Photographie : Phnom Penh en sourires, Sofiia Chaban saisit l’esprit d’EuroFeast
- Sofiia Chaban

- il y a 7 heures
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Samedi dernier, Phnom Penh vibrait au rythme de l’Europe. Le temps d’une journée, EuroFeast a transformé la capitale en un véritable carrefour de saveurs, de cultures et de rencontres. Sous les parasols rouges, dans une lumière douce de fin d’après-midi, l’événement a offert bien plus qu’une expérience gastronomique : un moment de partage, de convivialité et de joie collective.

À travers l’objectif de la jeune photographe stagiaire de Cambodge Mag, Sofiia Chaban, cette atmosphère prend une dimension particulièrement vivante.
Ce qui frappe d’emblée dans sa série, c’est sa capacité à capter l’émotion brute. Loin des images figées ou trop composées, Sofiia Chaban privilégie l’instant sincère, celui qui surgit sans prévenir. Ses clichés sont habités par les sourires : des éclats de rire francs, des regards complices, des expressions détendues qui traduisent pleinement l’esprit d’EuroFeast.

Une image met en scène deux participants arborant les couleurs d’EuroFeast. Leur regard direct vers l’objectif est naturel, presque spontané. Ici, la photographe adopte une approche discrète, laissant ses sujets exister pleinement face à l’appareil. Le résultat est une image sincère, à l’image de l’événement lui-même : accessible, ouvert, humain.

Mais c’est peut-être dans les moments plus calmes que son regard se révèle le plus subtil. Une jeune femme, assise au milieu de la foule, lève les yeux avec une expression douce et réfléchie. Autour d’elle, l’agitation continue, mais Sofiia Chaban parvient à créer une pause visuelle. Cette scène rappelle que la joie ne se manifeste pas uniquement dans le mouvement ou le bruit, mais aussi dans des instants plus intérieurs, presque contemplatifs.
Comme le souligne l’article complet de Cambodge Mag, EuroFeast célébrait la richesse culinaire européenne tout en favorisant les échanges culturels au cœur de Phnom Penh. Pourtant, au-delà des stands, des dégustations et des animations, ce sont les interactions humaines qui marquent les esprits. Et c’est précisément ce que la jeune photographe met en lumière.
Son travail témoigne déjà d’une sensibilité affirmée pour la photographie de reportage. Une attention portée à l’authenticité, une capacité à se fondre dans l’événement, et surtout un regard qui privilégie l’humain. Elle ne construit pas une histoire : elle la révèle.
À l’aube d’une nouvelle étape, il est d’ailleurs probable que Sofiia Chaban poursuive son parcours en intégrant une école de journalisme à Madrid dès l’année prochaine — une évolution naturelle pour un regard déjà aussi affûté et prometteur.
En immortalisant EuroFeast, Sofiia Chaban ne se contente pas de documenter un événement. Elle en capte l’âme.







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