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mercredi, avril 26, 2017

Phnom Penh - Gastronomie - Topaz : Créativité, Asie et imagination avec Nicolas Isnard

Dans la série au succès grandissant ''Dine with the Stars - Dinons avec les stars'', après l'artiste fromager Xavier Huret, le restaurant Topaz accueille cette fois-ci Nicolas Isnard, dont nous avions esquissé le parcours il y a quelques jours. Cette fois-ci, le chef étoilé Michelin, qui est arrivé hier pour la préparation du dîner de jeudi prochain, a accepté de livrer quelques secrets de son art. Anticonformisme, influence des voyages et de l'Asie, créativité et imagination au menu...

Créativité, Asie et imagination avec Nicolas Isnard
Créativité, Asie et imagination avec Nicolas Isnard
Premier séjour au Cambodge ?
Oui, mais je voyage souvent en Asie, Vietnam, Thailande, Singapour, Philippines, Japon...Phnom Penh semble être une ville très active, j'ai hâte de découvrir la cuisine locale et surtout les marché de la ville. Le marché est, en général l'endroit que j'adore visiter lorsque je découvre une nouvelle ville. Je suis aussi ravi de voir que la cuisine française est joliment représentée ici, avec une structure dynamique et, à mon sens, bien pensée.

Quel type de chef est Nicolas Isnard ?
Anticonformiste et contre les stéréotypes, j'ai suivi une formation classique dont j'ai commencé à m'émanciper il y a quelques temps déjà. Mais il ne s'agit pas de tout bouleverser, ma cuisine utilise des concepts que j'aime à retravailler en utilisant l'inspiration procurée par mes nombreux voyages et en proposant de nombreux produits. J'aime ajouter des produits exotiques, dériver une recette classique, c'est un peu cela ma méthode. l'Asie est tellement riche en condiments et produits originaux qu'il y a une envie spontanée d'essayer quelque chose de nouveau et de différent, et de partager l’expérience. Mais il n'y a pas que l'Asie, il y a les pays de la méditerranée, c'est ma région d'enfance,  qui m'inspirent fortement, les pays nordiques ont aussi une influence sur mes compostions. Je voudrais ajouter que les saveurs et leur composition sont un axe de travail, mais les couleurs le sont aussi, elles peuvent guider une idée originale.

Un exemple de votre méthode
Tout-à-l'heure, je préparerais une recette de carbonara sans pâtes...c'est un axe classique, tout le monde connait la recette carbonara, il était intéressant pour moi de décliner cette construction, et d'en proposer une version qui privilégie l’accompagnement au point de le transformer en un plat sensiblement différent. Il n'y a pas de produits asiatiques pour cet exemple mais, à l'évidence, une influence méditerranéenne. 

Carbonara sans pâtes par Nicolas Isnard
Je vous ferais goûter également des côtelettes d'agneau de Nouvelle-Zélande avec de la tartelette d'aubergine, des cèpes et du jus de safran, un plat qui sent bon le voyage, le soleil, avec un peu de tradition et de terroir.

En plein travail sous les yeux attentifs du  Chef  Sopheak Pov (Topaz)
Comment vous est venu cette passion pour la cuisine ?
Depuis l'age de douze ans, ma grand-mère cuisinait beaucoup, ma mère cuisinait beaucoup...et j'adore manger, je suis gourmand, et gourmet dans le sens absolu du terme, regardez ma corpulence...cela se voit que j'aime manger (sourire).

Comment trouvez-vous le temps de voyager ?
J'ai des associés donc cela permet de dégager du temps. Cela fait maintenant dix ans que je voyage et cela m'apporte énormément, non seulement pour l'inspiration, mais aussi pour découvrir d'autres méthodes de travail dans le secteur de la restauration. A l'étranger, les concepts sont différents, la façon de travailler, d'investir, de prendre soin du management peuvent différer sensiblement et cela est passionnant, j'observe beaucoup, j'apprends beaucoup en voyageant, c'est extrêmement enrichissant sur de nombreux points de vue.

 J'observe beaucoup, j'apprends beaucoup en voyageant...
 J'observe beaucoup, j'apprends beaucoup en voyageant...
Vos loisirs ?
Là aussi, je prends le temps, d'abord j'ai deux enfants avec qui je passe beaucoup de temps. Pour mes loisirs, j'aime le poker, le football, le basket-ball, les films...

