Thierry Mariani : « L'Union Européenne doit encourager et non blâmer le Cambodge »

Thierry Mariani, député français élu au Parlement européen, a appelé l’Union européenne (UE) à encourager le Cambodge dans ses progrès au lieu d’imposer une politique de double standard contre le Royaume.

Thierry Mariani
Thierry Mariani

« Le Cambodge entretient un lien particulier avec notre communauté de pays. C’est sans doute le pays d’Asie du Sud-Est qui a le plus de relations, notamment avec la France. Il serait donc tout à fait normal que l’UE ait de bonnes relations avec Phnom Penh. Pourtant, elle persiste à refuser d’entretenir des relations saines avec le Royaume et à faire deux poids, deux mesures », a-t-il déclaré dans son discours sur le Cambodge au Parlement européen le 4 mai 2022.

« Au Vietnam, pays voisin, nous sommes signataires d’un accord de libre-échange, ce n’est pas un problème. Les droits fondamentaux sont beaucoup moins avancés qu’au Cambodge et je n’ose même pas parler des conditions d’élection ».

Mais, d’un autre côté, au Cambodge, nous imposons des sanctions alors qu’au Vietnam, nous signons un accord de libre-échange, encore une fois deux poids, deux mesures », a souligné le député.

Bien sûr, a-t-il poursuivi, le Cambodge est un bon exemple pour démontrer le double standard de l’UE en la matière. On peut même se demander si une partie de la gauche de l’UE ne cherche pas à effacer son amitié passée avec les Khmers rouges en attaquant le Cambodge.

« Le Cambodge a de vrais défis à relever, notamment celui de normaliser les relations entre l’État et les partis d’opposition. Ce n’est pas en l’accablant de sanctions que nous soutiendrons ces progrès », a-t-il ajouté.

D’ailleurs, si le Comité des droits de l’homme des Nations unies a publié un rapport critique à l’égard du pays en mars dernier, il est clair qu’au moins il travaille avec le pouvoir politique de ce pays. Plan national contre la violence à l’égard des femmes, campagne pour améliorer l’accès à l’identité administrative, poursuite des procès contre les Khmers rouges, réformes de la justice des mineurs, création d’un comité contre la torture… Tout n’est pas parfait dans le respect des droits de l’homme au Cambodge, mais les réformes sont au moins sur la bonne voie.

« Essayons de les encourager au lieu de les blâmer et d’être une fois de plus dans cette région comme ailleurs dans une politique de double standard », a conclu Thierry Mariani.

C. Nika — AKP

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