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Cambodge: M.Becht aux Français, francophones et amis de la France, « un renouveau de nos relations »

Plusieurs centaines de Français, francophones et amis de la France avaient répondu présent hier à l’invitation de l'Ambassade de France pour un cocktail organisé en l'honneur de M. Olivier Becht, ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger, actuellement en visite dans le pays avec une délégation du MEDEF.

Discours du ministre Olivier Becht aux Français, francophones et amis de la France

Nous vous proposons les points essentiels du discours du ministre, apparemment ravi de découvrir le Cambodge et soucieux de souligner la volonté française de donner un coup de pouce aux relations entre les deux pays.

 

Discours

Nouvelle relation

C’est évidemment pour moi un plaisir tout particulier d’être ici dans votre pays, pour la première fois, je dois bien le dire. Et je dois dire aussi qu’arrivé depuis ce matin et ayant la chance d’avoir déjà visité la ville de Siem Reap et les temples d’Angkor, je suis évidemment sous le charme de ce magnifique pays.

« Alors nous avons la chance, Monsieur l’Ambassadeur, dans une histoire déjà longue entre le Cambodge et la France, de vivre un renouveau de nos relations. »

Le Président de la République a eu la chance de s’entretenir avec le Premier ministre Hun Sen à Paris très récemment et ils se sont vus également dans le cadre d’autres réunions en Asie. Et nous avons le souhait de relancer cette relation bilatérale sur des bases nouvelles qui permettront d’assurer la prospérité de nos deux pays.

Nous vivons évidemment une période singulière, notamment une succession de crises, particulièrement celle de la Covid qui a beaucoup frappé l’Asie. La pandémie est partie d’Asie et nous avons pendant plus de deux ans et demi subi une économie qui a tourné au ralenti pour certains secteurs et malheureusement totalement à l’arrêt où on l’a vu encore ce matin à Angkor avec le tourisme.

Investir

Et donc aujourd’hui, nous tournons la page, nous voulons construire de nouvelles relations économiques dans le cadre d’une réflexion qui tourne autour des chaînes de valeur. Il faut pouvoir diversifier et ne pas prendre le risque de mettre tous ses œufs dans le même panier et faire en sorte que les pays d’Asie puissent le faire dans le cadre notamment de projets français.

Et nous savons aussi que nous sommes attendus. Nous sommes attendus ici par nos amis cambodgiens pour investir dans un certain nombre de domaines parce que nous devons aujourd’hui nous engager.

Neutralité carbone

Il y a qui sont des sujets que nous partageons en commun parce que ce sont ceux qui concernent en fait l’avenir, pas simplement de nos deux pays, mais celui de la planète. Je pense notamment à la transition énergétique, à la nécessité de « décarboner » nos économies. Je salue d’ailleurs la volonté du Cambodge, dans le respect des accords de Paris, d’assurer la neutralité carbone en 2050. Il y a évidemment beaucoup de travail, comme chez nous en Europe, avec le développement d’énergies nouvelles et avec les énergies renouvelables au niveau local et pour la planète également.

Question des mobilités

Il y a la question des mobilités évidemment liées à la question de l’énergie, puisqu’il s’agit de trouver demain des mobilités qui soient moins consommatrices de carbone et puissent également nous permettre de nous rapprocher les uns des autres en allant plus vite. En tant que ministre du Commerce extérieur, mais aussi de l’attractivité, je souhaite que l’on puisse, dans les prochains mois, dans les prochaines années, augmenter le volume de nos échanges économiques et celui de nos investissements ici au Cambodge.

« Quand on regarde ce rôle historique entre la France au Cambodge et les liens d’amitié forts qui nous unissent depuis longtemps, j’ai de bonnes raisons d’être un peu frustré quand on regarde les chiffres de nos échanges entre nos deux pays (un peu plus d’un milliard d’euros). »

Alors vous allez me dire c’est bien. Mais enfin, on peut faire beaucoup mieux. Et donc c’est le sens de ma visite avec les entreprises françaises.

Solidarité

Deuxième sujet que je voulais évoquer avec vous ce soir : beaucoup d’entre vous sont d’abord et avant tout des Françaises et des Français de l’étranger. C’est ce lien que nous avons bâti avec la République pour faire en sorte de n’oublier aucun de nos compatriotes.

Alors je voudrais faire mentir ce vieux dicton qui dit que généralement, quand on est loin des yeux, on est loin du cœur. Même si vous êtes à plus de 9800 et quelques kilomètres de la métropole, vous êtes toujours évidemment, en tant que Françaises et Français, présents dans nos cœurs et au cœur de nos préoccupations.

Nous avons à cœur de faire en sorte que les services consulaires qui sont rendus aux Françaises et aux Français de l’étranger soient au top.

