Cambodge & Tourisme : Cécile Martin-Phipps, « Faire de Siem Reap une destination reconnue pour sa durabilité »
- La Rédaction

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Le 21 avril 2026, Siem Reap a inauguré son deuxième centre Destination Éco-Talents, installé dans les ateliers d’Artisans Angkor. Une journée de travail, deux ateliers, une vingtaine de partenaires — et un signal fort : la ville se positionne désormais comme un ancrage majeur du tourisme durable francophone. Cécile Martin-Phipps, directrice de l’IFDD, a conduit les ateliers et présidé la cérémonie. C’était sa première visite au Cambodge. Nous l’avons rencontrée.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Cécile Martin-Phipps, je dirige l'Institut de la Francophonie pour le Développement Durable, un organe subsidiaire de l'Organisation Internationale de la Francophonie, dont le siège se trouve à Québec, même si celui de la Francophonie est à Paris. Cela fait quatre ans que je dirige l'Institut.
Auparavant, je travaillais en Inde pour l'Alliance Solaire Internationale — il y avait donc une vraie continuité autour des questions d'environnement et de développement durable. Ce qui m'a attirée vers l'IFDD, c'est précisément la possibilité de tisser des liens de solidarité autour de ces enjeux à travers le prisme francophone.
Parlez-nous du projet Destination Éco-Talents. Comment y êtes-vous impliquée, et quelles en sont les grandes lignes ?
Le projet Destination Éco-Talents part d'une vision portée par la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, qui a perçu le tourisme durable comme un fil rouge capable de conjuguer développement économique, protection de la biodiversité et des écosystèmes, autonomisation des femmes et ancrage des jeunes dans leur territoire.
L'idée centrale est d'offrir aux communautés locales — jeunes et femmes en tête — la possibilité de se former au tourisme durable en français, ou de développer des circuits écotouristiques dans les quatre pays pilotes que sont le Cambodge, le Vietnam, les Comores et le Cabo Verde.
L'objectif est que les revenus générés soient mieux répartis, et qu'ils contribuent à une véritable protection des écosystèmes comme des populations qui en dépendent.
Concrètement, que se passe-t-il ici, au Cambodge ?
Notre action au Cambodge s'articule autour de deux volets principaux. Le premier est la formation : à Phnom Penh comme à Siem Reap, nous accompagnons des ministères, des instituts de formation professionnelle et des ONG pour intégrer les dimensions du tourisme durable et de la francophonie comme véritables valeurs ajoutées. Que ce soit pour des étudiants déjà engagés dans la filière touristique ou pour des jeunes en situation de précarité qui cherchent une vocation, l'enjeu est double : améliorer leur insertion professionnelle et augmenter leurs revenus grâce à cette plus-value francophone.
Le second volet concerne le développement de circuits écotouristiques durables — les « destinations d'écotalent » — qui peuvent prendre la forme de homestays, de projets d'agro-écologie alimentant une restauration engagée, ou encore de valorisation du patrimoine culturel et naturel. Nous cherchons à rendre ces destinations visibles auprès des touristes francophones, tout en permettant aux communautés locales d'y voir une réelle opportunité économique.
Tout le monde connaît les temples d'Angkor — mais on connaît moins le guide francophone qui propose la balade en vélo électrique, ou des projets comme Salabay et Bayon, qui forment des guides, développent l'agro-écologie et approvisionnent les restaurants de la ville. C'est tout cela, Destination Éco-TalentS.
Et le centre Artisans d'Angkor, quel rôle joue-t-il dans ce dispositif ?
Ce centre est ce que l'on pourrait appeler un hub, pour reprendre l'anglicisme en vogue. Il bénéficie naturellement du flux de visiteurs venus découvrir l'artisanat khmer, un patrimoine culturel exceptionnel dont l'essence même est puisée dans la nature : laque végétale, grès, bois précieux.
L'idée est que ce lieu devienne un espace de rencontre et d'échange entre les différents acteurs du tourisme durable francophone, pour qu'ils se parlent, se fassent connaître, et contribuent ensemble à faire de Siem Reap une destination reconnue pour sa durabilité — et pas seulement pour ses temples.

Combien de projets ont été retenus dans le cadre de l'appel à projets ?
Au Cambodge, nous avons sélectionné trois projets l'année dernière, et nous en soutiendrons huit au total. Il faut cependant préciser que l'IFDD n'est pas un bailleur de fonds au sens traditionnel du terme. Nous sommes un catalyseur, un déclencheur, un facilitateur — nous créons des étincelles pour que les communautés locales, qu'elles soient artistiques, touristiques ou culturelles, s'approprient le fait francophone et la durabilité comme des atouts.
C'est votre premier séjour au Cambodge. Quelles sont vos impressions ?
Je suis époustouflée. Par la beauté, le raffinement, et la qualité de la préservation — tant de la culture que de la nature. C'est une alchimie que l'on rencontre rarement dans des destinations soumises à une pression touristique aussi forte. Le Cambodge a quelque chose de singulier.







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