent dépenser au moins quatre-vingt dollars US par mois pour l'électricité.

Pat vit confortablement sur son petit revenu de la sécurité sociale et enseigne l'anglais quelques heures chaque semaine : ''...Mes factures mensuelles s'élèvent de 255 à 309 dollars US, en y incluant le loyer, l'eau, l'électricité et Internet. Je fais mes courses au marché et je cuisine à la maison. Sortir déjeuner de temps en temps est ma plus grosse dépense, mais cela me coûte aux alentours de cinq dollars US ou un peu plus. Je marche beaucoup, je n'utilise pas de tuktuk ou de motodop. Mon budget moyen mensuel est inférieur à 509 dollars US... ".

Battambang n'est pas une ville très étendue et il n'est pas vraiment nécessaire de posséder une moto et, en cas de besoin, une course en motodop ou tuktuk dans la ville dépasse rarement un dollar US. L'aéroport commercial le plus proche se trouve à Siem Reap, à environ trois heures de distance. Il existe des lignes régulières de bus, vans ou taxis qui desservent Phnom Penh ou Bangkok depuis Battambang. Beaucoup d'expatriés  se sont installés ici après avoir vécu d'abord dans une autre ville asiatique. Le passage à une communauté relativement petite nécessite des ajustements, et acquérir de l'expérience dans une zone plus peuplée peut rendre l'adaptation plus facile, ou plus difficile...Et, pour conclure, Battambang est une ville avec un taux de criminalité très faible, autre argument pour privilégier cette destination pour ceux qui aiment le calme et la douceur de vivre.

Photographie - Les Visages Khmers : Sourire du Jour

Sourire d'enfant de la communauté de Chaar Ampil. Photographie par Christophe Gargiulo

Les Visages Khmers : Sourire du Jour
Les Visages Khmers : Sourire du Jour

Photographie - Beauté du Jour : Douche à l'ancienne

Série de photographies d'une jolie jeune maman de deux enfants vivant dans une communauté de la banlieue de de Phnom Penh, et utilisant une jarre d'eau pour sa toilette, à l'ancienne. 

Beauté du Jour : Douche à l'ancienne
Beauté du Jour : Douche à l'ancienne. Photographie par Christophe Gargiulo
Beauté du Jour : Douche à l'ancienne. Photographie par Christophe Gargiulo
Beauté du Jour : Douche à l'ancienne. Photographie par Christophe Gargiulo
Beauté du Jour : Douche à l'ancienne. Photographie par Christophe Gargiulo
Beauté du Jour : Douche à l'ancienne. Photographie par Christophe Gargiulo
Beauté du Jour : Douche à l'ancienne. Photographie par Christophe Gargiulo
Beauté du Jour : Douche à l'ancienne. Photographie par Christophe Gargiulo

Phnom Penh - Documentaire Photographique : Vivre avec les morts de Chhar Ampil

C'est un petit bidonville à l'entrée de Phnom Penh, un lieu que les habitants appellent Chaar Ampil, rien de très original ni de très nouveau si ce n'est que les baraquements et abris de fortune sont construits autour des tombes d'un cimetière vietnamien. Quelques dizaines de familles vivent ici, victimes de l'exclusion, de la pauvreté, ou de la malchance après avoir entrepris le voyage depuis leur province pour tenter de trouver une  vie meilleure dans la capitale. Photographies par Christophe Gargiulo + 85 87 261 019

La vie au milieu des tombes
Avec une croissance démographique annuelle à deux chiffres, Phnom Penh a du mal à trouver des habitations pour les habitants à très petits revenus, ils seraient ainsi plusieurs milliers à avoir élu domicile autour de cimetières, créant ainsi de petits communautés, des villages dans la ville, au sein desquels sévissent malheureusement prostitution, abus, drogue et maladies.

Les enfants jouent autour des tombes, les adultes s'affairent
Dans cette communauté, la présence des morts ne semble pas affecter particulièrement les enfants qui deviennent rapidement souriants, ni les adultes. Les enfants jouent autour des tombes, grimpent dessus, certains adultes utilisent les dalles autour des tombes pour laver le linge ou faire sécher riz et viande.

Enfants de la communauté de Chhar Ampil
 La désinvolture vis-à-vis de la présence de tombes pourrait peut-être s’expliquer par une conception très différente des Cambodgiens concernant les défunts. Avec la prédominance de la religion bouddhiste, les crémations sont de loin le sort le plus fréquent réservés aux morts dans le royaume. La tombe chrétienne traditionnelle et l'enterrement seraient donc des concepts tout-à-fait différents chez les Cambodgiens voire inconnus pour une grande partie d'entre eux.

