Phnom Penh & Arts : The Gallerist par Stan, un bel ajout à l’iconique rue 240

« L’art est primordial », telle est la devise de Stan, le directeur artistique de ce tout nouvel espace d’art contemporain The Gallerist, situé au cœur de la capitale, dans l’iconique rue 240.

Stan, le directeur artistique de ce tout nouvel
Stan, le directeur artistique de The Gallerist

« Art matters »

Cet élégant espace artistique entièrement dédié aux expositions n’a rien à envier à ceux établis à New York, Paris, Londres, Shanghai ou Singapour. Axé sur le marché de l’art haut de gamme et visant à apporter l’excellence et l’esthétique internationales dans la capitale, l’accord parfait entre un éclairage subtil et un décor minimaliste constitue un appel à la contemplation.

accord parfait entre un éclairage subtil et un décor minimaliste
Accord parfait entre un éclairage subtil et un décor minimaliste

Avant même d’entrer dans la galerie d’art contemporain, debout derrière la vitrine, le regard est attiré par les couleurs vives qui se détachent nettement sur les murs blancs. The Gallerist est sans aucun doute un bel ajout à la rue 240.

Stan, en tant qu’artiste lui-même, est ravi d’apporter le meilleur de l’art contemporain et du design dans la capitale. Chez The Gallerist, il sera possible de contempler des œuvres de certains des meilleurs artistes et designers contemporains, qu’il s’agisse d’artistes émergents, en milieu de carrière, ou établis ; pour des collections privées, des bureaux ou des projets hôteliers.

À propos

Stan est né dans le sud de la France et a déménagé au Cambodge il y a 11 ans. Après de nombreuses années sans réel épanouissement de sa créativité, Stan a décidé de s’essayer à la peinture, en commençant à projeter de la peinture sur une toile à la manière d’un Jackson Pollock.

Obsédé par les arts visuels, Stan crée des tableaux abstraits, principalement à l’huile, sur toile, bois ou papier photographique, et à la peinture laquée derrière du verre.

Pour le vernissage, Stan a choisi d’exposer les œuvres de DinArt, TheamL, Chhim Sothy, Nou Sary, Channy Chhoeun ainsi que ses propres peintures.

peinture laquée derrière du verre
Peinture laquée derrière du verre

Un choix éclectique ? En effet ! C’est une alternative artistique volontaire visant à créer une rencontre artistique harmonieuse entre ces différentes personnalités, aux univers singuliers et aux parcours riches.

Nous avons rencontré le galeriste dans son atelier :

Quelle est votre motivation derrière l’ouverture de The Gallerist ?

Comme on pourrait caractériser la scène cambodgienne des arts visuels comme étant encore « underground » — à l’exception de quelques artistes qui peuvent être vus dans le monde entier — je voulais donner plus de visibilité aux peintres contemporains, déjà connus ou émergents, dans un cadre élégant, en espérant mettre en valeur leur travail. Notre projet est également de collaborer avec des artistes de pays voisins, car l’art a toujours été une passerelle entre les gens.

« Et si nous sommes heureux de recevoir des artistes étrangers, nous aiderons également les artistes locaux à repousser les frontières et à exposer leurs œuvres dans la région chaque fois que nous le pourrons »

Que pensez-vous de la scène cambodgienne des arts visuels ?

Il y a eu une renaissance dans tous les domaines artistiques. Nous pouvons encore voir les réminiscences du passé, mais à l’ère d’Internet, la nouvelle génération est nourrie d’art de toutes les cultures combiné à leur environnement.

Il est certain que de nombreuses opportunités se présentent pour aider la scène des arts visuels à se développer, comme l’ouverture de plusieurs galeries dans la capitale et l’organisation de festivals artistiques (comme celui de Siem Reap en décembre dernier).

Où puisez-vous votre inspiration ?

Du « moi intérieur ». Notre moi intérieur est ce qui se rapproche le plus de Dieu et par Dieu, je n’entends pas une quelconque religion, mais la connexion avec l’univers. Comme tout le monde, je m’inspire de ce qui m’entoure et quand on pense qu’on vit sur un morceau de roche entouré d’une atmosphère au milieu de nulle part, on ne peut rien faire de plus abstrait que ça ! Je veux peindre quelque chose qui n’existe pas.

Quel conseil donneriez-vous à un collectionneur d’art ?

Mon meilleur conseil serait d’entrer en contact avec les artistes, les galeristes et les personnes influentes de la scène artistique. Chez The Gallerist, nous avons l’intention de garder une relation étroite avec nos clients, de chercher la pièce parfaite pour leur collection d’art et de les informer de toutes les nouvelles expositions, artistes ou pièces d’art.

