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Siem Reap & Nature : Des espèces sauvages rares relâchées au parc d'Angkor

L’Autorité nationale Apsara (ANA) collabore avec l’Administration forestière et la Wildlife Alliance dans le cadre d’un projet visant à réintroduire la faune dans le parc archéologique d’Angkor.

Des gibbons, parmi les espèces sauvages rares relâchées au parc d'Angkor
Des gibbons, parmi les espèces sauvages rares relâchées au parc d'Angkor

Depuis son lancement en 2013, le projet a permis de relâcher avec succès plus de 40 animaux, représentant plus de 10 espèces rares. Chou Radina, directeur adjoint du département de la gestion forestière de l’ANA, souligne que la libération d’animaux sauvages dans le parc archéologique d’Angkor ne renforce pas seulement son importance historique, mais le transforme également en une attraction touristique naturelle. Les visiteurs peuvent désormais apprécier la beauté de la forêt et observer la faune.

« Cet ajout attirera sans aucun doute davantage de touristes. Lorsque les visiteurs passeront par le parc archéologique d’Angkor, où nous avons relâché ces magnifiques créatures, ils seront tentés d’assister au spectacle », dit-il.

Radina précise que le groupe de travail élabore actuellement un projet pour introduire d’autres espèces dans le parc. Toutefois, le processus de sélection est délicat, car il faut s’assurer que la libération de ces animaux ne compromet pas la sécurité des touristes. Parmi les espèces que l’on envisage de relâcher dans un avenir proche figurent les cerfs.

Nick Marx, directeur du sauvetage et des soins des animaux sauvages à la Wildlife Alliance, rappelle que les animaux relâchés comprennent des singes, des vautours, des calaos, des paons et d’autres espèces.

Nick Marx insiste sur le fait que c’est la destruction causée par l’homme, et non par les animaux sauvages, qui constitue le problème. Il évoque un incident récent au cours duquel une loutre est morte tragiquement dans le parc archéologique à cause d’un piège.

« Je demande instamment aux gens de cesser de poser des collets dans la forêt. Il est essentiel que le gouvernement pénalise les braconniers pour empêcher la disparition de ces espèces », insiste M. Marx.

Malgré la présence de patrouilles dans le parc d’Angkor et dans les forêts protégées par la Wildlife Alliance, les braconniers parviennent toujours à poser des collets.

Neth Pheaktra, secrétaire d’État et porte-parole du ministère de l’Environnement, rappelle que la loi régissant les zones protégées et les forêts prévoit des amendes et des peines d’emprisonnement pour les personnes reconnues coupables d’infractions de chasse et de piégeage portant atteinte à des espèces rares.

« La promulgation du Code de l’environnement et des ressources naturelles par l’Assemblée nationale, ainsi que les lois existantes sur les zones protégées et les forêts, renforcent nos efforts de conservation de la faune et de la flore », a-t-il déclaré, soulignant aussi la nécessité de changer les habitudes de la société et de réduire la dépendance à l’égard des ressources naturelles face à la croissance économique galopante du Cambodge.


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