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Cambodge & 14e édition du festival Photo Phnom Penh (3) : Découvrir les artistes français

Parmi les photographes invités de cette 14e édition du festival Photo Phnom Penh, qui aura lieu du 8 décembre 2023 au 7 février 2024, découvrons les artistes français Olivia Gay avec « Origines », Denis Dailleux avec « Colors from Egypt and India », Aurélia Frey avec « Le sortilège des marins » et art nOmad.

© Olivia Gay
© Olivia Gay

Olivia Gay — « Origines » - Exposition au Mur de la Médiathèque de l’Institut français du Cambodge

Olivia Gay est une photographe documentaire française dont les travaux questionnent principalement la place des femmes et les questions liées au travail dans le monde contemporain, essentiellement en France.

La série Origines que nous présentons ici a été réalisée en 2020 dans le cadre de la commande Mission photographique Grand Est, commandée par la Région Grand Est. Dans cette partie de la France frontalière de l’Allemagne et de la Suisse, la photographe a, comme toujours, dialogué avec les habitants, les a impliqués dans ses photographies. Pas d’images volées, juste une attention bienveillante pour recueillir des moments de vie, de relations, révéler des espaces, questionner le quotidien en profondeur.

La grande exigence, entre autres en ce qui concerne cadrage et la lumière, nous offre des photographies de grande qualité esthétique, en dialogue avec des traditions de la peinture. Un travail à la fois documentaire et plastique.

À propos

Olivia Gay, née en 1973, vit et travaille dans le Perche, en Normandie. Elle a étudié l’histoire de l’art à l’Université de Bordeaux et la photographie à la New England School of Photography, Boston, USA, avant d’exercer le métier de photographe de presse. Diplômée de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, elle prépare actuellement un doctorat en recherche et création dans le cadre du programme RADIAN : Women at Work. Sa recherche porte sur l’image des femmes au travail à partir d’une photographie « compréhensive » (au sens d’une sociologie compréhensive, Weber). Elle a présenté son travail dans de nombreuses expositions, en France et à l’étranger et a reçu le Prix GD4 Art de la Fondation MAST en 2010, et le prix spécial Joy Hendricks HSBC en 2018. Les photographies de cette exposition ont été produites dans le cadre de GRAND EST Une mission photographique, une commande de la Région Grand Est en collaboration avec le CRI des Lumières.

 

Denis Dailleux - « Colors from Egypt and India » - Exposition sur le Mur de l’Ambassade de France au Cambodge

© Denis Dailleux / Agence VU
© Denis Dailleux / Agence VU

Denis Dailleux ne vole jamais une photographie. L’humain est au cœur de son travail et soit il entre en relation avec ceux qui vont devenir ses modèles, soit il attend, comme il le dit joliment, que les « images s’offrent à lui ».

C’est par amour qu’il est parti pour le Caire et qu’il a découvert une ville et un pays qu’il n’a cessé de photographier durant trente ans avant que l’histoire d’amour ne se termine et ne soit résumée dans un gros livre, Misr, publié l’an passé. Il a commencé en noir et blanc, poursuivant les travaux qu’il avait commencés en France en réalisant les portraits de personnes proches, de sa famille, des habitants de son village, d’un quartier. Puis est venue la couleur, qui ne l’a plus quitté depuis. Une couleur subtile, toujours en lumière ambiante, qui lui permet, dans le format carré qu’il affectionne, des compositions harmonieuses dans lesquelles les personnages s’offrent à nous. Il transforme ainsi une ville que l’on dit poussiéreuse en une série de tableaux lumineux, une belle scène pour des individus.

Denis Dailleux a essentiellement photographié le petit peuple, les gens ordinaires d’une capitale démesurée avec plus de dix millions d’habitants, plus du double pour l’agglomération.

Dans la rue, dans les cafés, chez les gens, il a attendu en visiteur respectueux que les images soient à portée de son regard. Des photographies qui dialoguent parfaitement avec celles qu’il a réalisées plus tard à Kolkata, au marché de Malik Ghat qui a été construit en 1855 et qui est le plus grand marché aux fleurs d’Inde.

À propos

Photographe français, né en 1958 à Angers, vit à Paris. Il a commencé à photographier en noir et blanc, dans son environnement immédiat, puis est passé à la couleur avec son travail sur l’Égypte. Depuis quelques années, tout en continuant à photographier l’Égypte, il se rend régulièrement au Ghana où il explore de nouvelles relations au corps et à l’espace, à la vie et à la mort, à la communauté, à la mer, qui ouvrent de nouveaux horizons à sa recherche photographique. Plus récemment il a commencé à travailler en Inde.

