Cambodge : La Banque mondiale livre quelques recommandations clés pour la relance économique

Le coup porté à l’économie cambodgienne par la pandémie de COVID-19 a été parmi les plus prononcés d’Asie de l’Est, « mais le pays peut retrouver une croissance économique soutenue en augmentant la productivité des entreprises et des travailleurs, en diversifiant les exportations et en prenant des mesures pour stimuler l’investissement intérieur », indique la Banque mondiale dans son Mémorandum économique pour le Cambodge.

La capitale Phnom Penh. Photographie CG
La capitale Phnom Penh. Photographie CG

Retrouver une trajectoire de croissance

Le taux de croissance du Royaume, qui a atteint une moyenne robuste de 7,7 % entre 1995 et 2019, a plongé pour se contracter de 3,1 % en 2020, avant de reprendre une croissance modeste de 2,2 % au cours de l’année qui vient de s’achever. Le ralentissement spectaculaire de la production peut être attribué en grande partie à la pandémie, mais la dépendance du Cambodge à l’égard d’une gamme étroite de produits, de marchés et de sources de financement l’a rendu peu apte à absorber les chocs, selon le rapport intitulé « Resilient Development, a Strategy to Diversify Cambodia’s Growth Model ».

« Retrouver une trajectoire de croissance durable nécessitera un programme de réformes ambitieux axé sur l’amélioration des capacités des entreprises, des travailleurs et des ménages cambodgiens, le renforcement des réglementations afin de remédier aux distorsions du marché et d’améliorer l’environnement favorable aux entreprises, et l’investissement dans des infrastructures qui soutiennent une croissance de meilleure qualité », a déclaré Maryam Salim, directrice pays de la Banque mondiale pour le Cambodge, ajoutant :

« Un certain nombre d’actions politiques à court et moyen terme peuvent soutenir une stratégie de relance économique qui permettra au Cambodge de mieux se reconstruire après la crise du COVID-19 »

Faiblesses

Cinq produits — vêtements, chaussures, riz, manioc et tourisme — ont représenté 80 % des exportations totales du Cambodge ces dernières années, alors que deux marchés seulement — l’Union européenne et les États-Unis — absorbent 69 % des exportations de marchandises.

La productivité du travail est peu élevée en raison des faibles niveaux de compétences et de formation et de la faible « productivité totale des facteurs », qui mesure l’efficacité avec laquelle un pays utilise le travail et le capital dans leur ensemble.

En outre, le taux d’épargne encore insuffisant du pays et la faiblesse des investissements intérieurs ont entraîné une forte dépendance à l’égard des sources de financement extérieures.

Se renforcer

Le Cambodge dispose de nombreuses options pour remédier au manque de diversification et se renforcer. Investir dans le capital humain, soutenir une allocation plus efficace des ressources grâce à l’amélioration des institutions de marché et améliorer la gestion des investissements publics peuvent contribuer à stimuler la productivité.

La création de valeur ajoutée dans l’agriculture et l’augmentation de la compétitivité dans le secteur des services pourraient diversifier les exportations. Enfin, la promotion d’une épargne plus élevée, l’encouragement des investissements étrangers dans les secteurs les plus productifs et l’amélioration de l’accès au financement pourraient soutenir l’investissement intérieur.

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