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vendredi 17 mars 2017

Jeu concours – CMK – Phnom Penh : Un Air de Photographie au CMK

Une vingtaine de commerçants et d’artisans, du quartier d’Ang Doung à Phnom Penh, se sont retrouvés vendredi dernier dans les locaux de la toute nouvelle agence du CMK située rue 110, à l’occasion du lancement d’un jeu concours organisé par l’équipe de l’établissement financier. L’idée est originale, les commerçants travaillant dans les environs se sont vu proposer d’être photographiés sur leurs lieux de travail.

Le propriétaire d’I Photo Cambodia et son épouse devant leur photographie en compétition
Le propriétaire d’I Photo Cambodia et son épouse devant leur photographie en compétition
Les photographies sont alors exposées dans le hall de l’agence CMK, montrant vendeurs de vêtements, restaurateurs, négociants en vins, stylistes, photographes…et d’autres qui officient dans le quartier, et qui ont accepté de participer au concours photographique.

La quasi-totalité des commerçants avait répondu présent pour le cocktail de lancement du concours
La quasi-totalité des commerçants avait répondu présent pour le cocktail de lancement du concours
Les clichés seront exposés pendant quatre semaines, et des bulletins sont mis à la disposition du public qui désignera alors la meilleure photographie parmi la vingtaine exposée. A l’issue du vote final, les heureux lauréats se verront offrir  un voyage et séjour pour deux personnes en avion à Siem Reap, dans un hôtel de luxe.

Propriétaire et employées d’Ellis Wine Shop and Soft Drinks devant leur photographie en compétition
Propriétaire et employées d’Ellis Wine Shop and Soft Drinks devant leur photographie en compétition
Il y aura également un tirage au sort avec les bulletins restants lors du dépouillement, et le ou les gagnants se verront offrir le même cadeau que le vainqueur du concours.

Em Riem et la princesse Sylvia Sisowath du CMK
Em Riem et la princesse Sylvia Sisowath du CMK
Si cet évènement vise à favoriser la synergie entre les commerçants de cette zone, leurs clients et la nouvelle agence du CMK, l’idée a particulièrement été bien perçue, la quasi-totalité des participants avait répondu présent et tous se sont montrés ravis de l’initiative et plutôt fiers de voir leurs portraits et la photo de leurs commerces affichés dans le hall d’une agence du CMK. ‘’…Commerçants et artisans d’Ang Doung à Phnom Penh sont devenus ainsi les ambassadeurs et les principaux relais de la communication et du développement de cette agence…’’, confiait Michel Kindbeiter, Directeur du CMK au Cambodge et à l’origine de l’idée du concours.

Michel Kindbeiter, avec les cadres du CMK, explique les modalités du concours aux participants
Michel Kindbeiter, avec les cadres du CMK, explique les modalités du concours aux participants
Navan Phone & Accessories Shop
Navan Phone & Accessories Shop
Pour ceux qui souhaiteraient découvrir cette exposition originale, participer au vote et découvrir la nouvelle agence du CMK, l’adresse est la suivante :

CMK Preah Ang Duong

No. 171-173, rue  110, Sangkat Wat Phnom, Khan Daun Penh, Phnom Penh, Cambodge
Tel / Fax 023 724 226, 077 400 315. Email: pad@cmk.com.kh

La nouvelle agence du CMK
La nouvelle agence du CMK


dimanche 5 mars 2017

Interview - Affaires - Cambodge : Arnaud Darc, entre projets et passion

Entretien avec Arnaud DARC, patron du groupe Thalias (Topaz, Malis, Arunreas et Khéma), au cours duquel l’homme d’affaires fait le point sur les résultats et projets du groupe, se confie sur les priorités qu’il se donne comme président d’Eurocham et nous livre aussi quelques détails sur le personnage privé. 