Enfants de la communauté, certains vont à l'école, d'autres non
Certains habitants ont même utilisé les tombes comme une extension de leur habitation, y installant un potager ou quelques sièges pour en faire un endroit de détente.

Certaines tombes sont totalement abandonnées
Quant à évoquer les fantômes, un jeune habitant aux avant-bras tatoués, assis sur sa mobylette et fumant des cigarettes bon marché rigole et confie : ''...C'est vrai qu'on y pense un peu au début, mais après on s'y fait. Si les esprits des morts enterrés ici rodent, c'est plutôt nous qui les dérangeons, pas l'inverse...''.

Jeune garçon souriant sur une tombe
 Si peu d'enfants sont scolarisés, quelques-uns ont la chance d'aller à l'école du quartier, certaines familles gagnant suffisamment d'argent pour se nourrir et assurer l'essentiel, mais pas assez pour se loger.

Une habitation plus décorée que d'autres
Si quelques-uns ont des emplois, l'activité la plus fréquente reste la collecte des déchets, le travail sur les chantiers de construction, mais aussi  la prostitution qui permet à quelques familles de survivre mais en a précipité d'autres dans le malheur avec l'apparition du sida, plusieurs jeunes filles et mamans sont séropositives, mais bénéficient d'un petit soutien avec des visites régulières d'une assistante sociale, Maïra, venue du Brésil et qui a décidé d'apporter sa contribution pour tenter d'améliorer le quotidien d'une famille dont la mère est séropositive.

Jeune maman séropositive


vendredi 26 août 2016

Cambodge - Style de vie : Pas besoin d'être riche pour apprécier la vie au Cambodge...

Rob, retraité de 65 ans, vit à Sihanoukville depuis quatre ans et entend y rester en raison de la qualité de vie qu'il peut s'offrir moyennant un budget mensuel raisonnable. Pour lui, 1200 dollars US mensuels sont largement suffisants pour vivre sa retraite paisiblement au bord de la plage, sans se priver. Témoignage :

''...Mes samedi matin commencent généralement par une petite visite dans ma pâtisserie française préférée. J'y prend généralement un petit-déjeuner composé d'une délicieuse omelette, d'un croissant et d'un cappuccino, c'est durant ce moment que je planifie ma journée. J'hésite entre un peu de travail d'écriture, une ballade en moto ou en vélo à la plage voisine. Si la brise se maintient, j'irai peut-être faire un peu de voile....Il y a quatre plages non loin de ma résidence et une bonne dizaine un peu plus loin le long de la  côte...'' 

La plage d'Otres 2 à Sihanoukville. Photographie par Ankun P. (CC)
''...Il n'est pas besoin d'être riche pour profiter de la vie au Cambodge. Mon petit-déjeuner de ce samedi ne va me coûter que trois dollars US. Entre cela, la location d'un catamaran et un dîner pour deux ce soir, je m'en tirerai pour vingt-cinq dollars US. J'habite à Sihanoukville et cela est probablement un des meilleurs choix que j'ai jamais faits dans ma vie. Certes, je ne peux pas me payer une villa de luxe sur les îles comme Song Saa ou Morakot, mais je peux vivre certainement beaucoup mieux que dans mon pays....Là-bas, je pourrai peut-être gratter un peu sur ce qui me reste de ma pension pour prendre un bus et aller à la plage une fois par semaine, louer un studio en banlieue, pas plus...Je ne pourrais certainement pas habiter prés de la plage, aller au restaurant deux fois par semaine et faire de la voile tous les week-ends...''.

''...Une excellent qualité de vie est incroyablement abordable ici. Je connais un expatrié américain qui vit avec trois cent dollars US par mois. Vrai qu'il ne sort pas, qu'il est très casanier, qu'il ne mange que dans les snacks ou restaurants de rue et n'a pas de loisirs en dehors d'un peu de bricolage, mais il s'en sort à peu près...Avec mille deux cent dollars US mensuels, c'est beaucoup plus facile.  Manger à Sihanoukville est très bon marché ... et il y a beaucoup de choix de restaurants avec des cuisines variées : mexicaine ... italienne ... Indienne ... fruits de mer frais ... et plus encore....''.

''...Pourtant, ici, la vie n'a pas toujours été facile. Il y avait pas autant d'aménagements, de facilités et de commerces pour les occidentaux quand je suis arrivé. Mais ces dernières années, la région a vraiment explosé. Suite à sa déclaration officielle en tant que province, les titres fonciers à Sihanoukville ont été rapidement mis en place, et le développement a décollé à un rythme vertigineux...''.