Comme nous partageons la même passion, c’est un flux de conversation agréable, facile et constant, enrichi de rencontres et de découvertes.

Pour le vernissage, Stan a choisi d’exposer les œuvres de DinArt, TheamL, Chhim Sothy, Nou Sary, Channy Chhoeun ainsi que ses propres peintures.
Pour le vernissage, Stan a choisi d’exposer les œuvres de DinArt, TheamL, Chhim Sothy, Nou Sary, Channy Chhoeun ainsi que ses propres peintures.

Les artistes exposés

Les peintures de l’autodidacte DinArt ont rempli de nombreuses galeries et orné les murs de certaines des propriétés les plus luxueuses du pays. Il passe une grande partie de ses journées le pinceau à la main, fixant une toile d’un blanc immaculé et imaginant comment il va la transformer en une expression magistrale de couleurs, d’énergie et d’idées.

Din Borin dans son atelier
Din Borin dans son atelier

TheamL (né en 1971) a reçu une solide formation artistique et technique aux Beaux-Arts et en Design à l’École Boulle de Paris. Depuis 1997, en enseignant à des équipes d’apprentis comment utiliser l’artisanat traditionnel khmer, Theam crée des œuvres d’art à partir de matériaux traditionnels comme le bois, la laque, la soie et le coton. Il cherche à repousser les limites d’une nouvelle esthétique, en s’inspirant à la fois de la tradition khmère et de modèles internationaux contemporains.

Chhim Sothy est né en 1969 et est assez âgé pour se souvenir de la pire des époques au Cambodge, sous les Khmers rouges. Il est diplômé de l’Université royale des Beaux-Arts en 1996, et des Chantiers Écoles de Siem Reap en 1997. Il travaille pour le ministère de la Culture et des beaux-arts à Phnom Penh. Son art incarne le traditionalisme et la modernité de la peinture européenne.

Chhim Sothy
Chhim Sothy. Photographie Eleonore Sok - Cambodge Mag

Il a beaucoup exposé au Cambodge et a été représenté à la Biennale internationale d’art chinois 2008, ainsi qu’à des expositions en Indonésie, au Laos, à Singapour, à Paris, à Manille, au Vietnam, en Thaïlande et aux États-Unis.


Chhoeun Channy est né en 1988 à Battambang. Lorsqu’il était jeune garçon, son carnet de croquis était la terre sur laquelle il marchait et son outil, un bâton pour dessiner. Le dessin permettait à Channy de s’évader vers une autre réalité. Cette liberté créative lui procurait non seulement un sentiment de bonheur, mais les gens ont également commencé à remarquer ses talents artistiques.

Chhoeun Channy
Chhoeun Channy. Photographie www.channychhoeun.com/

Les enseignants lui donnaient souvent des récompenses pour ses œuvres, mais c’est son père qui a décelé son authentique potentiel. Lorsqu’il a entendu parler de l'école Phare Ponleu Selpak, Channy y a été inscrit en 2006 et a obtenu son diplôme en 2013. Channy vit maintenant à Siem Reap. Il est passionné par les oiseaux et leur relation avec les humains et l’environnement. Cela se reflète dans une grande partie de son travail.


NOU Sary est né dans la province de Kandal en 1971. Il a étudié à l’Université royale des beaux-arts de Phnom Penh de 1994 à 2000, puis est parti en France pour poursuivre ses études à l’École des beaux-arts de Saint-Étienne de 2001 à 2006, où il a obtenu le Diplôme national supérieur d’expression plastique.

L’artiste multi-talents Nou Sary.
L’artiste multi-talents Nou Sary. Photographie Christophe Gargiulo

Artiste pluridisciplinaire, il s’exprime de manière innovante en peinture, sculpture, gravure, illustration, photographie et création d’installations. L’inspiration de NOU Sary vient de son amour de la nature et de la relation parfois problématique de l’humanité avec l’environnement.

Il invite les visiteurs à voyager à travers les sensations qu’il perçoit lorsqu’il vit et observe « Mère Nature » et les activités humaines colorées de son pays.

Texte par Bénédicte Ravel. Photographies par Christophe Gargiulo

 

The Gallerist

Adresse : #15/17 rue 240 (angle rue 19)

thegallerist.cambodia@gmail.com

https://www.facebook.com/Thegallerist.cambodia

Merci pour votre envoi !

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