Vos projets ?
Dans l'immédiat, réussir le dîner de jeudi. Je travaille aussi quelques recettes avec l'équipe du Topaz qui les proposeront en exclusivité pendant une semaine après mon départ. En sus des recettes mentionnées plus haut, il y aura une demoiselle du Mékong avec une sauce cacahuètes originale, des tomates et du concombre; également de l’huître vichyssoise avec du caviar sturia, du filet de bœuf avec déclinaison de tomates et truffes, et pour conclure, une symphonie exotique avec...surprise... Pour les projets plus immédiats, je vais aller goûter la cuisine locale au  restaurant Malis ce soir, et goûter le fameux Pra Hok et d'autres spécialités cambodgiennes, j'espère. Autrement, j'ai le projet, dans un avenir relativement proche, d'ouvrir un restaurant en Thailande, à Changmai plus précisément, cela avance...

Côtelettes d'agneau de Nouvelle-Zélande avec de la tartelette d'aubergine, des cèpes et du jus de safran

mardi, avril 25, 2017

Cambodge - Chine : Nouvelle visite d'état pour resserrer les liens

Yang Jiechi, conseiller d’Etat de la République populaire de Chine, effectuera une visite officielle au Cambodge les 27 et 28 avril 2017, à l’invitation du vice-Premier ministre Hor Namhong, indique le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Pendant son séjour dans le Royaume, Yang Jiechi présidera la quatrième Réunion du Comité intergouvernemental de coordination entre le gouvernement royal du Cambodge et le gouvernement chinois pour promouvoir davantage le partenariat entre les deux pays, une réunion prévue le 27 avril au Palais de la Paix, à Phnom Penh.

Yang Jiechi, conseiller d’Etat de la République populaire de Chine. Photographie RFA
A rappeler que, durant la troisième Réunion du Comité intergouvernemental de coordination qui s'est déroulée en février dernier à Pékin, les deux parties avaient convenu de travailler ensemble sur : la coopération gouvernementale dans la lutte contre le trafic d’êtres humains et le terrorisme, l’augmentation des échanges commerciaux bilatéraux à cinq milliards de dollars américains vers 2017 et la poursuite du soutien au développement de la zone économique spéciale dans la province de Preah Sihanouk, la préparation et la signature du document sur la coopération “Une ceinture, une route”, et la promotion du projet de construction de la voie express Phnom Penh- Preah Sihanoukville.

La Chine continuera à accorder des aides au développement et des prêts de concession au Cambodge. Les deux parties ont prévu de continuer à stimuler le financement de la coopération pour soutenir différents projets comme stipulés dans le plan de coopération quinquennal 2015-2019 proposé par le Cambodge. Les deux parties ont convenu également d’augmenter l’aide de la Chine dans les domaines liés à l’amélioration des conditions de vie des Cambodgiens, et pour les grands projets de coopération entre les deux pays comme la construction d’un stade national, l’accroissement de la coopération dans l’agriculture, l'organisation de la troisième Réunion du Groupe de travail mixte sur la coopération agricole, et l'établissement d'un mécanisme intergouvernemental pour la coopération forestière. La Chine a également promis d'intervenir dans les domaines de la connectivité, de la gestion des ressources en eau, de la gestion des inondations, de la réduction des risques de catastrophes, de l’éducation, du tourisme, et de la restauration d’anciens temples.
Avec C. Nika - AKP Phnom Penh, avril 2017 –


Cambodge - Insolite - Cuisine : Le Balut ou Pong Tie Kon (ពងទាកូន)

Parmi les mets « étranges » consommés en Asie Orientale, l’un de ceux qui fera le plus hésiter le gastronome occidental même le plus intrépide, est sans doute ce que l’on appelle, du mot issu du tagalog (langue officielle des Philippines), le « balut ».

Balut. Photographie par Shankar s. (cc)

Le « balut », appelé en Chine 毛蛋 máodàn (littéralement « œuf poilu ») ou pong tie kon (ពងទាកូន, littéralement « bébé œuf de cane ») au Cambodge, est un œuf, qui peut être de cane ou de poule, fertilisé et partiellement développé. Pour être tout à fait clair, le « balut » est un embryon de poulet ou de canard. Ce mets est connu dans de nombreux pays d’Asie Orientale : Chine, Philippines, Vietnam, Thaïlande, Cambodge. C’est d’ailleurs avec des amis vietnamiens de Paris que j’ai eu la première fois l’occasion d’y goûter. J’en ai également essayé la version chinoise, dans un restaurant de la banlieue de Suzhou. Ce n’est certes pas l’une des mes friandises préférées.

