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Cambodge & Communauté : Rencontre avec Estelle Lefebvre, Directrice de la CCIFC

La toute nouvelle directrice exécutive de la Chambre de Commerce et d’Industrie France-Cambodge, Estelle Lefebvre, animait mardi dernier le premier pop-up CCIFC de l’année 2023. Une rencontre avec le public et les membres de la Chambre qui a permis de découvrir une jeune femme de caractère, souriante et passionnée.

Estelle Lefebvre, Directrice de la CCIFC
Estelle Lefebvre, Directrice de la CCIFC

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Estelle Lefebvre, j’ai 28 ans et je suis originaire de Bordeaux. Je suis arrivée au Cambodge il y a deux ans et demi. À la base, je venais ici pour un stage que je n’ai finalement pas pu effectuer en raison du Covid.

Une semaine avant de me rendre dans le pays, j’étais confinée en France et Jean-Benoit Lasselin, qui devait m’accueillir pour stage, m’a demandé si cela m’intéresserait de travailler à plein temps pour son entreprise Colorblind comme directrice générale.

À propos de votre parcours ?

J’ai un parcours très « Business development » avec trois années d’études et au final un bachelor en commerce international et marketing à l’ESG de Bordeaux.

Parlez-nous de votre premier emploi

Mon premier travail, je l’ai eu obtenu au Cambodge avec justement l’entreprise de confection de luxe Colorblind. Je m’occupais de beaucoup de choses, notamment de l’atelier de production situé tout près de la boutique et de la gestion de l’équipe qui comptait huit personnes.

Je gérais aussi les contrats B2B, les opérations courantes de la boutique, les commandes provenant des hôtels, des centres de loisirs, également la chaîne d’approvisionnement, tout ce qui est recherche de tissus… etc.

Ce fut très intéressant, très complet, j’y ai appris beaucoup, notamment sur le talent des Cambodgiens. Je me suis passionnée pour l’industrie textile grâce à cette expérience.

Votre premier contact avec le Cambodge ?

Cela n’a pas été facile, c’était très différent de ma ville natale. Et sur le coup, le premier jour, j’ai pensé ne pas du tout me plaire ici. Et en fait, ça fait deux ans et demi que je vis là et je me sens très bien. J’ai envie de rester au Cambodge encore quelques années. En fait on s’attache beaucoup à ce pays. La preuve, je suis rentrée en France et je suis revenue, il y a bien une raison..(sourire).

Combien de temps cela a-t-il duré chez Colorblind ?

Cela a duré un an parce que malheureusement je suis arrivée au moment du Covid et l’industrie textile… ça a été un petit peu compliqué... Du coup, j’ai décidé de rester dans le pays. Mais il me fallait un travail et je suis partie à la BRED Cambodia en tant que « Relationship Manager ».

Parlez-nous de cette seconde expérience professionnelle au Cambodge

C’était hyper intéressant, car il s’agissait de la première fois que je travaillais dans un groupe d'envergure internationale. Je n’évoluais pas du tout dans l’environnement bancaire de base, mais au final, ce n’était pas un emploi qui me convenait totalement.

« En effet, je suis quelqu’un de très créatif, j’aime bien prendre les choses en main. »

Et c’est vrai que la banque fonctionne de façon assez « protocolaire ». C’était très intéressant, mais voilà, j’avais un contrat d’un an qui se terminait le 30 août 2022 et j’ai décidé de ne pas le renouveler parce que je souhaitais vraiment un travail qui me corresponde à 100 %.

Et ensuite, après la BRED ?

Après la banque, je suis rentrée en France et j’ai postulé à la CCIFC et là, ça a « matché ». En fait, j’étais repartie pour effectuer un Master dans une grande école de commerce. Et, j’ai appris qu’avec trois années d’expérience professionnelle, je pouvais présenter le master en un an et non deux. J’ai donc décidé de prendre cette option, de remettre le Master à plus tard et de postuler à la Chambre de commerce France-Cambodge. Et, je suis ravie d’avoir été choisie parmi une vingtaine de candidats.

En quoi ça consiste votre travail à la CCIFC ?

Il y a beaucoup de relationnel et d’événementiel, mais aussi de la gestion, car il faut s’occuper des stagiaires. Il me faut également trouver de nouveaux membres, donc cela implique un intérêt fort à tous les secteurs du Cambodge. Il est important également de trouver de nouveaux sponsors puisque c’est grâce à eux que la chambre de commerce peut vivre et financer ses événements.

« C’est vraiment un travail complet : de la communication, de l’événementiel, du management, du relationnel, du business développement, voilà ! »

Aviez-vous le trac lors de votre premier pop-up mardi dernier ?

Je n’étais pas nerveuse parce que je me sens très à l’aise avec le public, j’aime être entourée de personnes, prendre la parole en public. Je n’ai jamais eu aucun souci avec ça. J’étais toute seule, donc c’était un peu compliqué parce que j’étais moins disponible pour discuter avec tout le monde.

Estelle lors de son premier pop-up mardi dernier
Estelle lors de son premier pop-up mardi dernier

Mais, j’étais très contente. Il y a des choses à améliorer bien évidemment, et j’ai justement hâte de pouvoir tout mettre en place et aussi de préparer le programme de l’année.

Justement, quels seront les temps forts de la CCIFC cette année ?

