Cambodge & PM : Vaccination uniquement certifiée par l’Organisation mondiale de la santé

Le Cambodge prévoit d’acheter un million de doses de vaccins COVID-19 pour inoculer près de 500 000 personnes, a déclaré mardi le Premier ministre Hun Sen. Le chef du gouvernement royal a confirmé que le pays ferait l’acquisition uniquement de vaccins approuvés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le Premier ministre Hun Sen

Avec COVAX

Dans un discours à la Télévision nationale du Kampuchéa (TVK), S.E Hun Sen a déclaré qu’il ne pouvait pas confirmer quand le pays recevrait sa première livraison de vaccins et que le Cambodge s’appuierait sur le mécanisme COVAX de l’OMS, qui a annoncé fournir une quantité de vaccins permettant de traiter 20 % de la population du pays.

« Nous sommes préparés via le mécanisme COVAX pour 20 % et la paperasse est terminée… un million de doses sont déjà commandées »

, a déclaré le Premier ministre, ajoutant qu’il ne procéderait pas à des essais de vaccins dans le pays et qu’il attendrait un vaccin approuvé par l’OMS. COVAX est un programme de développement de vaccins visant à créer un accès équitable au traitement du COVID-19 et des vaccins. L’Organisation mondiale de la santé fait également partie de l’initiative COVAX.

Dans un discours de près de quatre heures, S.E. Hun Sen a rappelé que les Cambodgiens devaient porter des masques et suivre scrupuleusement toutes les mesures de protection préconisées par le ministère de la Santé. Il a souligné également que le Cambodge avait budgétisé plus de cent millions de dollars américains pour répondre à la demande de vaccins supplémentaires et que 48 millions avaient déjà été collectés grâce à des dons publics.

En l’attente de l’origine

Selon le Premier ministre, les premiers pays fournisseurs de vaccins sont la Chine, la Russie, les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Il a ajouté que la reconnaissance internationale du vaccin parmi ces pays aurait probablement lieu en janvier prochain. La semaine dernière, le chef du département des affaires politiques de l’ambassade de Chine, Wang Dexin, a révélé que des diplomates chinois avaient suggéré « l’utilisation possible » d’un vaccin COVID-19 développé et utilisé par la Chine. Cependant, les responsables de la santé cambodgiens n’ont pas commenté son annonce et, selon les dernières déclarations du Premier ministre, il n'y aura pas de favoritisme dans le choix des vaccins.

Vora Tim, directrice exécutive du Comité de coordination de l’action sanitaire (HACC), a déclaré que l’approbation par l’OMS d’un vaccin était essentielle pour un pays comme le Cambodge, en particulier lorsqu’un grand nombre de la population doit être vacciné :

« Nous devons acheter le médicament reconnu par l’Organisation mondiale de la santé. Chaque fois que l’OMS reconnaît un vaccin, un protocole ou un médicament, cela signifie que leurs scientifiques ont effectué des séries de tests précis et fiables »

L’Organisation mondiale de la santé a révélé la semaine dernière que les premiers vaccins pourraient arriver au Cambodge en mars 2021. Cependant, l’organisation internationale n’a pas, non plus, précisé le pays d’origine des vaccins.

Recommandations

Dans son discours télévisé de mardi, S.E. Hun Sen a aussi formulé plusieurs recommandations pour se préparer à une éventuelle transmission communautaire à grande échelle du COVID-19 en 2021. Il a cité l’amélioration des services de santé locaux, le renforcement de la recherche des contacts, la formation de plus de médecins et l’expansion de la capacité des laboratoires des provinces de Phnom Penh, Siem Reap, Preah Sihanouk et Battambang. Fournir suffisamment de matériel médical aux hôpitaux et renforcer les systèmes d’orientation pour prévenir la transmission figurent parmi les points clés de ses conseils. Il a également souligné :

« Afin que mes propos ne soient pas mal interprétés, je précise qu’il s’agit de se préparer à toute éventualité »

Le Premier ministre a aussi appelé à l’expansion du traitement sur place et des équipes mobiles, au renforcement de la gestion des centres de quarantaine, à la promotion de la participation communautaire, en particulier celle des femmes dans la prévention de la transmission, à la poursuite de la diffusion des mesures de prévention sanitaire au niveau local. Le Premier ministre a également chargé les ministères de l’Économie, des Finances, de la Fonction publique et de la Santé de discuter du recrutement d’un plus grand nombre de médecins.

En ce qui concerne l’entrepôt spécial pour stocker les vaccins COVID-19, la porte-parole du ministère de la Santé, Or Vandine, a déclaré que le ministère s’apprêtait à construire un entrepôt dans l’enceinte du ministère pour les médicaments et les vaccins dans le district de Por Senchey à Phnom Penh :

« Nous construirons l’entrepôt sur deux étages de 54 mètres sur 15. Mais nous ne savons pas encore quand il sera achevé et combien cela coûtera »

Mise à jour

Dans le même temps, le ministère de la Santé a lancé hier un appel aux personnes qui sont entrées dans Hidden Coffee dans la rue 2002, commune de Toek Thla, district de Sen Sok, le 4 décembre, entre 15 h 30 et 16 h, pour tester le COVID-19 à l’Institut national de la santé publique et se mettre en quarantaine chez eux pendant 14 jours conformément aux directives du ministère, après qu’une victime soit allée au point de vente avant d’être testée positive.

À ce jour, le Cambodge a enregistré un total de 362 personnes infectées par le COVID-19, dont 319 se sont rétablies, et 43 hospitalisées.


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