Conseillers des Français de l'Étranger : Bernard Podevin, un homme au grand cœur, engagé pour les Français de Siem Reap
- La Rédaction

- il y a 12 heures
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À l'approche des élections des Conseillers des Français de l'étranger au Cambodge, nous avons interrogé Bernard Podevin, candidat sur la liste « Français au Cambodge – Plus forts ensemble », conduite par Florian Bohème. Installé à Siem Reap depuis près de douze ans, cet homme discret mais profondément humain nous livre son parcours, ses motivations et sa vision d'un engagement au service de la communauté française du Cambodge.

Pouvez-vous vous présenter brièvement et nous dire ce qui vous a amené au Cambodge ?
Ah, brièvement, ça me va bien — je n'aime pas trop parler de moi. Les autres m'intéressent bien davantage. J'ai 72 ans. Je viens d'une famille où la solidarité était le maître mot. Quand j'étais gamin, la maison était toujours pleine. C'était le point de rendez-vous du quartier, où chacun aidait tout le monde.
J'ai eu une vie professionnelle assez classique : la banque pendant une quinzaine d'années, puis la direction d'une société d'assurances spécialisée dans la gestion d'assurances santé.
À défaut de m'y épanouir, j'y ai acquis une solide connaissance des rouages administratifs dans tous les domaines, ce qui me sert énormément aujourd'hui. Le hasard n'existe pas !
À 50 ans, j'ai tout quitté pour me lancer dans l'ouverture d'une maison d'hôtes au Maroc. J'en ai tiré une grande satisfaction sur le plan humain, en rencontrant des gens de tous horizons.
À 60 ans, le petit vélo qui tournait dans ma tête s'est rappelé à mon bon souvenir : j'avais décidé de passer ma retraite en Asie du Sud-Est. Le choix du Cambodge s'est rapidement imposé à moi, et Siem Reap plus encore. J'y suis bien enraciné depuis bientôt douze ans, et j'y suis très heureux.

Quel est le sens de votre candidature sur la liste « Français au Cambodge – Plus forts ensemble » ?
Je connais Florian Bohème pratiquement depuis mon installation ici — je crois que nous sommes arrivés à la même époque. Il débordait d'idées sur la façon d'aider la collectivité et, tout naturellement, je l'ai rejoint en 2020 quand il a constitué une liste pour les élections consulaires de 2021. Nous avons remporté un siège, ce qui nous a permis de mener à bien de nombreuses actions au service de l'intérêt général de nos compatriotes. Je ne vais pas vous parler du bilan de ce premier mandat ici ; ceux de vos lecteurs qui ne le connaîtraient pas peuvent le consulter sur le site https://www.francaisaucambodge.org/
Aujourd'hui, il me paraît tout naturel de continuer aux côtés de mes amis et colistiers à faire ce que nous faisons au quotidien : aider nos concitoyens à résoudre leurs problèmes administratifs, leur apporter des informations ou du soutien, répondre à leurs questions et à leurs préoccupations en tant qu'immigrés au Cambodge. Chaque dossier résolu, chaque sourire d'une personne que nous avons aidée est notre récompense. C'est irremplaçable.
Comment voyez-vous le futur de votre engagement si vous êtes élu ?
Permettez-moi d'oser un paradoxe qui a déjà beaucoup servi, mais que je vais quand même employer : le changement dans la continuité.
La continuité, parce que toutes nos actions au cours du mandat qui s'achève ont porté leurs fruits — nos compatriotes à qui j'ai apporté de l'aide m'en sont reconnaissants.
Et le changement, parce que je travaille au sein de notre collectif « Français au Cambodge – Plus forts ensemble » à des projets que j'entends mettre en place très rapidement. En particulier, « L'accompagnement d'après » : anticiper et apporter une aide aux proches lors du décès d'un membre de la communauté. Mais aussi trouver des moyens efficaces pour lutter contre ce qu'on appelle communément « la fracture numérique », dont de plus en plus de personnes sont victimes dans leurs relations avec les administrations et institutions françaises, désormais quasi exclusivement numériques. Sans oublier ma participation aux autres projets portés par mes amis colistiers.

En conclusion…
Aidons-nous les uns les autres — nous, en continuant et en accentuant encore notre aide ; et vous, en nous apportant votre soutien sous la forme de votre bulletin de vote.







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