Économie & Dossier : Le pari et les inconnues de Sihanoukville

Chhin Eng, chauffeur de taxi cambodgien, se souvient de l’époque où l’aéroport de Sihanoukville dans la province de Preah Sihanouk n’était rien de plus qu’une simple piste d’atterrissage.

Chhin Eng, chauffeur de taxi cambodgien à Sihanoukville

En 2005, lorsqu’il s’est installé dans la ville côtière, également connue localement sous le nom de Kampong Som, il existait assez peu peu d’activité commerciale et la piste d’atterrissage de Kang Keng voyait peu d’arrivées et de départs.

Métamorphose

Les trois dernières années ont vu une augmentation exponentielle des visiteurs étrangers, principalement des Chinois, vers Sihanoukville, en grande partie grâce à l’activité des casinos et de la construction. Des dizaines de vols arrivant à l’aéroport de la ville, au moins 20 par jour en provenance de villes chinoises, occupaient largement Chhin Eng et son véhicule Lexus RX-300.

« Lorsque les Chinois ont commencé à venir, je pouvais gagner jusqu’à 100 dollars US par jour », dit-il

En 2016, la visite du président chinois Xi Jinping au Cambodge coïncidait avec le début d’une augmentation massive des investissements chinois au Cambodge, dont une grande partie allait directement à Sihanoukville. Ces investissements étaient essentiellement dirigés vers les casinos, les jeux de hasard en ligne et les projets d’infrastructure liés au tourisme.

De nombreux casinos en opération et en construction en 2017

En quelques années seulement, la petite ville, refuge de routards et backpackers, mêlé d’une petite population russe peu recommandable et alimentant fréquemment les faits divers, prend l’allure d’un nouveau Macao en plein chantier. La province côtière cambodgienne de Preah Sihanouk a attiré des investissements dans le secteur de la construction évalués à plus de 7 milliards de dollars américains au cours des quatre dernières années - la plupart provenant de ressortissants chinois —, a annoncé mercredi dernier l’administration provinciale.

Exode et coronavirus

Avec les nombreux casinos qui parsemèrent la ville, les jeux de hasard en ligne et les activités de construction ont proliféré. Cependant, le gouvernement cambodgien ordonna en 2019 l’interdiction des jeux en ligne à partir de janvier 2020 - une extension de la répression de la Chine contre les fuites de capitaux illicites, en particulier via les casinos et en ligne et les investissements liés.

Les autorités provinciales ont signalé alors une baisse significative du nombre de ressortissants chinois à partir de janvier 2020. Au plus fort de l’activité commerciale chinoise, la ville comptait, selon les estimations plus ou moins précises, environ 200 000 ressortissants chinois.

La pandémie de coronavirus a ensuite exacerbé une situation déjà précaire, laissant la ville au point mort. Le premier cas positif du Cambodge a également été signalé à Sihanoukville, avec un autre groupe de cas identifiés parmi un groupe de touristes français en mars 2020.

la ville montre peu ou pas d’activité de construction

Plusieurs condominiums, tours et immeubles restent alors inachevés et la ville montre aujourd'hui peu ou pas d’activité de construction. Plusieurs petites entreprises et magasins, dont beaucoup étaient équipés de panneaux de signalisation en mandarin, sont fermés et les rues en construction ne voient plus ces embouteillages permanents auparavant causés par les bus de touristes et les véhicules des chantiers de construction.

Selon la Banque mondiale, les investissements directs étrangers approuvés ont considérablement ralenti, et même après que la Chine ait levé ses restrictions de voyage, les autorités locales ont déclaré qu’il n’y avait aucune certitude que les propriétaires et les travailleurs chinois reviennent dans la ville.

L’incertitude pour ceux qui restent

Les résidents cambodgiens et les quelques ressortissants et hommes d’affaires chinois qui sont restés font part de leurs préoccupations et de leurs appréhensions quant aux perspectives économiques incertaines de Sihanoukville.

Fin mai 2020, Chhin Eng a été prévenu qu’un vol de touristes arrivait à l’aéroport. Le chauffeur de taxi s’est précipité à l’aéroport dans son SUV, seulement pour voir la longue file de touristes chinois monter à bord des bus et des mini-fourgonnettes réservés par une agence de voyages appartenant à des Chinois. « Je suis sans emploi et je n’ai rien à faire à la maison », clame Chhin Eng, avant de monter dans son SUV pour le trajet de 45 minutes vers le centre-ville.

