Tourisme & Siem Reap : Anjali by Syphon, l'hôtel où il fait bon vivre et respirer
- Voyageuse Passion

- 23 avr.
- 7 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 avr.
Il existe des adresses que l'on pressent singulières bien avant d'y poser ses bagages. Anjali by Syphon est de celles-là. Posée sur la Korean-Cambodian Friendship Road, à quelques minutes seulement des temples d'Angkor, cette maison de caractère se révèle, dès les premières secondes, comme un refuge hors du temps — une coulée de verdure au cœur d'une ville en pleine effervescence.

Deux jours. Quarante-huit heures à peine. Et pourtant, le temps de comprendre pourquoi ce boutique-hôtel figure désormais dans la sélection du Guide MICHELIN, et pourquoi les voyageurs du monde entier lui font des avis dithyrambiques sur TripAdvisor et Booking.
Une Arrivée Sous les Frondaisons
La première impression est celle d'un jardin qui aurait décidé de s'approprier un hôtel, et non l'inverse. Des arbres centenaires, des bananiers, des palmiers, des plantes grimpantes aux feuilles immenses — Anjali by Syphon est littéralement enveloppé de végétation.
C'est dans ce décor que prend place l'aile Santi, la nouvelle extension de l'hôtel, ouverte en 2025. Pensée comme une évolution naturelle de l'esprit de la maison, cette aile propose des chambres premium dont les grandes baies vitrées s'ouvrent de plain-pied sur la piscine — et sur la vie, lente et verte, qui s'y déroule.
La piscine Santi mérite qu'on s'y attarde. Ses mosaïques vert émeraude lui donnent un éclat presque végétal, comme si l'eau elle-même avait absorbé la chlorophylle environnante. Le long du bassin, de généreux poufs en toile grège invitent à la paresse totale, intercalés de jeunes arbustes aux feuilles bicolores qui poussent entre les colonnes blanches. Un fauteuil bien rembourré et confortable. Une serviette roulée. Rien de plus — et c'est exactement ce qu'il faut.

La chambre, elle, s'impose dès le seuil. Un lit à baldaquin en bois sombre, drapé d'une moustiquaire en voile blanc vaporeux nouée aux montants par de sobres liens de tissu, trône au centre de la pièce comme une pièce de mobilier d'époque réinterprétée pour le voyageur contemporain. Les coussins jaune moutarde tranchent avec les draps d'un blanc immaculé — touche de couleur khmère, solaire et discrète à la fois.
Le parquet sombre et lustré, une petite table ronde avec sa coupe de fruits frais à l'arrivée, un fauteuil aux accents verts face aux rideaux ivoire filtrés de lumière : tout ici est pensé pour que l'œil se pose, et que le corps suive.

Mais c'est peut-être la salle de bains qui révèle le mieux l'exigence esthétique de l'aile Santi. Une vasque ronde en laiton martelé — patinée, dorée, d'une présence sculpturale — repose sur un plan de toilette en ardoise gris anthracite. La robinetterie dorée encastrée dans la pierre brute, le petit miroir de courtoisie à monture laiton, et les bouteilles d'eau en verre gravé liées par une corde de jute : chaque objet a été choisi avec la précision d'un commissaire d'exposition. Un luxe qui ne crie pas — il se contemple.

Le Vert Comme Philosophie
Chez Anjali, la verdure n'est pas un décor. C'est une conviction.
Annie Sonny le sait mieux que quiconque. À 33 ans, cette Cambodgienne souriante et déterminée est l'attachée commerciale de l'établissement depuis quatre ans. Son travail consiste en grande partie à tisser des liens avec les agences de voyages de la région et au-delà — un réseau qu'elle cultive avec autant de soin que le jardin qui l'entoure. Et quand on lui demande pourquoi elle a choisi Anjali, sa réponse fuse, sans hésitation :
« J'adore la nature. Et Anjali, c'est un hôtel vraiment, vraiment vert et cosy — ce n'est pas si courant dans notre secteur. »

