top of page
Ancre 1

Phnom Penh & Photographie : Le mot de Christian Caujolle à propos de Photo Phnom Penh

Dix-neuf artistes, quinze expositions, huit lieux, trois programmes associés, la 14e édition du festival Photo Phnom Penh se veut aussi riche que diversifiée. Le festival poursuit également l'organisation de rencontres entre l'Europe et l'Asie et dévoile de nouveaux photographes cambodgiens.

Christian Caujolle, diecteur artistique de Phnom Penh Photo. Illustration iStock
Christian Caujolle, diecteur artistique de Phnom Penh Photo. Illustration iStock

Cela fait 15 ans que Photo Phnom Penh est né, à l’initiative d’Alain Arnaudet, alors directeur du Centre culturel français.

« Nous n'avons par l'ambition de concurrencer le festival photo d'Angkor, ce sont nos amis », disait-il à l'époque lors de la toute première conférence de presse concernant ce festival.

Un festival qui avait la double ambition d’établir des échanges entre artistes européens et asiatiques et de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de photographes, dans un petit pays encore ébranlé par la folie meurtrière du régime khmer rouge.

En 2008, il était difficile de trouver quatre photographes cambodgiens à exposer ! Aujourd’hui, nous en avons exposé, nous en exposons et nous en exposerons des dizaines. Ces photographes sont également et régulièrement représentés à l’étranger, en Europe et dans la zone Asie-Pacifique. À l’époque, les principaux visiteurs de nos installations étaient des expatriés, mais depuis la tendance s’inverse et se diversifie, avec un intérêt croissant de la population locale, de la jeunesse, des étudiants.

Ce festival de photos, le plus important de l’Asie du Sud-Est, existe aussi grâce aux nombreux bénévoles, que je remercie encore une fois, car sans eux ce festival n’existerait pas.

« Artistes et volontaires prouvent que la photographie est devenue un véritable centre d’intérêt auprès des jeunes. Que les échanges entre cultures ont pris une véritable dimension pédagogique, dans un pays où la formation à la photographie n’est pas encore sérieusement envisagée. »

Aujourd’hui, l’Association Photo Phnom Penh est une ONG cambodgienne indépendante, et unique, bénéficie du soutien de ses deux principaux partenaires, l’Institut français du Cambodge et la délégation de l’Union européenne au Cambodge, tout en élargissant son réseau de contributeurs locaux et internationaux. Nous sommes heureux et fiers du soutien apporté par l’Agence Suisse pour le Développement et la Coopération (SDC), prélude à la création future de la Maison de la Photographie. De même que nous nous réjouissons du retour, parmi nos partenaires, de Vinci Aéroports du Cambodge qui nous permettra d’accueillir les visiteurs dès leur arrivée dans la capitale avec des photographies issues du programme. Elle reste sur la même ligne éditoriale en privilégiant les échanges et en montrant les nouveaux artistes cambodgiens émergents.

Après la Confédération Suisse l’année dernière, nous sommes heureux d’accueillir un nouvel invité, Taïwan, avec cinq de ses photographes contemporains, alternant nos partenariats entre l’Europe et l’Asie. Par leur diversité, inscrite dans l’histoire de la photographie ainsi que dans ses évolutions récentes, le programme élaboré par Taïwan mettra l’accent sur la vitalité de l’image photographique sur l’île.

  • À l’Institut français, dix années de travail de Kim Hak, qui a sillonné de tous côtés son Cambodge bien-aimé, rappelle que ce pays, c’est bien plus que les temples d’Angkor Vat et les champs de la mort des Khmers rouges. Ce travail sur le paysage, qui souligne la richesse et la diversité du territoire, dialoguera avec la démarche documentaire et les images aux couleurs subtiles d’Olivia Gay prises dans l’Est de la France.

  • Denis Dailleux, qui a l’honneur d’être représenté sur les murs extérieurs de l’Ambassade de France, nous invite à un voyage à travers ses 30 années de souvenirs en Égypte dans des tons chaleureux et vibrants. Il présentera également une nouvelle œuvre tout aussi riche, réalisée en Inde où il s’est immergé dans le plus grand marché aux fleurs de Calcutta.

  • La jeune Cambodgienne Hul Kanha présentera sa nouvelle série d’images, entre photographie et peinture, à La Plantation.

  • Le Centre Bophana accueillera les photographies prises par Alan Crumlish en 1989, dix ans après la chute du régime khmer rouge. Nous sommes ravis de revenir dans ce lieu aux riches archives sur l’histoire du pays, et qui accueille le festival depuis ses débuts.

  • Le jeune photographe Chhen Kimhong, quant à lui, présentera deux séries de son travail à la Sra’Art Gallery ainsi qu’à Factory Phnom Penh, en compagnie d’autres photographes du Studio Images.

À ne pas manquer, notre célèbre « exposition itinérante » qui sillonnera la ville pendant deux mois, grâce à une longue complicité avec toute une communauté de tuk-tuk qui, à l’arrière de leurs « remorques », promènent des œuvres ainsi rendues accessibles à tous et qui vous amèneront à faire une extraordinaire escapade artistique et urbaine, vivante, drôle et poétique, dans divers univers.

Il y aura trois soirées de projections, débats, tables rondes, lectures de portfolios et surtout plein de rencontres qui compléteront notre programme.

15 ans après sa création, le festival Photo Phnom Penh est bien vivant et ne demande qu’à se développer, dans une période « troublée et instable ».

Christian Caujolle

Comments

Rated 0 out of 5 stars.
No ratings yet

Add a rating

Merci pour votre envoi !

  • Instagram
  • Facebook Social Icône
  • Gazouillement
  • LinkedIn Social Icône
bottom of page