« J’ai décidé de venir ici aujourd’hui… en misant sur la possibilité de trouver un client. Mais je n’ai pas pu en avoir. »

Les propriétaires d’entreprise et les ressortissants chinois se disent aussi assez peu optimistes quant à la situation actuelle. Beaucoup étaient venus à Sihanoukville croyant qu’elle deviendrait une ville dynamique, comme les nombreuses provinces industrialisées de la Chine. Mais la répression du jeu en ligne et la pandémie virale ont laissé les investissements et les entreprises dans les limbes.

Le ressortissant chinois Lau Zhu a déménagé dans la ville portuaire il y a un an et a monté une petite entreprise d’intermédiaire entre hommes d’affaires chinois et responsables locaux.

Lau Zhu

Le natif de la province du Zhejiang, qui est marié à une Cambodgienne, admet qu’une grande partie de son travail impliquait l'accompagnement de nouveaux arrivants pour leurs opérations d'investissement. Avec plusieurs contrats en cours auparavant, Lau Zhu parle de la rentabilité de l’entreprise alors que 300 000 ressortissants chinois, selon lui, vivaient à Sihanoukville : « Ils sont venus ici et ont loué des maisons, des resort et des hôtels, donc c’était génial pour l’entreprise », a-t-il déclaré en parlant de l’afflux de ressortissants chinois depuis 2016.

« Mais avec l'interdiction des jeux en ligne, près de 300 000 Chinois sont partis subitement. Les affaires ne sont plus vraiment florissantes » , se lamente-t-il

Ye Zuo Rui, un ressortissant chinois de 35 ans, est l’un des rares à avoir choisi de rester à Sihanoukville. Il avait migré depuis la ville de Shenzhen, dans la province du Guangdong, en compagnie d’autres investisseurs chinois qui tentaient de s’installer dans un pays « neuf ».

Ye Zuo Rui

Dans son bureau, Ye Zuo Rui explique avoir démarré un garage automobile, destiné aux ressortissants chinois et aux Cambodgiens, après avoir réalisé qu’il pouvait fournir un service plus rapide que les entreprises de réparation automobile existantes. Misant sur le boom immobilier, il gère également un service de courtage.

« Beaucoup d'entre nous se sont installés ici parce qu’ils ont ''vu la lumière'' », déclare-t-il, alors que son personnel se réunit pour entendre son point de vue sur la situation actuelle. Il ajoute que l’activité commerciale demeure actuellement à son plus bas niveau depuis son déménagement à Sihanoukville en 2018 et qu’il perd des « milliers de dollars » chaque mois, car les ventes immobilières se sont taries.

« Dans la situation actuelle, ne pas perdre d’argent est suffisant, ne parlons pas de générer des revenus...», déclare Ye Zuo Rui, quelque peu découragé.

Ivan Franceschini, de l’Université nationale australienne, avance que la situation à Sihanoukville s’avère sombre, en particulier pour les travailleurs chinois et cambodgiens, dont beaucoup ont aujourd’hui du mal à joindre les deux bouts : « Pour de nombreux travailleurs chinois, le rêve de Sihanoukville peut devenir un véritable cauchemar, car ils restent coincés là-bas, incapables de gagner suffisamment d’argent pour retourner en Chine », explique-t-il.

Opportunité

Des investisseurs, cambodgiens et étrangers, se montrent bien plus terre à terre et font part d’une option plus rentable arguant que : « avec la baisse du foncier, quelques dizaines de bâtiments abandonnés, incluant dortoirs, hôtels et anciens casinos, il existe une opportunité d’affaires, car les prix ont largement baissé, de 20 à 30 %. La question toutefois réside dans les délais de retour sur investissement. Personne ne sait encore quand la situation pourra revenir à une certaine normalité ».

Les experts immobiliers se placent dans la même perspective : Oem Senghou, directeur de succursale chez Century 21 Zillion Holding, une sous-franchise de l’agence immobilière Century 21 Cambodge, a déclaré récemment à la presse locale que les terrains situés dans les emplacements privilégiés de la province étaient actuellement évalués à un peu plus de 3 500 $ le mètre carré, une forte baisse par rapport à sa valeur de 5 000 $ en 2019.

