top of page
Ancre 1

La fille de Kem Sokha nommée envoyée spéciale du Premier ministre Hun Manet

Kem Monovithya, fille de l'ancien chef de l'opposition Kem Sokha, a été nommée envoyée spéciale du Premier ministre Samdech Thipadei Hun Manet avec rang de ministre, à la suite d'un décret royal signé par le Roi Norodom Sihamoni le 17 août — un geste marquant envers la famille d'opposition la plus connue du Cambodge après près d'une décennie de confrontation.

Monovithya envoyée spéciale du Premier ministre
Kem Monovithya envoyée spéciale du Premier ministre

Un décret avec rang ministériel

Selon le décret royal, obtenu et rapporté par plusieurs médias cambodgiens, le Roi Norodom Sihamoni a nommé Monovithya envoyée spéciale du Premier ministre à la demande de Samdech Thipadei lui-même, lui conférant un rang équivalent à celui d'un ministre du gouvernement. Le texte du décret, dans son article 2, charge le Premier ministre de mettre en œuvre cette nomination dans le cadre de ses fonctions. Au-delà du titre, aucun détail supplémentaire n'a été rendu public sur l'étendue de son mandat ni sur les responsabilités qui l'accompagnent.

Une rencontre rare, puis une visite familiale chez Hun Sen

Cette nomination fait suite à une série de rencontres inhabituellement publiques entre la famille dirigeante du Cambodge et la famille Kem. Le 14 août, Hun Manet a rencontré Monovithya et a publié une photo des deux sur Facebook, la qualifiant de « sœur » et affirmant qu'en tant que membres d'une nouvelle génération de responsables politiques cambodgiens, ils avaient des sujets sur lesquels collaborer, notamment sur la scène internationale.

Deux jours plus tard, le 16 août, Monovithya a accompagné ses parents lors d'une rencontre de trois heures à la résidence phnompenhoise de Samdech Techo Hun Sen, président du Sénat et chef du Parti du peuple cambodgien (PPC). Dans un message publié sur Facebook, Hun Sen a indiqué qu'une grande partie de la discussion s'était déroulée avec Monovithya, qu'il a qualifiée de « ressource nationale précieuse ». Il a précisé qu'il s'agissait de sa seconde rencontre récente avec Sokha, qui lui avait rendu visite quelques semaines plus tôt, avant de se rendre à la frontière pour rencontrer des soldats cambodgiens et des habitants déplacés.

Le long parcours de son père dans l'opposition

Cette nomination revêt un poids particulier compte tenu du parcours de Kem Sokha. Il a dirigé le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), principale force d'opposition du pays, qui avait réalisé de bons scores aux élections nationales de 2013 et locales de 2017, avant que la Cour suprême ne dissolve le parti plus tard cette même année. Sokha lui-même avait été arrêté lors d'un raid nocturne en septembre 2017 et accusé d'avoir conspiré avec une puissance étrangère pour renverser le gouvernement — des accusations qu'il a toujours rejetées. Il a été condamné pour trahison en 2023 à 27 ans, purgés en résidence surveillée. En mai, le Roi Sihamoni lui a accordé une grâce royale à la demande de Hun Sen, levant la peine de prison, bien que d'autres restrictions — dont une interdiction d'exercer une fonction officielle — demeureraient, selon plusieurs sources, en vigueur.

Réconciliation, ou ouverture plus limitée ?

Cette série de rencontres a relancé les spéculations sur une réconciliation politique au Cambodge, même si les analystes cités par la presse régionale appellent à la prudence. Certains y voient un moyen d'intégrer une figure connue de l'opposition, au risque d'affaiblir davantage une opposition déjà fragmentée. D'autres soulignent que le ton plus chaleureux adopté par Hun Manet et Hun Sen envers la famille Kem marque une évolution réelle, après des années durant lesquelles celle-ci était présentée comme l'instrument d'une « révolution de couleur » soutenue de l'étranger — tout en rappelant que le PPC continue de fixer les termes de toute ouverture, et que la portée réelle du nouveau rôle de Monovithya ne se précisera sans doute qu'avec le temps.

1 commentaire

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
phally son
il y a 33 minutes

C'est une manoeuvre politique que les khmers sont habitués à voir, en plusieurs actes de la part d'un régime contrôle par un clan, celui de la famille Hun. D'abord, la suppression du CNRP et l'emprisonnement politique de Kem Sokha sur de fausses accusations, puis la libération en échange des concessions de la part d'un homme qui tant promit au peuple khmer, une déception. C'est la fin politique de Kem Sokha en conséquence qui cherche désormais à placer aussi sa famille, Kem Monovithya ,annonçant le même destin politique que le prince Norodom Ranridh (Funcinpec), Mam Sonando, Sourn serey ratha.... C'est un non événement qui n'apporte rien de nouveau pour le Cambodge... au bout de plus de 30 ans de pouvoir faite…

Modifié
J'aime
  • Télégramme
  • Youtube
  • Instagram
  • Facebook Social Icône
  • X
  • LinkedIn Social Icône
bottom of page