Cambodge & Réintroduction du tigre : Les zones identifiées

Pour le gouvernement royal, le ministère de l'Environnement (MoE), le WWF-Cambodge et Ses partenaires. La réintroduction du tigre au Cambodge demeure un objectif à long terme.

Tigre d'Indochine. Photographie Allan Michaud (c)
Tigre d'Indochine. Photographie Allan Michaud (c)

« Il est important pour le Cambodge de réintroduire les tigres dans les forêts qu’ils habitaient autrefois, c’est-à-dire dans le paysage de la plaine orientale, a déclaré le WWF-Cambodge dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée Internationale du Tigre (29 juillet).

L’effort consistera à reconstituer la base de proies du tigre et à créer des conditions favorables à la réintroduction du “grand félin” à l’avenir, indique le document.

Au Cambodge, le dernier Tigre a été photographié par une caméra piège en 2007 dans le sanctuaire de la faune de Srepok, dans la province de Mondolkiri, et en 2016, les scientifiques ont déclaré que le grand félin était fonctionnellement éteint dans le Royaume.

« En tant que plus grand félin du monde et prédateur, les tigres jouent un rôle important dans la structure et la fonction de l’écosystème dont dépendent les humains et la faune. La sécurisation des paysages de tigres a des avantages considérables, notamment la protection des forêts qui aident à prévenir la sécheresse, à réduire les inondations et à atténuer le changement climatique », argumente le WWF-Cambodge, précisant que Le tigre est une espèce qui a besoin de vastes zones aux habitats diversifiés, exemptes de perturbations humaines et riches en proies.

« Le succès ou l’échec signifie plus qu’assurer l’avenir d’une seule espèce emblématique — il crée un précédent sur la façon dont nous allons considérer et prioriser la santé de la nature dans le développement mondial et dans un climat changeant à l’avenir. »

Action critique

Reconnaître l’extinction de l’espèce au Cambodge a été identifié comme une action critique dans le Plan d’action pour le tigre du Cambodge (CTAP). Il s’agissait là d’une étape importante : le Cambodge fut le premier pays à reconnaître la disparition de tigres au XXIe siècle et à envisager des mesures pour sa réintroduction.

Cet engagement avait été réaffirmé par le Premier ministre Hun Sen en août 2017 déjà lors du deuxième Forum national sur la protection et la conservation des ressources naturelles.

Le Premier ministre avait alors chargé le ministère de l’Environnement de travailler avec d’autres agences gouvernementales et partenaires de la conservation pour une planification détaillée.

Deux sites potentiels de réintroduction de tigres avaient été identifiés : La forêt des Cardamomes, Koh Kong et le paysage de plaines orientales du Mondolkiri. Grâce à l’engagement de Wildlife Alliance en faveur de la protection directe des forêts et de la faune, les forêts des Cardamomes constituent un lieu idéal pour la réintroduction du tigre.

En 2018, Wildlife Alliance avait commencé à collaborer avec toutes les parties prenantes – gouvernement, communautés et experts mondiaux en conservation – pour faire avancer les plans de réintroduction du tigre et faire en sorte que le Cambodge contribue à l’objectif mondial de doubler le nombre de tigres sauvages.

Cette initiative avait toutefois suscité quelques réserves de la part des spécialistes du félin. Ces derniers argumentent de la difficulté de contrôler de tels projets et un coût substantiel. Il n’est pas non plus certain que la contrebande ne reprendrait pas de plus belle.

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