Le Cambodge, la FAO et le PAM appellent à investir pour assurer la sécurité alimentaire

Le ministère de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) appellent à investir davantage dans la transformation des systèmes alimentaires pour assurer la sécurité alimentaire.

Ces appels ont été lancés à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation, le 17 octobre.
Ces appels ont été lancés à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation, le 17 octobre 2022. Photo fournie

Selon un communiqué de presse commun, « la flambée des prix des denrées alimentaires et des coûts de transport, les perturbations causées par la pandémie de COVID-19, les conflits, la guerre en Ukraine et l’augmentation des catastrophes liées au climat entraînent une augmentation de l’insécurité alimentaire. Les personnes les plus durement touchées sont les plus vulnérables et celles qui dépendent de l’agriculture pour leur subsistance ».

Dans le monde entier, les agriculteurs ont tenté de compenser la hausse des coûts des intrants en plantant moins et en réduisant leur utilisation d’engrais, ce qui peut nuire aux rendements. Ils ont aussi dû faire face à la hausse du coût des aliments pour animaux pour soutenir la production animale.

Les pays en développement sont les plus exposés au risque de voir leur production diminuer, car les agriculteurs disposent de moins de ressources financières pour compenser la hausse des prix des intrants, qui augmentent plus rapidement que les prix de leurs produits.

« Parce que nos systèmes agroalimentaires sont liés à de très nombreux domaines de notre vie et de notre économie — de l’agriculture aux ressources naturelles en passant par l’énergie et la santé — ils ont un grand potentiel en tant que vecteurs d’un avenir plus équitable et plus prospère. Les systèmes alimentaires durables profiteront à tous, y compris aux plus vulnérables. »

« Les plus vulnérables et les petits producteurs doivent être responsabilisés, car ils peuvent être au centre de la transformation des systèmes alimentaires et devenir des agents actifs et égaux du développement durable », explique Antonio Schiavone, responsable de la représentation de la FAO au Cambodge.

Pour Anne Laure Duval, responsable et directrice adjointe du PAM au Cambodge, « Le monde se trouve actuellement au cœur d’une crise alimentaire mondiale alimentée par le ralentissement économique de la pandémie, les chocs climatiques et l’impact de la guerre en Ukraine.

À ce jour, le Cambodge reste protégé plus que d’autres de la crise alimentaire mondiale. Cela ne signifie pas que nous ne devons pas continuer à renforcer nos efforts pour réduire l’insécurité alimentaire et faire en sorte que les gens soient en mesure de se nourrir avec une alimentation saine ».

« En tant que nation, nous devons transformer les chaînes d’approvisionnement alimentaire afin de garantir que le système puisse fournir des aliments de qualité à tous les Cambodgiens grâce à des investissements dans l’innovation, la technologie et le système numérique », souligne S.E. Om Kimsir, Secrétaire d’État au ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche.

« La FAO est prête à soutenir le gouvernement royal du Cambodge dans la mise en œuvre des mesures nationales pour la transformation du système alimentaire cambodgien, et travaillera en étroite collaboration avec les différentes parties prenantes, y compris le secteur privé, le monde universitaire, les partenaires du développement pour aider à autonomiser les petits exploitants agricoles en transformant les modes de production, de livraison et de consommation de nos aliments. Il est essentiel pour cette transformation de stimuler la production locale d’aliments sûrs et nutritifs et de garantir l’accès des petits exploitants aux intrants agricoles, à l’assistance technique, à l’innovation et aux technologies, aux fonds de roulement et aux marchés », ajoute M. Schiavone.

« Le PAM soutient le gouvernement royal du Cambodge dans sa réponse proactive à l’impact négatif de la pandémie de COVID-19 — en soutenant ceux qui sont laissés pour compte. Il est crucial d’investir aujourd’hui dans des systèmes alimentaires et des approvisionnement nationaux résilients pour assurer un avenir durable et résilient », conclut Anne Laure Duval.

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