Cambodge & Construction : Le ministère souhaite éliminer totalement l'utilisation de l'amiante

Le ministère du Travail et de la Formation professionnelle exhorte toutes les institutions concernées à éliminer l'utilisation de l'amiante dans le Royaume.

La cérémonie de diffusion des mises à jour du dossier sur le profil national de l'amiante au Cambodge, le 4 octobre. Photographie fournie
La cérémonie de diffusion des mises à jour du dossier sur le profil national de l'amiante au Cambodge, le 4 octobre. Photographie fournie

Une cérémonie de lancement d’une édition imprimée et actualisée du « profil amiante du Royaume » a été organisée le 4 octobre 2022 par le ministère en collaboration avec l’AFIDA et l’OIT/Japon pour promouvoir les normes de santé et la sécurité du travail dans le secteur de la construction au Cambodge.

Lors de la cérémonie, le ministre du Travail, Ith Samheng, a déclaré que le deuxième rapport national sur l’amiante avait été préparé avec la pleine coopération des responsables de tous les ministères et institutions concernés :

« Cet ouvrage jouera un rôle essentiel dans l’élaboration de la politique de développement et l’identification des défis de l’industrie. Il nous aidera à identifier et à préparer les activités pouvant atténuer les effets de l’amiante sur la santé humaine, en particulier chez les travailleurs de la construction. »

Il a ajouté qu’un groupe de travail sera créé pour faire connaître plus largement au public les dangers de ce matériau. Le ministre a expliqué que l’amiante était une substance extraite de la terre et utilisée dans plus de 3 000 produits, notamment dans le secteur de la construction, les matériaux de friction, les matériaux ignifuges et certains textiles.

Depuis les années 1970, de nombreux pays ont réagi à l’impact de l’inhalation d’amiante sur la santé humaine en interdisant son utilisation. Il a été démontré que l’amiante provoquait le cancer du poumon, le mésothéliome, le cancer de l’ovaire, le cancer du larynx, des épanchements pleuraux, des plaques pleurales et des maladies respiratoires.
Depuis les années 1970, de nombreux pays ont réagi à l’impact de l’inhalation d’amiante sur la santé humaine en interdisant son utilisation. Il a été démontré que l’amiante provoquait le cancer du poumon, le mésothéliome, le cancer de l’ovaire, le cancer du larynx, des épanchements pleuraux, des plaques pleurales et des maladies respiratoires.

Tun Sophorn, le coordinateur de l’Organisation internationale du travail (OIT) au Cambodge, a félicité le gouvernement pour ce lancement :

« Il s’agit d’un effort conjoint de notre groupe de travail pour mettre à jour le profil national de l’amiante au Cambodge. Il permettra aux responsables concernés de fixer des priorités pour éliminer l’utilisation de l’amiante sur le lieu de travail. »

En 2021, 67 pays ont interdit l’utilisation de l’amiante chrysotile et l’ont remplacée par des produits plus sûrs. La Direction générale de la protection des consommateurs, de la concurrence et de la répression des fraudes (CCF) a créé un laboratoire d’amiante en 2019 pour tester la présence de ce matériau dans les produits. L’analyse coûte trente dollars US.

Mots-clés :

Merci pour votre envoi !

  • Instagram
  • Facebook Social Icône
  • Gazouillement
  • LinkedIn Social Icône