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Économie : Recommandations pour le Cambodge lorsqu’il quittera le groupe des pays les moins avancés

La Banque asiatique de développement (BAD) et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) recommandent au Cambodge de conclure de nouveaux accords de libre-échange (ALE) et d’agir rapidement pour mettre en œuvre les réformes nécessaires afin de relever les défis qui pourraient survenir lorsqu’il quittera le groupe des pays les moins avancés (PMA).

Phnom Penh. Photo CG
Phnom Penh. Photo CG

Le Royaume a rempli les trois conditions de sortie du groupe des PMA pour la première fois en 2021, deux décennies après avoir été ajouté à la catégorie, et a l’intention d’en sortir « dès 2027 », indiquent les deux institutions dans un communiqué commun.

En 2021, le revenu national brut (RNB) par habitant et l’indice du capital humain (ICH) du Cambodge s’élevaient respectivement à 1 382 dollars et 74,2 dollars, au-dessus des exigences minimales de 1 222 dollars et 66 dollars, tandis que l’indice de vulnérabilité économique et environnementale (IVE) du Royaume était de 30,2, en dessous du maximum autorisé de 32.

« Il s’agit d’une réussite majeure, car la sortie du statut de pays moins avancé signifie qu’un pays a atteint des objectifs significatifs en matière de développement économique et social », indique le communiqué, soulignant qu’une sortie du statut de PMA pouvait également poser quelques difficultés.

Dans le cas du Cambodge, la sortie du statut de PMA signifie la perte des avantages commerciaux dont bénéficient les pays les moins avancés, notamment l’exonération des droits de douane et des « règles d’origine » favorables.

« Le Cambodge est l’un des rares pays les moins avancés à avoir considérablement augmenté ses exportations vers l’Union européenne grâce à un traitement préférentiel et à des règles d’origine souples, qui permettent à ses produits d’entrer en Europe en franchise de droits. Toutefois, si elle n’est pas gérée avec soin, la perte de ces préférences pourrait nuire aux performances du Cambodge en matière d’exportation », indique le rapport.

Les deux institutions suggèrent au Royaume de négocier davantage d’accords de libre-échange et de garantir un accès continu au marché afin d’acquérir un avantage concurrentiel sur la scène mondiale après la « période PMA ».

« Le Cambodge a bénéficié de flux d’exportation croissants et d’une tendance à la diversification au fil des ans. Toutefois, ces avantages sont menacés par la multiplication des accords commerciaux dans la région. Le Cambodge pourrait envisager de renforcer sa politique commerciale en négociant des accords afin de maintenir et d’améliorer son accès au marché.

« L’entrée du Cambodge dans des accords bilatéraux distincts avec la République populaire de Chine et la République de Corée en 2022, en plus de sa participation à l’accord de partenariat économique global régional (RCEP), constitue un mouvement dans cette direction. »

« Le maintien de l’accès au marché japonais est également essentiel. Les consultations en vue d’un accord de libre-échange avec des règles d’origine favorables aux entreprises devraient commencer dès que possible », précise le communiqué.

Le 4 juin, le Premier ministre Hun Sen a formulé des remarques similaires sur le fait que le Cambodge pourrait perdre un grand nombre de ses avantages commerciaux lorsqu’il quittera la catégorie des PMA, ce qui, selon lui, pourrait se produire en 2026-2027.

« Dans les deux cas, le Cambodge quittera bientôt le groupe des PMA et les taxes sur les activités commerciales devront être payées dans les deux sens. Nous devons donc accroître notre capacité de résistance à l’avenir. », a-t-il déclaré.

La déclaration de la BAD et de la CNUCED suggère également que les discussions au sein du secrétariat du RCEP, du comité conjoint du RCEP, de l’ASEAN et des partenaires de dialogue de l’ASEAN+1 devraient se concentrer sur l’approfondissement des réductions tarifaires du RCEP, la clarification du fonctionnement des différentiels tarifaires du RCEP et la réalisation d’une convergence sur les règles d’origine spécifiques aux produits dans la région Asie-Pacifique.

Le Cambodge devrait également utiliser le mécanisme des préoccupations commerciales spécifiques de l’OMC pour soulever les mesures sanitaires et phytosanitaires critiques imposées par ses partenaires commerciaux sur les exportations agricoles.

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