top of page
Ancre 1

Conseillers des Français de l'Étranger : Cendy Lacroix — Enracinée au Cambodge, engagée pour les Français

Cendy Lacroix n'est pas une candidate venue de nulle part. Installée au Cambodge depuis 14 ans, cette ancienne cheffe d'entreprise française dans l'événementiel a bâti, pierre par pierre, une présence au cœur de la communauté francophone du Royaume. Agence immobilière, réseaux d'entraide, accompagnement quotidien des expatriés, engagement associatif, distinctions honorifiques cambodgiennes : son parcours parle pour elle.

Cendy Lacroix
Cendy Lacroix

Aujourd'hui, elle se présente aux élections des Conseillers des Français de l'Étranger, non pas comme un tournant, mais comme la suite logique d'un engagement de terrain qui dure depuis plus d'une décennie. Portrait d'une femme qui a choisi le Cambodge — et que le Cambodge a choisie.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots — votre parcours, votre formation et votre histoire personnelle ?

Je m'appelle Cendy Lacroix. J'ai été cheffe d'entreprise en France dans le secteur de l'événementiel avant de m'installer au Cambodge. Depuis plus de 12 ans, j'aide et j'accompagne quotidiennement de nombreux Français dans leurs démarches, leurs difficultés ou leur installation, ce qui m'a naturellement conduite à m'engager aujourd'hui pour représenter notre communauté.

Depuis combien de temps vivez-vous au Cambodge, et qu'est-ce qui vous a amené à vous installer dans ce pays ?

Cela fait 14 ans que je vis au Cambodge. Je suis arrivée ici en 2012, au cours d'un long voyage en Asie. Alors que le Cambodge n'était pas prévu dans mon périple, j'y suis arrivée presque sans le faire exprès. Ce pays m'a attrapé le cœur. En deux jours, je savais que c'était ici que je voulais vivre, dans ce pays et avec ses habitants si attachants.

Où résidez-vous au Cambodge, et avez-vous vécu dans d'autres régions du pays ?

J'ai d'abord habité Sihanoukville pendant plusieurs années. Je réside maintenant à Phnom Penh, mais à vrai dire, je suis très souvent en déplacement dans différentes provinces du Royaume, dans le cadre de mes activités professionnelles.

Quelle est votre situation familiale, et votre famille est-elle également établie au Cambodge ?

Je suis mariée, et c'est ensemble que nous avons pris la décision de nous installer au Cambodge.

Quelle est votre activité professionnelle actuelle au Cambodge ?

Je suis entrepreneur. Je dirige une agence immobilière francophone avec un service d'accompagnement personnalisé pour les personnes qui souhaitent s'installer au Cambodge et celles qui y vivent déjà. C'est un travail passionnant, où se conjuguent le rapport humain et la connaissance du terrain, tant sur le plan administratif que pratique. Avec toutes ces personnes que nous accompagnons, nous avons un lien fort : nous construisons ensemble leur nouvelle vie, un nouveau projet, nous mettons en valeur leurs compétences. Nous facilitons leur intégration au Cambodge, sommes présents au quotidien pour orienter, conseiller, soutenir. Ma fierté est de voir ces familles s'épanouir, s'accomplir, gagner en autonomie, bien s'intégrer — et devenir à leur tour des relais fiables pour d'autres.

Ils sont tous membres d'un mouvement que j'ai peut-être créé, mais qui vit, s'agrandit et se renforce grâce à eux. Il règne entre nous une magnifique entente, quelque chose que l'on peine à trouver ailleurs.

Des rencontres régulières sont organisées dans différentes villes, dans un cadre propice aux échanges, et beaucoup se déplacent depuis une autre ville, simplement pour le plaisir de rencontrer ou de revoir d'autres membres.

Nous faisons des choses variées ensemble : réunions formelles, sorties, restaurants, inaugurations, balades… Je les aime tous, ils sont mon moteur, et je les remercie infiniment de leur confiance et de la place qu'ils m'accordent dans leur vie.