Le balut est considéré par certains comme un mets excellent, qui aurait des vertus aphrodisiaques et serait très riche. D’autres considèrent au contraire qu’il s’agit d’un mets des plus suspects, susceptible d’être contaminé par différents micro-organismes nocifs pour la santé humaine, et cause de divers problèmes hormonaux. On a rapporté en Chine de nombreux cas d’intoxication au balut. Les œufs fertilisés sont laissés à développer pendant une période variant, selon les régions, de 14 à 21 jours. Ils sont ensuite cuits à l’eau, et peuvent être dégustés tels quels, dans leur coquille, ou bien accommodés de différentes façons : grillés en brochettes, sautés, etc.

Balut. Photographie par Shankar s. (cc)
Ils sont le plus souvent agrémentés tout simplement de sel, mais aussi parfois de jus de citron vert, de poivre ou d’herbes aromatiques (en particulier Polygonum odoratum, appelée coriandre vietnamienne, ou, en khmer, « herbe à balut » : ជីរពងទាកូន, connue aussi sous le nom de ជីរក្រសាំងទំហំ). Les baluts sont le plus souvent vendus par des vendeurs de rue ambulants, et se consomment en général accompagnés de bière. Selon la date à laquelle la gestation de l’œuf a été interrompue, le balut aura une consistance très différente : à 14 jours, le caneton est à peine formé, et ne possède ni bec, ni plumes, ses os sont à peine remarquables sous la dent. À l’inverse, à 21 jours, le gourmand remarquera facilement la présente des plumes, des os et du bec. Si la production des baluts reste surtout artisanale, des tentatives d’industrialisation de la fabrication ont été faites, en particulier aux Philippes, où un fabricant propose des baluts en pots.
Par et avec l'aimable autorisation de Pascal KH - Sinogastronomie



Cambodge - Vietnam : Signature de quatre accords de coopération

Le gouvernement royal du Cambodge et le gouvernement de la République socialiste du Vietnam ont conclu ce matin quatre accords de coopération pour promouvoir le développement des infrastructures, de la pêche, de la connectivité, et du commerce. La cérémonie de signature était présidée par Samdech Techo Hun Sèn, Premier ministre du Royaume du Cambodge, et son homologue vietnamien Nguyen Xuan Phuc, cérémonie qui faisait suite à leur entretien officiel au Palais de la Paix, à Phnom Penh, le même jour.

Nguyen Xuan Phuc et Samdech Techo Hun Sèn
Ces quatre documents comprennent un mémorandum d’entente sur l’étude conjointe de la construction de l’autoroute Phnom Penh-Bavet, de l’autoroute Ho Chi Minh-Moc Bai, un projet de construction d’un centre de traitement volontaire et communautaire pour les toxicomanes dans la province de Preah Sihanouk, un mémorandum sur la coopération bilatérale dans le secteur de​ la pêche et un autre accord sur la construction du boulevard de l’amitié Phnom Penh-Hanoï.

La délégation vietnamienne dirigée par Nguyen Xuan Phuc et son épouse est arrivée à Phnom Penh hier après-midi pour une visite officielle de trois jours au Cambodge. Après son arrivée, la délégation a été reçue en audience royale par Sa Majesté Norodom Sihamoni, Roi du Cambodge. Cet après-midi, le chef du gouvernement vietnamien a fait des visites de courtoisie à Samdech Vibol Sena Pheakdei Say Chhum, président du Sénat, à Samdech Akka Moha Ponhea Chakrei Héng Samrin, président de l’Assemblée nationale, et au vénérable Tep Vong, patriarche suprême général de l’Ordre Dhamma Mahanikaya du Cambodge. Ce soir, Samdech Techo Hun Sèn et son épouse organiseront un banquet en l’honneur de Nguyen Xuan Phuc et de son épouse au Palais de la Paix.

Cette visite marquera la célébration de l’Année de l’amitié 2017 et du cinquantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Cambodge et le Vietnam.
Avec C. Nika - AKP Phnom Penh, avril 2017 –


Histoire - ONG : Les jeunes d'aujourd'hui commentent le Cambodge de 1980

Trois jolis textes - commentaire sur photo d'archives, dont un poème, écrits par des adolescents cambodgiens de l'ONG Anjali House, en prélude à l'exposition “Renaissance du Cambodge – Un an après les Khmers Rouges” qui se tiendra à Siem Reap début mai, et pour laquelle l'ONG a souhaité recueillir les impressions des jeunes d'aujourd'hui concernant cette période de l'histoire du Cambodge Une initiative à encourager, pour que la mémoire ne meure pas.

