Il y a dix ans, l'archipel de Kep était une mer épuisée : herbiers labourés, dugongs disparus, dauphins réduits à l'état de rumeur. Aujourd'hui, cette même mer porte un label international, un quart d'un vaste plan national de restauration est déjà déployé, et les pêcheurs y voient revenir des espèces qu'ils croyaient perdues à jamais. Retour sur deux décennies d'obstination qui ont fait de ce coin oublié du golfe l'une des plus belles réussites de conservation marine d'Asie