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Cambodge & Solidarité : Joie et Bonheur chez Ptea Clara

Hier, les enfants de l’ONG Ptea Clara ont vécu une journée remplie de rires, de découvertes et de partage, grâce à la générosité de Sahanau et Gérald Bertin. Le couple avait organisé un délicieux déjeuner aux saveurs méditerranéennes, où les kébabs proposés par Hummus House ont rencontré un grand succès.

Autour d’eux, amis, influenceurs, volontaires et l’artiste Marianne Medley ont contribué à faire de cette journée un moment inoubliable.

Souvenir de joie et de musique

Tous les enfants étaient présents, ravis de goûter à ces nouvelles saveurs venues d’ailleurs. Les frites fraîches et les gâteaux aux pommes préparés par Mme Bertin ont aussi rapidement conquis les palais. Après le repas, la musique s’est invitée à la fête : enfants, bénévoles et visiteurs ont dansé ensemble, partageant une énergie joyeuse et contagieuse.

L’artiste Marianne Medley a ensuite pris sa guitare pour animer une belle session de chant. Ensemble, petits et grands ont repris en chœur des chansons connues et des airs plus enfantins, dans une ambiance à la fois tendre et festive. La journée s’est terminée sur une dernière danse, un moment de bonheur partagé entre les enfants, les visiteurs et les généreux sponsors de l’événement — une belle parenthèse de joie et de solidarité que chacun gardera longtemps en mémoire.

À propos de Ptea Clara

Cette journée fut aussi l’occasion pour la presse de mieux découvrir cette ONG, que l’on connaît désormais davantage grâce à Véronique Messina, une femme au grand cœur qui récolte des fonds à travers ses courses à pied aux quatre coins du pays. Pourtant, malgré cette belle visibilité, l’organisation reste encore trop peu visitée par la presse professionnelle.

Fondée par les époux Rousseau, cette ONG représente sans doute un modèle exemplaire de soutien aux enfants en difficulté. Grâce, une fois encore, à la générosité de la famille de Sahanau Bertin, elle a pu s’implanter en pleine campagne, tout près de la capitale. Ses bâtiments, baignés de verdure et entourés de calme, reflètent fidèlement la vision de Sandra Rousseau, qui rêvait de créer « une maison » plutôt qu’un simple orphelinat.

Lors de la visite organisée pour Gilles Rousseau, celui-ci a raconté l’histoire de l’association, ses débuts, ses valeurs et les nombreux programmes mis en œuvre pour venir en aide aux enfants. Il a également rappelé qu’ils avaient longtemps su rester autonomes en matière d’énergie et d’accès à l’eau potable — preuve d’un engagement fort, sincère et durable.

Un peu d’histoire

Au début des années 1990, Sandra Rousseau, biologiste, sillonne le Cambodge pour Médecins Sans Frontières et découvre un pays exsangue où l’extrême pauvreté condamne des familles à confier, abandonner ou exploiter leurs enfants. Marquée par ces rencontres, elle revient en France avec la conviction qu’un jour, elle devra “faire quelque chose” pour ces enfants laissés en marge.

​En 2002, avec son époux Gilles Rousseau, médecin, elle adopte à Phnom Penh une petite fille de huit mois, Clara, qui devient le symbole vivant de ce lien tissé avec le Cambodge. De cette adoption naît un projet plus vaste : offrir à d’autres enfants ce que la petite Clara a reçu, une famille, un toit, une chance.

​Naissance d’une association

De retour en Vendée, les Rousseau cherchent une structure capable de porter leur vision d’un accueil à taille humaine, ancré sur le long terme, mais aucune ONG existante ne correspond à leur projet. Portés par l’enthousiasme de leurs premiers soutiens – notamment l’entreprise Akena et de nombreux habitants de Brétignolles-sur-Mer – ils fondent en septembre 2007 l’association humanitaire « D’une famille à l’autre », régie par la loi de 1901.

​Le siège est installé à Brétignolles-sur-Mer, en Vendée, mais le cœur de l’association bat déjà à des milliers de kilomètres, dans le delta du Mékong, où se dessine le futur foyer des enfants. Très vite, la collecte de fonds, le travail bénévole et les premiers partenariats permettent de passer du rêve aux plans, puis des plans au chantier.

​L’ouverture de Ptea Clara

Dans un village situé à environ 25 km de Phnom Penh, l’association fait construire une maison d’accueil qui portera le nom de leur fille : Ptea Clara, « la maison de Clara » en khmer. Officiellement ouverte en avril 2009, elle devient le premier acte concret d’un projet humanitaire pensé pour durer, loin des structures anonymes et surpeuplées.

​Ptea Clara se présente comme une ONG cambodgienne reconnue par le ministère français des Affaires étrangères et accréditée auprès du ministère cambodgien de l’Action sociale, gage d’un ancrage légal et d’un travail en coopération avec les autorités locales. À sa création, la maison accueille quelques dizaines d’enfants, abandonnés, confiés ou en situation de grande précarité, pour lesquels aucune institution locale ne propose de prise en charge adaptée.

​Une maison, pas seulement un orphelinat

Au fil des années, Ptea Clara devient bien plus qu’un orphelinat : une maison de vie, où l’on grandit, se reconstruit et se projette dans l’avenir. Aujourd’hui, environ 150 enfants en situation difficile sont pris en charge par l’ONG : une soixantaine vivent à plein temps dans la maison, les autres restent au sein de leurs familles, dans le village, tout en bénéficiant d’un accompagnement éducatif et social.

​Chaque enfant reçoit une alimentation saine, un suivi médical de qualité, un hébergement sécurisé et un cadre éducatif structurant, complété par une éducation personnelle et culturelle. Des soutiens scolaires, des cours de langues et d’informatique viennent pallier les carences du système officiel, afin de donner à ces enfants les outils d’une véritable autonomie.

​Un projet en mouvement

Au-delà de l’accueil résidentiel, l’association développe des programmes de parrainage scolaire pour les enfants du village, dont les familles ne peuvent assumer le coût d’une scolarité régulière. Ce soutien couvre les frais administratifs, le renforcement scolaire, les apprentissages de l’anglais, du français et de l’informatique, ainsi que le matériel pédagogique et un goûter à chaque session.

​Pour financer ses actions, Ptea Clara s’appuie sur un réseau de donateurs, de parrains et d’événements solidaires, comme l’ultra-trail « 250 km along the Mekong », lancé en 2020 par la coureuse Véronique Messina afin de faire connaître l’ONG et récolter des fonds. Le budget mensuel de fonctionnement est assez lourd et rappelle à quel point la fidélité des soutiens est déterminante pour maintenir la maison ouverte et les enfants à l’abri.

​Une vision : le droit à l’enfance

Au centre de l’histoire de Ptea Clara se trouve un principe simple : « Parce que chaque enfant a droit à sa vie d’enfant. » Dans un pays où la pauvreté peut mener à l’abandon, au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle, offrir un toit, une éducation et une présence adulte stable représente bien plus qu’une aide matérielle : c’est une protection, une réparation et une promesse.

​De la première mission humanitaire au Cambodge aux dortoirs colorés de la maison d’aujourd’hui, la trajectoire de Ptea Clara raconte comment l’intuition d’une femme, la détermination d’un couple et la solidarité d’une poignée de familles cambodgiennes et françaises ont changé le destin de dizaines d’enfants cambodgiens. Et chaque nouveau parrain, chaque don, chaque kilomètre couru le long du Mékong vient écrire la suite de cette histoire commencée, très simplement, par le prénom d’une petite fille : Clara.

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