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Culture & Livres : David Roncin, le Cambodge en lettres d’or

Ses deux premiers ouvrages prenaient déjà pour théâtre un royaume que David Roncin avoue aimer viscéralement. Jamais à court d’inspiration, l’écrivain lyonnais s’attelle depuis quelques jours à l’écriture d’un troisième opus qui aura lui aussi pour cadre ce Cambodge qui ne cesse de l’inspirer.

Il fallait être pourvu d’un sacré culot, et d’un talent à l’avenant, pour décider un beau jour de prendre la plume afin de commettre un ouvrage où se côtoient Tcheou Ta Kouan, la NASA, les mythiques danseuses Apsara et un journaliste poursuivant une enquête captivante dans les temples d’Angkor. Ce premier roman haletant, emmenant le lecteur dans une quête aux allures de thriller que ne renierait pas Dan Brown, traînait depuis longtemps dans l’esprit de David Roncin.

En découvrant le Cambodge en 2002, le jeune voyageur, subjugué par ses déambulations dans les temples d’Angkor, s’est imprégné de l’atmosphère, des ambiances, des senteurs et des images imprimant durablement sa mémoire. Et quoi de mieux qu’un roman pour traduire la fascination exercée par ce pays et ses habitants dont l’histoire ouvre grandes les portes de l’imaginaire ? « J’ai toujours été à l’aise avec l’écriture et la lecture constitue l’une de mes activités favorites », raconte ce touche-à-tout, qui a décidé de sauter le pas en 2018 avec « La déesse Apsara ». « Ma décision a été prise lors d’un voyage au Vietnam, et plus précisément du côté des magnifiques plages de Mũi Né, tout près de Phan Thiết. Nous y avons passé une semaine magnifique avec toute la famille de mon épouse. La sérénité des lieux, le temps magnifique ainsi que la magie des moments partagés m’ont littéralement reboosté après quelques années difficiles. C’est ce voyage qui m’a motivé à me lancer dans ce grand projet. »

Fièvre d’écriture

Dix mois de rédaction et 429 pages plus loin, la reconnaissance publique ainsi que des critiques très positives ont donné à David Roncin l’envie de se remettre à l’ouvrage, replongeant encore une fois sa plume dans l’encre du Cambodge. Son deuxième livre, "Kampuchéa résilience : stigmates de S-21", plus sombre et au style affirmé, met en scène Maly Srey, une franco-cambodgienne confrontée malgré elle aux méandres de l’histoire récente.

Quel rapport y a-t-il entre l’arrestation, en 1978, de trois plaisanciers voguant un peu trop près des côtes cambodgiennes et la disparition, en 2020, du père de l'héroïne ? L’enquête menée par cette dernière fera revivre des spectres toujours menaçants, entraînant les lecteurs dans les tréfonds d’une tragédie dont les cicatrices demeurent encore vives.

Le Cambodge chevillé au cœur

Après la splendeur passée d’Angkor et la période tragique de la décennie 1970, c’est dans l’époque contemporaine que nous entraînera David Roncin dans son prochain livre, attendu pour le milieu de l’année 2023. Comment expliquer cet attrait inaltérable pour le Cambodge, alors que l’écrivain a parcouru l’Asie du Sud-Est dans ses moindres recoins, bourlingué en Australie et en Nouvelle-Calédonie et traîné sa bosse aux États-Unis et au Canada ? Il faut pour cela remonter à l’année 2002, grand millésime pour cet autodidacte avide d’expériences.

Déjà familier du Laos et du Vietnam, il découvre alors Phnom Penh et se rend à Siem Reap afin de visiter les temples d’Angkor. Leur vision dépasse tous ses espoirs et produit sur lui un effet qui persiste encore deux décennies plus tard. Ivre de sensations et définitivement envoûté, David Roncin rejoint ensuite le Vietnam où il avait quelques mois plus tôt rencontré celle qui deviendra sa femme et la mère de ses deux enfants.

Déclaration d’amour

Dès lors qu’il emménage à Hanoï, David tire parti de son aisance littéraire pour donner des cours de français, apprenant sur le tas le métier d’enseignant tout en collaborant avec le journal « Le courrier du Vietnam ». Mais cette vie d’expatrié ne parvient pas à chasser ces images d’Angkor qui continuent de le hanter : « Le coup de foudre m’a frappé en plein cœur », confie l’écrivain à propos des temples. « Ces monuments et leur histoire exceptionnelle ne m’ont plus quitté depuis. » L’installation de la famille en France quelques années plus tard ne parvient pas à dissiper cette attraction pour le Cambodge, l’écrivain percevant un éventail d’affinités qui le lient de manière tenace au pays, à sa culture, son histoire, ses habitants, sa religion ou, pour l’écrire en un mot, à son âme. Le moindre livre, reportage, article ou film le confortent dans cet amour et le décident à y consacrer son premier ouvrage avec le succès que l’on sait.

Secrets d’écrivain

« Je dévore tout ce qui touche au Cambodge », avoue le romancier, qui tient pour modèles, en plus des classiques, des écrivains tels que Stephen King, José Rodrigues Dos Santos, Graham Greene ou Jean-Christophe Grangé. La littérature concernant le Cambodge a quant à elle été découverte par le biais des œuvres de George Groslier, Henri Mouhot, Marguerite Duras et de la superbe Nuit Indochinoise de Jean Hougron. Depuis, chaque opuscule, imprimé ou magazine consacré au Cambodge trouve sa place sur la table de chevet de l’auteur.

« Ces lectures se font d’abord par passion, mais elles participent aussi au travail de recherche et de documentation que j’effectue avant le processus de rédaction. J’y mêle des repérages sur le terrain, comme je l’ai fait tout récemment, en juillet 2022, à Phnom Penh et Kampot, ainsi que de grosses recherches dans les archives et sur internet, qui m’aide à accéder à des thèses universitaires qui se montrent fort utiles. Une fois que la trame de l’histoire est mise en place et le contexte prêt à être restitué, je me lance enfin dans l’écriture. Ce qui ne signifie pas pour autant que tout est élaboré à l’avance, bien au contraire : au fil des pages, je découvre des aspects cachés de mes propres personnages, tout en faisant la connaissance de nouveaux protagonistes sur le bord du chemin. Leur caractère, leur rôle et même leur apparence se construisent et évoluent quasiment jusqu’au point final du roman. »

Liens indissolubles

En accordant deux heures par jour à l’écriture, David Roncin mène de front son travail d’auteur, son statut d’employé ainsi que ses activités familiales et associatives. En exerçant dans une petite ONG lyonnaise intervenant au Cambodge et en fréquentant la communauté cambodgienne expatriée, l’auteur ne quitte jamais des yeux ce royaume qu’il affectionne tant et qui occupe une place si particulière dans son cœur. En attendant la parution de son prochain ouvrage, « La déesse Apsara » et « Kampuchéa résilience : stigmates de S-21 » sont disponibles en édition brochée ou en format numérique. Pour les lecteurs résidant à Phnom Penh et Battambang, les médiathèques de l’Institut Français de ces deux villes possèdent chacune des exemplaires de ces ouvrages qui sont un moyen, pour l’écrivain, d’exprimer son indéfectible passion pour le Cambodge.

Page de David Roncin sur la librairie en ligne Amazon :

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Pour contacter l’auteur par mail : david.roncin.auteur@orange.fr

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