Cambodge & Parcours : Sorin Navy et l'envie d’apprendre encore et toujours

C’est une autre ancienne de l’ONG Pour un Sourire d’Enfant (PSE) qui fait actuellement une jolie carrière au sein du restaurant Khéma La Poste de Phnom Penh.

Sorin Navy, superviseure du restaurant Khéma La Poste

Sorin Navy naît il y a 32 ans dans la province de Svay Rieng, une région que ses parents décideront un jour de quitter pour s’installer dans la capitale Phnom Penh alors que Navy n’est âgée que d’un an. La petite famille s’installera dans le district de Stung Meanchey. Une partie de la ville proche de l’ONG PSE qui permettra ainsi à Navy d’intégrer l’école primaire puis l’Institut de Formation professionnelle de l’ONG.

« On m’avait conseillé une formation dans la restauration, car c’était un secteur où il y avait une forte demande de personnel qualifié », explique la jeune femme qui intégrera donc l’institut pour suivre les deux ans de formation « Food and Beverage ». Du côté familial, alors que ses parents avaient le plus grand mal à joindre les deux bouts dans la province de Svay Rieng, l’installation à Phnom Penh leur aura permis d’ouvrir un petit restaurant de rue vendant nouilles, fritures et autres plats locaux, qui leur permettra de vivre correctement. Si la restauration n’était pas tout-à-fait sa vocation première, Navy confie qu’elle pense aujourd’hui avoir fait le bon choix :

« Enfant, je voulais devenir médecin, mais les études coûtaient trop cher et, finalement, je pense avoir trouvé ma voie dans le secteur de la restauration »

Après sa formation chez PSE, Navy trouve quasi immédiatement un emploi dans un restaurant italien de Riverside à Phnom Penh. C’était un petit restaurant avec une ambiance assez familiale : « je ne faisais pas que servir, parfois je travaillais en cuisine, car il y avait beaucoup de clients. C’est ainsi que j’ai appris à cuisiner quelques plats italiens comme les pâtes, les pizzas et les salades », confie-t-elle. Toutefois, après six années et quelque lassitude de travailler dans un endroit avec peu d’espoir d’évolution, elle décide de faire une pause et donne naissance à son premier enfant.

« J’ai quitté cet emploi ensuite, car j’ai eu un bébé et je voulais m’en occuper. Aussi, je stagnais dans mon travail, je voulais apprendre un peu plus que le service de salle », explique-t-elle.

Après quelques mois, elle trouve du travail dans un des restaurants Halal de la capitale cambodgienne. Là, elle y apprendra quelques rudiments de gestion, comment organiser un service de salle, accueillir correctement les clients et veiller sur le personnel. Malheureusement, malgré un certain succès au début, le restaurant devra fermer ses portes faute de clientèle. C’était en 2017. L’année où elle intégrera le groupe Thalias.

Avec une partie de son équipe

« Suite à la fermeture du restaurant halal, j’ai cherché du travail en consultant Internet et j’ai envoyé ma candidature au groupe Thalias. J’ai vu que Khéma La Poste cherchait du personnel lors de son ouverture et mon embauche a été assez rapide », raconte la jeune femme.

« Aujourd’hui, je suis superviseure du restaurant, c’est-à-dire que je veille à la mise en place du restaurant, supervise les opérations et l’accueil et le service aux clients. Mon travail consiste aussi à répondre le mieux possible aux doléances des clients », ajoute-t-elle. Navy confie se sentir bien dans cet établissement en raison des fréquentes formations organisées par le groupe :

« Je me sens bien, car j’ai vraiment la sensation d’évoluer grâce à ces formations et remises à niveau régulières »

La jeune femme explique également qu’elle se sent bien entourée et entretient des relations privilégiées avec son équipe et sa supérieure hiérarchique, Kanthei Sok. Pour elle, c’est important de se sentir bien entourée et d’être dirigée par quelqu’un qui est à l’écoute : « Notre patronne est là pour nous aider dans notre travail et parfois pour écouter nos petits soucis personnels et je trouve cela réconfortant ». Coté famille, malgré un emploi du temps chargé, Navy aime à passer du temps avec ses deux enfants et ses parents :

« Nous vivons tous ensemble, ma mère s’occupe de mes deux petits quand je suis au travail et j’essaye de leur donner du temps dès que je peux »

Mais la Cambodgienne se dit aussi touchée par la fièvre d’apprendre. « Pendant mon temps libre, j’aime aller sur Internet et chercher des vidéos ou tutoriels qui peuvent m’aider à m’améliorer dans mon travail », dit-elle. Et, concernant l’avenir, elle confie sans grande surprise qu’elle souhaite poursuivre sa carrière dans le groupe et, peut-être, intégrer le nouveau restaurant dont Thalias aura la charge dans le cadre de son partenariat avec Meridian.

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