2016 vient de se terminer, êtes-vous satisfait ? Le concept de cuisine de qualité que vous avez développé au cours des années, est-il toujours aussi porteur ?
Je pense qu’il y a eu de gros progrès dans le secteur de la restauration en général au Cambodge, et c’est une bonne chose. Cela contribue à améliorer très sensiblement l’image du Cambodge comme destination touristique. Chez Thalias, nous poursuivons notre démarche qualitative, mais une démarche réaliste, nous faisons de notre mieux, avec nos moyens et en tenant compte du contexte. C’est vrai qu’il y a beaucoup de nouvelles ouvertures, cela n’affecte pas réellement le développement de la fréquentation de nos établissements, peut-être de façon ponctuelle, lors d’une nouvelle ouverture par exemple mais, globalement, la fréquentation de nos restaurants et de notre hôtel connait une courbe de croissance régulière et très satisfaisante. Quant aux nouveaux établissements qui ouvrent, les touristes qui viennent ont ainsi plus de choix et je trouve cela bien. Enfin, le restaurant Topaz va prochainement recevoir de la part du Ministère du tourisme sa classification cinq étoiles, et cela est une très belle reconnaissance du travail de qualité effectué par l’équipe qui anime ce restaurant. 

Arnaud DARC, patron du groupe Thalias (Topaz, Malis, Arunreas et Khéma)
Arnaud DARC, patron du groupe Thalias (Topaz, Malis, Arunreas et Khéma)
La métamorphose très rapide du Cambodge vous oblige-t-elle à vous adapter ?
A l’évidence, oui. Nous avons un nombre de visiteurs chinois qui croit régulièrement, et il est nécessaire de s’adapter, c’est une clientèle qui aime se retrouver autour d’une bonne table française ou cambodgienne, mais ils apprécient de pouvoir bénéficier d’un service dans leur langue et d’avoir des interlocuteurs qui les comprennent. Il est donc utile d’avoir une partie de notre personnel qui soit capable d’accueillir ce type de clientèle, donc de parler leur langue, d’être à l’écoute de leurs attentes, oui il faut s’adapter et nous y travaillons. 

Vous avez développé un concept d’hôtel de luxe couplé à un restaurant (Khéma – Arunreas), qui marche bien auprès de la clientèle d’affaires, allez-vous étendre ce concept ?
Oui. Les deux concepts fonctionnent bien. Khéma est aujourd’hui plus qu’un point de vente, c’est devenu une marque reconnue et plutôt appréciée. Il est très probable que nous étendions la ‘’marque’’ dans les deux autres grandes villes du pays et peut-être aussi à Phnom Penh. Quant à Arunreas, le concept assez original que nous avions imaginé, un hôtel pour la clientèle d’affaires mais bâti en tenant compte de l’esprit et de la culture khmère  est très bien perçu. Je crois aussi que la qualité haut-de-gamme des services que nous proposons à cette clientèle, et qui reste dans la fourchette des prix habituellement pratiqués dans ce secteur, contribue largement au joli succès d’Arunreas. Nous cherchons d’ailleurs à agrandir l’Arunreas existant à Phnom Penh et, bien sûr, nous envisageons très sérieusement d’en ouvrir un à Sihanoukville et un autre à Siem Reap. Les projets sont prêts, nous travaillons actuellement sur les emplacements et sur les financements. 

D’autres projets en cours ?
Dans un proche avenir, en avril de cette année très certainement, nous allons ouvrir un établissement qui s’appellera ‘’La Poste’’, et qui sera situé en face du Ministère de la Poste et des télécommunications à Phnom Penh. Ce sera une brasserie inspirée du modèle français, mais qui proposera aura aussi à la carte une sélection  des meilleures spécialités khmères. Nous proposerons aussi à notre clientèle un petit voyage culturel et vintage avec une décoration faite de cartes postales anciennes, de posters de l’époque, et même de lettres du début du siècle dernier.

