top of page
Ancre 1

Initiative : Un Cambodgien de Takéo transforme les fibres de bananier en krama

À l'heure actuelle, beaucoup de Cambodgiens savent transformer les fruits, les tubercules, la soie et autres fibres naturelles. Désormais, un artisan de la province de Takéo sait transformer les feuilles de bananier en écharpes traditionnelles.

Meak Sorn est l'inventeur du procédé de tissage des fibres de bananier pour en faire des kramas
Meak Sorn est l'inventeur du procédé de tissage des fibres de bananier pour en faire des kramas. Photo fournie

Mark Sorn est le directeur de l'entreprise sociale CoCo de Takeo Cambodia située dans le village de Pong Teuk Khang Tbong de la province de Takéo.

Le Cambodgien raconte qu'il lui a fallu un an pour parfaire sa méthode. L'idée lui est venue après avoir remarqué que les bananiers étaient coupés et jetés après la récolte des fruits, ce qui générait beaucoup de déchets :

« Les bananiers sont très utiles, mais on peut aussi les transformer pour pouvoir les utiliser dans la vie quotidienne, les Cambodgiens ont souvent besoin d'utiliser leurs feuilles. »

Originaire du district de Tram Kak, Meak Sorn explique que les bananiers ne sont pas tous identiques et que certains produisent plus de fibres que d'autres. Ses recherches lui ont permis de déterminer que les différences pouvaient être liées à la terre sur laquelle ils sont cultivées. Ainsi, certains troncs ont moins de fibres et plus de chair ou d'eau, tandis que d'autres ont des fibres trop fragiles.

Il précise que pour fabriquer un krama, il faut d'abord faire bouillir les bananiers, les gratter et en retirer les fibres. Il faut ensuite nettoyer la fibre, puis utiliser un khnar (outil de dévidage) pour l'enrouler sur des bobines avant de la tisser, ce qui prend environ quatre jours.

« Le processus de tissage n'est pas long, mais le traitement des fibres peut prendre beaucoup de temps, mais une fois qu'elles sont sur la bobine, le tissage est assez rapide », dit-il.

Le tissage à partir du bananier a été réalisé avec succès, mais il ne vend pas encore les kramas sur le marché, car il souhaite transformer la fibre en textile mais aussi en d'autres biens de consommation. Toutefois, il déclare :

« C'est ma première transformation et, dans le pays, c'est le premier krama transformé à partir de fibres de bananier. Je pense que c'est un nouveau produit qui montre que ce type de transformation fonctionne ».

Outre ce projet, l'entreprise transforme des noix de coco pour en faire de l'huile, du savon, des bonbons et même des sandales.

L'huile de coco produite par CoCo de Takeo Cambodia
L'huile de coco produite par CoCo de Takeo Cambodia. Photo fournie

CoCo de Takeo Cambodia emploie 43 personnes, dont plus de 10 sont des victimes de mines terrestres. Sorn veut montrer aux Cambodgiens qu'il est possible de fabriquer des articles à la main à partir de la nature au lieu d'utiliser du plastique et il souhaite aider les membres de sa communauté à trouver des emplois qui ne nécessitent pas de migration.

l'entreprise transforme des noix de coco pour en faire de l'huile, du savon, des bonbons et même des sandales.
l'entreprise transforme des noix de coco pour en faire de l'huile, du savon, des bonbons et même des sandales. Photo fournie

Le « Social Enterprise CoCo de Takeo centre », connu sous le nom de « CoCo de Takeo », est un programme créé en 2016 et géré par le vicariat apostolique de Phnom Penh, fondé par l'évêque Olivier Schmitthaeusler. Ce projet d'artisanat offre de nombreux programmes en plus de la transformation de la noix de coco, tels que le tissage et la couture de vêtements.

Le centre aide les personnes handicapées et les jeunes non qualifiés à trouver un emploi et contribue aux revenus des agriculteurs locaux en achetant des noix de coco à des prix équitables.

« Nous disposons d'un bâtiment pour les femmes handicapées, dont certaines sont amputées ou sourdes. Nous les avons formées à la couture », explique Mak Sorn, précisant :

« Nous menons également un programme de fabrication d'écharpes et de mouchoirs en fil ou en soie. Nous transformons également la fibre des bananiers et enfin nous traitons la noix de coco. »

Ouvrières au travail. Photo fournie
Ouvrières au travail. Photo fournie

« Bien que de nombreux programmes soient mis en œuvre au centre, l'opération de transformation des noix de coco est la plus réussie. Nos artisans exploitent ces noix au maximum, transformant les coques et les écales (coir) en pots de fleurs, nouilles, chaussures et autres », ajoute-t-il.

Sorn expliqué qu'au début, ils ne produisaient que des bonbons à la noix de coco, mais que plus tard, voyant l'énorme potentiel des restes de récolte, Olivier et lui ont poussé la recherche sur des produits potentiels.

« Nous souhaitions d'abord réduire les déchets. Ensuite, nous voulions trouver un emploi rémunérateur pour les personnes handicapées. Enfin, nous voulions essayer de soutenir l'utilisation de produits naturels réutilisables, plutôt que de sacs en plastique », explique-t-il.

Par la suite, le centre a acquis une machine capable de broyer le coir. Selon Sorn, le coco peut être utilisé comme compost ou comme engrais sec pour la culture des plantes et des fleurs. Il peut également être utilisé pour fabriquer des chaussures, des serviettes pour les pieds, des cordes, des assiettes ou même des ornements.

Quant aux coques de noix de coco, lorsqu'elles sont mûres, elles sont utilisées comme tasses ou comme récipients de stockage. En outre, elles peuvent être sculptées en petits souvenirs tels que des boucles d'oreilles, des porte-clés et des maquettes d'animaux.

Une fois le lait extrait, le reste de la noix de coco peut également être réduit en farine et utilisé pour faire des nouilles - aussi délicieuses que les nouilles de riz, elles sont entièrement naturelles et ne nécessitent pas de conservateurs artificiels.

Page Facebook

Avec notre partenaire The Phnom Penh Post

Merci pour votre envoi !

  • Instagram
  • Facebook Social Icône
  • Gazouillement
  • LinkedIn Social Icône

Accueil   Économie   Tourisme     Culture     Destination     Gastronomie     Sport     Société     Environnement 

bottom of page