Rond-point à SIhanoukville. Photographie par Peter Collins (CC)
''...Quand je vais faire de la voile, je me rend à Otres Beach, je peux faire une ballade de dix kilomètres sur une route en bon état, tout comme j'apprécie l’accès à Serendipity, une rue très touristique, à présent en bon état et éclairée. Celle-ci est aujourd'hui remplie de restaurants, discothèques, magasins, hôtels et guest-houses. Je suis conscient que les choses changent et vont encore changer très rapidement avec les vols réguliers, avec les projets immobiliers qui fleurissent, l'augmentation rapide des visiteurs mais, au milieu de cette croissance, cependant, les meilleurs aspects de la vie traditionnelle cambodgienne restent... Nous achetons toujours notre sucre, notre savon, et d'autres nécessités quotidiennes à une petite échoppe devant la maison d'un voisin. Une ou deux fois par jour, un vendeur passe devant avec des petits plats faits maison ou des fruits frais. Des petites choses comme celles-ci rendent la vie ici un peu spéciale...''.

Sihanoukville. Photographie par Axel Drainville (CC)
''Le progrès et le développement ont toujours un prix, mais à Sihanoukville, l'augmentation des petits loyers a été peu sensible, voire négligeable En fait, tous les nouveaux complexes d'appartements modernes qui ont surgi dans la ville ont entraîné des réductions de loyer, pas d'augmentations. Il est encore possible de trouver un studio confortable pour cent à cent cinqaunte dollars US par mois, si vous restez un certain temps et apprenez à connaître les ficelles de la négociation à la khmère...pour ma part, j'ai réussi à louer une maison en briques tout-à-fait charmante, pas très grande mais fonctionnelle et propre pour 250 dollars US par mois...''
Rob Schneider pour Living International

Archives - Souvenirs : Gilles Caron, photographe tué par les Khmers Rouges en 1970

Jeune photo-reporter à la carrière exceptionnelle mais éphémère, Gilles Caron naît à Neuilly-sur-Seine en 1939, il devient parachutiste en Algérie à la fin des années 50 et effectue quelques séjours en prison alors qu'il refuse de s'engager au combat. Gilles Caron rejoint l’agence Gamma en 1967 et couvre sur le terrain les grands conflits de l'époque (Israël, Tchécoslovaquie, Vietnam, Tchad…). Ses photos de mai 68 à Paris, en particulier celle du jeune Daniel Cohn-Bendit souriant béatement à un CRS, sont devenues des symboles de la révolution étudiante. Sa carrière s’arrête tragiquement le 5 avril 1970, Gilles Caron disparaît ce jour-là sur la route n°1 avec un collègue journaliste et un coopérant français, en allant couvrir les affrontements qui font rage à l’est du Cambodge, tout près de la frontière vietnamienne. Leurs corps n’ont jamais été retrouvés

Gilles Caron sur le bac qui traverse le Mékong, le 5 avril 1970, jour de sa disparition
Des adolescents mobilisés pour combattre les Khmers rouges. L'ultime reportage de Gilles Caron
Au Cambodge, Gilles Caron couvrira principalement les événements de la guerre civile opposant les troupes de Lon Nol aux rebelles communistes khmers rouges. Son travail le plus engagé reste sa couverture du conflit vietnamien qui reste probablement une de ses œuvres les plus poignantes alors que le jeune reporter, qui ne cachait pas son engagement et sa sympathie pour les rebelles, s'évertuait à démontrer l'absurdité, et même l'ironie et le cynisme de cette guerre qui alors n'en finissait pas.

Des GI amènent des enfants à l'abri lors d'une menace Viêtcong
Soldat américain allumant une cigarette après l'incendie d'un village au Vietnam
Le lundi 10 décembre 2012 une commémoration avait lieu à Phnom Penh autour du monument érigé à la mémoire de Gilles Caron et des journalistes occidentaux tués au Cambodge. La cérémonie avait lieu à l’hôtel Royal de Phnom Penh, qui était au début des années 1970 le quartier général des correspondants du monde entier. D’un côté, sur le marbre de la stèle, une liste de 37 noms de journalistes cambodgiens et étrangers tués ou portés disparus pendant la guerre au Cambodge entre 1970 et 1975. De l’autre, une plaque de marbre blanc rédigée en khmer et en français, et la photo d'un journaliste de grand talent, parti bien trop vite...


Cambodge - Chroniques de Barang : Courtoisie...

Proposé par Thierry Descamps, belge récemment installé au Cambodge, et qui se définit comme un "néo-expat", quelques chroniques des petits aléas de la vie d'un expatrié débarquant dans le royaume. C'est bien vu, exprimé comme un candide, sans prétention et probablement utile pour ceux qui souhaiteraient en savoir un peu plus sur l'expatriation au Cambodge. Aujourd'hui : Courtoisie...

