Les États-Unis injectent 35 millions de dollars pour ancrer la stabilité frontalière cambodgienne et éradiquer les cyber-escroqueries
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Annoncée mi- janvier 2026 à Phnom Penh par l’assistant secrétaire d’État Michael George DeSombre auprès du Premier ministre Hun Manet, cette aide s’inscrit dans la lignée des engagements de Donald Trump pour l’Indo-Pacifique, complétant des promesses globales de 45 millions pour le Cambodge.

Au-delà du geste de soutien, cette initiative ambitionne de tracer la voie d’une reprise économique inclusive, transformant les séquelles d’un conflit frontalier dévastateur en opportunités d’investissements durables.
L’aide américaine, levier de reconstruction économique
Sur les 35 millions promis, 25 millions humanitaires pavent la voie d’une relance immédiate : 15 millions pour réinstaller les déplacés dans des zones sécurisées, revitalisant l’agriculture de subsistance, et 10 millions pour déminer 2 000 km² d’UXO via le CMAC – un legs des guerres passées que les États-Unis financent à hauteur de 220 millions depuis 1993.
Ces efforts visent à débloquer des terres arables pour 500 millions de dollars de production rizicole annuelle, stimulant les exportations et les recettes fiscales.
Les 10 millions anti-cybercrime permettront de former 5 000 agents à démanteler les hubs de Sihanoukville, ex-casinos chinois reconvertis en prisons numériques.
Cybermenace et opportunités commerciales
À Sihanoukville, la fraude high-tech a terni l’attractivité du Cambodge, avec 15 000 expulsions d’étrangers depuis 2023 et une task force nationale lancée en octobre 2025. Les cyberclashes de 2025 ont ajouté 500 millions de dollars de disruptions, exposant les failles logistiques régionales et freinant l’export.
Pour Hun Manet, cette manne finance un plan asymétrique audacieux : TVA à 8% sur le tourisme frontalier, subventions riz (+15% rendements) et hubs blockchain légaux à Sihanoukville pour pivoter vers la tech légitime.
Stabiliser la frontière et assainir le cyberespace pourrait, selon lui, propulser la croissance à 6,5% en 2026 (contre 4,2% projeté), canalisant retours de migrants qualifiés et 500 millions d’IDE tech.



