Le Cambodge fait la couverture de GEO : une belle visibilité pour le Royaume
- La Rédaction
- il y a 6 heures
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Le numéro d'août 2026 du célèbre magazine GEO consacre sa couverture et un dossier de près de trente pages au Cambodge. Une vitrine internationale de choix pour le pays, à l'heure où le tourisme cherche à se réinventer au-delà des seuls temples d'Angkor.

C'est peu dire que la couverture du numéro 570 de GEO ne passe pas inaperçue en kiosque. Sur fond de ciel bleu et de douves d'Angkor Wat reflétant les tours du temple, le titre "Cambodge" s'affiche en lettres jaunes sur toute la largeur de la une. À l'intérieur, le mensuel emmène ses lecteurs bien au-delà des sentiers battus, avec un dossier structuré autour de trois destinations qui racontent chacune une facette différente du Royaume : le Ratanakiri, sa jungle et ses minorités ethniques ; Kampot, ses plantations de poivre et son charme colonial ; et Angkor, revisité à travers un guide pratique détaillé.
Le Ratanakiri, aux confins sauvages du Royaume
Signé par le journaliste Sébastien Desurmont et le photographe Riccardo Urbano, le premier volet du dossier s'aventure dans l'extrême nord-est du pays, à huit heures de piste de Phnom Penh. GEO y dresse le portrait d'une province peu connue des visiteurs, peuplée de huit minorités ethniques que les autorités cambodgiennes regroupent sous l'appellation Khmers Loeu. Le récit s'attarde sur le lac sacré de Yeak Laom, sur les rites funéraires des Jaraïs et sur le patient travail des Tampuans, des Kreungs et des Braus pour préserver leurs traditions et leurs parcelles de forêt. Le reportage évoque aussi le combat pour la préservation des éléphants domestiques de la région, notamment à travers la fondation Airavata, créée près de Banlung par un Français installé au Cambodge depuis les années 1990.
Kampot, l'art de vivre à la cambodgienne
Deuxième étape du voyage, Kampot est présentée comme une escale gourmande autant que patrimoniale. GEO retrace l'histoire mouvementée du poivre local, arraché par le régime khmer rouge en 1975 avant d'être relancé au début des années 2000 grâce à des producteurs cambodgiens et européens, jusqu'à l'obtention d'une indication géographique protégée en 2010. Le magazine s'attarde également sur l'architecture coloniale préservée de la ville, sur le marché aux crabes de Kep et sur le sel artisanal récolté dans les salines entre Kampot et Kep, dont la fleur de sel bénéficie elle aussi d'un label IGP depuis 2023.

Angkor, un guide pour explorer autrement
Le dossier se referme sur un guide pratique consacré à Angkor, où GEO invite ses lecteurs à sortir des seuls circuits d'Angkor Wat et du Bayon. L'article détaille les temples moins fréquentés comme Banteay Samré ou Neak Pean, propose des itinéraires à vélo, à pied ou en bateau sur le Baray occidental, et recommande même une découverte en montgolfière au lever du soleil. Une place particulière est aussi accordée à Siem Reap, décrite comme une ville créative où l'artisanat traditionnel reste bien vivant, à travers des adresses comme Satcha Handicraft ou le restaurant Cuisine Wat Damnak.
Une promotion bienvenue pour l'image du pays
Pour un pays dont l'image internationale reste souvent réduite aux seuls temples d'Angkor, ce type de couverture dans un magazine grand public aussi installé que GEO constitue une opportunité précieuse. En mettant en avant la diversité des paysages, des cultures et des savoir-faire cambodgiens — de la jungle du Ratanakiri aux plantations de poivre de Kampot — le dossier contribue à élargir la perception du Royaume auprès du grand public francophone, à l'heure où le secteur touristique cambodgien cherche justement à diversifier son offre au-delà du triangle Siem Reap–Phnom Penh–Sihanoukville.