Au-delà de cela, et toujours dans le but de rassembler et de favoriser les liens, j'ai créé un puissant réseau francophone, unique au Cambodge, avec une dizaine de forums différents sur Facebook et des canaux Telegram, afin que la communauté francophone puisse être bien informée sur les lois, les nouvelles procédures et l'actualité du Royaume, et qu'elle puisse également se rencontrer, échanger, discuter et se promouvoir.

Cendy Lacroix

Comment décririez-vous votre intégration dans la communauté locale et dans la communauté française expatriée ?

La France m'a vu naître et c'est le Cambodge qui me fait grandir. Ce pays et ce peuple qui m'accueillent si bien, je leur dois mon bonheur au quotidien, ma renaissance. Je les aime, je les défends, je les promeus. Je m'investis autant que je peux. J'ai participé aux SEA Games il y a trois ans, je me suis engagée dans le Kun Khmer jusqu'à obtenir mon diplôme de juge et arbitre international.

Membre du conseil de la Francophonie du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Cambodge, présidente pays France et pays francophones au sein de l'association Global G1% pour les entreprises, j'ai également accordé plusieurs interviews radio et participé à des reportages pour la télévision française afin de promouvoir le pays.

D'ailleurs, l'un d'eux sera diffusé en fin d'année en France et devrait être vu par plusieurs millions de Français. C'est ma façon d'essayer de redonner à ce pays une partie de ce qu'il m'offre. Bien sûr, je m'engage dans différentes associations et causes locales pour aider les familles, les écoles… mais la charité n'a pas besoin de publicité. Je vis ici, dans ce petit Royaume au grand cœur, avec ce peuple — je ris avec lui, je pleure avec lui.

Quels liens avez-vous tissés avec les institutions françaises présentes au Cambodge (ambassade, lycée français, Alliance française, chambre de commerce, etc.) ?

Toutes ces institutions sont des moteurs pour notre communauté et jouent un rôle majeur, chacune dans son domaine. Je suis à leur service, notamment pour relayer leurs informations, promouvoir leurs événements et soutenir leurs actions. Elles sont utiles et poursuivent leur mission avec beaucoup de courage et d'engagement, sur un terrain parfois chaotique. Avec un mandat officiel de Conseiller des Français de l'Étranger, je pourrais m'investir encore davantage à leurs côtés.

Êtes-vous ou avez-vous été membre d'une association, d'un club ou d'une organisation au Cambodge ? Si oui, laquelle, et quel rôle y avez-vous joué ?

Être proche des gens et les aider est dans ma nature profonde ; il est donc évident que je suis très investie dans l'action sociale. J'ai commencé en 2014, en étant pendant plusieurs années la représentante de l'AEFC à Sihanoukville — mise en place de réunions, création en partenariat d'une assurance santé/accident communautaire, organisation de soirées de charité dans les jardins de l'ambassade de France… puis membre fondatrice du Lions Club Phnom Penh francophone.

J'ai ensuite été élue présidente d'une des plus grandes associations reconnues d'utilité publique dans le monde pour les Français de l'étranger. Ce titre m'a permis d'assister aux conseils consulaires, aux commissions de bourses scolaires et d'aides sociales, et de contribuer à l'obtention de subventions françaises pour certaines associations.

C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles je me présente à ces élections de Conseillers des Français de l'Étranger : je connais déjà très bien le rôle qu'ils exercent, les enjeux, et le déroulement de ces commissions.

Forte de cette expérience, je sais ce que je peux apporter à ces réunions — et aussi, pour l'avoir vécu, me battre pour une meilleure transparence sur ce qui s'y passe, tout en préservant le principe de confidentialité, afin que vos informations personnelles soient mieux protégées. C'est un sujet crucial pour moi, sur lequel je reviendrai.