Vous avez opéré un petit changement identitaire (Thalias – Thalias Hospitality), allez-vous étendre les activités du groupe à d’autres domaines ?
Nous avons voulu tout simplement redonner un graphisme, une image, un reflet  un peu plus ‘’corporate’’ à notre logo et donc à notre groupe. Cette nouvelle identité visuelle n’est qu’une volonté de renforcer notre identité en tant que groupe d’affaires spécialisé dans la restauration et l’hôtellerie. Nous avons eu quelques remarques concernant notre précédent logo qui n’était, apparemment,  pas assez explicite sur notre activité professionnelle.

Vous êtes devenu président d’Eurocham, la chambre est devenue très active avec beaucoup d’actions de communication et d’informations pratiques. Était-ce un projet qui vous tenait à cœur ou est-ce la conjoncture qui vous l’impose ?
Sincèrement, je ne suis qu’un maillon dans l’évolution du travail effectué par Eurocham depuis le départ. S’il nous est possible de travailler beaucoup plus sur l’information vers les entreprises aujourd’hui, c’est parce que nous avons une équipe de professionnels plus étoffée grâce à un financement européen. Dans un pays qui évolue en permanence il est important d’aider nos membres, les adhérents d’Eurocham, en les informant de façon efficace sur l’ensemble des mesures qui touchent à la vie de l’entreprise, que ce soit pour une entreprise installée ou un nouvel arrivant. Sur bien des aspects, la réglementation, les taxes, l’environnement business, nous souhaitons qu’Eurocham puisse fournir une aide précise, complète, une information professionnelle et constamment actualisée vers ses adhérents, c’est sa vocation première. C’est pour cela que nous avons pratiquement un évènement par semaine, en raison de la réglementation et de l’environnement d’affaires qui évoluent très rapidement dans le royaume ces derniers temps.

Un landmark dans vos interventions reste le forum de Sihanoukville, êtes-vous optimiste sur cette volonté de développement plus régulé ?
Oui. Je crois même que la démarche de proposer un cadre de développement plus rigoureux, et susceptible de participer à un développement touristique et donc économique, aurait pu être enclenchée plus tôt. Mais, le principal  est que le processus ait pu démarrer. Un cadre juridique bien pensé, qui tient compte des spécificités environnementales, des cadres de vie, des contraintes de destination touristique, et qui est respecté, doit être amélioré et mis en application rapidement. Imaginez-vous en train de construire un resort de luxe au bord de mer et voir ensuite les bulldozers arriver pour construire des tours en face de vos bungalows…non…c’est ce type de mésaventure que nous voulons éviter. Et le forum a été l’occasion de constater qu’il y avait un large consensus sur cette priorité, et une volonté partagée par le Ministre du tourisme également.  J’ajouterais aussi que les mesures que nous voulons mettre en place pour garantir un développement touristique de façon pérenne et harmonieuse devront être appliquées pour tous les projets de construction quel que soit l’origine des investisseurs. Quant aux mutations que connaîtra la région côtière, ce n’est qu’une logique que nous avons déjà pu observer chez nos voisins thaïlandais. D’abord destination privilégiée des backpackers, donc des petits budgets, les stations balnéaires se sont modernisées, ont évolué vers une destination pour une clientèle plus aisée, et sont devenues un pan entier de l’économie thaïlandaise. Je pense que cette logique s’applique aussi au Cambodge. La destination côtière est très intéressante économiquement. A l’inverse des temples qu’on ne visite qu’une fois en général, sur des séjours plutôt courts, la plage est un endroit où l’on revient régulièrement, et pour des séjours plus longs, je crois d’ailleurs que la moyenne thaïlandaise est de neuf jours.