Régulièrement exposé et publié dans la presse nationale et internationale, son travail fait l’objet de nombreux livres monographiques tous disponibles à la médiathèque de l’IFC. Denis Dailleux est également lauréat de prix prestigieux dont un World Press Photo – Catégorie Staged Portraits pour sa série Mère et Fils en 2014, et en 2019 le Prix Roger Pic décerné par la Scam pour sa série In Ghana – We shall meet again. Membre de l’Agence VU (Paris), il est représenté par la galerie Camera Obscura (Paris) la Galerie 127 (Marrakech) et la Galerie Peter Sillem (Frankfurt).

 

Aurélia Frey - « Le sortilège des marins » - Exposition à Air Gallery by Sra’Art (Factory Phnom Penh)

© Aurélia Frey
© Aurélia Frey

À l’instar de Marguerite Duras et marquée par les écrits de cette dernière, Aurélia Frey souhaite mettre en avant l’omniprésence de l’eau au Cambodge et au Vietnam. Ce sujet à la fois intriguant et passionnant qu’est l’eau, porteuse de vie et de mort, avait déjà été mis à l’honneur par l’artiste à travers son projet Les Sortilèges des Marins dont elle présente certaines photographies, complétées par le début de son travail en résidence au Cambodge dans le cadre de La Route des Résidences. Établissant un lien subtil entre littérature, peinture et photographie, elle scrute la lumière et ses effets pour inventer des ailleurs poétiques.

À propos

Diplômée de l’École Nationale Supérieure de Photographie (ENSP), Aurélia Frey voit sa carrière ponctuée par la découverte de nouvelles contrées : elle a, entre autres, travaillé en Égypte, en Norvège, en Islande et a parcouru pendant cinq mois le Qhapac Nan, chemins des Incas à la frontière de l’Équateur, de la Bolivie et du Pérou. La photographe auteure a participé à de nombreuses résidences, dont celle de la Casa Velázquez de Madrid. Son travail a également été exposé dans une multitude de lieux : le Musée d’Histoire Naturelle du Caire, le Château de Tours, le Festival Manifesto de Toulouse…

Aurélia Frey est résidente dans le cadre du programme La Route des résidences, soutenu par l’Institut français (Paris) et le Fonds de dotation La Petite Escalère. En Asie depuis le 15 octobre, et pour une résidence de 3 mois au Vietnam et au Cambodge, au sein de la Villa Marguerite Duras de l’Institut français du Cambodge, et de la Villa Saigon de l’Institut français du Vietnam, Aurélia Frey travaille à capturer « les secrètes résonnances des moments » des deux pays qui l’accueillent.

La Villa Marguerite Duras

Ce programme de résidence d’écriture accueille chaque année 3 auteurs/autrices en résidence, pour une durée maximale de 12 semaines. Cette résidence d’écriture contribue à renforcer le soutien de l’IFC à l’écriture, à la traduction et à l’édition, déjà engagé auprès de partenaires tels que le Sipar et le salon du livre du Cambodge. L’objectif est de favoriser l’émergence d’une nouvelle dynamique autour de l’écriture, en phase avec le Cambodge d’aujourd’hui, et d’amplifier l’émergence locale du secteur éditorial, pour une meilleure influence à la fois de la culture et de la langue françaises. Défendre et soutenir le livre, première industrie culturelle française, constitue en effet un véritable enjeu éducatif et interculturel, dans un pays où la majorité de la population a moins de 30 ans.

La Villa Saigon

Programme de résidences interdisciplinaires, la Villa Saigon accueille depuis 2018 des artistes de tous horizons : chorégraphes, peintres, sculpteurs, musiciens, architectes, auteurs… Lors de résidences d’une durée maximale de 12 semaines, 8 à 10 artistes développent chaque année des projets ayant trait au Vietnam, articulés à la scène locale. Ces résidences permettent le croisement des idées, des personnes et des disciplines ; elles prennent corps dans un événement de sortie de résidence, permettant d’inviter le grand public vietnamien à rencontrer l’artiste français et à découvrir son travail.

Des artistes vietnamiens sont également sélectionnés régulièrement pour se rendre en France, grâce au programme « Réciprocité » de la Villa Saigon — IFV.

