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Halloween à l’Elephant Bar : salle comble et sorcières au jardin

il y a 2 heures
3 min de lecture

Samedi 31 octobre, le Raffles Hotel Le Royal fêtait Halloween à l’Elephant Bar. La soirée affichait complet. Groupe live, cocktails de saison, maquillage et concours du meilleur costume : l’hôtel a joué le jeu jusque dans son jardin, sans jamais tomber dans le gore.

Trois sorcières autour de leur chaudron, dans la fumée et sous les guirlandes du jardin
Trois sorcières autour de leur chaudron, dans la fumée et sous les guirlandes du jardin

À l’entrée, deux défenses d’éléphant encadrent une guirlande « Happy Halloween ». Une hôtesse coiffée d’un chapeau pointu orange accueille les invités. Sur un chevalet, l’affiche de la soirée donne le ton : « The lights dim. The music stirs. » Le code vestimentaire tient en une ligne : sa tenue la plus élégante, ou la plus sombre.

Plus loin, il faut se frayer un chemin jusqu’au comptoir. Toutes les places étaient réservées. Certains invités sont costumés de la tête aux pieds. D’autres sont venus en tenue de ville, un chapeau de sorcière pour seul accessoire. Au bar, on attend son verre au coude à coude.

Au comptoir de l’Elephant Bar, samedi soir. La soirée affichait complet
Au comptoir de l’Elephant Bar, samedi soir. La soirée affichait complet

Un jardin hanté au Raffles Hotel Le Royal

Le gros du décor est dehors. Les équipes ont transformé le jardin de l’hôtel en scène de conte. Sous un ciel de guirlandes lumineuses, trois sorcières se penchent sur leur chaudron, dans un nuage de fumée. Une allée est bordée de squelettes drapés de voiles orange, éclairés de l’intérieur. Des toiles d’araignée géantes en corde relient les arbres, où pendent des fantômes en tissu. Près des bananiers, une Faucheuse tient sa lanterne. Derrière, la façade de 1929 baigne dans une lumière rouge.

Une allée bordée de squelettes et de voiles orange lumineux
Une allée bordée de squelettes et de voiles orange lumineux

Halloween à Phnom Penh, version élégante

Rien de sanglant pour autant. Pas de faux sang ni de membres arrachés. Dans le salon, les squelettes sont en papier et portent des chapeaux de fête. Des chauves-souris noires se sont posées sur les paravents aux feuilles dorées. Près d’une fenêtre, un squelette rose est couronné de fleurs. La figure la plus inquiétante de la soirée est une sorcière grandeur nature aux yeux rouges, une boule de cristal violette entre les mains. Elle fait plus sourire que frémir.

Sous la tête d’éléphant

Au bar, la grande tête d’éléphant en bronze domine les étagères. Bougies, corbeau et crâne encapuchonné ont rejoint le comptoir. On y trouve aussi des bouteilles de Casillero del Diablo, le vin chilien dont le nom signifie « la cave du diable ». Difficile de trouver plus à propos. La carte proposait des cocktails thématiques pour l’occasion. L’équipe s’est prise au jeu, en chapeaux pointus et toiles d’araignée dessinées sur les joues.

Derrière le bar, une serveuse en chapeau de sorcière, toile d’araignée et croissant de lune peints sur le visage
Derrière le bar, une serveuse en chapeau de sorcière, toile d’araignée et croissant de lune peints sur le visage

Musique live et maquillage

Dès 19 heures, un groupe s’installe dans la salle dont les murs sont couverts de photos anciennes de l’hôtel. Clavier, basse et batterie. Un ange doré, ailes et auréole comprises, vient se placer devant les musiciens, micro en main.

Dans un coin, un stand de maquillage attire du monde. Sur la table, des palettes de couleurs et un catalogue de modèles : têtes de mort, papillons, tigres, visages de sorcière. On choisit, on tend un bras ou une joue. Petits fantômes blancs et fleurs rouges apparaissent sur les avant-bras. Pour les plus inspirés, un prix du meilleur costume était à la clé.

Un ange doré, micro en main, devant le groupe live
Un ange doré, micro en main, devant le groupe live

L’Elephant Bar, une adresse historique de Phnom Penh

L’Elephant Bar n’avait pas besoin d’Halloween pour remplir sa salle. L’hôtel a ouvert ses portes en 1929. C’est ici que Jacqueline Kennedy a bu le premier Femme Fatale, lors de sa visite à Phnom Penh en 1967. En mai dernier, le magazine américain Food & Wine a cité le bar parmi les dix meilleurs bars d’hôtel du monde.

Le Femme Fatale est toujours à la carte. Samedi soir, il a croisé beaucoup de sorcières.

Toutes les photos de la soirée sont à voir dans notre album Facebook.

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