Comment vivez-vous le quotidien en tant que Française au Cambodge — les défis administratifs, culturels, pratiques ?

Un flou total pendant quelques mois, à mon arrivée. Je ne savais pas par où commencer, ni ce dont j'avais besoin pour être en parfaite légalité. C'est par la force des choses, en approfondissant mes recherches sur nos obligations en tant qu'étrangers au Cambodge, que j'ai appris les lois et les procédures. Ensuite, tout s'est enchaîné, un peu malgré moi : les gens dans la même situation venaient me demander conseil. C'est ainsi qu'est née mon agence de services.

Depuis, je suis très à l'aise avec ces sujets, même si beaucoup de choses changent, et souvent. Sur le plan culturel, c'est probablement le choc le plus grand à l'arrivée, et parfois encore, même après une décennie dans le pays. Ce qui fait la différence entre l'étonnement ou l'incompréhension des premiers temps, c'est que s'imposent peu à peu les valeurs d'observation et de respect. Cela s'appelle l'adaptation. Ensuite, même si certaines situations peuvent encore sembler cocasses, c'est le sourire qui apparaît — et non le jugement.

Qu'est-ce qui vous a poussé à vous présenter à cette élection ? Quel a été le déclencheur ?

Depuis de nombreuses années, j'aide quotidiennement des Français au Cambodge dans leurs démarches, leurs difficultés administratives, leur installation ou simplement dans des situations humaines parfois complexes. Beaucoup de personnes me sollicitent déjà naturellement, parce qu'elles savent que je connais bien le Cambodge et que je dispose d'un réseau étendu.

Le déclencheur a été de constater que beaucoup de Français se sentent insuffisamment écoutés, parfois isolés, et ne savent pas toujours vers qui se tourner. J'ai également réalisé à quel point les entrepreneurs, les familles, les retraités ou les Français vivant en province avaient besoin d'une représentation plus proche du terrain et plus accessible.

Cette candidature est donc pour moi la continuité logique d'un engagement déjà présent depuis plus de 12 ans au sein de la communauté française du Cambodge.

Que représente pour vous le titre de Conseiller des Français de l'Étranger — une responsabilité, un honneur, un outil d'action ?

Pour moi, être Conseiller des Français de l'Étranger n'est pas un titre honorifique destiné à flatter un ego ou à servir de tremplin à des ambitions personnelles. Ma vie est au Cambodge : c'est donc un engagement concret au service des Français qui y sont installés.

C'est accompagner les personnes dans leurs difficultés. Mais selon moi, un conseiller doit aussi savoir anticiper, afin d'orienter, d'informer et d'agir suffisamment tôt pour éviter que certaines difficultés administratives, sociales ou humaines n'apparaissent ou ne s'aggravent. Beaucoup de situations se règlent plus rapidement lorsqu'existe une présence de proximité, accessible et attentive. C'est pourquoi l'équipe formidable qui m'entoure est présente dans différentes villes du Cambodge.

Selon vous, quels sont les trois principaux défis auxquels font face les Français établis au Cambodge aujourd'hui ?

L'isolement : beaucoup de Français, notamment ceux vivant en province, les personnes âgées, certains entrepreneurs, parents ou personnes traversant des difficultés personnelles, se sentent seuls. Cet isolement est souvent invisible, mais bien réel.

La précarité : contrairement aux idées reçues, tous les Français vivant au Cambodge ne sont pas dans une situation confortable. Certains connaissent des difficultés financières ou des problèmes de santé. Cela touche toutes les catégories : les jeunes, les retraités, les familles avec enfants, les commerçants aussi.

Le manque d'accompagnement : pour les démarches administratives, la retraite, l'assurance santé, la fiscalité, les documents français, l'installation ou la création d'activité, beaucoup de Français ont besoin d'un meilleur accompagnement et d'informations plus accessibles.

Comment évaluez-vous l'accès aux services consulaires pour les Français au Cambodge — sont-ils suffisants, accessibles, adaptés ?