 

art nOmad - Exposition à Air Gallery by Sra’Art (Factory Phnom Penh)

© MissV
© MissV

Née en 1999, art nOmad est une structure mobile d’art performatif basée à Arnac-la-Poste, commune rurale en France qui est dotée depuis 2005 d’un véhicule construit sur mesure : le Véhicule art nOmad (ou « Van »), sculpture modulable et pionnier, en France, des équipements d’art contemporain itinérants. art nOmad est un projet artistique et expérimental en constante évolution, conduit par Clorinde Coranotto (assistée d’Aurélie Verlhac, sa complice) et nourri de rencontres et d’opérations co-construites avec des artistes, des étudiants d’écoles d’art, des curateurs, des historiens et critiques d’art, des auteurs, des chercheurs, des techniciens, des enseignants, des institutions… et des publics-participants de tous horizons.

En 2021 lors de la 3e Triennale art nOmad - « nattes-nappes », le commissaire « performatif » invité Valentin Rodriguez (directeur de l’Institut français du Cambodge) choisit de dessiner un double parcours : l’un en Occident en 2021, l’autre en Extrême-Orient en 2023.

Pour cette première phase en France, une importante exposition a permis de présenter de nombreux artistes de la scène artistique cambodgienne. Des œuvres furent présentées par toute une équipe dans et autour du Véhicule art nOmad en France. C’est en écho à sa thématique que Clorinde Coranotto (auteure de cette triennale d’art contemporain itinérante) était intervenue sur la carrosserie du camion en la faisant recouvrir avant de partir par un collage de photos numériques imprimé sur papier adhésif. Elle proposa également à Véronique Framery — alias MissV — de participer à cette aventure dans le cadre d’une résidence embarquée pendant laquelle elle produisit un ensemble de sténopés.

A Phnom Penh Clorinde Coranotto, poursuivant la série de « ses peaux de camion » démarrée en 2005, recouvrira cette fois-ci un tuk-tuk en découpant des motifs de la série « Métapeaux de tuk-tuk » imprimés sur papier autocollant. Elle pourra (si les conditions le permettent) inviter les publics à participer à cette action lors d’une séance d’atelier intitulée : « Fais-ta-peau-de-tuk-tuk ». Comme elle l’avait fait pour la première phase de la Triennale en France, elle photographiera la suite de cette aventure qui se déroulera au Cambodge.

De son côté MissV suivra Clorinde Coranotto dans son itinérance, transformera son tuk tuk en sténopé et photographiera le public grâce à ce véhicule photographique afin de garder en mémoire la transformation permanente de ce véhicule en mutation.

Née en 1967, Clorinde Coranotto fonde en 1999 art nOmad, une structure mobile d’art performatif à Arnac-la-Poste, petite commune rurale au cœur de la France. Pratiquant un art de contact, cette plasticienne créée en 2005 le Véhicule art nOmad, à la fois sculpture performative et pionnier des dispositifs d’art contemporain itinérants — véhicule dont la carrosserie devient le châssis sur lequel elle tend de nouvelles peaux. Après de multiples expériences en partage, elle met en œuvre en 2015 avec sa complice Aurélie Verlhac, la toute première Triennale art nOmad – une triennale d’art contemporain itinérante qui dure le temps de son déplacement.

Artistes

Née en 1980, MissV vit et travaille à Limoges. Après 10 ans de carrière dans le théâtre, elle quitte tout pour entrer à l’École nationale supérieure d’art de Limoges et y obtient son DNSEP en 2021. Formée en photographie auprès de Nicolas Treatt, Gérard Rondeau, Pierrot Men, Denis Dailleux, Sarah Duby, Philippe Bazin, elle accorde une importance particulière aux procédés analogiques et à la poétique de l’accident. Elle développe un travail sur l’Image fantôme, et photographie depuis 2015 à 4 mains avec Clément Delpérié pour le projet [Just] Kids. Son travail a été présenté aux Francophonies en Limousin, à la Maison François Méchain, aux Rencontres de la Jeune Photographie à Niort, aux Bains-Douche à Chauvigny, à la Cryogénie à Strasbourg, à la Tour de Bridiers de la Souterraine, au lycée Valin de La Rochelle.

STUDIO IMAGES

Studio Images, créé suite à la première édition du festival, est la seule structure sérieuse d’enseignement de la photographie au Cambodge. Au sein de l’Institut français, elle permet gratuitement aux jeunes filles et aux jeunes hommes d’acquérir les instruments leur permettant de s’exprimer. Pour cette exposition collective, le but est de montrer une diversité de points de vue, de jeunes, sur le pays.

Source : festival Photo Phnom Penh

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