Train surchargé par John Burgess

Pendant longtemps, nous avons vécu l’enfer. Nous avons essayé de vivre avec. Nous avons prié Dieu chaque jour. Nous lui avons raconté notre chagrin. Nous avons besoin de son aide. Nous avons besoin que Dieu nous sorte de l’enfer. Nous souffrons tant. Nous sommes tellement énervés. Nous ne voulons plus vivre en enfer. Nous n’avons jamais connu la liberté, nous ne mangeons jamais à notre faim, nous ne nous reposons pas quand nous sommes fatigués. Nous n’avons pas de maison où vivre. Nous vivons dans la peur. Nous devons travailler du lever au coucher du soleil. Nous n’avons pas le temps de faire autres choses. Si nous voulons essayer, ils ordonnent « Tuez-les ». Ils sont les Khmers Rouges. Ils n’ont pas de cœurs. Ils détruisent notre humanité. Ils nous apprennent à tuer, à haïr les intellectuels. Ils apprennent aux enfants à tuer leurs parents. Ils sont comme le diable. Parfois, ils nous exécutent sans raison. S’ils ont décidé que c’était notre heure, nous ne pouvons pas les implorer. Nous ne pouvons-nous enfuir. Nous ne pouvons protester. Il n’y a qu’un chemin, s’asseoir et les laisser nous tuer. Nous devons les suivre et découvrir l’endroit où nous allons mourir. Savez-vous combien nous avons souffert ? Mais maintenant nous sommes libérés de l’enfer. Nous sommes tellement heureux. Nous y avons échappé, nous sommes en vie. Cela ne se reproduira jamais. Nous ne voulons plus y retourner. Nous savons que nous pouvons vivre heureux, que nous pouvons être libres, que nous pouvons manger autant qu’on veut. Personne de nous empêchera d’être libre. Personne ne nous tuera. Personnes ne nous mettra en joute pour nous forcer à travailler. Mais nous n’oublierons jamais ce cauchemar, jusqu’à notre mort. 
Chy, 17 ans

Enfants dans la rue par John Burgess
Je pense que cette photo a été prise après la guerre. Des personnes ont perdu leur mère, leur père, leur sœur, leur frère, leur tante, leur oncle et d’autres membres de leur famille. Je pense que leurs mères et leurs pères sont morts pendant la guerre et qu’ils essayent de survivre en travaillant après la guerre.  J’ai de la peine et je suis triste, car je ne sais pas comment ils ont vécu après la guerre ou pendant le temps du Pol pot. Je veux les encourager à se battre pour vivre. Ne pas pensez au passé et tournez-vous vers l’avenir, faire de ton mieux, entraidez-vous les uns les autres pour vivre. Soyez une bonne personne et vous réussirez dans l’avenir. 
Soknang, 19 ans

Char abandonné par John Burgess
Char abandonné par John Burgess
Je veux savoir pourquoi

Sur mon vieux vélo
Sous le soleil, sans chaussure. 
Un petit sac de riz et un tapis. 
Pas d’école. 
Où dois-je aller ? 
Que puis-je faire ? 

Je vois un tank.
Mes larmes coulent.
Je pense au passé. 
Je pense à la guerre. 
Ma famille. 
Mon pays. 
Ma vie de souffrance. 

Je veux savoir. 
Je veux comprendre. 
Qu’avons-nous fait de mal ? 
Pourquoi devez-vous tuer ? 
Pourquoi devez-vous nous punir ?
Je veux savoir pourquoi. 
Eung Sok Buntha, 17 ans



Cambodge - ONG - Initiative : Du devoir de mémoire vers les plus jeunes

Belle initiative de l'ONG Anjali House qui souhaite associer la nouvelle génération cambodgienne à une exposition photographique explorant la vie du Cambodge peu de temps après après la libération du joug meurtrier des Khmers Rouges. Le projet s'intitule : Réflexions de jeunes cambodgiens sur la série photographique de 1980 : “Renaissance du Cambodge – Un an après les Khmers Rouge” . Explications : 

À Siem Reap, le 3 mai 2017, se tiendra l’inauguration de l’exposition de la série photographique « Renaissance du Cambodge – Un an après les Khmer Rouge », série réalisée par l'américain John Burgess, écrivain et ancien journaliste au Washington Post. L’exposition réalisée avec la collaboration de Anjali House, une ONG cambodgienne accès sur l’éducation, est parrainée par l’Ambassade américaine de Phnom Penh.

