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Courir l'Asie pour retrouver ses racines : Steven Kittirath et le défi fou du Sabaïdi Run

Onze pays. Des milliers de kilomètres. Une seule question : qui suis-je vraiment ? Cet été, un homme chaussera ses baskets et prendra le départ d'une aventure humaine et sportive hors du commun à travers toute l'Asie du Sud-Est. Son nom : Steven Kittirath. Son projet : le Sabaïdi Run.

Steven Kittirath
Steven Kittirath

Il y a des projets qui naissent d'une envie de records. Et puis il y a ceux qui naissent d'une blessure, d'un manque, d'une question restée sans réponse. Le Sabaïdi Run appartient à la deuxième catégorie.

À travers son média Sabaïdi, puis aujourd'hui avec le Sabaïdi Run, Steven Kittirath raconte une histoire : celle des liens invisibles entre les cultures, des racines que l'on porte en soi, et des chemins que l'on emprunte pour les retrouver. Un programme ambitieux pour cet explorateur franco-laotien qui n'en est pourtant pas à son coup d'essai.

Un homme aux mille vies

Avant le Sabaïdi Run, il y a Steven K. Créateur de contenu, documentariste, conférencier, auteur — Steven Kittirath est le fondateur de Sabaïdi, le premier podcast laotien francophone, recordman Guinness de la plus longue interview dans un bain froid, et auteur d'un documentaire intitulé Panache, primé à Rome dans la catégorie Human Behavior. Un palmarès éclectique pour un homme qui semble incapable de tenir en place.

Il a lancé son média en 2016, donné son premier TEDx au Palais des Congrès de La Baule devant 500 personnes, organisé une conférence au Grand Rex avec un alligator sur scène, et autopublié son premier livre, Chemins, la forge de soi. Derrière ce CV de l'extrême, une constante : la quête de sens, et le Laos comme fil conducteur.

« Sabaïdi » — bien plus qu'une salutation

Sabaïdi (ສະບາຍດີ) : c'est le « bonjour » en laotien, mais c'est aussi une façon d'être. Une philosophie de la douceur, du lien, de la présence à l'autre. C'est ce mot que Steven a choisi pour nommer son podcast, puis ce projet de course qui, pour lui, représente bien davantage qu'une performance sportive.

Le Sabaïdi Run, c'est courir à travers 11 pays d'Asie du Sud-Est pour relier les peuples, les histoires, les cultures et les émotions. Dans un monde où tout va vite, Steven choisit de ralentir pour ressentir, rencontrer et raconter. Une déclaration presque contre-culturelle à l'heure des ultra-trails chronométrés et des exploits filmés en GoPro.

Août 2026 : cap sur l'Indonésie

Le projet débutera officiellement en août, avec une première destination : l'Indonésie. De là, Steven sillonnera progressivement les onze nations de la région — du Myanmar à la Malaisie, du Vietnam aux Philippines — portant avec lui un micro, une caméra, et cette conviction que chaque kilomètre parcouru à pied est une invitation au dialogue.

Car le Sabaïdi Run ne se résume pas à enchaîner les étapes.

C'est un projet transmédiatique, une collecte vivante de récits. À chaque halte, des rencontres. À chaque frontière franchie, une nouvelle couche de l'identité asiatique mise à nu. L'Asie est pour lui une source infinie d'histoires, de symboles et de forces créatives.

La forge de soi, version running

Ce qui frappe dans le parcours de Steven Kittirath, c'est la cohérence. Le 27 septembre 2025, il a déjà parcouru 58 km en 13 heures au stade de Chamonix, à plus de 1 200 mètres d'altitude, après seulement deux mois d'entraînement. Une répétition générale autant qu'une preuve de faisabilité — et de mental.

Derrière ces projets, il y a aussi un CDI en parallèle, des doutes, des hauts et des moments plus difficiles. Un marathon plus qu'un sprint, selon ses propres mots. Cette honnêteté-là, cette façon de ne pas vernir l'aventure, est peut-être ce qui rend le personnage si attachant.

Un deuxième livre, un festival, et l'avenir plein

Le Sabaïdi Run s'inscrit dans une année particulièrement dense. Un deuxième livre, édité cette fois-ci, sortira fin 2026. Et l'Asian Pop Culture Festival, dont la première édition se tiendra les 30 et 31 mai 2026 à Paris Montreuil Expo, bénéficiera également de l'énergie de ce projet.

Steven Kittirath n'est pas seulement un coureur. Il est un passeur de mémoire, un bâtisseur de ponts entre une France qu'il habite et un Laos qu'il porte. Le Sabaïdi Run en est la manifestation la plus physique, la plus viscérale.

Sabaïdi Run — suivez l'aventure sur sabaidi-run.com

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