Cambodge & Solidarité : SEAJA Projects, Étoiles Bretonnes pour Enfants Oubliés
- La Rédaction

- il y a 5 heures
- 3 min de lecture
SEAJA Projects, ou « Enfants d'Asie – Solidarité avec Joseph et Agnès », est une ONG française fondée en 2025 par deux amis bretons engagés pour l'éducation des enfants défavorisés en Asie du Sud-Est. Apolitique et non confessionnelle, elle cible les villages ruraux isolés du Cambodge et de Thaïlande, avec des projets simples et impactants.

Origines et fondateurs
L'aventure commence par une amitié de 40 ans entre Patrice Landrein et Stéphane Sélard, tous deux originaires de Lorient en Bretagne. Leurs chemins divergent puis se recroisent en 2017 en Asie, continent qui les a profondément marqués. Inspirés par des rencontres personnelles, ils créent SEAJA en 2025 pour ouvrir des perspectives aux enfants nés dans la précarité.
Patrice Landrein, vice-président de l'ONG, est directeur d'établissements hôteliers de luxe depuis trois décennies. Né en Bretagne dans un milieu ouvrier, sa vie bascule à 12 ans lors d'un accident de la route tragique qui lui coûte sa mère, sa belle-sœur et sa nièce. Gravement brûlé, il passe six mois à l'hôpital avant de se lancer dans l'hôtellerie à 16 ans, via des formations à Saint-Nazaire et Nantes. Il accumule dix ans d'expérience au Vietnam et en Thaïlande, et dirige aujourd'hui le Royal Palm à l'île Maurice depuis octobre 2024. Un moment pivotal : en 2017, en Thaïlande, il découvre une école abandonnée portant les prénoms de ses parents disparus, Agnès et Joseph. Ce « signe puissant » devient le projet phare de renaissance de cette école, un phare personnel guidant son engagement humanitaire.
Stéphane Sélard, président de SEAJA, est récemment retraité après une carrière de dirigeant de filiales aéronautiques. Installé à Larmor-Plage, il a vécu 11 ans en Asie avec sa famille, père d'une fille adoptée au Cambodge en 2002. Ses nombreux voyages y ont tissé des amitiés durables, notamment avec l'orphelinat de Kampong Thom. Profondément touché par la précarité éducative du village natal de sa fille, il initie des projets locaux avant de structurer l'ONG pour un impact plus large.
Équipe et structure
L'équipe mêle bénévoles français et coordinateurs locaux : Sophal et Ramine gèrent les projets à Kampong Cham et Kampong Thom ; Hélène Le Toriellec s'occupe de la communication ; Christophe Le Roux et Gilbert Landrein sont vice-président et secrétaire ; Nadia et Léa Sélard assurent trésorerie et webmastering. Cette synergie franco-asiatique garantit une implication terrain efficace.
Les parrains et marraines
SEAJA s'appuie sur un réseau dynamique de parrains et marraines, piliers de sa mobilisation citoyenne. Parmi les figures emblématiques figurent l'humoriste Muriel Robin, l'actrice Anne Le Nen et l'humoriste Stéphane De Groodt, qui prêtent leur notoriété pour amplifier les projets éducatifs.
Ces soutiens individuels ou collectifs financent des initiatives ciblées comme la scolarisation d'enfants ou la rénovation d'écoles. Leur engagement crée un lien direct avec les bénéficiaires, renforçant la transparence et la durabilité des actions. Des personnalités du monde économique, culturel ou sportif rejoignent ainsi cette chaîne solidaire, multipliant l'impact grâce à leur visibilité et générosité. Ce modèle de parrainage, au cœur de la stratégie de l'ONG, permet de répondre rapidement aux besoins urgents tout en impliquant la société civile française dans l'aventure asiatique.
Mission et valeurs
SEAJA promeut l'éducation comme levier d'épanouissement dans les zones rurales pauvres. Inspirée du sport collectif, elle valorise solidarité, inclusion et durabilité, en partenariat avec les communautés locales pour des solutions adaptées.
Activités principales
L'ONG déploie des projets « agiles » à faible coût pour des résultats rapides : soutien financier aux familles de villages comme Pramat Dey, permettant la scolarisation primaire des enfants. Plus ambitieux, le projet phare est la renaissance de l'école Agnès et Joseph en Thaïlande, avec rénovation et création d'écoles primaires sur le moyen terme. Des initiatives impliquent les villageois pour sensibiliser à l'éducation et viser un niveau minimal pour tous.
Témoignages inspirants
Les impacts humains transparaissent dans les paroles des bénéficiaires. Léa Phâléap, adoptée en 2002, témoigne : « Comme Pramat Dey, mon village d’origine, de nombreux villages vivent dans des conditions précaires. Soutenir SEAJA, c’est aider les familles à améliorer leur quotidien et permettre aux enfants l’accès à l’école primaire. » (08/09/2025)
Thida, arrivée en France à 4 ans de Kampong Thom, ajoute : « Notre orphelinat, autrefois dynamique avec des cours de renforcement, s’est dégradé depuis la pandémie. Soutenir SEAJA, c’est offrir un cadre digne et reprendre les cours indispensables. » Ces voix soulignent comment des gestes modestes brisent le cycle de la pauvreté.
Impact et perspectives
Depuis sa création, SEAJA a relancé des infrastructures éducatives et soutenu des centaines d'enfants, en misant sur la simplicité et l'humain. En cette année 2026, l'ONG, forte de ses racines bretonnes, de son équipe dédiée et de parrains renommés comme Muriel Robin, Anne Le Nen et Stéphane De Groodt, envisage une expansion mesurée. Son modèle, ancré dans l'expérience des fondateurs, inspire confiance pour un avenir éducatif durable en Asie du Sud-Est.







Commentaires