La Terrasse des Éléphants, décor très prisé des photos de pré-mariage
Sur le site d’Angkor Thom, la Terrasse des Éléphants est devenue l’un des lieux préférés des couples cambodgiens pour leurs photos de fiançailles et de pré-mariage. Chaque fin d’après-midi, futurs mariés, maquilleurs et équipes de photographes s’y donnent rendez-vous, décor de temples millénaires en toile de fond.

Un rendez-vous de fin d’après-midi
La scène se répète jour après jour. Dès la fin de l’après-midi, des couples fiancés arrivent sur le site, accompagnés de maquilleurs et de photographes. Selon les observations rapportées par l’Agence Kampuchéa Presse (AKP), la Terrasse des Éléphants figure désormais parmi les destinations les plus recherchées du Royaume pour ce type de séance.
Chacun choisit ses angles et sa lumière pour mettre en valeur le paysage. Tenue traditionnelle khmère, robe de mariée occidentale ou tenue plus contemporaine : le décor de pierre s’accorde à tous les styles. Le contraste entre les silhouettes et les temples anciens donne aux clichés une allure vive et affirmée.
Une plateforme royale bâtie par Jayavarman VII
Le lieu n’a rien d’anodin. Longue d’environ 350 mètres, la Terrasse des Éléphants (Preah Lean Chol Domrei) borde la place royale d’Angkor Thom, face à l’ancien palais. Elle fut édifiée à la fin du XIIe siècle par le roi Jayavarman VII, puis agrandie au XIIIe siècle sous Jayavarman VIII.
La terrasse servait de tribune. Depuis cette estrade, le souverain assistait aux parades militaires, aux processions et aux grandes cérémonies. Son nom vient des éléphants de guerre sculptés presque grandeur nature sur ses murs, aux côtés de garudas et de lions. En 1296, l’envoyé chinois Zhou Daguan décrivit les cortèges royaux qui défilaient devant ce type d’édifice.
Jayavarman VII fit construire la terrasse dans le cadre de la reconstruction d’Angkor Thom, après le sac de la capitale par les Cham en 1177. C’est le même roi que célèbre le ballet « Le Couronnement de Jayavarman VII », présenté ce mois-ci à Phnom Penh.
Depuis 2024, plus besoin d’autorisation
L’engouement s’explique aussi par un changement de règle. En août 2024, le Premier ministre Hun Manet a annoncé que les photos de pré-mariage et les contenus personnels destinés aux réseaux sociaux ne nécessitent plus d’autorisation de l’Autorité nationale APSARA. Les séances commerciales, les tournages de films et l’usage de drones restent, eux, soumis à permis et à redevance.
Le parc archéologique d’Angkor, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992, est géré par l’APSARA. Il s’étend sur environ 400 kilomètres carrés et compte plus de 90 temples, bâtis entre le IXe et le XIIIe siècle.
Un site à respecter
La liberté nouvelle s’accompagne d’un code de conduite. Les visiteurs sont invités à porter une tenue correcte, à éviter les images provocantes et à respecter la valeur culturelle et sacrée des lieux. Sur ce point, les règles n’ont pas changé.








Commentaires