« Après la fin de la pandémie, je m’attends à ce que la situation du marché immobilier se rétablisse, mais la croissance sera progressive mais ne connaîtra pas toutefois de fortes hausses comme auparavant », dit-il

Vision du Premier ministre

Le 1er juin 2020, le Premier ministre Hun Sen a visité le boulevard nouvellement goudronné qui longe la côte sud de la province et relie le centre-ville à l’aéroport international.

Le Premier ministre Hun Sen lors de sa visite à Sihanoukville

La route fait partie d’un projet d’infrastructure de 300 millions de dollars US, que le gouvernement a déclaré financer sur son budget annuel. S.E. Hun Sen a déclaré qu’il voyait la ville comme un « centre commercial polyvalent » et un modèle de développement qui pourrait être reproduit à travers le pays. « Notre objectif principal est de faire aussi de la province de Preah Sihanouk une plaque tournante pour les investissements multiples », a-t-il déclaré, ajoutant que Sihanoukville avait développé ses différentes voies de communication et devenait une plaque tournante du transport pour la connectivité, sans compter qu’elle accueille deux zones industrielles.

Le secrétaire d’État du ministère des Finances, S.E. Vongsey Vissoth, s’exprimant lors d’une réunion en février dernier, déclarait que le gouvernement royal espérait transformer la ville en un « deuxième Shenzhen ».

«Si nous voulons transformer Sihanoukville pour qu'il ressemble à Shenzhen, il ne faut pas compter uniquement sur les casinos. Ce doit être une ville industrielle avec des services, de la technologie et du tourisme », a déclaré le secrétaire d’État.

En sus de redevenir un site touristique bien connu, Le Premier ministre a déclaré que la ville deviendrait un centre financier international à l’avenir :

« C’est notre rêve et nous espérons que la jeune génération poursuivra cette vision », a dit le Chef du gouvernement royal

Franceschini de son côté, pense que le gouvernement cambodgien tente d’orienter le développement de la ville côtière sur le modèle de Shenzhen.

« Reste à voir si ces expériences fonctionneront, s’il y aura suffisamment d’investissements de la Chine et d’ailleurs pour soutenir cette vision », affirme-t-il. « Et, plus important encore, Sihanoukville devra redorer son image et retrouver son attractivité en tant que destination touristique et d’investissement », conclut-il.

Moins de profits pour les propriétaires

Avec les changements que Sihanoukville a subi au fil des années, les résidents cambodgiens espéraient que les effets néfastes de l’augmentation des investissements en provenance de Chine, y compris la migration des travailleurs chinois et l’activité criminelle, appartenaient au passé.

Toutefois, quelques résidents cambodgiens se disent aujourd'hui mécontents de voir leurs biens immobiliers dévaluer alors qu’auparavant, les ressortissants et les entreprises chinoises pouvaient se permettre de payer des loyers plus élevés pour les commerces et les appartements. Et, les propriétaires immobiliers ont largement profité de cette nouvelle clientèle généreuse.

Un gérant d’hôtel confie qu’en 2016, il exploitait son établissement en louant les bâtiments pour 3000 $ mensuels. Un investisseur chinois est arrivé, a offert le double au propriétaire et a pu reprendre le bail commercial avec un minimum de contraintes…

Mais, ces mêmes propriétaires qui ont voulu investir toujours plus ont également été victimes de l’arrêt brutal de l’activité. Sihanoukville est une ville qui compte de nombreux habitants financièrement aisés qui ont beaucoup et parfois trop rapidement investi. S'en est suivi une escalade impressionnante dans les projets et, même ceux qui avaient les moyens ont eu recours aux financements bancaires et se retrouvent aujourd’hui dans une situation délicate.

Nettoyer la ville

Malheureusement, le casino et les jeux de hasard en ligne avaient aussi attiré de nombreux criminels chinois. La police locale reportait régulièrement des enlèvements, des extorsions et des crimes impliquant des ressortissants chinois de Sihanoukville. En août 2019, l’ambassade de Chine à Phnom Penh a émis un avertissement concernant l’augmentation de la criminalité dans la ville et demandé au gouvernement cambodgien de se montrer ferme devant l’augmentation inquiétante de cette criminalité. Les forces de l’ordre avaient alors créé plusieurs commissions et groupes de travail pour trouver des solutions quant à la maîtrise de ce nouveau fléau.