Donc, nous avons lancé un service qui s’appelle France consulaire, qui permet de répondre, je peux dire quasiment 24 H sur 24, à l’ensemble des demandes qui peuvent être effectuées concernant entre autres les pièces d’identité, les passeports, comment gérer les relations d’état civil, qu’il s’agisse de naissances, de mariages ou de décès. Ce service est déjà en vigueur en Europe. Nous sommes en train de l’étendre à l’ensemble du continent européen et il sera étendu 2024, peut-être début 2025 à l’ensemble du monde.

« Et donc évidemment, ce service vous sera aussi destiné. »

Nous sommes en train de travailler également sur les passeports. Nous avons lancé une expérimentation au Portugal et au Canada pour faire en sorte que les personnes qui habitent loin des consulats puissent en bénéficier.

Il s’agit de faire en sorte que l’on puisse avoir des rendez-vous en visio et non pas être obligés de se déplacer. Même si, je tiens à le préciser, cela n’entraînera pas de réduction des postes consulaires parce que nous souhaitons évidemment conserver la possibilité de maintenir ce lien humain avec le consulat pour effectuer les démarches.

Au niveau de la solidarité, j’ai tenu en tant que ministre à ce qu’on puisse ne jamais abandonner personne au bord de la route. Les Françaises et les Français qui sont en difficulté ne sont pas tous en métropole, beaucoup sont à l’étranger et nous avons donc augmenté les budgets de l’aide sociale pour faire en sorte que l’on puisse répondre à toutes les personnes qui sont en difficulté, notamment dans ce contexte très particulier de la pandémie et de l’après-pandémie.

« Dans les différentes fonctions que vous occupez, vous êtes en tant que Françaises ou Français de l’étranger les porte-drapeaux de notre pays. Vous êtes l’image que vous donnez de notre pays. »

Éducation

Ici, au-delà de l’influence économique, il existe l’influence culturelle, l’influence que nous pouvons avoir par l’éducation. Je voudrais saluer et rendre hommage à ceux qui travaillent dans le domaine de l’éducation, ici, dans nos écoles, dans nos lycées français. Ce sont des établissements qui sont en pleine expansion, avec des demandes qui rencontrent un grand succès.

J’ai pu le voir aujourd’hui à Siem Reap ainsi qu’à Battambang et demain j’aurai la chance de visiter le lycée Descartes. Nous avons avec le Président de la République, l’ambition de doubler le nombre d’élèves accueillis dans les établissements français à l’étranger d’ici 2030.

« C’est un gros challenge et évidemment ça se passera ici aussi au Cambodge, par des extensions des écoles et des établissements existants. Donc nous allons bien sûr y travailler. »

Voilà, les principaux points que je souhaitais aborder avec vous ce soir. Je voulais simplement vous inviter chacune et chacun à profiter de ce moment qui s’ouvre de relation spéciale entre la France et le Cambodge.

Bien sûr, la France considère que le Cambodge a peut-être encore des efforts à faire dans certains domaines, et peut-être d’ailleurs nos amis cambodgiens estiment que nous-mêmes avons encore des efforts à faire dans certains domaines.

Allié précieux

Mais, nous avons avec le Cambodge aujourd’hui un allié précieux dans cette zone de l’indopacifique. La France, je le rappelle souvent, est un pays de l’indopacifique. Nous avons 1,6 million de Français qui vivent sur des territoires français. Nous avons près d’un demi-million de Français qui vivent dans ces pays, donc cela fait plus de deux millions de nos concitoyens qui vivent dans cette zone-là.

Nous avons des opportunités toutes particulières, évidemment sur un plan économique avec l’Asie. Saluons, je l’ai dit tout à l’heure, la visite de Monsieur Corbin, qui est notre représentant spécial auprès des pays de l’ASEAN.

Garder la paix

En Europe, nous sommes tous aujourd’hui habités par une nouvelle crise, celle du retour de la guerre sur le sol européen avec l’agression de la Russie en Ukraine. Je pense que nous sommes aujourd’hui dans un combat de valeurs où un certain nombre de pays ont décidé d’agir de manière unilatérale en violant ce que nous avons construit depuis 1945 et qui nous permettait, sur de nombreux continents de vivre en paix.

Or, aujourd’hui, un certain nombre d’acteurs sont en train de s’émanciper de ce multilatéralisme et considèrent qu’il est préférable pour eux d’agir seuls en violation des règles du droit international.

« Il n’y a évidemment pas de plus grand danger pour la paix que cette attitude et je suis extrêmement reconnaissant au Royaume du Cambodge d’être aux côtés de la France. »

Donc, nous avons, au-delà des opportunités économiques, un partage de valeurs aujourd’hui entre nos deux pays.

Dans ce monde que nous souhaitons à la fois plus propre, avec des énergies nouvelles, c’est notre défi. C’est notre défi d’un point de vue économique, mais aussi pour conserver un monde qui reste un monde en paix. Voilà le message que je souhaitais vous adresser ce soir.

 

Discours audio de Monsieur le Ministre


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