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Horizons intérieurs : Nou Sary, la mémoire du Cambodge à The Gallerist

Samedi matin, Phnom Penh s’apprête à vivre un rendez-vous rare : une rencontre intimiste avec l’artiste cambodgien Nou Sary à The Gallerist, ponctuée de confidences, de couleurs et de mémoire.

Nou Sary, la mémoire du Cambodge à The Gallerist

Au-delà d’un simple “meet the artist”, l’événement s’annonce comme un dialogue vivant entre un créateur majeur de la scène contemporaine et un public avide de comprendre comment l’âme du Cambodge peut se dire en pigments, en matières et en perspectives inédites.​

Un artiste entre rizières et horizons lointains

Né en 1971 dans la province de Kandal, Nou Sary porte en lui cette campagne cambodgienne dont il a fait le cœur battant de son œuvre. Formé à l’Université Royale des Beaux-Arts de Phnom Penh avant de poursuivre ses études à l’École d’art et de design de Saint-Étienne en France, il incarne ce double ancrage, à la fois enraciné dans la terre khmère et ouvert aux questionnements esthétiques internationaux.​

Dans ses toiles, le quotidien rural devient scène poétique : rizières, paysans, moines, silhouettes villageoises se répondent dans un ballet silencieux où chaque geste semble inscrit dans un cycle immémorial. Loin de l’illustration folklorique, son travail explore la tension subtile entre beauté et fragilité, entre générosité de la nature et vulnérabilité des humains qui en dépendent.​

La couleur comme langue intime du Cambodge

Chez Nou Sary, la couleur n’est jamais décorative : elle est récit, climat, parfois blessure. Les verts et jaunes vibrants disent la densité végétale, la promesse des récoltes, la force des saisons qui se succèdent sans jamais se ressembler. Les bleus profonds creusent le motif de l’eau, matrice de vie, mais aussi miroir des inquiétudes contemporaines, tandis que les bruns de la terre rappellent la rudesse du travail et la gravité du temps qui passe.​

Ses récentes œuvres adoptent une audacieuse vue en plongée, comme si le regard se détachait du sol pour embrasser les paysages de plus haut, à la manière d’un oiseau ou d’un esprit. Ce changement de point de vue offre une lecture nouvelle des scènes familières, révélant des géométries invisibles au niveau du sol et invitant le spectateur à repenser son propre rapport au territoire.​

Nou Sary, la mémoire du Cambodge à The Gallerist

Une rencontre, des questions et une avant-première

Le 10 janvier, à partir de 10 heures, The Gallerist ouvre ses portes à un moment privilégié : une conversation directe avec Nou Sary autour de son parcours, de ses techniques et de sa vision du Cambodge contemporain. Dans ce format de questions-réponses, le public pourra interroger l’artiste sur sa pratique multidisciplinaire, qui embrasse peinture, sculpture, gravure, photographie, illustration et installations.​

Ce rendez-vous sera aussi l’occasion de découvrir en avant-première plusieurs pièces de sa collection 2026, présentées aux côtés de ses œuvres permanentes au sein de la galerie. Entre nouvelles expérimentations de points de vue et continuité de ses thèmes de prédilection, cette sélection promet de tracer un trait d’union sensible entre mémoire et devenir, entre village natal et ville-monde.​

Quand l’art rencontre la cuisine : Kravanh et The Gallerist

L’événement s’inscrit dans une dynamique plus large : le partenariat nouvellement tissé entre The Gallerist et Kravanh, adresse emblématique de la cuisine cambodgienne à Phnom Penh. Depuis 2009, Kravanh s’est imposé comme l’un des lieux de référence où se réinventent, avec finesse, les grands classiques culinaires khmers, devenant un passage obligé pour les jeunes générations en quête des recettes de leurs ancêtres autant que pour les visiteurs internationaux.​

En unissant leurs forces, le restaurant et la galerie affirment une ambition commune : faire dialoguer arts visuels et patrimoine gastronomique pour nourrir une même conscience culturelle. Expositions sur mesure, événements communautaires et collaborations créatives visent à offrir aux artistes locaux une scène plus visible tout en invitant le public à goûter, au sens propre comme au figuré, à la richesse de l’imaginaire cambodgien.​

Kravanh

Une scène contemporaine en pleine effervescence

À travers cette collaboration et cette rencontre avec Nou Sary, c’est toute la scène artistique cambodgienne qui se laisse entrevoir dans son énergie nouvelle. The Gallerist et Kravanh entendent contribuer à cette effervescence en créant des espaces où l’art n’est plus confiné aux murs d’une galerie, mais s’inscrit dans la vie quotidienne, du repas à la conversation.​

En donnant la parole à un artiste qui interroge le lien entre humanité et nature, tout en affirmant une identité profondément cambodgienne, l’événement participe à une réflexion plus vaste sur l’écologie, la mémoire et la modernité. Pour les visiteurs, ce samedi de janvier sera bien plus qu’un simple rendez-vous culturel : une invitation à regarder le Cambodge autrement, par les yeux d’un peintre qui sait faire de chaque champ, chaque village, chaque ciel, un territoire de pensée.

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