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Conférence & Arnaud Darc : Un plaidoyer pour un Cambodge ambitieux et solidaire

Dans le vaste centre d’exposition de Koh Pich, rythmé par un Cambodge en pleine affirmation de soi, la foire « Khmer Can Do » battait son plein. À la croisée de l’innovation et des traditions, cette rencontre était pensée comme une vitrine au monde, un instantané d’un pays qui ambitionne de cultiver l’art d’allier mémoire et modernité.

Parmi les temps forts de cette foire, la conférence « Cambodia through the eyes of the world » a marqué les esprits par la densité des interventions et la richesse des échanges
Parmi les temps forts de cette foire, la conférence « Cambodia through the eyes of the world » a marqué les esprits par la densité des interventions et la richesse des échanges

Au cœur de cette conférence, la parole d’Arnaud Darc, entrepreneur, investisseur et figure incontournable de la scène économique cambodgienne, a résonné avec une intensité particulière. Connu pour son engagement dans le développement du secteur hôtelier et de la gastronomie locale, celui qui a adopté le Royaume comme terre d’action depuis plus de deux décennies a su livrer, avec justesse et hauteur de vue, un témoignage allant au-delà du simple parcours entrepreneurial. Son intervention s’est imposée comme une réflexion sur l’identité du Cambodge d’aujourd’hui, vue par un étranger devenu acteur intime de son évolution.

Un miroir tendu entre deux mondes

« Cambodia through the eyes of the world » n’a pas été conçu comme un colloque académique figé, mais comme un espace de dialogue où la diversité des parcours ouvrait autant de perspectives que de récits personnels. Invité à y prendre la parole, Arnaud Darc avait toute légitimité : Français de naissance mais profondément enraciné au Cambodge, sa trajectoire raconte en elle-même l’attrait exercé par ce pays sur les esprits curieux et entrepreneurs.

Dans une salle comble où se pressaient étudiants, jeunes créateurs, responsables d’entreprise et diplomates, son discours s’est attaché à restituer le Cambodge dans toute son épaisseur : un territoire riche d’une histoire millénaire, mais encore en construction dans l’univers économique contemporain.

« Ce n’est pas seulement un pays que j’ai découvert à travers mes projets, a-t-il insisté, mais un véritable laboratoire humain et créatif. »

Ces mots précis ont su capter l’attention d’un auditoire avide de reconnaissance internationale et d’inspiration.

La force d’un pays en mouvement

L’essentiel des propos d’Arnaud Darc ont tourné autour d’une conviction : loin des clichés réducteurs qui collent au Cambodge, le pays est porteur d’une dynamique qu’il appartient à ses habitants de revendiquer et de projeter à l’extérieur.

Pour lui, l’économie naissante du Royaume, encore fragile il y a vingt ans, se dote aujourd’hui d’une ambition élargie. Dans le tourisme, la restauration, l’agriculture de qualité ou le numérique, la jeunesse cambodgienne devient une authentique force de proposition.

Arnaud Darc
Arnaud Darc

Tout au long de sa carrière, Arnaud Darc a contribué à cette transformation. D’abord en bâtissant des enseignes reconnues dans la gastronomie, mais aussi en valorisant le savoir-faire local tout en injectant une vision internationale. À Koh Pich, il a retracé ce chemin, insistant sur les valeurs de transmission et de formation des jeunes talents, qu’il considère comme l’élément clé d’un Cambodge ouvert au monde.

« Le Cambodge n’a rien à attendre du hasard. C’est nous, ses artisans quotidiens, qui devons en être les ambassadeurs », a-t-il souligné.

Le rôle du regard étranger

La conférence s’intitulait « Cambodia through the eyes of the world ». Or, le regard que porte Arnaud Darc n’est pas celui d’un simple visiteur ni celui d’un investisseur de passage. C’est un regard hybride, forgé dans l’expérience du terrain, pénétré des réalités locales mais aussi capable de distance critique.

Il a tenu à rappeler que cette extériorité pouvait se transformer en ressource. Face aux défis d’un pays encore confronté à des déséquilibres sociaux et à une urbanisation parfois précipitée, l’expérience internationale peut offrir des cadres de comparaison et des repères inspirants.

Mais il a refusé toute posture paternaliste : son discours s’articulait autour d’une revalorisation de l’identité cambodgienne elle-même, appelée à puiser dans son histoire millénaire la force de projeter une modernité spécifique.

Entre mémoire et créativité

Le Cambodge, disait-il, ne doit pas craindre d’assumer la complexité de son héritage, depuis Angkor jusqu’à l’ère contemporaine. La mémoire peut être moteur de création, pour peu qu’elle ne se fige pas dans une nostalgie.

Ainsi, dans le domaine du tourisme gastronomique, Arnaud Darc a plaidé pour une interprétation moderne des saveurs et traditions anciennes, capable de séduire un public international sans trahir l’essence culinaire cambodgienne.

De même, il a insisté sur le rôle de la création artistique, du design et de la communication visuelle, autant de domaines où l’étincelle créative de la jeunesse cambodgienne, si elle est soutenue, peut propulser le Royaume sur la carte mondiale de l’innovation culturelle.

Une plateforme pour la jeunesse

En évoquant les réussites, mais aussi les échecs rencontrés sur son chemin entrepreneurial, il a voulu montrer que le Cambodge offrait un terrain fertile aux initiatives les plus audacieuses, à condition d’y associer rigueur et persévérance.

« Le futur n’est pas une promesse abstraite. Il appartient à ceux qui l’écrivent chaque jour, ici et maintenant », a-t-il lancé.

Une conférence en guise de point d’équilibre

Il faut souligner que le décor lui-même participait de la force symbolique de cet instant. La foire « Khmer Can Do », organisée au centre d’exposition de Koh Pich, incarnait cette volonté de montrer au monde un Cambodge entreprenant, fier de ses produits, de ses talents et de sa capacité d’adaptation.

Dans ce cadre, la conférence « Cambodia through the eyes of the world » représentait le moment de recul, l’espace d’intelligence et de dialogue qui donnait à la foire une profondeur supplémentaire.

Entre deux stands de design contemporain et des expositions de produits agroalimentaires, la parole d’Arnaud Darc redonnait à l’événement sa dimension humaine et prospective.

Une leçon d’engagement

L’intervention d’Arnaud Darc n’était pas une simple célébration des réussites. Elle s’est révélée traversée par une subtile lucidité : celle qui rappelle les défis encore à relever. Les infrastructures à consolider, les besoins en formation à intensifier, la nécessité d’ouvrir des canaux de dialogue interculturel plus solides… Mais loin d’un constat figé, ces problèmes devenaient, selon lui, des opportunités, des chantiers fédérateurs capables de mobiliser toutes les forces vives.

Dans cette approche, il a parfaitement illustré ce qui fait la singularité de son regard : une capacité à conjuguer admiration et exigence, optimisme et pragmatisme.

Ainsi, le discours d’Arnaud Darc, au cœur d’une foire dont le mot d’ordre était « Khmer Can Do », a fonctionné non seulement comme un hommage au Cambodge actuel, mais aussi comme un appel à tracer une nouvelle histoire.

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