Premier ministre en 1945, de nouveau en 1972 : sur le papier, la carrière de Son Ngoc Thanh ressemble à un sommet politique. Dans les faits, l'homme n'aura jamais tenu le pouvoir plus de quelques semaines d'affilée, coincé entre son admiration affichée pour le Japon impérial, son alliance tardive avec la CIA, et une hostilité viscérale envers Norodom Sihanouk qui aura structuré toute sa vie politique. Portrait d'un nationaliste khmer aussi déterminant qu'inconfortable à céléb