Le Cambodge sacré meilleure destination d’écotourisme d’Asie du Sud-Est
Le Royaume devance le Laos, la Thaïlande et la Malaisie dans un classement du magazine américain U.S. News & World Report. Classé 17e au niveau mondial, le Cambodge voit ses autorités saluer une distinction qui met en avant son réseau d’aires protégées.

Le Cambodge a été désigné meilleur pays d’Asie du Sud-Est pour l’écotourisme. Le classement émane du magazine américain U.S. News & World Report et a été relayé par le ministère du Tourisme. Le Royaume y précède le Laos, la Thaïlande et la Malaisie.
Dix-septième rang mondial
Au niveau mondial, le Cambodge figure à la 17e place. Les Seychelles dominent le classement, devant la Slovénie et la Croatie.
Le « Royaume des merveilles » mis en avant
U.S. News & World Report présente le Cambodge comme le plus petit pays de la péninsule indochinoise par sa superficie. Officiellement Royaume du Cambodge, surnommé le « Royaume des merveilles », il possède une histoire culturelle riche, enracinée dans le bouddhisme et l’hindouisme.
Le magazine met en avant la présence d’Angkor Wat, décrit comme le plus grand monument religieux du monde. Ce complexe de temples, édifié au XIIe siècle, s’étend sur près de 400 acres, soit environ 162 hectares.
Les critères du classement
Selon la publication, les meilleures destinations d’écotourisme sont celles qui associent beauté naturelle, protection active de l’environnement et patrimoine culturel.
Le classement s’appuie sur plusieurs indicateurs : la déforestation, la diversité linguistique, les attractions naturelles, les aires protégées, la richesse des espèces, le commerce durable et les sites inscrits au patrimoine mondial de l’humanité.
La satisfaction des autorités
Le 9 septembre, le ministère de l’Environnement a salué un motif de fierté nationale. Il attribue ce résultat à la paix et à la stabilité politique du pays, qui ont favorisé la gestion des aires protégées, la préservation de la biodiversité et l’amélioration des conditions de vie des communautés locales. Le ministère rattache cette reconnaissance à la vision du Cambodge à l’horizon 2050.
L’aire protégée de Chiphat, dans la province de Koh Kong, compte parmi les sites récemment développés pour l’écotourisme.
Un vaste réseau d’aires protégées
Le Cambodge gère aujourd’hui 73 aires naturelles protégées, qui couvrent plus de sept millions d’hectares, soit environ 41 % du territoire national, selon le ministre de l’Environnement, Eang Sophalleth. Le pays a par ailleurs accéléré ses programmes de reboisement, avec la distribution d’au moins un million de plants aux habitants.
Un secteur touristique en fort recul
Cette distinction intervient toutefois dans une année difficile pour le tourisme cambodgien. Sur les sept premiers mois de 2026, le pays a enregistré 1,99 million de visiteurs internationaux, en baisse de 46 % sur un an, selon le ministère du Tourisme. Au premier semestre, les arrivées ont reculé de 47,9 %, à 1,75 million, contre 3,36 millions un an plus tôt.
Le ministre du Tourisme, Huot Hak, attribue ce repli à la publicité négative entourant les réseaux d’escroquerie en ligne, aux frictions le long de la frontière avec la Thaïlande et à la hausse des prix du carburant liée aux conflits au Moyen-Orient. Pour l’ensemble de 2026, le ministère envisage plusieurs scénarios, de 4,6 à 6,3 millions d’arrivées selon l’évolution de ces tensions.








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