L'une des photographie de l'exposition (John Burgess)
L'une des photographie de l'exposition (John Burgess)
C'est la première fois que cette exposition est présentée à Siem Reap. Elle retrace le voyage de John Burgess, arrivé à Phnom Penh, en avril 1980, avec un des premiers visas délivrés par le nouveau gouvernement Cambodgien après le renversement du régime des Khmers Rouge. Durant deux semaines, il a exploré la capitale et voyagé en voiture autour du Tonle Sap en s’arrêtant à Siem Reap et Battambang. John Burgess y a trouvé un pays partagé entre des lieux enfermés dans les horreurs du passé et d’autres s’élançant vers une nouvelle vie entraînée par l’énergie débordante de ces habitants. 

Ces images donnent un aperçu du quotidien se réorganisant peu à peu après la période des Khmers rouges. Aujourd’hui, la nouvelle génération cambodgienne a hérité de cette reconstruction. Cependant certaines questions persistent : Que ressent cette nouvelle génération face au passé de leur pays ? Fait-il parti de leur identité ? Souhaitent-ils oublier leur histoire ou au contraire l’apprendre, le comprendre et s’exprimer ? 

Les jeunes adultes d’Anjali House (14 -19 ans), représentant la nouvelle génération de Cambodgiens qui n’a pas été témoin des atrocités des Khmers Rouge, ont étudié les photos de l’exposition avant d’exprimer leurs ressentis et formuler une réponse à ces dernières. Certains ont écrit des poèmes, d’autres ont imaginé des histoires ou simplement exprimé leurs émotions. Chaque texte a été traduit en anglais et sera présenté lors de l’exposition à côté de la photo qui les a inspirés.

Simon Ke, directrice d’Anjali House, déclare : ''...Anjali House soutient les enfants défavorisés et aide les jeunes adultes de Siem Reap à envisager un avenir meilleur. Notre programme d’éducation est basé sur l’acquisition de connaissances et aussi, ce qui est surement le plus important, favorise et encourage l’indépendance et l’esprit critique. Les photos de John Burgess, témoins de la vie juste après les Khmers Rouge, ont offert à nos jeunes adultes l’incroyable opportunité de relier l’histoire de leur pays avec leur présent et leur future, associant la reconstruction à la stabilité et l’espoir à l’ambition...''

Parlant de la collaboration avec les jeunes adultes d’Anjali House, John Burgess indique :  ''...J’ai fait ces photos en 1980 pour aider le peuple américain à comprendre la renaissance du Cambodge après les atrocités des Khmers Rouges. C’est une grande exaltation pour moi de voir que ces images peuvent aider ces jeunes Cambodgiens à appréhender ce qu’ont enduré leurs parents et grands-parents et à discerner leurs propres ressentis face à une histoire éloignée dans le temps, mais jamais loin dans le cœur...''.

L’exposition sera ouverte au public, tous les jours, du 3 mai au 17 mai, de 10 h à 22h 
à Footprint café, Siem Reap.

À propos de John Burgess :
John Burgess est un écrivain américain et journaliste qui a une affection particulière pour l’Asie du Sud-Est. En 1979 et 1980, il a couvert la crise des réfugiés d’Indochine pour le Washington Post ainsi que pour le  Time magazine. Ces dernières années, il se concentre dans l’écriture de livres sur les habitants d’Angkor. Le dernier publié s'intitule '' La fille du guide de l’escalier''  , un ouvrage historique sur le temple de Preah Vihear datant du 12ème siècle.  Plus d’informations sur  : http://www.john-burgess.net/

À propos d’Anjali House :
Anjali House est une ONG situé à Siem Reap au Cambodge. Elle soutient 120 enfants défavorisés et jeunes adultes, âgés de 5 à 19 ans. L’organisation offre à chaque élève un accès gratuit à l’éducation, aux soins de santé et fournit chaque jour un repas et un accès illimité à l’eau potable. Anjali House organise aussi des ateliers pour soutenir les familles sur différentes thématiques comme la violence domestique ou encore pour développer et valoriser les compétences parentales.  C’est une organisation locale où la directrice ainsi que tous les professeurs et les travailleurs sociaux sont Khmers. Active depuis plus de 10 ans, Anjali House est une ONG reconnue et transparente qui a ses comptes financiers professionnellement et indépendamment audités tous les ans. Les rapports annuels sont aussi publiés sur le site internet. 