Expulsion de criminels chinois en 2019

Alors que la ville changeait et que le gouvernement se réjouissait du développement, des résidents cambodgiens reprochaient aussi à l’investissement chinois d’avoir créé une boucle fermée avec peu d’opportunités locales en dehors des propriétaires de terrains qui ont bénéficié de cette flambée rapide des prix du foncier. De surcroît, certains faisaient état de tensions grandissantes entre les communautés en raison de ce manque de retombées économiques et aussi de cette criminalité liée à la vague chinoise.

Lorsque le Premier ministre Hun Sen a ordonné la fin des jeux de hasard en ligne, avec une entrée en vigueur au 1er janvier 2020, la décision a immédiatement reçu la bénédiction des autorités chinoises. Selon une étude réalisée en avril par l’Institut américain de la paix basé à Washington, après que les forces de l’ordre cambodgienne et chinoise aient sévi contre ces activités criminelles à Sihanoukville, un grand nombre d’entreprises chinoises et de réseaux de triades se seraient alors installés dans l’État karen du Myanmar.

Planifier et réglementer

Cheap Sotheary, la coordinatrice provinciale de l'ONG ADHOC, vit à Sihanoukville depuis 30 ans. Après avoir abandonné un poste d’enseignante en 1990, elle a déménagé dans la ville portuaire et a déclaré qu’elle avait été témoin des différents visages successifs de la ville, à commencer par l’afflux de forces des Nations Unies dans le cadre de l’APRONUC.

Cheap Sotheary, la coordinatrice provinciale de l'ONG ADHOC

La coordinatrice critique aujourd'hui les opérations de casino et de jeu dans la ville, citant l’augmentation de la criminalité :

« L’industrie des jeux de hasard a été le principal moteur des délits impliquant des ressortissants chinois »

Elle déclare ne pas s’opposer aux investissements et au développement susceptible de bénéficier à la ville, mais souhaite que les autorités profitent de l’accalmie économique actuelle pour planifier et réglementer ces activités.

Selon le gouverneur

L’administration provinciale de Preah Sihanouk a signé des protocoles d’accord avec 16 villes et provinces chinoises pour promouvoir les investissements dans le tourisme, la culture, l’éducation et les sports entre la province et la Chine. Le gouverneur de la province de Preah Sihanouk, S.E. Kuoch Chamroeun a déclaré cette semaine à la presse locale :

« Il s’agit d’une relation susceptible d’encourager les investissements, ce qui est bon pour les deux pays. Nous souhaitons coopérer sur de nombreux fronts. S’ils ont des problèmes concernant les investissements, nous aiderons à les résoudre. Et si nous avons des problèmes, ils feront de même »

Grâce à cette coopération, le gouverneur a déclaré que la province a déjà eu l’occasion de tirer d’autres avantages de la Chine, y compris une aide dans sa lutte contre la pandémie Covid-19 avec l’envoi fournitures médicales et de professionnels de santé pour aider le Cambodge à contenir la pandémie. Il a exprimé de grands espoirs que les protocoles d’accord continueront de promouvoir le tourisme entre les deux pays.

Il a ajouté que le gouvernement s’efforçait de transformer la région en une ville intelligente et qu'elle a construit plus de 30 routes pour attirer les touristes et les investisseurs.

« Nous sommes ouverts aux investissements et voulons attirer davantage d’investisseurs étrangers et de touristes. La Chine est la deuxième économie mondiale et l’un des pays les plus puissants et les plus peuplés ».

Le gouverneur de la province de Preah Sihanouk, S.E. Kuoch Chamroeun
« C’est aussi le plus riche d’Asie et chaque pays veut attirer ses investissements. Mais nous ne ciblons pas que la Chine. Notre objectif est d’attirer d’autres pays riches à investir également », a-t-il déclaré

Selon le gouverneur, à ce jour, plus de 60 entreprises ont prévu d’investir un total de 10,74 milliards de dollars US dans le tourisme et l’hôtellerie.