L'hôtel, qui se définit lui-même comme un « joyau vert caché », a structuré toute son approche autour d'une hospitalité durable. Panneaux solaires sur les toits, système intelligent de climatisation pour minimiser la consommation d'énergie, ampoules LED partout, piscines à l'eau salée — infiniment moins agressives pour la peau et l'environnement que le chlore traditionnel — et pièges écologiques à moustiques remplaçant les pesticides chimiques.
Plastic free : l'hôtel a banni les plastiques à usage unique. L'eau est proposée dans des bouteilles en verre élégantes, gravées du logo de la maison. Les produits de soin en salle de bains sont biologiques et conditionnés en distributeurs muraux rechargeables.
La démarche va plus loin encore : Anjali soutient activement des entreprises sociales locales — Cambolac, Manava, Osmose — qui œuvrent pour le développement communautaire et la préservation environnementale au Cambodge. Séjourner ici, c'est, modestement mais concrètement, participer à un cercle vertueux.

Le Guide MICHELIN, qui a intégré l'établissement à sa sélection, souligne justement cette architecture méditative moderniste qui « s'enroule autour d'une cour de piscine centrale comme une oasis verte ». On ne saurait mieux dire.
Des Équipes qui Font la Différence
Si la végétation frappe d'emblée, c'est le personnel qui reste, au fond, le souvenir le plus persistant d'un séjour à Anjali.
« Ici, la direction a toujours cultivé un esprit de famille », confie Annie Sonny, installée à une table de la terrasse, un café à la main. « Les clients le ressentent dès leur arrivée — il y a quelque chose dans l'atmosphère, une chaleur qui n'est pas fabriquée. » Elle ajoute, avec le sérieux de quelqu'un pour qui ce n'est pas qu'une formule :
« Je m'assure régulièrement avec les équipes que cet état d'esprit est respecté. C'est important. Ce n'est pas négociable. »
Dès l'arrivée, on est accueilli avec un verre de bienvenue frais et une serviette parfumée et froide — attention délicate qui dit beaucoup de la culture maison. Le personnel, formé à une hospitalité sincère et non performative, fait preuve d'une disponibilité qui ne verse jamais dans l'intrusion. Les sourires sont vrais. Les conseils, avisés.
Les voyageurs sont nombreux à revenir, sur les plateformes de réservation, sur ce quelque chose d'indéfinissable dans le contact avec le personnel. « Un endroit hors du commun, avec un service du tonnerre — je n'ai jamais eu le sentiment d'être une étrangère dans un pays étranger », témoigne une voyageuse américaine sur TripAdvisor. « Le personnel nous a aidés à organiser toutes nos excursions, le chauffeur de tuk-tuk était d'une gentillesse et d'une connaissance remarquables », renchérit une autre critique.

Les membres de l'équipe — Thida, Thean au bar, les équipes du restaurant et du spa — reviennent dans les récits de voyageurs comme des personnages mémorables d'une belle histoire.
Au bord de la piscine Santi, on observe un ballet discret : une serveuse qui dépose sur un plateau de rotin une sélection de fruits frais, un agent d'entretien qui ramasse avec soin la moindre feuille tombée sur le carrelage humide. Ce n'est pas de la performance — c'est du soin.
Mekhala : la Table Khmère Réinventée
Le dîner au restaurant Mekhala, dont l'enseigne calligraphiée en khmer orne l'entrée comme une invitation, est l'un des temps forts du séjour. Chef Hak Serey, formé à la Paul Dubrule Hospitality & Tourism School de Siem Reap et passé par les cuisines du Park Hyatt, signe une carte qui réconcilie gastronomie khmère et sensibilité occidentale sans trahir ni l'une ni l'autre.
Annie Sonny observe cette évolution avec une fierté non dissimulée. « Le restaurant commence à attirer une clientèle qui va bien au-delà des touristes habituels », dit-elle.
« Des locaux, des expatriés, des gens de passage à Siem Reap pour le travail — Mekhala est en train de devenir une vraie adresse de la ville. »
Le bar, lui, joue à fond la carte de l'ambiance : boiseries sombres, carrelage à motifs géométriques, éclairage chaud et feutré. Thean, le barman, compose des cocktails maison à base de rhum local et d'agrumes cambodgiens qui méritent à eux seuls le détour.
Le petit-déjeuner, servi sous la véranda face aux jardins ou en salle dans un cadre khmer authentique, propose œufs bénédicte, croissants, plateaux de fruits tropicaux et congee pour les amateurs de saveurs locales. Une façon douce d'attaquer une matinée aux temples.

