Gala Airavata 2026 : Phnom Penh vibre pour les éléphants du Cambodge
- La Rédaction

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Hier soir, le Sun & Moon Riverside Hotel de Phnom Penh a vécu au rythme d'une soirée hors norme. Sous les lustres et la musique traditionnelle khmère, plus de 500 invités, personnalités officielles, entrepreneurs et amis de la cause animale se sont réunis pour la 12ᵉ édition du dîner de gala de la Fondation Airavata, dédiée à la protection de l'éléphant au Cambodge. Entre danses traditionnelles, vente aux enchères et élan de générosité, la soirée restée gravée comme une nouvelle réussite pour la fondation.

Une ouverture solennelle, entre tradition et engagement officiel
Dès 16h00, les premiers invités franchissaient les portes du Sun & Moon Riverside Hotel, accueillis en musique traditionnelle khmère autour d'un cocktail de bienvenue. La soirée a véritablement pris son envol à 17h35, avec les discours d'ouverture et la présentation des personnalités présentes. Vint ensuite un moment fort : la cérémonie rituelle du Buong Suong, suivie d'un film retraçant les réalisations récentes de la fondation et d'une prestation de l'école de danse Norodom Buppha Devi.
La présidente de la Fondation Airavata, Mme Chenda Clais-Khay, a pris la parole pour souhaiter la bienvenue aux convives, avant de laisser place au maître de cérémonie de la soirée, S.E. Net Pheaktra, ministre de l'Information et président d'honneur de la fondation. S.E. Sar Sokha, vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, coprésident d'honneur de cette édition, a ensuite prononcé une allocution saluant l'engagement de la fondation en faveur de la préservation de l'espèce et de son habitat naturel.

La famille Clais, artisans discrets de la préservation à Katieng
Derrière les lumières du gala se joue, à des centaines de kilomètres de là, un engagement de terrain mené depuis plus d'une décennie par la famille Clais. Sur les rives de la rivière Katieng, à quelques kilomètres de Banlung, Pierre-Yves et Chenda Clais ont fait le pari, aux côtés du professeur François-Xavier Roux, de sauver les tout derniers éléphants captifs de la province de Ratanakiri. Leur domaine, niché au cœur d'une zone forestière protégée le long de la rivière, est devenu un sanctuaire où les mahouts bunong et brao veillent sur les pachydermes selon des méthodes respectueuses, loin du tourisme de masse. Un travail patient et peu médiatisé, mais dont la constance, année après année, donne tout son sens et sa légitimité au dîner de gala de Phnom Penh.
Une générosité sans faille pour la campagne 2026
Le lancement officiel de la campagne de collecte 2026 a donné le signal d'une soirée résolument tournée vers la solidarité. Trois temps forts ont rythmé les dons : une vente aux enchères d'une trentaine de pièces, suivie d'une collecte accompagnée d'une prestation de l'association « Sourires d'Espoir pour l'Enfance », puis un troisième élan porté par une démonstration de danse et d'arts martiaux traditionnels khmers, ce patrimoine culturel immatériel reconnu par l'UNESCO. À chaque étape, la générosité du public a été saluée par des applaudissements nourris.
Entreprises partenaires, hôtels et particuliers ont, une fois de plus, répondu présents avec un engagement sans faille : nombre d'entre eux accompagnent la fondation depuis ses tout débuts, fidélité qui confirme l'ancrage désormais solide de ce rendez-vous annuel dans le paysage caritatif de Phnom Penh. Sous le même mur de logos, sponsors historiques et nouveaux venus se sont côtoyés dans un même élan de soutien à la cause. Des certificats de remerciement leur ont été remis, ainsi qu'aux invités d'honneur, en clôture de cette séquence, sous les objectifs des photographes.

Artisanat de Ratanakiri, bijoux et spiritueux : des stands qui racontent le Cambodge
Autour des tables, les invités ont pu flâner parmi une série de stands soigneusement mis en scène : pièces textiles et vêtements, bijoux, objets d'artisanat venus de la province de Ratanakiri, ainsi qu'un espace dégustation dédié aux spiritueux, où la maison Amarula proposait ses créations à base de crème et de fruits africains. Un mélange de genres à l'image de la soirée elle-même : à la fois ancrée dans les traditions cambodgiennes et ouverte sur le monde, entre paniers tissés, foulards krama et vestes de créateurs suspendus côte à côte.

Danses royales et rythmes contemporains
Le clou du spectacle est venu, comme chaque année, des danseuses de l'école Norodom Buppha Devi, parées de costumes dorés éblouissants, qui ont enchanté la salle avec des tableaux inspirés du folklore khmer, entre légendes de la forêt et scènes de vie rurale évoquant, projections à l'appui, les paysages du Ratanakiri où évoluent encore les éléphants sauvages du pays. La danse des récoltes a particulièrement touché le public, portée par la présence de jeunes artistes de l'association « Sourires d'Espoir pour l'Enfance ».
La soirée a ensuite pris un tournant plus contemporain avec les prestations de Yun Mondeth, jeune chanteur de rap originaire du Ratanakiri, puis de Sathya, artiste khmère venue d'Australie, avant qu'une ambassadrice de la fondation ne clôture la partie musicale officielle. Passé 21h00, la scène s'est ouverte aux prestations libres des artistes et des invités volontaires.

Une ambiance conviviale jusqu'à la fin du dîner
Entre deux tables rondes dressées de blanc, on croisait chefs d'entreprise, journalistes et habitués de la scène caritative phnompenhoise, dans une ambiance résolument chaleureuse et sans chichis. Photos souvenirs devant le mur de sponsors, selfies entre amies en robe de soirée, discussions animées autour d'un verre : le gala Airavata a une nouvelle fois démontré sa capacité à réunir, le temps d'une soirée, des mondes qui se croisent rarement ailleurs qu'autour d'une cause commune. Le dîner s'est achevé aux alentours de 21h30, dans la même bonne humeur qu'à son ouverture.

Un rendez-vous désormais incontournable
Douze ans après sa création, le dîner de gala d'Airavata confirme son statut d'événement phare de la vie caritative cambodgienne. Au-delà des fonds récoltés, dont le montant définitif sera communiqué dans les prochains jours par la fondation, c'est la mobilisation d'une communauté entière, cambodgienne et internationale, autour de la préservation de l'éléphant d'Asie qui aura marqué cette édition 2026. Rendez-vous est déjà pris pour l'année prochaine.

Plus d'informations sur la Fondation Airavata : https://www.airavata-cambodia.com
Plus de photos du dîner de gala ici : https://www.facebook.com/media/set/?vanity=cambodgemag2&set=a.1660382689422475







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