Enfants d'Anjali House. Photographie fournie
L’objectif principal d'Anjali House est de voir ses élèves acquérir des connaissances et de devenir des jeunes adultes sain et pleins d’ambitions prêt à rentrer dans le monde du travail. Plus d’informations sur : www.anjali-house.com


Cambodge - mannequin du jour : Les poses de Ly Danam

Elle a vingt et un ans, elle vient de Koh Kong et travaille comme commerciale dans une entreprise de la place. Occasionnellement, la jeune et jolie Cambodgienne fait du modeling pour quelques marques de vêtements. Avec KP-C Studio Photography, quelques images de Ly en tenue de baignade :

Ly Danam KP-C Studio Photography
Elle a vingt et un ans, elle est originaire de Phnom Penh et travaille comme commerciale dans une entreprise de la place. Occasionnellement, la jeune et jolie Cambodgienne fait du modeling pour quelques marques de vêtements. Avec KP-C Studio Photography, quelques images de Ly en tenus de baignade:
Ly Danam KP-C Studio Photography
Elle a vingt et un ans, elle est originaire de Phnom Penh et travaille comme commerciale dans une entreprise de la place. Occasionnellement, la jeune et jolie Cambodgienne fait du modeling pour quelques marques de vêtements. Avec KP-C Studio Photography, quelques images de Ly en tenus de baignade:
Ly Danam KP-C Studio Photography
Elle a vingt et un ans, elle est originaire de Phnom Penh et travaille comme commerciale dans une entreprise de la place. Occasionnellement, la jeune et jolie Cambodgienne fait du modeling pour quelques marques de vêtements. Avec KP-C Studio Photography, quelques images de Ly en tenus de baignade:
Ly Danam KP-C Studio Photography
Elle a vingt et un ans, elle est originaire de Phnom Penh et travaille comme commerciale dans une entreprise de la place. Occasionnellement, la jeune et jolie Cambodgienne fait du modeling pour quelques marques de vêtements. Avec KP-C Studio Photography, quelques images de Ly en tenus de baignade:
Ly Danam KP-C Studio Photography
Elle a vingt et un ans, elle est originaire de Phnom Penh et travaille comme commerciale dans une entreprise de la place. Occasionnellement, la jeune et jolie Cambodgienne fait du modeling pour quelques marques de vêtements. Avec KP-C Studio Photography, quelques images de Ly en tenus de baignade:
Ly Danam Pk studio


Élections présidentielles : Forte abstention des Français de l'étranger

Plus de 1,2 million de Français établis à l'étranger étaient appelés aux urnes dimanche dernier. A l'image du Cambodge (59%), le taux d'abstention a été assez fort, 55,72% des électeurs n'ont pas voté. Cela représente tout de même une légère hausse de 6% par rapport à la précédente élection présidentielle de 2012. Après la suppression du vote en ligne, les Français de l'étranger ont du se rendre dans les 860 bureaux de vote dans les ambassades et établissement scolaires. 

Vote à l'Ambassade de France à Phnom Penh. 59% d’abstention au Cambodge. Photographie par Ko Debatt
Selon les résultats officiels, Emmanuel Macron arrive largement en tête du vote des Français de l'étranger avec 40,40% des voix, . Il est suivi par François Fillon à 26,32%, Jean-Luc Mélenchon à 15,83% et Benoit Hamon à 6,87%. Qualifiée pour le second tour, Marine Le Pen ne recueille pourtant que 6,48% des voix chez les expatriés...Les autres candidats ne se partagent pas grand chose : Nicolas Dupont-Aignan recueille 1,59% des voix, François Asselineau 1,1%, Philippe Poutou 0,62%, Jean Lassalle 0,46% et Nathalie Arthaud 0,24%. Jacques Cheminade est bon dernier à 0,19%.


