CIFF 360 à Kep : Ouverture du Festival du Film avec Glamour et Joie de Vivre
- La Rédaction

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Près d'une centaine d'invités se sont réunis au Knai Bang Chatt pour célébrer le lancement du festival de cinéma CIFF 360, avec la projection de l'emblématique La Joie de Vivre du roi Norodom Sihanouk, qui donnait le ton parfait à la soirée.

Sous la douce lueur d'une soirée côtière, le Cambodia International Film Festival — CIFF‑360 — a donc officiellement ouvert ses portes à Kep le jeudi 14 mai 2026, par une réception cocktail d'ouverture mémorable au prestigieux complexe de Kep West, réunissant des représentants de l'administration provinciale de Kep, des cinéastes, des artistes, des cinéphiles et des curieux désireux de découvrir ce qui promet d'être un événement culturel majeur du calendrier cambodgien.

L'atmosphère était empreinte d'enthousiasme et de chaleur. Pour beaucoup des présents, il s'agissait d'une première rencontre avec CIFF‑360, et le cadre — vues panoramiques sur le golfe de Thaïlande, architecture raffinée du Knai Bang Chatt, légère brise marine — offrait une introduction difficile à oublier. Les responsables provinciaux ont côtoyé artistes et amateurs de cinéma, les conversations circulant aussi librement que les boissons de bienvenue, tous unis par un même enthousiasme pour ce que le cinéma peut apporter à ce coin à la fois discret et extraordinaire du Cambodge.

Un hommage à la famille royale et une vision pour Kep
Jef Moons, fondateur et directeur général de Knai Bang Chatt, Kep West et Art for Kep, a pris la parole pour prononcer les remarques d'ouverture officielles — en commençant par un hommage sincère. « Avant de commencer, j'aimerais souhaiter un joyeux anniversaire à Sa Majesté le roi Norodom Sihamoni », a‑t‑il déclaré. « Kep a toujours occupé une place spéciale pour la famille royale, et ce soir cela rend cette réunion encore plus significative. Nous souhaitons à Sa Majesté santé, bonheur et prospérité pour tout le Cambodge. »
Moons a ensuite exposé l'ambition plus profonde derrière le festival et l'engagement de ses organisations en faveur du développement culturel.
« L'art, le cinéma et la musique nous aident à comprendre qui nous sommes, d'où nous venons et comment nous grandissons — en tant que personnes, en tant que communautés et en tant que pays », a‑t‑il expliqué aux invités réunis.
« Ils donnent un sens à nos vies et nous aident à imaginer un avenir meilleur. » Ses mots ont trouvé un écho dans un lieu qui incarne cette philosophie — un complexe qui a longtemps défendu l'éveil créatif et artistique de Kep.

Soulignant l'ampleur du festival, Moons a rappelé que CIFF‑360 avait déjà débuté la veille par une projection à Kampot et se poursuivrait avec quatre jours de programmation supplémentaires à Kep. « Le Cambodge a tant à offrir au monde — notre nature, notre peuple, notre histoire, nos récits », a‑t‑il affirmé. « Kep est idéalement placé pour porter cela vers l'avenir. »
Vers un pôle culturel national
L'équipe de Kep West a profité de l'occasion pour remercier chaleureusement et publiquement les organisateurs de CIFF pour l'exceptionnelle qualité de leur travail. Le professionnalisme, le soin apporté à la programmation et l'attention méticuleuse portée aux détails ont été salués comme des qualités qui dépassent largement le cadre d'un festival de cinéma — ce sont, a souligné l'équipe, des contributions essentielles à une ambition plus vaste et de long terme : la transformation de Kep en un pôle culturel national. Dans un pays dont le patrimoine culturel est aussi riche que résilient, créer les conditions pour que l'art, le cinéma et les échanges créatifs prospèrent à Kep est perçu à la fois comme une responsabilité et comme une opportunité.

De son côté, l'équipe de CIFF a exprimé sa gratitude envers Knai Bang Chatt et Kep West pour leur accueil. La qualité du cadre du resort — ses jardins, son architecture, son élégance sans faille — a offert le décor idéal pour un événement de ce calibre. Le partenariat entre le festival et le complexe reflète la croyance partagée que des lieux extraordinaires méritent des événements extraordinaires.
La Joie de Vivre : un voyage retour à Kep dans les années soixante
Le point d'orgue de la soirée fut sans aucun doute la projection de La Joie de Vivre, le film emblématique de Sa Majesté le roi Norodom Sihanouk. Pour ceux qui ne l'avaient jamais vu, le film fut une révélation — une fenêtre sur un Cambodge d'une autre époque, lumineux et plein de vie. Pour les initiés, ce fut une redécouverte précieuse. Surtout, de nombreuses scènes avaient été tournées à Kep dans les années 1960, offrant au public le plaisir particulier de reconnaître la même côte, les mêmes baies et paysages qui les entourent aujourd'hui.
Voir Kep à l'écran tel qu'il était il y a soixante ans — vibrant, baigné de soleil et déjà apprécié de la royauté cambodgienne — a ajouté une dimension profondément émouvante à la soirée. Cela rappelait que l'identité culturelle de Kep n'est pas quelque chose à inventer, mais à se remémorer, honorer et porter vers l'avant. À bien des égards, ce fut la note d'ouverture parfaite pour un festival dont la mission est précisément cela.







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