L'administratif est toujours complexe, en France comme ailleurs. Mais au-delà des démarches, des dossiers et des droits, ce qui compte beaucoup, c'est l'équipe en place au consulat — et à l'ambassade. Tous les trois ou quatre ans, c'est un peu « la roulette ». Qui que ce soit, le travail sera fait, mais ce qui fera vraiment la différence, c'est la manière dont il sera accompli — et cela change tout. Actuellement, aussi bien l'ambassade que le consulat font preuve de rigueur dans les procédures, mais aussi de proximité, d'écoute, d'une volonté de simplifier les démarches et de réorganiser l'accueil pour plus de réactivité envers les Français. Si vous m'en donnez la possibilité, je suis certaine de pouvoir être un relais efficace de vos besoins auprès de l'équipe consulaire actuelle, et un pont de confiance entre notre communauté et l'ambassade. Les trois conseillers que vous allez élire accueilleront également les prochains consul et ambassadeur de France au Cambodge. Ils devront, au mieux, les aider à vous connaître et les encourager à poursuivre les efforts déjà engagés.

Comment percevez-vous les relations entre la communauté française et les autorités cambodgiennes ? Y a-t-il des points de tension ou de coopération à améliorer ?

Je perçois ces relations comme très positives et respectueuses. Le Cambodge entretient une relation historique forte avec la France, notamment à travers la francophonie, la culture, l'éducation et les échanges économiques.

Je pense que le dialogue et la coopération peuvent encore être renforcés, notamment pour mieux valoriser l'implication des petites et moyennes entreprises françaises dans le développement économique local et dans les échanges entre nos deux pays.

De par mon parcours et mon intégration au Cambodge, je crois pouvoir être un relais et un pont efficaces entre les Français du Cambodge et les institutions locales. J'ai d'ailleurs eu l'honneur de recevoir trois distinctions honorifiques remises par de hautes personnalités de ministères cambodgiens : l'Award des 50 meilleurs CEO d'Asie, l'Award Engagement CSR 2025 remis par S.E. Heng Song, ministre du Travail et de la Formation professionnelle du Cambodge, puis, en janvier, l'Award de la PME prometteuse de 2026. C'est une reconnaissance importante de mon engagement et de ma contribution, en tant que Française impliquée dans l'économie et la vie locale du Royaume.

J'emmène d'ailleurs dans cette voie des entrepreneurs, de jeunes créateurs de start-up, des personnes portant des projets culturels ou liés aux nouvelles technologies. Certains ont déjà été primés et ont reçu un Award lors du Sommet annuel d'Asie des entrepreneurs 2026.

Si vous êtes élue, quelles seront vos trois premières actions concrètes dans les six premiers mois de votre mandat ?

Premièrement, si j'ai l'honneur d'être élue, je souhaite rassembler et dynamiser la communauté française, ainsi que rapprocher davantage le consulat et l'ambassade des Français vivant au Cambodge.

Deuxièmement, renforcer l'information et l'accompagnement des Français du Cambodge sur les démarches importantes : protection sociale, retraite, santé, écoles, démarches consulaires ou situations d'urgence.

Troisièmement, soutenir et valoriser les entrepreneurs, commerçants et initiatives françaises. Créer davantage de liens entre les professionnels français du Cambodge à travers des rencontres, des échanges et des actions de mise en réseau, afin de favoriser l'entraide, les partenariats et la visibilité des acteurs économiques français installés dans le Royaume.

Toutes nos actions seront tournées vers les différents profils qui composent notre communauté française et franco-khmère au Cambodge, afin que chacun puisse se sentir représenté.

Étant la seule femme candidate, j'ai à cœur de mettre en place des initiatives dédiées aux femmes — des moments réservés, des rencontres « Bonjour Madame ». Je souhaite également encourager une plus grande participation des conjointes cambodgiennes au sein de notre communauté.

