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Cambodge & Agriculture : La noix de cajou prospère grâce à de nouvelles variétés

Le ministère de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche a officiellement enregistré quatre variétés uniques de noix de cajou, à savoir M-23, M-10, IM-4 et H-09.

Des agriculteurs récoltent des noix de cajou dans le district de Keo Seima de la province de Mondulkiri. Photo USAID Morodok Baitang
Des agriculteurs récoltent des noix de cajou dans le district de Keo Seima de la province de Mondulkiri. Photo USAID Morodok Baitang

Ces nouvelles variétés ont été cultivées par les meilleurs experts du pays et sont considérées comme les variétés les plus précieuses du Cambodge. L’Association cambodgienne de la noix de cajou (CAC) a confirmé cette évolution. Var Roth San, expert en recherche et en culture de noix de cajou, explique avec fierté sa participation.

« Je cultivais des noix M-23 et M-10 », dit-il, citant également Tal Nai Im et Kaing Siekhor comme cultivateurs des deux autres variétés primées.

Le processus d’enregistrement visant à protéger ces quatre variétés n’a pas été une mince affaire. Il a fallu des années de dévouement et de détermination, qui ont finalement abouti à la décision du ministère de les enregistrer officiellement en mai de cette année.

« Chaque variété a ses propres caractéristiques », souligne Roth San.

« Avec le soutien et la reconnaissance du ministère, nous, les producteurs de noix de cajou, sommes déterminés à développer de nouvelles variétés capables de mieux résister au changement climatique et d’offrir un meilleur rendement. Notre objectif est de faire du Cambodge une force de premier plan dans ce secteur, en suivant les paroles inspirantes du Premier ministre Hun Sen », ajoute-t-il.

« L’implication du ministre de l’Agriculture, Dith Tina, et de fonctionnaires professionnels dans l’enregistrement et la protection de ces quatre précieuses variétés de cajou au Cambodge est cruciale. Elle permet de garantir le maintien des nouvelles variétés que nous nous efforçons de développer », souligne-t-il.

Le président de la CAC, Uon Silot, s’est également exprimé lundi dernier sur le rôle essentiel de la culture et de l’enregistrement de Roth San pour la protection de ces variétés :

« L’enregistrement à des fins de protection est essentiel pour sauvegarder celles que nous avons découvertes. Sans cette protection, nos [pays] voisins pourraient s’emparer de nos semences et les revendiquer comme étant les leurs. En faisant l’effort d’enregistrer nos variétés, nous les préservons en tant qu’élément de notre identité nationale, et c’est une mesure positive ».

Il a également rappelé que des producteurs vietnamiens avaient déjà revendiqué la variété de cajou IM-4 comme étant la leur, AB 29, parce qu’elle n’était pas correctement enregistrée. Var Roth San et l’association ont alors pris fait et cause pour les producteurs cambodgiens et ont protesté jusqu’à ce que la variété leur soit restituée… à juste titre.

À propos de préoccupations agricoles plus générales, Silot a indiqué que l’association avait rencontré le ministre Tina à deux reprises, demandant des exonérations fiscales et l’enregistrement des variétés de cajou nouvellement découvertes.

« Étant donné que nous entretenons des relations étroites avec le ministère de l’Agriculture et que nous sommes bien coordonnés avec le ministre, nous devons accélérer l’enregistrement pour protéger ces variétés. Si nous ne le faisons pas, nos pays voisins pourraient toutes les prendre », dit-il.

Cet enregistrement capital marque non seulement une étape importante dans l’agriculture cambodgienne, mais garantit également que l’intégrité et l’identité du secteur du cajou sont fermement établies et protégées. Les efforts conjoints des experts, des agriculteurs et des représentants du gouvernement ont permis d’ouvrir la voie à un avenir prospère et résilient pour cette culture au Cambodge.

La riche tradition de la culture du cajou au Cambodge s’est développée avec la croissance de sept variétés uniques : M-1 ou SM-1, M-23, IM-4, M-10, H-09, IM-7 et SAN-1.

La variété M23 est en tête, représentant 70 % de la culture du cajou dans le pays. Elle est suivie par la variété H09 avec 10 %, tandis que les variétés M1 et M10 représentent chacune 5 %.

Les 10 % restants sont constitués de variétés plus anciennes et d’autres importées du Vietnam.

« Ces chiffres reflètent l’innovation et le dévouement des experts cambodgiens en matière de noix de cajou, ainsi que la place de plus en plus importante qu’occupe le pays sur le marché mondial. La culture de ces variétés spécifiques renforce l’engagement du pays en faveur de la qualité et de la diversité de sa production de noix de cajou », conclut le président de la CAC.

Van Socheata avec notre partenaire The Post

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