Arts & Interview : NAK Noy ouvre les portes de son Royaume

Jusqu’à fin juillet, à une encablure du Palais Royal et juste en face Musée National du Cambodge, se tient l’exposition KINGDOM du jeune et talentueux artiste NAK Noy dans le cadre prestigieux de l’hôtel HYATT Regency de Phnom Penh.

Oeuvre de NAK Noy
Oeuvre de NAK Noy

À l’occasion du vernissage de cette exposition, nous sommes allés interroger le peintre pour en savoir plus sur lui, sur cette exposition et l’avons questionné sur son intérêt pour la langue française.

Pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore, pourriez-vous donner une courte présentation de votre parcours ?

J’ai 22 ans. Je viens de Siem Reap, je suis né là-bas. Et, je vis en ce moment à Battambang où je perfectionne mes connaissances techniques au sein de Phare Ponleu Selpak.

Comment êtes-vous devenu artiste ? Quand avez-vous réalisé que vous vouliez (et que vous pouviez) devenir artiste à plein temps ?

Quelque part, j’ai commencé ma carrière d’artiste quand j’ai vendu ma première œuvre à l’âge de 15 ans, mais je n’avais pas encore conscience du fait que je pouvais devenir un artiste à plein temps à ce moment-là.

Oeuvre de NAK Noy
Oeuvre de NAK Noy

Ce n’est que quand a eu lieu ma première exposition en 2018, à l’âge de 18 ans, que j’ai vraiment pris conscience du fait que je pouvais pleinement me consacrer à développer mon art.

« À cette époque j’étais réceptionniste dans un hôtel, cela a donc été un gros changement dans ma vie. »

L’exposition en cours s’appelle KINGDOM. Pouvez-vous nous parler de votre monde, de votre royaume ?

L’exposition est à propos de mon monde intérieur, que j’imagine et d’où mon style vient. Je considère toujours que mon monde, que mon art vit dans ma tête.

La pièce maîtresse de l’exposition s’appelle « Le Même Monde ». Pouvez-vous nous présenter ce triptyque qui, contrairement aux triptyques religieux, est composé de trois tableaux de taille identique ?

Les trois tableaux sont des personnages allégoriques représentant la Nature, l’Humanité et les Animaux.

« L’idée de cette création est de montrer que l’Humanité n’est pas seule propriétaire de ce monde. »

Au contraire, nous la partageons avec les animaux et les végétaux. On partage un monde avec eux et nous sommes liés. On est certes au milieu, mais si l’un des deux autres tombe, tout tombe.

Vous nous avez dit que vous suivez une formation de perfectionnement à Phare Ponleu Selpak, à Battambang. Qu’apprenez-vous et quelle amélioration constatez-vous dans votre style depuis que vous avez commencé ?

C’est un processus lent d’apprentissage. J’y ai notamment appris à mon concentrer davantage sur les points importants du tableau et à les mettre en avant, plutôt que de me perdre sur trop de détails. J’ai également appris beaucoup sur les couleurs et comment élargir mon spectre chromatique pour inclure harmonieusement d’autres couleurs que j’aime.

L'artiste parlant de son travail lors de la conférence de presse
L'artiste parlant de son travail lors de la conférence de presse

Vous apprenez aussi le Français à l’Institut Français du Cambodge à Battambang. Pourquoi avoir choisi d’étudier notre langue ?

Premièrement c’est toujours bien d’apprendre quelque chose de nouveau. Il faut toujours apprendre. Mais surtout, il y a beaucoup d’art que j’aime en France et dans les pays francophones. C’est donc le meilleur moyen d’appréhender l’art qui vient de ces pays, de pouvoir aller les visiter et d’échanger à terme avec les artistes francophones contemporains.

Pour conclure, auriez-vous un petit mot en français pour nos lecteurs ?

Bienvenue dans le Royaume de NAK Noy ! (rires)

Propos recueillis par Lionel Maitrepierre

Merci pour votre envoi !

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