top of page
Ancre 1

Portrait & Solidarité : Princesse Sylvia Sisowath, un engagement de cœur au service du Cambodge

De la genèse d’Enfants du Sourire Khmer (ESK) aux nouveaux défis du Centre Éducatif de Kep (CEK), Sylvia Sisowath incarne une présence solidaire indéfectible. De retour d’un séjour intense de quatre mois, elle dresse pour Cambodge Mag le bilan d’une action qui fédère aujourd’hui de nombreux acteurs autour de l’éducation, du handicap et de la culture.

Princesse Sylvia Sisowath, un engagement de cœur au service du Cambodge

Une vie de promesses tenues

Pour Sylvia Sisowath, l’engagement n’est pas un vain mot. Secrétaire d’État au sein du cabinet privé de Sa Majesté le Roi Norodom Sihamoni, elle dédie son énergie à l’enfance et à la culture depuis 1976. Un jalon majeur est posé en 1996 avec la création d’Enfants du Sourire Khmer (ESK), dont la vocation première est de redonner espoir et sourires aux enfants nés avec des becs-de-lièvre.

En 2010, lors d’une visite à Kep avec Dominique Klein, elle découvre une maison familiale fermée. Sur le terrain attenant, des enfants jouent, et une idée un peu excentrique leur vient : elles achètent la propriété pour créer un véritable espace de vie pour les enfants des alentours. Nous sommes en 2011 ; la Maison des Sports et de la Culture, devenue aujourd’hui le Centre Éducatif de Kep (CEK), prend vie.

Princesse Sylvia Sisowath, un engagement de cœur au service du Cambodge

« Tenir une promesse, c’est ma ligne de conduite », confie-t-elle. « Ce qui n’était qu’une unique maison traditionnelle est devenu un campus de sept bâtiments accueillant aujourd’hui une centaine d’enfants lors des grands événements, comme les Olympiades du centre. »

Le pari de la Francophonie et de l’échange

Le dernier séjour de quatre mois de Sylvia Sisowath a été marqué par une ambition forte : lancer une classe de français pratique un an avant le Sommet de la Francophonie 2026. Pari réussi grâce à une équipe motivée : une dizaine d’élèves et la directrice du centre s’initient désormais à la langue de Molière.

Cette dynamique s’appuie sur une solidarité inter-associative exemplaire, à Kep auprès d’autres associations, mais Sylvia a aussi multiplié les rencontres avec des acteurs historiques du pays.

  • Phnom Penh Photo (dont elle est la marraine) : L’association qui porte le festival international de photographie, un pilier culturel essentiel pour l’image du pays.

  • Taramana : Basée dans le quartier de Boeng Salang à Phnom Penh, cette ONG soutient l’éducation et la santé de près de 200 enfants.

  • Enfants du Mékong : Un acteur majeur de l’éducation qui œuvre depuis des décennies pour la scolarisation des jeunes Cambodgiens.

Princesse Sylvia Sisowath, un engagement de cœur au service du Cambodge

Récemment, le CEK a ouvert ses portes pour offrir des week-ends au bord de mer à des groupes d’enfants issus de Taramana et d’Enfants du Mékong, illustrant cette volonté de partage entre structures.

Nouveaux horizons : handicap et déminage

Fidèle à son besoin « d’écouter, analyser et agir », Sylvia Sisowath a étendu son champ d’action au-delà de l’éducation. Elle a signé en janvier 2026 un protocole d’accord avec l’ONG Cambodian Self Help Demining (CSHD), fondée par Aki Ra. Cette structure emblématique œuvre non seulement au déminage des zones rurales, mais soutient aussi les victimes de mines et leurs familles.

Elle a également scellé un partenariat avec l’association belge Kkep on Learning, qui apporte son expertise dans le soutien pédagogique, renforçant ainsi l’ouverture internationale du Centre de Kep.

Princesse Sylvia Sisowath, un engagement de cœur au service du Cambodge

Une chaîne humaine dévouée

Derrière ces projets, Sylvia Sisowath s’appuie sur un cercle de collaborateurs dont elle souligne la synergie. En France, elle parcourt les routes avec son neveu Matthieu Majoli, président de CEK France, pour sensibiliser les donateurs. Au Cambodge, le quotidien est porté par des figures de confiance :

  • Perom Oua : À 28 ans, la directrice du centre de Kep est une pédagogue reconnue, dont la rigueur et l’implication forcent le respect.

  • Borey Pheng : Ancienne sénatrice, elle met son réseau et sa connaissance de l’administration au service du centre pour faciliter les démarches et attirer des dons locaux.

  • Vathana Chey : Retraitée des Nations Unies, elle a assuré la logistique et le soutien moral de Sylvia durant ces quatre mois intenses.

  • Louis Scotti : Basé à Phnom Penh, cet expert veille bénévolement à la conformité technique et à la sécurité des nouveaux bâtiments.

  • Mona Tep : Vice-présidente d’ESK Cambodge, elle cogère le centre.

  • Chanda Muy : Coordonnatrice avec les associations locales.

L’appel de 2026

Malgré ces avancées, le défi financier reste entier. Sylvia Sisowath privilégie le parrainage collectif, une démarche éthique visant à protéger l’enfant du traumatisme d’un éventuel désengagement individuel. Un choix courageux, mais qui demande une mobilisation constante.

« Je ne reviendrai que si mes activités caritatives en Europe portent leurs fruits », confie-t-elle avec une franchise teintée d’espoir. Pour Sylvia, l’année 2026 sera celle de la levée de fonds, afin que les promesses faites aux enfants de Kep, aux personnes en situation de handicap et aux victimes de mines continuent d’être honorées.

Princesse Sylvia Sisowath, un engagement de cœur au service du Cambodge

Pour en savoir plus ou soutenir l’action :

WhatsApp : +33 (6) 61989598

Telegram : +33 (6) 95429241

Par Emmanuel Pezard

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
  • Télégramme
  • Youtube
  • Instagram
  • Facebook Social Icône
  • X
  • LinkedIn Social Icône
bottom of page