Comme tous les gens qui réussissent, vous êtes respecté. Toutefois comme de nombreux dirigeants d’organismes consulaires, cela suscite parfois quelques critiques.
C’est normal, j’ai déjà entendu ces critiques…Mais il est normal que les professionnels d’un secteur s’investissent dans des activités consulaires, pour leur intérêt propre et pour celui de la communauté d’affaires qui travaille dans ce secteur. Je n’invente rien en disant que l’union fait la force et qu’il est préférable de travailler ensemble au sein d’organismes comme les chambres de commerces ou les associations. Si je pense que des actions ou des mesures vont être bénéfiques pour mon entreprise, elles le seront aussi, probablement, pour mes concurrents ou collègues et il est logique de les proposer et d’en débattre entre professionnels. Mieux vaut se partager un gâteau que nous essayons tous de faire grossir plutôt que de se chamailler autour de celui qui ne change pas de taille…

Arnaud DARC, patron du groupe Thalias
Arnaud DARC, patron du groupe Thalias 
Comment se déroule la journée d’Arnaud Darc ?
Elle commence à 5h30 et se termine aux alentours de minuit…J’ai un emploi du temps très chargé, d’abord par mon activité professionnelle, par mon travail au sein d’Eurocham et d’autres associations professionnelles, et en raison de beaucoup de sollicitations également. Je passe énormément de temps en rendez-vous. Mes déjeuners et dîners ne sont plus des « pauses », ce sont fréquemment des repas d’affaires. Toutefois, depuis quelque temps, je me réserve mes dîners en famille. 

Qu’est-ce qui vous pousse à continuer, ambition, passion, l’expérience unique ?
La passion évidemment…j’aime mon travail et, j’en ai déjà parlé auparavant, Thalias a débuté comme une petite structure. Il y a aujourd’hui 500 employés dont certains sont les enfants de ceux que j’ai embauchés au tout début. Certains de ces derniers n’avaient pas de situation, venaient de milieux difficiles, ils sont à présent bien installés et fiers de travailler pour Thalias, et encore plus fiers que leurs enfants y travaillent également. Le coté familial du début s’est un peu effacé, nous sommes beaucoup aujourd’hui, mais une vraie culture d’entreprise s’est développée. Nous avons eu récemment notre dîner annuel en présence de l’ensemble des collaborateurs et employés du groupe et c’était une très belle satisfaction de voir tout ce monde-là réuni, heureux et fier. Ça, c’est une vraie, belle, et immense satisfaction.

Jamais eu envie de changer de domaine ?
Non, je suis né dans un hôtel, littéralement, et, malgré les conseils de mes parents, j’ai toujours voulu continuer dans cette branche et je m’y suis immergé professionnellement très jeune, dès l’âge de quinze ans. Ceci dit, j’ai un Master en Management et je reste ouvert à d’autres opportunités.

Savez-vous cuisiner ?
Oui, et j’adore cela…

Qu’est-ce qui énerve le plus Arnaud Darc ?
J’aime résoudre les conflits sereinement, si j’estime que les conditions idéales à leur résolution ne sont pas réunies je m’attache à ce qu’elles le soient dans un premier temps avant d’essayer de trouver une solution. Si je devais citer des défauts qui me déplaisent profondément : la vulgarité, le manque de respect envers autrui, l’emportement et la malhonnêteté intellectuelle. Je peux en accepter des manifestations accidentelles une fois si c’est une réaction de défense, parfois compréhensible, mais pas de façon répétée ou caractérisée.

Vos passions personnelles ? 
Mon travail…(Sourire)…encore une fois, j’adore mon métier. Je n’ai plus le temps de lire ni trop de regarder des films, mais j’arrive à regarder quelques séries. J’ai bien rigolé avec Boston Legal, j’ai adoré les dialogues dans West Wings. Quant au cinéma, je suis de la génération de ceux qui aimaient surtout Lelouch, Truffaut et Sautet.

Vous êtes relativement discret sur le ‘’personnage privé’’ Arnaud Darc, volonté délibérée, manque de temps ou l’occasion ne s’est jamais présentée ?
Ma famille, étendue à mes amis les plus proches, compose un tout petit cercle fermé qui, en fait, constitue mon jardin secret. J’ai un compte Facebook sur lequel je poste ou partage des informations que j’estime intéressantes et qui font partie de ma vie publique. 

