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Khmer Rise Up : le documentaire qui raconte la naissance d'un mouvement hip-hop solidaire à Phnom Penh

Un documentaire retrace la genèse de Khmer Rise Up, tremplin artistique et solidaire organisé en dix jours à peine à Phnom Penh fin 2024, né de l'amitié entre Zakary « Zach » Peang et son complice Shin, et de leur rencontre avec l'association Tiny Toones.

Danseuses en krama traditionnel, capture d'écran extraite du documentaire Khmer Rise Up 2024
Danseuses en krama traditionnel, capture d'écran extraite du documentaire Khmer Rise Up

Une idée née autour d'un dîner

Tout commence, racontent-ils, par un dîner de fin d'année entre deux amis, Zach et Shin, qui n'avaient jamais voyagé ensemble. Très vite, l'idée d'un séjour au Cambodge s'impose, sur la terre de leurs origines. Mais pour Zach, hors de question d'y retourner « pour rien faire » : il veut y construire un projet qui ait du sens, en lien avec l'association Tiny Toones, qui lui tient particulièrement à cœur.

Dix jours pour tout construire

De cette conversation naît Khmer Rise Up, un événement pensé comme un tremplin artistique et solidaire. Le défi est de taille : réunir des talents, mobiliser des bénévoles et convaincre un public en à peine dix jours. La première édition se tient le 28 décembre 2024 au Pontoon Club, à Phnom Penh, dans une véritable course contre la montre.

Tiny Toones, un centre pour la jeunesse cambodgienne

Chaque édition de Khmer Rise Up est pensée pour soutenir une association engagée sur le terrain. En 2024, c'est Tiny Toones qui est mise à l'honneur : ce centre unique en son genre, situé à Phnom Penh, accueille des enfants issus de milieux défavorisés, parfois livrés à eux-mêmes. Fondé en 2005 par Tuy « KK » Sobil, un ancien danseur de rue, Tiny Toones leur offre un cadre à travers la danse, le hip-hop, l'écriture, mais aussi l'éducation : lire, écrire, s'exprimer, exister.

Le nom de l'événement, lui, est le fruit d'un jeu de mots assumé : Khmer, pour ancrer le projet dans la culture cambodgienne, et Rise Up, en clin d'œil à un titre de l'artiste Vanda, Time to Rise. En khmer, le mot « krew » signifie à la fois « groupe » et « maître » — une ambivalence qui résume bien l'esprit du projet, pensé comme un lieu de transmission où l'on est tour à tour élève et futur maître.

Des rencontres qui marquent

Le documentaire montre comment tout a commencé sur un rooftop, en musique, avec Zach et Shin dansant pour eux-mêmes avant que des enfants du quartier, curieux, ne s'approchent peu à peu et se mettent à imiter leurs mouvements. Un premier atelier improvisé prend forme, porté par une conviction simple : la danse est un langage universel qui efface les différences d'âge, de genre ou d'origine.

Zach y confie aussi, avec une grande franchise, traverser lui-même des périodes de dépression — et voir dans ces moments de partage et de danse une échappatoire précieuse, à la fois pour lui et pour ceux qu'il rencontre. Le film revient également sur une rencontre marquante avec des conducteurs de tuk-tuk, touchés d'être écoutés sur les difficultés de leur quotidien, et sur le tournage improvisé d'un clip façon Bollywood dans les rues animées d'un quartier de Phnom Penh.

Le jour J : émotion et surprises

Le documentaire suit aussi les derniers préparatifs au Pontoon Club — l'installation du sol de danse, l'aménagement des loges pour les danseurs — avant l'événement proprement dit : battles de breakdance, concours de talents, et scène A documentary traces the origins of Khmer Rise Up, an artistic and community-driven event pulled together in just ten days in Phnom Penh in late 2024, born out of the friendship between Zakary 'Zach' Peang and his partner in crime Shin, and their encounter with the Tiny Toones association.

ouverte aux chanteurs et musiciens. Parmi les moments forts, la prestation d'Elina Love, jeune chanteuse et danseuse de 12 ans déjà repérée par le label sud-coréen YG Entertainment, ou encore celle de la danseuse contemporaine Chloé, saluée pour sa capacité à réinventer des musiques populaires et hip-hop sur scène.

Au fil des images, le documentaire raconte moins un événement qu'une aventure humaine : celle de deux amis partis, en dix jours, construire quelque chose d'utile pour le Cambodge — et pour Tiny Toones, dont l'action continue, chaque jour, à donner à la jeunesse cambodgienne les moyens de se relever.


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