top of page
Ancre 1

Visions Émergentes : à Phnom Penh, une nouvelle génération de photographes prend la lumière

Pendant quatre semaines cet été, le Studio Images – Maison de la Photographie ouvre ses cimaises à seize jeunes diplômés. Leurs séries personnelles, nourries de deux ans d'apprentissage, racontent le Cambodge vu depuis l'intérieur — entre mémoire familiale, quête d'identité et gestes du quotidien.

Along the railway, série de Chetra Voeun
Along the railway, série de Chetra Voeun

Il y a quelque chose d'émouvant à voir un parcours de formation se refermer sur une exposition. C'est ce moment que s'apprête à vivre la promotion 2024-2026 du Studio Images – Maison de la Photographie, qui présente à partir de la mi-juillet les projets de fin d'études de ses seize étudiants, répartis en quatre accrochages successifs. Après deux ans passés à apprendre la technique, à affûter un regard critique et à explorer le récit visuel sous toutes ses formes, chacun expose ici un travail personnel, mûri sur la durée — le point d'arrivée d'une formation, mais surtout le point de départ d'une pratique professionnelle.

Le programme, financé par la Direction du développement et de la coopération (DDC) suisse et porté avec la Photo Phnom Penh Association (PPPA), s'inscrit dans le cadre de l'Enseignement et de Formation Techniques et Professionnels (EFTP) reconnu par le ministère cambodgien du Travail et de la Formation Professionnelle. Présenter et défendre son projet de fin d'études conditionne ici l'obtention du diplôme : une étape aussi administrative qu'artistique, mais qui donne à cette exposition des allures de rite de passage.

Premier accrochage, du 13 au 18 juillet : Raksmey Kong explore la figure du Naga, tandis que Gechsang Tang interroge l'éloignement dans Still here, still distance. Kimhong Chhen livre une série tout en douceur avec Watercolor, et Sreythou Thorn revient sur son enfance dans Just a kid.

Still here, still distance, série de Gechsang Tang
Still here, still distance, série de Gechsang Tang
Still here, still distance, série de Gechsang Tang
Still here, still distance, série de Gechsang Tang
Just a kid, série de Sreythou Thorn
Just a kid, série de Sreythou Thorn

Du 21 au 25 juillet, la deuxième exposition se resserre sur des liens intimes : Station26 de Chanpisey Kong, le portrait familial My aunt de Chantheany Chamnan, l'observation discrète de Menea Touch dans Remark, et A dream lives on de Minea Chham, méditation sur un rêve qui persiste envers et contre tout.

La troisième séquence, du 28 juillet au 1er août, élargit le regard vers le collectif et le corps social : Along the railway de Chetra Voeun, Between growth and community de Reaksa Im, My body, my choice de Samnang Chum, Line Through Time de Sathya Puth, et Ferry boat de Sotherng Keng.

Along the railway, série de Chetra Voeun
Along the railway, série de Chetra Voeun

Enfin, du 4 au 8 août, quatre derniers regards clôturent le cycle : Haircut de Chomran Thith, Living gold de Kosal Et, Echoes of that time de Sreylin Hak, et les coulisses de mariage saisies par Vattanak Chea dans Wedding behind the scene.

Au-delà des dates et des titres, c'est une même conviction qui traverse Visions Émergentes : celle qu'une nouvelle génération de photographes cambodgiens a des choses à dire, et les moyens techniques et artistiques pour le faire. Le public est invité à venir le vérifier sur place, au Studio Images – Maison de la Photographie, #492, rue 24BT, Sangkat Boeung Tumpun 2, Khan Meanchey, Phnom Penh — renseignements au +855 10 668 608 ou par courriel à photophnompenh@gmail.com.

  • Télégramme
  • Youtube
  • Instagram
  • Facebook Social Icône
  • X
  • LinkedIn Social Icône
bottom of page