Florian Bohême : « bâtir ensemble, agir pour tous » Entretien avec le candidat de la liste Français au Cambodge – Plus forts ensemble
- La Rédaction

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À l'approche des élections des Conseillers des Français de l'Étranger, la liste Français au Cambodge – Plus forts ensemble présente des candidats enracinés dans la vie quotidienne de la communauté française au Cambodge. Florian Bohême, chef de file de cette liste et Président du Conseil consulaire depuis 2021, incarne une vision de la représentation fondée sur l'action concrète, la transparence et la proximité.

Fort d'une expérience entrepreneuriale et institutionnelle forgée au fil de douze années passées au Cambodge, il revient ici sur son bilan, ses engagements et les défis qui attendent la communauté franco-khmère.
Pouvez-vous vous présenter, votre parcours et ce qui vous a amené au Cambodge il y a douze ans ?
Fils de commerçants sarthois, j'ai grandi avec la culture du travail indépendant et du terrain, avant de me former en école hôtelière et de bifurquer un temps vers le service public. En m'installant au Cambodge en 2015 avec mon époux Pascal, j'ai renoué avec mes racines professionnelles en créant mon cabinet de conseil, qui emploie aujourd'hui sept collaborateurs.
C'est cette double culture de chef d'entreprise et de maîtrise des rouages administratifs — forgée par mon mandat de conseiller des Français de l'étranger et de Président du Conseil consulaire depuis 2021 — que je mets au service de notre communauté.
Quels liens et synergies avez-vous développés avec le tissu institutionnel et associatif local ?
Mon rôle consiste à bâtir des ponts de travail durables, qu'il s'agisse de participer à la vie de la Chambre de commerce ou de rappeler le travail collectif mené pour fonder l'Alliance Française de Siem Reap il y a dix ans. Mais l'engagement ne saurait être l'œuvre d'un homme isolé : la force de notre démarche réside dans l'enracinement de notre collectif, Français au Cambodge – Plus forts ensemble ! Nos colistiers sont les acteurs du quotidien de cette communauté, qu'ils agissent au Lycée français, à l'Institut français, à l'École de Battambang ou à travers nos permanences sociales à Siem Reap.

Qu'est-ce qui motive cette nouvelle candidature et quel est votre bilan ?
Ma motivation première s'enracine dans la continuité de l'action. Même si cela ne semble pas plaire à d'autres listes aux postures plus populistes, nous avons un bilan factuel qui démontre que nous avons agi sans relâche depuis de longs mois — bilan entièrement disponible sur www.francaisaucambodge.org.
Loin des promesses abstraites, nous opposons la réalité de nos actions et notre enthousiasme à poursuivre ce travail de terrain.
Quels sont les principaux défis de la communauté, notamment pour sa composante franco-khmère ?
Il ne faut jamais oublier que 51 % de notre communauté est franco-khmère : cet héritage historique, la France se doit de l'honorer. Face à la hausse des frais de scolarité et aux difficultés de l'AEFE, nous soutenons notre réseau éducatif — René Descartes, EFI, Acacia, le Lycée français de Siem Reap, l'École française de Battambang — via le suivi des bourses scolaires.
Pour nos actifs, notre programme prévoit de créer le Hub Emploi, un outil qui mettra en relation directe les employeurs et les demandeurs d'emploi français et franco-khmers au Cambodge. Sur le plan de la santé, nous ferons de la défense de la CFE une priorité absolue, en réaffirmant son rôle d'organisme de sécurité sociale indispensable et en protégeant sa catégorie aidée pour les plus fragiles.
Enfin, nous protégerons nos aînés contre la fracture numérique et déploierons le dispositif d'urgence « L'Accompagnement d'Après », pour guider et soutenir financièrement et administrativement les familles lors d'un décès au Cambodge.

Comment comptez-vous maintenir un lien régulier et transparent avec les résidents ?
La proximité ne se décrète pas à l'approche d'une élection, elle se vit au quotidien. Nous pérennisons des outils concrets qui ont fait leurs preuves : notre lettre d'information mensuelle, pour rendre un compte rendu fidèle de notre mandat ; notre fil Telegram, pour l'entraide en temps réel ; et notre permanence sociale en ligne.
Ce maillage numérique, combiné à nos tournées régulières dans les provinces, garantit à chaque compatriote qui le souhaite une écoute humaine et réactive.
Quel message souhaitez-vous adresser aux binationaux et aux expatriés qui hésitent à voter, et quelle est votre promesse ?
Nous menons une campagne de fond et d'idées, adossée à nos douze engagements précis. Parmi nos propositions concrètes, nous souhaitons réfléchir à des horaires élargis d'ouverture au Consulat, adaptés aux actifs, et nous porterons un vœu officiel devant l'Ambassadeur de France pour la création d'un poste de consul honoraire dans le sud du Cambodge. Pour la culture et l'entraide, nous lancerons la « Bouquinerie solidaire », un dispositif simple permettant de faire circuler les livres au sein de la communauté.

Mais voter est aussi un choix éthique : notre liste applique des règles morales strictes — aucun membre d'une même famille ne figure sur l'affiche, et aucun colistier n'a été associé, de près ou de loin, à ce qui s'apparente à un détournement de fonds associatifs, comme le début de mandat a pu en connaître.
Si vous nous renouvelez votre confiance, nous vous promettons de mettre notre expérience collective, notre disponibilité à chaque instant et une intégrité absolue au service exclusif de votre protection et de l'intérêt général au Cambodge.







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