Sourire khmer. Photographie par ND Strupler
Sourire khmer. Photographie par ND Strupler
Aujourd’hui, nous allons aborder les règles de courtoisie et notamment, très important, le salut khmer. Cela consiste à joindre les mains paumes contre paumes. C’est tout simple. On les porte un peu négligemment à hauteur du menton pour saluer M. ou Mme Tout-­le-­Monde. A hauteur du nez pour des personnes plus âgées, surtout les dames. A hauteur du front avec une inclinaison du buste pour un bonze. Mais surtout vous ne faites pas la bise à une dame (sauf si elle vous le propose), à plus forte raison si vous ne la connaissez pas.

Ma réputation a failli être gravement écornée la première fois que j’ai rencontré l’épouse khmère d’un ami français installé depuis de nombreuses années. Il m’invite chez lui. J’arrive à l’heure (un exploit) chaussures bien cirées et vêtements sobres et de bon goût. Je sonne et Theary en personne vient m’ouvrir. Les présentations sont un peu hésitantes vu que la jeune femme ne parle que le Khmer et que mon niveau était alors à peine celui d’une classe maternelle. Encouragé par le bon accueil et après m’être débarrassé des fleurs, je commets l’irréparable. J’entreprends un mouvement qui ne laisse aucun doute sur mes intentions : je vais lui faire la bise ! Elle fait un bond en arrière et part se réfugier dans la cuisine. On ne la verra plus de tout le repas. Je me doute que j’ai fait une boulette et je m’en ouvre à mon hôte qui a cette réplique lapidaire : “t’es pas un peu con, non ?”. Et c’est seulement là que je me rappelle le passage consacré au bisou dans mon manuel du savoir­-vivre à l’usage des rustres et des malpolis au Cambodge. Je me promet de me rattraper et je ne ferai que m’enfoncer plus gravement encore dans l’horreur et l’abjection.

La seconde fois, la maîtresse de maison m’ouvre à nouveau le portail et me tend la main par sécurité. Elle n’avait pas prévu que le pervers que son mari s’obstinait à inviter lui ferait un baisemain ! Je ne sais pas ce qui m’a pris. Silence gêné, incompréhension mutuelle et malaise persistant ; la pauvre Theary redoutant probablement que je me laisse aller à d’autres comportements incohérents ou franchement répréhensibles si son mari nous laissait seuls pour aller chercher l’apéro.

Depuis j’ai arrêté mes excentricités et nos relations sont au beau fixe. Il y a plein de petits trucs à faire (ou ne pas faire) pour se comporter correctement. Ne jamais toucher ou pire, tripoter, la tête d’un enfant. Je ne sais plus pourquoi mais c’est verboten ! Toujours se déchausser pour entrer chez les gens sauf bien entendu si les
convives sont en majorité occidentaux. Prendre les objets qu’on vous tend à deux mains. Pareil quand vous remettez quelque chose à quelqu’un. Si vous déjeunez ou dînez, avec une dame, ne pas vous ruer sur l’addition. Il était de tradition que la note soit remise à votre invitée pour qu’elle puisse vérifier les comptes. Ne vous inquiétez pas. Après un regard de principe (ou pas) elle vous laissera payer volontiers.

Il y a aussi autre chose que la courtoisie ; les règles simples de bon voisinage et du “vivre ensemble” comme on dit maintenant dans ce qui était chez nous. Deux exemples : J’entendais les gens s’apostropher à coups de “bong” par ci, “bong” par là. Ca sonnait bien et j’ai compris que c’était un salut amical doublé d’une marque de respect. Du coup je me suis mis à appeler tout le monde “bong” même les enfants (?). C’est Yonn, le bras droit d’un ami, qui m’a éclairé. Comme maintenant on se connaît bien et que je crois qu’on s’apprécie je lui ai demandé d’arrêter de me donner du “Monsieur Thierry” et de m’appeler simplement par mon prénom. Il m’a expliqué qu’il ne pouvait tout simplement pas y arriver parce que j’étais plus âgé que lui et l’ami de son patron. Je suis donc devenu “bong” (oncle) et lui “paoun Yonn” (neveu). Tout le monde est content.

Au restaurant, dans les transports ou au marché, les khmers font l’effort, dès qu’ils le peuvent, de parler anglais. Le problème c’est que nos accents varient (to say the least). Entre mon patchwork texan / londonien avec une pointe de sud af’ et la “french touch” de mon ami Roger, il y a un abyme. Donc nos interlocuteurs font ce qu’ils peuvent mais ça peut entraîner des confusions. Et comme la “face” est primordiale chez les khmers, ils ne vous diront jamais qu’ils n’ont pas compris mais feront “pour le mieux”. Le plus simple, si vous le pouvez, est d’apprendre le khmer. Comme çà, si on vous amène du poisson à la place de vos nouilles vous ne pourrez plus ronchonner mais vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous même.