Cambodge : Élection des Conseillers des Français de l’Étranger, Entretien avec Matthias VAZQUEZ
- La Rédaction

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À l’occasion des élections des Conseillers des Français de l’Étranger, nous avons interrogé Matthias Vazquez, candidat pour la circonscription du Cambodge. Engagé sous la bannière de la liste « Relais citoyen des Français du Cambodge », il nous présente ses motivations, les défis qu’il entend relever et sa vision d’un mandat accessible et ancré dans les réalités du terrain.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous présenter à cette élection ? Quel est le déclencheur ?
Lors de mon arrivée au Cambodge, comme beaucoup de Français à l’étranger, j’ai découvert par moi-même les démarches administratives, les questions de santé, de fiscalité, les difficultés que l’on peut rencontrer lorsqu’on s’installe dans un nouveau pays.
En échangeant spontanément avec de nombreux Français installés ici, j’ai surtout constaté un fort besoin de proximité, de présence et de réponses concrètes. Beaucoup ne savent pas toujours vers qui se tourner lorsqu’une démarche se complique ou reste sans réponse.
J’ai toujours aimé être utile aux autres dans mon parcours, notamment lorsque je travaillais au contact direct des citoyens au Parlement, dans des missions de coopération internationale ou à travers une association de Français de l’étranger que j’ai créée. J’ai simplement eu envie de poursuivre cet engagement ici, bénévolement, au service de notre communauté.
Selon vous, quels sont les trois principaux défis auxquels font face les Français établis au Cambodge aujourd'hui ?
Les retours qui nous reviennent le plus concernent la CFE, les démarches administratives, la fiscalité des non-résidents, les visas ou encore certaines difficultés liées à l’installation professionnelle.
Mais derrière ces sujets techniques, il y a surtout un besoin très humain : pouvoir obtenir une réponse claire, être orienté rapidement et ne pas rester seul face à certains dossiers parfois complexes.
Nous avons aussi rencontré beaucoup de Français aux profils très divers : entrepreneurs, retraités, familles franco-khmères, jeunes actifs, salariés ou indépendants. Les parcours sont aujourd’hui beaucoup plus mobiles et variés qu’auparavant, et les politiques publiques doivent davantage prendre en compte cette évolution, notamment pour les démarches de retour en France.
La communauté française au Cambodge est diverse — entrepreneurs, enseignants, retraités, familles, jeunes expatriés. Comment comptez-vous représenter cette diversité ?
Notre équipe ressemble justement à cette diversité. Nous avons des profils, des générations, des parcours et des sensibilités très différents, à l’image de la communauté française et franco-khmère du Cambodge d’aujourd’hui.
Nous avons construit cette démarche du « Relais citoyen des Français du Cambodge » en allant directement à leur rencontre, y compris en dehors des cercles habituels ou des grands centres urbains.
C’est probablement ce qui nous a le plus marqués pendant cette campagne : la richesse des parcours et des réalités vécues ici.
Représenter cette diversité, c’est d’abord écouter sans préjugés, rester accessibles et comprendre que les attentes ne sont pas les mêmes selon les parcours de chacun, avec une équipe profondément attachée au Cambodge et aux Français qui y vivent.
Comment envisagez-vous de soutenir les entrepreneurs et les acteurs économiques français au Cambodge ?
Le tissu économique français au Cambodge est extrêmement divers : entrepreneurs installés de longue date, PME, indépendants, restaurateurs, acteurs du tourisme, du numérique, de la formation ou encore porteurs de projets franco-khmers. Ils participent pleinement au dynamisme local et au rayonnement de notre communauté.
J’ai moi-même travaillé dans le secteur privé avant mon engagement au Parlement. J’ai toujours considéré que le dialogue entre acteurs économiques, institutions et décideurs publics était essentiel pour faire avancer les projets, débloquer certaines situations et créer un environnement plus lisible et plus favorable.
Très concrètement, cela signifie être capable d’aider à résoudre les problématiques du terrain, orienter vers les bons interlocuteurs et maintenir un lien constant avec les responsables institutionnels attentifs à ces enjeux.
Plusieurs parlementaires et ministre français nous ont déjà exprimé leur engagement d’être à l’écoute des remontées venant d’ici, y compris en venant personnellement à Phnom Penh, et nous souhaitons pleinement nous inscrire dans cette dynamique constructive.

Comment comptez-vous maintenir un lien régulier et transparent avec les Français que vous représentez tout au long de votre mandat ?
Nous voulons exercer ce mandat de manière beaucoup plus accessible, directe et transparente. Cela passe d’abord par une présence incarnée sur le terrain et des échanges réguliers avec les Français installés partout dans le pays.
Nous avons mis en place un espace Telegram ouvert à tous et déjà actif pour répondre aux questions, partager des informations utiles et aider à résoudre les difficultés qui nous sont transmises. Nous souhaitons également rendre compte régulièrement des décisions prises en réunion consulaire et du suivi des sujets qui nous seront confiés.
Quel message souhaiteriez-vous adresser aux Français du Cambodge qui hésitent encore à aller voter ?
Beaucoup de Français découvrent seulement aujourd’hui le rôle des conseillers des Français de l’étranger. Pourtant, ces élus, au nombre de trois ici, interviennent sur des sujets très concrets du quotidien. Comme tous les six ans, il est désormais possible à chacun de changer cette situation, en votant, en ligne ou au consulat.
Cette élection est aussi l’occasion de faire vivre une représentation plus proche de la réalité actuelle de notre communauté, qui a beaucoup évolué ces dernières années.
Quel que soit votre choix, je pense qu’il est important de participer et de faire entendre votre voix. La confiance ne se décrète pas : elle se construit avec de la présence, de l’écoute et un engagement sincère dans la durée. Nous y sommes pleinement engagés.







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