Pourquoi vous aimez le Cambodge ?
Parce que les Cambodgiens sont des gens uniques que j’aime. Ils ont envie d’apprendre, ils sont capables de loyauté, de fidélité et on parfois cette naïveté saine qui m’apporte un regard plus simpliste sur le temps qui passe. Il y a beaucoup de choses à dire sur ce qui s’est passé il y a quarante ans et les conséquences encore perceptibles aujourd’hui, bien sûr, mais le côté positif des Cambodgiens est celui que j’aime à retenir. Le Cambodge est aussi un pays où il est relativement facile de s’installer et d’entreprendre. Il n’y a pas tant de contraintes que cela, à l’inverse de certains pays voisins ou même ailleurs. Cela favorise la libre entreprise et l’initiative. 



lundi 20 février 2017

Photographie : En attendant la nuit de Preah Khan

Belle série photographique du temple de Preah Khan, prise à la tombée de la nuit, réalisée par Aditya Karnad. Le Preah Khan est un temple bouddhiste construit par Jayavarman VII vers 1191 au nord de la cité d'Angkor Thom.

Le temple de Preah Khan
Le Preah Khan (« épée sacrée » en khmer) était un complexe monastique bouddhiste nommé Jayaçri (« victoire glorieuse » en sanskrit) en l'honneur de la victoire sur les Chams de Jayavarman VII  Le site a servi de ville pendant la construction d'Ankgor Thom. Il est dédié à Dharanindra Varman II, le père de Jayavarman VII.

Le temple de Preah Khan
Le temple de Preah Khan
Le temple de Preah Khan
Le temple de Preah Khan
Le temple de Preah Khan
Le temple de Preah Khan

Gouvernement : L’amendement sur les partis politiques approuvé

Les soixante-six  députés présents à la session extraordinaire de l‘Assemblée nationale tenue ce matin ont voté pour l’amendement proposé de la loi sur les Partis politiques adoptée depuis le 28 octobre 1997. Le Premier ministre Samdech Techo Hun Sèn a également participé à cette session parlementaire présidée par Samdech Chakrei Héng Samrin, président de l‘Assemblée nationale. Les députés de l'opposition avaient décidé de boycotter cette séance pour marquer leur désaccord vis-à-vis de cette proposition d' amendement.

session extraordinaire de l‘Assemblée nationale
Session extraordinaire de l‘Assemblée nationale
Avec cette modification, toute personne reconnue coupable d’un crime, ou ayant été condamné à une peine de prison, ne peut pas devenir président ou vice-président d’un parti politique. Si le chef d’un parti politique en exercice commet une infraction grave, ce parti politique peut être dissout, et les droits politiques des dirigeants du Parti suspendus pendant une certaine période.

Session extraordinaire de l‘Assemblée nationale
Session extraordinaire de l‘Assemblée nationale
Par C. Nika - AKP Phnom Penh, 20 février 2017 –


Siem Reap - Crime : Sebastian Reuyl, pédophile condamné après dix ans d'abus

Le pédophile néerlandais, Sebastian Reuyl, 44 ans, a finalement été condamné à une peine de cinq ans d'emprisonnement pour avoir abusé sexuellement d'enfants cambodgiens pendant dix ans...La condamnation a mis fin à des années d'impunité pour l'agresseur, qui a déjà dirigé un orphelinat dans le pays. Reuyl, qui a été condamné mardi, a été à plusieurs reprises interrogé par la police cambodgienne mais, pendant des années l'homme a échappé aux poursuites et condamnations, selon APLE, l'ONG basée au Cambodge et qui a aidé à son arrestation.