L'Anjali Spa : Rituels Asiatiques et Silence Retrouvé
Après une matinée à arpenter les galeries d'Angkor Wat sous une chaleur tropicale, le corps réclame autre chose que la piscine. C'est là qu'intervient l'Anjali Spa — discret, comme tout ce qui compte ici, et pourtant redoutablement efficace.
Mêlant rituels de guérison asiatiques traditionnels et thérapies modernes éprouvées, le spa promet de réduire le stress et de rééquilibrer l'énergie intérieure. Le menu de soins couvre un spectre large : traitements ayurvédiques, massages, hydrothérapie, mais aussi soins du visage et enveloppements corporels.
De l'aromathérapie au massage thaïlandais, chaque protocole est pensé pour s'adapter au voyageur qui arrive souvent épuisé par les décalages horaires autant que par les kilomètres de temples.
Le spa compte cinq salles de soin, et ouvre ses portes de midi à 21 heures — un créneau calé sur le rythme réel du voyageur à Angkor, qui passe ses matins aux temples et cherche à récupérer en fin de journée. Les voyageurs ne s'y trompent pas :
« Nous recommandons vivement de réserver un massage au spa — c'est une expérience formidable », note un couple sur TripAdvisor, et « le spa et les massages étaient au top », confirme une autre voyageuse après cinq nuits sur place.
Le spa suit le même fil conducteur que le reste de la maison : des produits organiques, des gestes ancrés dans la tradition khmère et asiatique, et ce même soin du geste que l'on retrouve partout chez Anjali. On en ressort les jambes légères et l'esprit clair — exactement dans l'état qu'il faut pour reprendre la route vers les pierres millénaires d'Angkor Thom au lever du soleil suivant.

Angkor, à Portée de Tuk-Tuk
L'hôtel propose son propre programme d'excursions — les « Secrets of Angkor » — décliné en plusieurs circuits. La navette gratuite vers le centre-ville de Siem Reap permet de rejoindre le centre sans avoir à négocier un tuk-tuk à chaque sortie.
Depuis la chambre Santi Pool Access, Angkor Wat est à une dizaine de minutes de tuk-tuk. Au lever du soleil, les silhouettes des tours s'embrasent dans un ciel violine — un spectacle qui justifie à lui seul le voyage au Cambodge.
Et c'est souvent en regagnant sa chambre, après une matinée épuisante parmi les pierres millénaires, que l'on mesure pleinement la valeur d'un espace comme Anjali : la piscine qui scintille dans la pénombre des frondaisons, l'air humide parfumé de frangipanier, et la certitude que l'on est, pour quelques jours encore, exactement là où il faut être.
Anjali by Syphon #1705 Korean-Cambodian Friendship Road, Krous Village, Svay Dangkum, Siem Reap, Cambodge Tél. : +855 63 965 600 www.anjalihotel.com Réservations : reservation@anjalihotel.com
Aile Santi — Chambres Pool Access : à partir de 130 USD/nuit, petit-déjeuner et mini-bar compris.
À noter : L'hôtel propose également des passes temples (1 jour : 37 USD, 3 jours : 62 USD, 7 jours : 72 USD) et des cours de cuisine khmère avec visite du marché local (à partir de 8h ou 12h, durée 4 heures). Le Spa Anjali est ouvert de 12h à 21h.







Always interesting to discover pages that share unique resources and useful information. An Online Click Speed Test is a simple tool for measuring clicks per second. I like using it to compare different mice and practice clicking techniques.