Cambodge & Découverte : L'atmosphère unique de Preah Khan Kompong Svay (ព្រះខ័ននៅកំពង់ស្វាយ)

Parmi les monuments religieux anciens qui ne se trouvent pas dans l’enceinte d’Angkor Wat, figure le temple de Preah Khan dans la province de Preah Vihear. Son enceinte fait plus de cinq miles carrés, ce qui en fait le plus grand des sites religieux angkoriens.

À propos

Preah Khan Kompong Svay est situé au nord-ouest du Cambodge. La ville principale au sud est Kampong Thom, tandis que la ville de Preah Vihear se trouve au nord. La forêt dans laquelle il se situe s’appelle Boeng Peae Wildlife Sanctuary.

En raison son éloignement, ce complexe de temples n’a été correctement documenté qu’au milieu du XXe siècle. Il aurait été fondé au 11e siècle, probablement par Suryavarman Ier. C’était une résidence royale pendant le royaume de Suryavarman II et même Jayavarman VII y aurait vécu avant de reprendre la capitale de Yasodharapura.

Preah Khan Kampong Svay

Preah Khan Kampong Svay (ព្រះខ័ននៅកំពង់ស្វាយ) se trouve dans la province de Preah Vihear, et non à Kampong Svay comme son nom pourrait le laisser supposer. Il est également connu sous le nom de Prasat Bakan ou Bakan Svay Rolay. Le site a été ajouté à la liste provisoire du patrimoine mondial de l’UNESCO le 27 mars 2020.

Preah Khan Kompong Svay
Preah Khan Kompong Svay

Détail important : Preah Khan Kompong Svay n’est pas le même que le temple Preah Khan à Angkor (Siem Reap). À vol d’oiseau, la distance entre les deux sites est de 95 km. De plus, le célèbre Preah Khan n’est qu’un temple, alors qu’à Preah Khan Kompong Svay, il existe un certain nombre de structures et un grand baray.

Pillages

Après quelques missions françaises au XIXe siècle, Victor Goloubew entreprend en 1937 des relevés aériens qui révèlent la véritable étendue du complexe. Le site n’a donc été redécouvert qu’à la fin des années 1930 et jusqu’au milieu des années 1990, il sera abondamment saccagé par les archéologues et les pillards. Apparemment, ces derniers auraient même utilisé des équipements lourds tels que des excavateurs et, par conséquent, l’enceinte centrale, en particulier, ressemble à un désordre de pierres en ruine. Toutefois, l’abondance de végétation, la quiétude de l’endroit et ces « travaux abandonnés » confèrent à ce temple une atmosphère plutôt unique.

De nombreuses et célèbres sculptures khmères viennent de ce temple, comme la tête de Jayavarman VII qui est exposée au Musée national de Phnom Penh. Les sculptures et les gravures de Preah Khan Kompong Svay sont considérées par les experts comme des œuvres phares de l’art khmer.

À découvrir

Il est difficile d’imaginer ces complexes de temples dans toute leur splendeur abritant des dizaines de milliers de personnes dans les temps anciens. Preah Khan est aujourd’hui un endroit assez peu fréquenté en dehors de quelques locaux et paysans qui font paître leur bétail aux alentours.

Une grande partie de la forêt qui couvrait autrefois cette région du Cambodge a disparu en raison de l’exploitation du bois précieux à destination du Vietnam et de la Chine. Et pourtant, à la saison des pluies, les verts luxuriants des rizières et des palmiers, combinés aux modestes maisons en bois, offrent le paysage d’un Cambodge plus traditionnel et bien éloigné de la frénésie de développement des capitales provinciales. Pour s’y rendre, il est facile de prendre un taxi depuis Kampong Thom, Siem Reap ou Preah Vihear. L’appareil photo est bien sûr vivement recommandé.

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