PSE fête ses 30 ans : Hun Manet salue « un pont d'amitié » entre la France et le Cambodge
- La Rédaction

- il y a 1 jour
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Le Premier ministre a présidé, le 2 juillet à Phnom Penh, la cérémonie du 30e anniversaire de Pour un Sourire d'Enfant et la remise des diplômes aux promotions 2021-2024, en présence de l'Ambassade de France.

Trente ans après sa création par un couple de Français venus tendre la main aux enfants des décharges de Phnom Penh, l'association Pour un Sourire d'Enfant (PSE) a réuni, ce 2 juillet, plusieurs centaines d'invités dans son campus de la capitale. Le Premier ministre Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet a présidé la cérémonie marquant les trente ans de l'organisation ainsi que la remise de diplômes aux étudiants des promotions 2021 à 2024, entouré de représentants de l'Ambassade de France, des partenaires de l'association, du personnel, des élèves et de leurs familles.
Devant l'assemblée, le chef du gouvernement a rendu un hommage appuyé à Christian des Pallières, cofondateur de PSE aux côtés de son épouse Marie-France, disparu il y a dix ans. Il a salué la solidité des fondations posées par le couple, sa vision de long terme et les valeurs qui continuent, selon lui, de guider l'action de l'organisation.
« La solidité des fondations qu'il a établies, sa vision à long terme et les valeurs qu'il a défendues continuent d'orienter avec succès les activités de PSE. »
Près de 8 000 jeunes formés
Le Premier ministre a rappelé que l'organisation avait permis à près de 8 000 jeunes cambodgiens d'accéder à une formation puis à un emploi, contribuant selon lui de façon significative au développement du capital humain du pays. Fondée en 1996 par Christian et Marie-France des Pallières, PSE a depuis accompagné plus de 15 000 enfants et jeunes issus des familles les plus pauvres de Phnom Penh, Sihanoukville et Siem Reap, à travers six programmes : nutrition, soins, protection, éducation, formation professionnelle et soutien aux familles. Plus de 7 000 anciens élèves exercent aujourd'hui un métier qualifié.

Ce modèle repose sur un maillage particulier : la mobilisation de parrains et marraines en France, aux côtés des familles cambodgiennes, associée à la collaboration avec des partenaires privés et les autorités du Royaume. Une architecture que le Premier ministre a tenu à valoriser publiquement, à un moment où le débat sur la place de la société civile reste sensible au Cambodge.
Un message sur la société civile
Profitant de la tribune, Samdech Thipadei a en effet rejeté les accusations selon lesquelles le gouvernement limiterait les libertés des organisations non gouvernementales. Il a affirmé que les associations œuvrant véritablement au service de la population, à l'image de PSE, bénéficiaient au contraire du soutien et de la coopération des autorités. Il a remercié les ministères concernés, les autorités locales, les partenaires, les donateurs, ainsi que les parents et tuteurs qui permettent aux enfants de poursuivre leur scolarité, avant de charger le ministère du Travail et de la Formation professionnelle de renforcer sa coopération avec PSE pour former davantage de ressources humaines qualifiées.
Un ADN de solidarité internationale
Trente ans après les premiers pas de Christian et Marie-France des Pallières sur les décharges cambodgiennes, PSE demeure l'une des illustrations les plus abouties de la coopération franco-cambodgienne par la société civile. Reconnue de bienfaisance et distinguée en 2000 par le Prix des Droits de l'Homme, l'association continue de fonctionner sur un modèle associant générosité privée française et partenariat institutionnel cambodgien — un « trait d'union » que la présence, à cette cérémonie, du Premier ministre comme de l'Ambassade de France, est venue symboliquement consacrer.
Toute l'équipe de PSE, ses bénévoles et ses donateurs peuvent se féliciter d'un anniversaire qui n'est pas seulement celui d'une association, mais celui d'une histoire d'amitié entre deux pays, écrite enfant après enfant depuis 1996.







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