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Cambodge & Hommage : 30 Ans Plus Tard, Chea Thida retrouve enfin les restes de son époux

Par Som Bunthorn

Centre de Documentation du Cambodge

Madame Chea Thida a enfin retrouvé les restes de son mari, Ing Sokha, après plus de 30 ans de disparition. Ses restes figuraient parmi 464 urnes conservées dans la Bibliothèque des Urnes au Wat Langka, préservées par le Centre de Documentation du Cambodge (DC-Cam). Ces urnes remontent à la période de la guerre civile au Cambodge, couvrant les années 1970, 1980 et 1990.

30 Years Later, the Remains Reunite with the Family during Khmer New Year Season

Mme Chea Thida partage son histoire : « J'ai épousé mon mari, Ing Sokha, en 1981. Il était directeur de la Radio Nationale à Phnom Penh et originaire du village de Cha Ao, district de Baray, province de Kampong Thom. Nous étions ensemble depuis trois ans lorsque j'ai donné naissance à notre fille. Puis, en 1984, mon mari a obtenu une bourse pour étudier en Bulgarie, tandis que je restais à Phnom Penh pour m'occuper de notre bébé.

30 Years Later, the Remains Reunite with the Family during Khmer New Year Season

Fin 1987, j'ai appris la nouvelle de sa mort dans un accident de train en Bulgarie. Il n'avait que 31 ans et n'avait pas encore terminé ses études. Après cette nouvelle, j'ai demandé à l'unité de la Radio Nationale de l'aider à rapatrier son corps à Phnom Penh par avion. Son corps est arrivé début 1988. Ma famille et ses collègues de la radio ont organisé des funérailles bouddhistes traditionnelles chez mes parents, près du Psar Silep. Plus tard, nous avons procédé à la crémation au Wat Langka. Après la crémation, nous avons placé ses restes dans une urne, y avons fixé sa photo et l'avons protégée avec un couvercle en verre. Ma famille et moi avons ensuite confié l'urne aux moines du Wat Langka pour qu'ils en prennent soin.

En 1997, j'ai prévu de ramener les restes de mon mari dans son village natal, dans le district de Baray, province de Kampong Thom. Mais je ne les ai trouvés nulle part car le lieu de stockage avait été déplacé plusieurs fois. J'ai retenté des recherches en 2000, sans succès. À cause de cela, j'ai décidé d'effectuer un rituel symbolique : j'ai ramassé une poignée de terre du Wat Langka pour représenter ses restes et l'ai enterrée dans la tombe familiale à son lieu de naissance.

30 Years Later, the Remains Reunite with the Family during Khmer New Year Season

En décembre 2025, je suis allée au Wat Langka pour faire des offrandes aux moines. Là, j'ai rencontré le Vénérable Chan, qui m'a parlé de la Bibliothèque des Urnes. Il m'a expliqué que le Centre de Documentation du Cambodge (DC-Cam) avait organisé cet espace pour conserver les restes des défunts de manière ordonnée, facilitant ainsi grandement la recherche pour les proches.

L'après-midi du 1er avril 2026, je suis allée voir le Vénérable Hour Sarith, assistant abbé du Wat Langka, pour chercher les restes de mon mari dans la Bibliothèque des Urnes dont m'avait parlé le Vénérable Chan. Le Vénérable Huor Sarith a contacté M. Ros Sampeou, responsable de la Bibliothèque des Urnes du DC-Cam. M. Ros Sampeou m'a apporté la liste des restes recherchés et documentés pour effectuer la recherche. À mon grand soulagement, j'ai trouvé le nom de mon mari, Ing Sokha, inscrit au numéro 207. J'ai alors formulé une demande auprès du DC-Cam, et je prévois de récupérer les restes de mon mari pour enfin les enterrer dans son village natal fin 2026. »

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