Mon objectif est de pouvoir entrer en contact avec l’ensemble des membres et de discuter en détail de leurs attentes. Le but de la CCIFC est de mettre en valeur l’activité professionnelle de nos adhérents.

Personnellement, j’aime bien aller à la rencontre des gens et vraiment comprendre en fait quelle est leur problématique, quels sont les sujets qu’ils ont envie de développer à la CCIFC et aussi dans l’ensemble de la communauté française.

Allez-vous publier une nouvelle édition du guide « Entreprendre au Cambodge » ?

Cette année, nous allons publier l’édition 2023-2024 à destination des entreprises françaises qui ne connaissent pas du tout le Cambodge afin de leur donner toutes les clés en main pour pouvoir s’installer dans le pays.

Nous préparons actuellement cette nouvelle édition qui devrait sortir au mois de juillet 2023. Uniquement en français, le guide sera disponible en ligne et en version papier.

Une nouvelle édition du forum des affaires aussi ?

Oui, le forum des affaires aura lieu en 2024. C’est un événement assez long à préparer. Donc d’ici un an, nous allons commencer à réfléchir sur son organisation, sur les endroits à privilégier, les sujets à aborder et enfin sur le choix des intervenants.

Quels seront les prochains sujets pop-up ?

Nous sommes en train de discuter sur un sujet à propos de la santé. J’explique : quand je suis arrivée au Cambodge, je cherchais un médecin français, un kiné, un podologue et en fait je n’ai pas trouvé d’annuaire qui recense les médecins français ou enfin tout ce dont j’avais besoin.

Estelle Lefebvre, Directrice de la CCIFC
Estelle Lefebvre, Directrice de la CCIFC (au centre)

J’aimerais bien qu’on vraiment qu’on se focalise sur ce point. Donc, il faut qu’on discute. Il existe aussi des membres de la CCIFC intéressés qui ne sont jamais intervenus pendant les pop-up, donc j’aimerais bien les mettre en valeur.

« Il s’agit aussi de rassurer les gens sur la qualité des soins qu’on peut trouver au Cambodge parce, car, il y a des gens qui sont encore un peu réticents à ce niveau-là. »

En fait, c’est en discutant que l’on trouve des idées. Personnellement, j’aimerais aborder ce sujet, mais ce sont d'abord les membres qui suggèrent et moi, je me charge surtout d’organiser.

D’autres ambitions avec la CCIFC ?

Je crois qu’on peut encore peut améliorer la communication. Rapidement, je vais créer un groupe Telegram pour l’ensemble des membres de la chambre afin qu’ils puissent se retrouver sur un même groupe et échanger de bons plans ou poser des questions.

Et puis, j’aimerais proposer un peu plus d’événements, mais il faut trouver des sponsors pour cela, car nous sommes une association.

Un dernier mot sur la CCIFC ?

J’ajouterai que le travail est hyper intéressant et que mon ambition est de vraiment faire grandir la communauté d’affaires des Français.

Avez-vous eu le temps de visiter Le Cambodge ?

Oui, je suis allée dans le Mondolkiri, mon endroit préféré au Cambodge. Je m’y suis rendue pendant la saison des pluies. C’était un peu difficile parce qu’il pleuvait beaucoup, mais par contre c’était super beau. J’ai vraiment adoré. Après, j’ai visité Battambang et, bien évidemment, j’ai fait les temples.

J’ai d’ailleurs participé à l’émission de TF1 « 50 min inside » dans laquelle je jouais le rôle d’une touriste à Angkor en compagnie de ma colocataire Steph. Je me suis également rendue à Koh Kong et j’ai beaucoup aimé, car il y a de très belles plages. J’ai découvert les forêts de mangroves pour la première fois et j’ai adoré.

Qu’est-ce qui vous plait dans la vie au Cambodge ?

Ce qui me plait beaucoup, c’est le temps. Le matin il fait jour à 5 h 30 - 6 h et c’est hyper agréable. La vie ici est finalement assez simple et les gens sont agréables. Après voilà, c’est comme partout, il y a des points positifs et d’autres négatifs.

Qu’est-ce qui vous plait le moins ?

Ce serait le manque d’espaces verts dans le centre-ville. Cela manque cruellement et, pour moi, c’est compliqué. Pouvoir se promener tranquillement à pied tout comme se déplacer à vélo dans la capitale est assez difficile et parfois dangereux.

Quels sont vos passions et loisirs en dehors du travail ?

J’aime le sport, je courre plusieurs fois par semaine depuis une dizaine d’années. J’aime à présent beaucoup la couture. J’ai acheté ma première machine à coudre ici au Cambodge pendant mon expérience chez Colorblind.

J’avais commencé à créer des sous-vêtements avec de la dentelle et aussi des chemises. En fait, j’ai réellement créé une marque de vêtements. Je propose du textile en « soie végane » et des designs assez décalés. Je confectionne aussi des chemises, des cravates, des kimonos et j’aimerais les vendre en boutique. Il s’agit vraiment de mon « projet passion ».

J’aime aussi beaucoup l’astronomie, je regarde souvent des vidéos à ce sujet sur YouTube, sur une chaîne qui vulgarise cette science et cela m’intéresse vraiment. Et enfin, une autre passion serait l’océan. Je viens de Bordeaux et du bassin d’Arcachon et la mer à proximité me manque.

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