Sebastian Reuyl. Photographie APLE
Sebastian Reuyl avait déjà été reconnu coupable d'abus aux Pays-Bas en 2004, quand il avait violé un garçon de 12 ans alors qu'il travaillait comme instructeur de voile. Il avait été condamné alors à une peine d'un an de prison ferme, assortie d'une interdiction de travailler avec des enfants. Il s'était ensuite enfui au Cambodge, où il avait trouvé un emploi de directeur d'orphelinat à Siem Reap en 2009...  APLE a déclaré qu'il avait été arrêté par la police cambodgienne pour avoir abusé de cinq enfants, mais a été libéré en attendant le procès, lui permettant ainsi de se reconnecter avec ses victimes, dont certaines ont par la suite retiré leurs plaintes devant les tribunaux. Les juges avaient finalement rejeté l'affaire en invoquant un manque de preuve.

Il a été de nouveau inculpé en 2013, mais libéré après qu'un juge ait renoncé aux poursuites. Reuyl a été arrêté pour une troisième et dernière fois en 2016 et condamné pour "actes indécents contre un mineur" et possession de pornographie enfantine. ''...C'est l'un des nombreux cas où les délinquants ne cesseront d'abuser avant d'être pris...'', a déclaré le directeur du programme APLE, Vando Khoem. Dans un communiqué, l'ONG a dénoncé ''...l'absence de mécanismes efficaces...'' pour empêcher les enfants d'être victimes de prédateurs notoires.

dimanche 19 février 2017

Enseignement - ONG : Neeson ouvre son académie pour les démunis

Un nouveau centre de formation a ouvert ses portes le 16 février, à seulement 300 mètres de l'ancien site d'enfouissement de Phnom Penh, au cœur des communautés les plus pauvres de Steung Meanchey. L'Académie a été entièrement financée et construite par Velcro Companies pour le Cambodian Children's Fund (CCF).

L'Académie Neeson Cripps (NCA)
L'Académie Neeson Cripps (NCA). Photographie fournie
L'Académie Neeson Cripps (NCA) entend offrir une éducation de haute qualité grâce à des espaces d'apprentissage améliorés et une attention particulière à l'éducation STIM (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques). Le bâtiment a été conçu par COOKFOX Architects, qui a créé un bâtiment offrant un espace d'apprentissage optimal dans un bâtiment respectueux de l'environnement. Le NCA compte cinq étages et accueillera quatre cent étudiants, trente enseignants, quinze salles de classe, quatre salles de classe d'enseignants, deux laboratoires de sciences numériques internationaux, deux salles d'ordinateurs, un studio d'art, un espace de galerie, un centre de formation d'enseignant, des installations d'e-learning, un jardin sur le toit et, enfin, un terrain de sport. 

Scott Neeson, fondateur et directeur général du CCF. Photographie fournie






















''...Je suis arrivé ici en 2004 avec l'objectif d'éloigner les enfants de l'effrayant Steung Meanchey et de les envoyer à l'école...'', déclare Scott Neeson, fondateur et directeur général du CCF. ''...Aujourd'hui, avec un programme d'éducation solide et développé, et tant d'étudiants entrant dans l'enseignement secondaire...nous devons assurer un chemin plus accessible vers l'université et vers des carrières qui défient nos jeunes et répondent aux exigences du Cambodge et son économie en pleine croissance. Nous connaissions les besoins et le potentiel, et Velcro Companies et la famille Cripps ont donné corps à une vision : un centre d'apprentissage STIM ultramoderne. Après douze années difficiles à travailler ici, l'Académie Neeson Cripps est un cadeau remarquable. Les enfants les plus pauvres au Cambodge peuvent désormais accéder à la meilleure éducation. Je ne pourrais jamais assez remercier la famille Cripps et les entreprises Velcro pour leur soutien ...".

