Destination & Park Jungloo : À cinq minutes et à des années-lumière de Phnom Penh
- Christophe Gargiulo

- il y a 13 heures
- 4 min de lecture
Park Jungloo : À quelques minutes du tumulte de la capitale, une échappée belle où nature, design et détente se conjuguent en toute simplicité. Entre immersion végétale, initiatives durables et plaisirs gourmands, voici le récit d’un séjour hors du temps, presque à portée de main.

C'est drôle : nous prenons la voiture un soir, après le travail. En cinq minutes à peine, nous passons du bruit et de la fumée au chant des oiseaux, à la verdure tropicale et à l'odeur de la terre mouillée. Le Park Jungloo, c'est exactement ça : une construction étonnante, posée là, au milieu des allées paysagées. Nous sommes dans la ville, mais nous n'y sommes plus.
En approchant, je suis tout de suite frappé par le calme. Le bâtiment lui-même, avec ses lignes simples et sa terrasse en bois qui dépasse, invite forcément à la détente. L'intérieur est tout en hauteur, avec ce grand lit et le ventilateur au plafond qui brasse l'air paresseusement. C'est frais, agréable, sans le bruit d'une climatisation.

Mais la vraie surprise, c'est quand nous ouvrons la porte-fenêtre sur la terrasse. La piscine nous apparaît, ce grand cylindre en acier, avec ses marches d'un rouge vif qui plongent dans l'eau. En vrai, c'est encore plus saisissant. L'eau est assez claire pour refléter le ciel entre les branches. Notre fils ne peut pas résister une seconde ; puis nous plongeons tous les trois dans une eau plutôt fraîche — ma femme, notre fils et moi — sous les arbres : une évasion totale.

Et pourtant, Phnom Penh se trouve là, juste derrière les frangipaniers et les palmiers multipliants. On aperçoit, au loin, le sommet des immeubles de Diamond Island. On entend, par moments, mais à peine, le ronronnement lointain de la ville. Cette idée d'être à la fois si proche et si loin, ce contraste entre le bruit de la ville et le silence du parc, c'est ce qui rend cet endroit si particulier.
« Comme je n'aime pas les longs trajets, cet endroit est parfait : totalement dépaysant, à cinq minutes et à des années-lumière de Phnom Penh », me confie ma femme.
Une petite virée à « Trash is Nice »

Après cette première immersion, nous décidons d'explorer un peu plus loin, toujours à pied, en nous dirigeant vers « Trash is Nice ». L'entrée, discrète, mériterait sûrement un peu plus de verdure ou de décoration. Mais une fois à l'intérieur, nous découvrons un univers fouillis et créatif, tout entier composé de matériaux recyclés : objets décoratifs, vaisselle, babioles. Ma femme et notre fils sont surpris de ce que l'on peut faire des déchets plastiques, d'autant que l'employée présente ce jour-là prend le temps d'expliquer le processus de recyclage. Une belle leçon concrète d'initiative durable.

Une après-midi au DIB Club et la pizza parfaite
Le DIB Club a la réputation de proposer la plus grande piscine de la capitale, mais aussi d'être un peu bondé le week-end. Nous décidons donc de nous y rendre en traversant les allées vertes d'Aquation. En fin de matinée, l'affluence est raisonnable, mais toutes les tables avec divans et coussins autour de la piscine sont déjà réservées — signe de son succès familial.

En parcourant la carte, notre fils n'hésite pas une seconde en voyant son plat favori : la pizza pepperoni. Nous hésitons un peu, sachant qu'il a l'habitude de rafler tous les morceaux de saucisson pour nous laisser généreusement la pâte… Nous prenons le risque tout de même. La pizza nous est apportée sur un plateau en bois, mince et croustillante. Parfaite au niveau du goût : elle est engloutie en quelques minutes. Mention spéciale pour les jus de fruits frais et le service, assez rapide.

Le complexe dispose d'un practice de golf. J'en profite pour m'amuser un peu, vite rejoint par les deux autres, curieux d'essayer. Grâce aux conseils avisés du coach, notre fils parvient à exécuter un semblant de swing à peu près correct, tandis que ma femme ne parvient pas à faire décoller la balle à plus de cinq centimètres du sol…

Nous laissons ensuite l'après-midi s'écouler entre baignade et paresse au bord de l'eau avant de regagner notre bungalow-chalet. Nous profitons de la terrasse avec un cocktail tandis que notre fils n'en finit pas de se baigner. Pour le dîner, il est possible de commander au DIB et de se faire livrer. Même scénario que le midi : pizza, mêmes craintes, même gourmandise.
Petit déjeuner farniente
Après une nuit forcément paisible, nous ne résistons pas au plaisir de prendre le petit-déjeuner au bord de la piscine, au Café Gato. L'établissement a l'avantage de proposer plusieurs formules — occidentale, chinoise ou cambodgienne — de quoi satisfaire toutes les envies. Un agréable moment qui clôture ce week-end parenthèse.
Peu de bémols concernant ce séjour.

L'attrait essentiel reste la proximité d'une destination totalement nature, sans les contraintes de trajet. On aurait peut-être aimé un peu plus de végétation sur le côté adjacent à Treellion Park, car les visiteurs peuvent apercevoir ce qui se passe de l'autre côté ; une intimité totale serait parfaite. En revanche, le chalet est parfaitement aéré et nous n'avons pas besoin d'utiliser la climatisation. Enfin, les menus proposés par le DIB et le Café Gato se révèlent tout à fait abordables et de belle qualité.

C'était ça, notre séjour. Un mélange unique : le calme absolu d'un chalet design perdu dans la verdure, la découverte d'un atelier inspirant, un peu de golf, et la gourmandise d'une pizza au bord d'une grande piscine animée ou dans un cadre plus intime. Une parenthèse à essayer, à quelques minutes seulement de la maison.







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