Avez-vous des propositions spécifiques concernant l'enseignement français au Cambodge — accès, coût, qualité ?

Le coût de la scolarité peut devenir très difficile à assumer pour certaines familles. Il est essentiel de défendre l'accès aux bourses scolaires et de mieux accompagner les familles dans leurs démarches.

Je serai également attentive à ce que les informations personnelles des familles soient plus confidentielles et mieux préservées, et à ce que les commentaires formulés lors de l'étude des dossiers restent strictement factuels et neutres. Il y a quelques années, j'ai eu l'occasion de défendre plusieurs dossiers de familles, car dès lors qu'un parent était entrepreneur ou commerçant, certains considéraient automatiquement qu'il avait les moyens d'assumer seul les frais de scolarité. Ce type de préjugé m'a révoltée, car il reflète une méconnaissance de la réalité économique vécue par de nombreux Français installés au Cambodge. Être entrepreneur ne signifie pas automatiquement disposer de revenus importants ou d'une situation financière stable.

Que pensez-vous de la protection sociale et de la couverture santé des Français établis au Cambodge ? Avez-vous des pistes d'amélioration ?

C'est un problème majeur. Concernant la CFE, le bilan est clair : il y a certes eu des actions, mais le résultat est qu'en avril de cette année, les tarifs ont encore augmenté de 11 %. Nous devons donc envisager d'autres pistes.

Comment envisagez-vous de soutenir les entrepreneurs et les acteurs économiques français au Cambodge ?

Depuis longtemps, nous soutenons les entrepreneurs en leur apportant de la visibilité et en facilitant leur promotion. Nous avons déjà en place un réseau solide que nous pourrons ouvrir à tous.

Nous comptons aujourd'hui plus de 1 200 entreprises cambodgiennes et étrangères au Cambodge reliées à notre réseau. C'est un potentiel énorme : clients potentiels, partenariats possibles, synergies à construire.

Comment comptez-vous maintenir un lien régulier et transparent avec les Français que vous représentez tout au long de votre mandat ?

Des rapports réguliers, des réunions dans différentes villes, et comme depuis 12 ans, mon numéro de téléphone accessible à tous, des réseaux sociaux disponibles pour informer, un canal Telegram qui existe depuis cinq ans déjà. Disponibilité et réactivité au service de tous.

Quel message souhaiteriez-vous adresser aux Français du Cambodge qui hésitent encore à aller voter ?

Pour beaucoup d'entre vous, le mot « voter » est associé à « politique », avec parfois un rejet du sujet. Je vous comprends très bien — j'ai aussi ressenti cela. Ne vous laissez pas convaincre que ces élections sont politiques : elles sont d'abord et avant tout une mission de terrain, concrète. C'est au Cambodge, pour les Français du Cambodge.

Plusieurs des autres listes sont politisées, plus ou moins clairement. Personnellement, je ne le suis pas. Je ne veux pas que les débats idéologiques ou politiques de France viennent polluer les vrais enjeux de ces élections et nos préoccupations réelles — ici, au Cambodge.

Si vous ne votez pas, vous laissez ces idées s'installer, et elles ne feront que diviser davantage notre communauté. En ne votant pas, vous laissez les autres décider à votre place. Je vous propose simplement : moins de politique, plus d'action.

En une phrase, quelle est votre promesse aux Français du Cambodge si vous êtes élue ?

Déjà utile aujourd'hui, encore plus efficace demain — si vous m'en donnez la possibilité en votant pour la liste n° 5.

1 commentaire

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
Victor Remigi
il y a 7 heures
Noté 5 étoiles sur 5.

Je soutiens sans réserve Cendy Lacroix, la première femme française nominée par trois Awards au Cambodge pour son expertise en tant que femme d'action.

J'aime
  • Télégramme
  • Youtube
  • Instagram
  • Facebook Social Icône
  • X
  • LinkedIn Social Icône
bottom of page