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Communauté : Géraldine Chéné Cogné, « redonner une dynamique à Phnom Penh Accueil »

Géraldine Chéné Cogné est une Française qui a suivi son mari Jean-Pierre Fréneau dans l’aventure du Kanika au Cambodge, il y a environ neuf ans. Passionnée d’Asie, avide de rencontres et pleine d’énergie, elle est rapidement devenue l’un des piliers de l’association Phnom Penh Accueil, une structure à laquelle elle souhaite insuffler aujourd'hui une nouvelle dynamique.

Géraldine Chéné Cogné
Géraldine Chéné Cogné

Pouvez-vous nous rappeler les circonstances de votre arrivée au Cambodge ?

Je suis arrivée au Cambodge il y a neuf ans pour suivre Jean-Pierre qui reprenait le bateau Kanika. Je suis arrivée un an après et, pour m’intégrer à Phnom Penh, je me suis rendue à l’association Phnom Penh Accueil (PPA) pour rencontrer la communauté française.

Dès votre arrivée ?

Je n’étais même pas vraiment encore arrivée. J’étais là en vacances trois semaines en compagnie de Jean-Pierre pour m’acclimater. Je suis donc allée à PPA qui se trouvait à l'époque dans les locaux du KWest. Je vais voir quelqu’un avec qui discuter et là, on me parle du Cambodge. Certaines personnes me disent :

« le Cambodge c’est sale moi je n’aime pas » alors qu’il s’agissait de gens qui y vivaient.

Mais moi j’étais, et suis encore, dans cette dynamique, j’adore l’Asie, j’adore découvrir un nouveau pays. J’ai donc décidé de rester et je leur ai annoncé que je reviendrai en septembre et m’inscrirai à l’association. Ce que je fais et là, quelques mois après, je me dis que je pourrais rentrer dans le bureau pour pouvoir finalement mieux accueillir les nouveaux arrivants. J’ai intégré le bureau et je m’occupais plutôt de l’accueil durant la permanence du vendredi matin.

Parlez-nous du rôle de cette association

La mission de Phnom Penh Accueil consiste essentiellement à accueillir les francophones, qu’ils soient de passage ou envisagent de s’installer.

« Donc nous avons une permanence tous les vendredis matins à l’IFC de 10 h à midi. Et là nous rencontrons des gens qui sont là en vacances et/ou qui viennent pour pouvoir faire des rencontres. »

Nous accueillons, mais nous donnons aussi des conseils pour l’installation, les visas, les loyers, etc. Nous avons pas mal de Français et francophones qui viennent en repérage, donc ils ont besoin de témoignages de ceux qui habitent au Cambodge.

Avez-vous une idée du nombre de gens que vous accueillez ?

Nous comptons environ 100 familles adhérentes. En étant membre de PPA, les gens peuvent participer à des activités hebdomadaires organisées par l'association. Donc, nous organisons des séances d’aquagym et de Mahjong. Une fois par mois, il y a un « café bricole » et nous avons aussi un club de lecture où les gens viennent avec des livres, les échangent et donnent des conseils. Nous avons aussi quelqu’un qui organise des marches.

« Nous essayons d’offrir des activités pour que les gens puissent se rencontrer à la semaine ou plutôt au mois, parce que parfois, à la semaine c’est dur à gérer. »

Mais en tout cas, toutes les semaines, il y a aquagym et Mahjong et après nous organisons aussi des sorties culturelles, des visites de la capitale ou des soirées. Chaque année, début octobre, PPA organise un cocktail de rentrée pour les membres et les non-membres pour tenter de faire venir de nouvelles personnes justement. En fait, tout ce que nous organisons a pour objectif de favoriser les rencontres et que les gens puissent mieux connaitre Phnom Penh. Nous sommes bien évidemment ouverts à toutes sortes de propositions pour de nouvelles activités.

À quelle tranche d’âge vous adressez-vous ?

Par nos activités, nous souhaitons attirer des personnes de tout âge. Donc là, vendredi soir par exemple, nous avons organisé une soirée jeux à l’Institut français. Donc ça, c’était destiné aux enfants, aux parents, aux membres et non membres. Nous étions une trentaine.

À préciser que nous attirons aussi des gens qui ne sont pas forcément membres, mais c’est bien aussi de faire découvrir PPA afin qu’ils puissent découvrir nos activités et leur donner envie d’être adhérents. L’adhésion est à 25 dollars pour les célibataires et 30 pour une famille. Donc ça n’est pas très cher. Avec cette adhésion, nous avons aussi des partenaires qui proposent des réductions, c’est un petit plus de notre adhésion.

Qu’est-ce qu’il y a de gratifiant dans ce travail et qu’est-ce qu’il y a de difficile ?

Alors, moi, personnellement, ce que j’aime, c’est découvrir de nouvelles personnes et puis donner des petits tuyaux de par l’expérience qu’on peut avoir ici et puis orienter les gens sur de bons plans, sur des choses à faire. Oui, c’est cela le plus agréable parce qu’on est là pour montrer les bons côtés, en fait. Quand une famille décide de rester, c’est une satisfaction. Bien sûr. Si elle est passée par PPA d’accueil et qu’elle participe aux activités…c'est encore plus gratifiant.

« Ce qui est satisfaisant aussi, c’est d’avoir de nouvelles adhésions de gens qui sont là depuis longtemps et qui n’avaient pas encore adhéré à PPA.»

Quant au plus difficile, c'est de pouvoir caser nos événements dans le bon créneau, car il se passe beaucoup de choses dans la capitale, et qu'il y ait un minimum d'affluence. Quand il y a peu de réponse à une initiative, c'est difficile, mais cela permet d'y réfléchir et de plancher sur de nouvelles activités.

Comment est constitué le bureau de PPA ?

Nous sommes cinq dans le bureau, trois Français et trois Franco-Khmers - nous sommes une association reconnue par le Cambodge - mais, nous devons encore désigner un(e) président(e). Ce n’est pas facile, car il faut trouver quelqu’un qui accepte et assume cette responsabilité. En attendant, je fais le lien, car je suis là depuis longtemps.

Quelles sont vos sources de financement ?

Aujourd’hui, nous vivons avec les cotisations. Nous publions un guide chaque année, mais c’est beaucoup de travail : il s’agit du « Guide Phnom Penh Accueil », avec toutes les adresses utiles dans la capitale. Nous avons un peu évolué en incluant Siem Reap, Kep et Kampot.

« Guide Phnom Penh Accueil »

Nous avons donc des annonceurs qui nous permettent de financer l’édition. Le but de l’association n’est pas de se faire de l’argent, nous n’avons dans l’équipe que des bénévoles. Avec les adhésions et le petit bénéfice qu’on peut avoir avec le guide, nous proposons ainsi des soirées pour les membres. L’argent que nous gagnons nous permet aussi de fournir de petites aides aux projets de certaines ONG.

Votre sentiment aujourd’hui ?

Il y a encore certainement plein de choses à faire, mais il faut une vraie cohésion dans le bureau. En fait, nous repartons un peu de zéro avec une nouvelle équipe qui permettra de retrouver une petite dynamique pour que PPA ait une bonne image et que nous parvenions à donner aux gens envie d’adhérer. Mais il est vrai que cela passe par l’organisation d’activités qui puissent donner envie et que les gens trouvent un intérêt à nous rejoindre. Mais, ce n’est pas facile. J’espère que nous aurons bientôt plein de nouvelles adhésions, de nouvelles idées et aussi de reconnaissance de tous nos compatriotes !

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