Le bâtiment est nommé après Scott Neeson et Robert Cripps, ancien président de Velcro, qui déclare : ''...Il y a peu de choses plus réjouissantes dans la vie que d'aider le rêve de quelqu'un à prendre forme, sachant aussi que cela profitera à beaucoup de gens pour les années à venir. Ce fut toujours le rêve de Scott d'avoir un endroit où les enfants de Steung Meanchey pouvaient poursuivre une éducation de haute qualité. L'Académie Neeson Cripps est l'accomplissement de cette vision, et je suis honoré d'avoir joué un rôle dans son développement. "

Velcro Companies est une organisation axée sur la technologie qui offre des solutions aux entreprises et aux consommateurs du monde entier, et s'engage à faire progresser l'éducation et à améliorer la vie des enfants à travers le monde. Le Fonds Cambodgien pour l'Enfance a consacré les douze dernières années à la mise au point de programmes éducatifs et communautaires visant à transformer les anciens chiffonniers en leaders de demain.



Siem Reap : Inauguration à la pagode Svay Dangkum

Sa Majesté Norodom Sihamoni, Roi du Cambodge, présidait ce week-end la cérémonie d’inauguration d’un nouveau temple à la pagode Svay Dangkum, dans le quartier Svay Dangkum, ville de Siem Reap. Photographies par Hang Seak.

Inauguration à la pagode Svay Dangkum
Inauguration à la pagode Svay Dangkum
Inauguration à la pagode Svay Dangkum 
Inauguration à la pagode Svay Dangkum
Inauguration à la pagode Svay Dangkum


Siem Reap - Nouvel An Khmer : Cérémonie de Krong Peali pour Angkor Sankranta 2017

Khem Bunsong, gouverneur de la province de Siem Reap, et Hun Many, président de l’Union de fédérations des jeunes du Cambodge (UYFC),présidaient ce week-end la cérémonie de Krong Peali, avant de commencer les constructions pour Angkor Sankranta 2017, célébration qui a lieu chaque année dans la Cité des temples à la mi-avril pour célébrer le Nouvel an traditionnel khmer. Photographies par Hang Seak et Khem Sovannara.

Cérémonie de Krong Peali
A propos de Krong Peali : A l'origine un peuple de montagne, les Khmers vivaient dans la forêt et vénéraient les divinités animales de la nature - les esprits Neak Ta ou ancêtres qui sont encore adorés à ce jour avec Krong Peali, la divinité serpent, propriétaire de la terre, et qui contrôle toutes les formes de l'eau. Même aujourd'hui, l'esprit de Krong Peali sera vénéré avant qu'un bâtiment ne soit construit.

Cérémonie de Krong Peali
Cérémonie de Krong Peali
Cérémonie de Krong Peali
Cérémonie de Krong Peali
Cérémonie de Krong Peali
Cérémonie de Krong Peali


ONG - Environnement : Rencontre entre Say Samal et Angelina Jolie

Rencontre entre Say Samal, ministre de l’Environnement, et l’actrice-réalisatrice américaine, Angelina Jolie, présidente de la Fondation MJP (Maddox Jolie-Pitt), ce week-end à Siem Reap, pour discuter de la coopération dans la protection et la préservation des ressources naturelles concernant la zone de Samlaut et les perspectives d’amélioration du niveau de vie des populations locales. Photographies : Ministère de l’Environnement.

Rencontre entre Say Samal et Angelina Jolie
En 2003, Angelina Jolie crée le Maddox Jolie Project au Cambodge. Le nom fut changé en 2007 en Maddox Jolie-Pitt Foundation (MJP) après l'adoption des enfants d'Angelina par Brad Pitt. A l'origine, le projet a pour objectif la préservation des Cardamomes, la protection du parc national de Samlaut et de sa biodiversité. Ensuite, les opérations se sont étendues à d'autres zones et à d'autres activités : reforestation, aménagement de parcs, développement rural, aide aux communautés.

Rencontre entre Say Samal et Angelina Jolie
Rencontre entre Say Samal et Angelina Jolie