Opinion d’architecte

Dans une interview récente à Cambodge Mag quelques semaines avant les difficultés économiques liées à la pandémie Covid-19, Yvon Chalm, architecte français travaillant sur plusieurs projets à Sihanoukville, expliquait : « J’ai vu le rush s’installer, puis repartir. On peut dire qu’il ne s’agit que d’une pause, car je pense que l’activité redémarrera. Mes cinq projets sont toujours en cours, car ce sont des ventes en l’état futur d’achèvement, donc je n’ai pas de problèmes. D’autres projets se sont mis en route. Quand le gouvernement a interdit les casinos en ligne en janvier dernier, cela a provoqué le départ de toute une main d’œuvre et une clientèle chinoise travaillant dans les casinos ».

Yvon Chalm, architecte français

Concernant sa vision du futur de la station balnéaire, l’architecte disait : « Le gouvernement a signé un accord avec la ville de Shenzhen pour le design et perçoit donc des subventions de Chine pour les infrastructures. Aujourd’hui, c’est donc une ville en chantier absolu, surtout pour ses infrastructures. Ce n’est pas une mauvaise chose ».

« Le rythme de développement que nous observions précédemment, à mon avis, risquait de précipiter la ville dans le mur. Trop de constructions privées se sont développées sans prise de conscience collective »

Sur le chemin

Près de O’Chheuteal Beach, endroit populaire parmi les familles cambodgiennes, Lao Harry profite d’un pique-nique en bord de mer avec son épouse, Kong Leakena, et deux jeunes enfants. Kong Leakena parle un peu le mandarin et travaillait auparavant dans un casino local. Elle a perdu son emploi après la fermeture des établissements de jeu.

Elle souhaite que les autorités locales assurent la protection sociale des résidents cambodgiens de la ville, afin qu’ils ne soient pas affectés par les inconvénients d’un développement qui pourrait s’avérer trop tributaire des investissements étrangers.

« Les autorités ont juste besoin de mettre en œuvre une application peut-être plus stricte de la loi avec les touristes et les investisseurs pour protéger les habitants et rendre la ville plus vivable pour eux », avance Kong Leakena

Pour Lao Harry, qui a grandi dans la ville, il se souvient clairement que ses aînés s’attendaient toujours à ce que Sihanoukville se développe comme Hong Kong ». « Maintenant, cela me donne l’impression que nous sommes sur le chemin, mais ce ne sera certainement pas possible sans les Chinois, conclut Lao Harry.

Tourisme local

Pour faire face à la crise du tourisme liée à la pandémie, le gouverneur de la province a déclaré cette semaine que les autorités avaient démarqué plus de 9 000 mètres de plages publiques destinées aux touristes locaux et internationaux. S’exprimant lors d’une conférence de presse Phnom Penh, S.E. Chamroeun a déclaré : « Les touristes peuvent désormais visiter librement les plages publiques. Il n’y a plus de clôtures qui les entourent et personne ne les occupe. J’appelle aussi le public à revenir sur ces plages et à les garder propres ».

Confiance française

Enfin, misant sur une reprise de l’activité touristique, le groupe Vinci – Cambodia Airports, concessionnaire des trois aéroports internationaux du royaume a récemment annoncé qu’il poursuivrait ses investissements dans l’extension de l’aéroport de la province.

« Le plan directeur de l’aéroport de Sihanoukville témoigne de l’engagement continu de Cambodia Airports vers l’amélioration de la connectivité aérienne et, donc, à contribuer à débloquer des opportunités commerciales et touristiques au profit du Cambodge »

une déclaration d'Alain BRUN, PDG de Cambodia Airports lors de l’annonce des projets d’extension qui s’étaleront jusqu’en 2030. Cela confirme que Sihanoukville, même si elle doit affronter les retombées de l’interdiction des jeux en ligne et de la pandémie Covid-19, n'est certainement pas oubliée. Au milieu de ces difficultés et malgré ou avec l'aide des leçons difficiles d'un passé récent, une certitude demeure : « Jamais sans la Chine ».


Par Christophe Gargiulo (Cambodge MAG) & Sokummono Khan — Aun Chhengpor (VOA Khmer)

Photographies Khan Sokummono & CG

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