Phnom Penh - Circulation : Retard dans le projet des nouveaux feux de signalisation

Chacun dans Phnom Penh a pu constater l'apparition de nouveaux feux de signalisation. Certains ne sont pas encore tout-à-fait installés, certains fonctionnent, d'autres non...En fait, bien que l'accord avec le Japon ait été signé en 2016, Chou Kimtry, directeur adjoint du département municipal des transports, a déclaré hier que les cent feux de signalisation ne seront totalement opérationnels qu'en février 2018. Depuis février 2016, seuls 12 feux de circulation ont été installés.

Nouveaux feux de signalisation. Photographie par construction-property.com
Lors d'une conférence de presse, M. Kimtry a déclaré que le projet était retardé en raison du manque de coopération des résidents et des conditions défavorables pour les travaux routiers : ''...Ces projets sont toujours confrontés à des obstacles. L'installation des pôles de circulation est l'une d'entre elles. Il est difficile de trouver un endroit adéquat sans trop perturber la circulation existante. Lorsque nous les installons devant les maisons des résidents, les propriétaires ne veulent pas coopérer parce qu'ils disent qu'ils bloquent leur maison...Le marquage routier est un autre problème, pendant la journée, les routes sont très encombrées. Nous devons d'abord réfléchir à la sécurité des gens, nous ne pouvons le faire que la nuit, ce qui est également difficile car nous avons besoin de lumières pour effectuer les travaux routiers...", a-t-il déclaré à la presse locale.

Tout au long de la mise en œuvre du projet, Jica, l'agence japonaise qui finance et implémente le projet, offrira également une formation aux agents de transport sur la meilleure façon de gérer le trafic depuis le centre de contrôle de la circulation. À la fin du projet, les travaux de maintenance de la feux de signalisation seront effectués par le service des transports municipaux.

En moyenne, quatre personnes meurent chaque jour dans des accidents de la circulation au Cambodge. L'année dernière, 1 717 personnes ont été tuées dans des accidents de la route, tandis que 6 600 ont été blessées. Au cours de la nouvelle année khmère, la police a signalé 121 accidents de la route dans tout le pays, provoquant 55 morts et 236 blessés. Au premier trimestre de 2017, 983 accidents de la circulation ont été signalés, dont la plupart se sont produits à Phnom Penh et dans les provinces de Kandal et Banteay Meanchey. Au cours de ces trois mois, 489 personnes sont mortes tandis que 1 456 autres ont été blessées sur la route...


Cambodge : Foudre et vents meurtriers en province

Quatre personnes sont mortes, trois autres ont été blessées, et plus de cent maisons ont été détruites alors qu'orages et fortes rafales de vent ont frappé plusieurs provinces ces derniers jours. Ce type de mauvais temps devrait durer jusqu'à samedi, indique le Comité national pour la gestion des catastrophes.

Tempête en province. Photographie par Lee LeFever
Dans la province de Preah Vihear, une femme a été tuée dimanche soir dans le district de Choam Khsan. Le Chef de police adjoint du district, Has Suth, a déclaré à la presse locale que deux villages de la commune de Romdos étaient sévèrement touchés. La tempête a complètement détruit onze maisons, tandis que 90 autres ont perdu leurs toits. Deux écoles ont également été endommagées : "...Une femme a été tuée et trois autres personnes ont été blessées parce que leurs maisons se sont effondrées sur eux. Les maisons s'effondraient si rapidement que les victimes ne pouvaient pas s'échapper...", a déclaré M. Suth. Trois autres personnes ont été tuées dimanche soir dans les provinces de Ratanakkiri, Svay Rieng et Tbong Khmom.

La foudre a frappé et a tué un garçon de 17 ans qui conduisait une moto avec trois autres passagers pendant la tempête. Un homme est également mort foudroyé alors qu'il montait sa moto sous la pluie dimanche soir dans le district de Komg Ror à Svay Rieng. La foudre a également tué une femme de 25 ans dans un champ de riz dans la ville de Tbong Khmom. Des maisons et des bâtiments dans la région ont également été détruits durant les fortes pluies. Un homme est mort et deux autres ont été blessés durant les orages à Kampong Thom pendant le week-end.

Le Comité national pour la gestion des catastrophes a confirmé que six personnes ont été tuées et 19 autres ont été blessées lors des catastrophes naturelles survenues au cours des trois premiers mois de cette année. Le ministère des Ressources en eau et de la météorologie met en garde les personnes vivant dans les provinces de Pailin, Battambang, Banteay Meanchey, Siem Reap, Oddar Meanchey et Preah Vihear, et les invite à se préparer à de forts orages et de la foudre jusqu'au samedi.